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    <title>Last posts on autobiographie</title>
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        <author>
            <name>Anne</name>
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        <title>La Honte - Un livre d'Annie Ernaux</title>
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        <updated>2008-06-05T07:55:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-05T07:55:00+02:00</published>
        <summary>     Un dimanche de juin 1952, le 15 exactement, son père essaye de tuer sa...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www2.france-jeunes.net/lire-la-honte-2605.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lahonte.hautetfort.com/media/02/02/105900995.jpg&quot; id=&quot;media-1050918&quot; alt=&quot;516034973.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1050918&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Un dimanche de juin 1952, le 15 exactement, son père essaye de tuer sa mère après une banale dispute en revenant de la messe. A partir de ce moment, elle a &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;. Elle pense ne pas avoir un niveau social assez élevé pour être digne d'être élève à l'école privée. En effet, ses parents, &lt;b&gt;anciens ouvriers à l'usine&lt;/b&gt;, tiennent un café-épicerie en ville. Leurs faibles moyens ne leur permettent pas d'avoir une vie comme celle de toutes les familles ayant une fille à l'école privée. Et cet argument est soutenu par des tas d'exemples qu'elle cite de sa vie quotidienne : chambre commune avec les parents, père non croyant, clients ivres, l'accent patois des parents et grand-parents, problèmes familliaux, etc... Ces exemples témoignent d'&lt;b&gt;une classe sociale peu élevée&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Malgré sa volonté de reussir, son ambition de toujours être la meilleure et ses efforts pour paraître mature, intégrée et se rapprocher des autres filles, Annie D., comme elle se prénomme dans l'histoire, &lt;b&gt;ne cesse d'avoir d'avoir la Honte&lt;/b&gt;. Celle ci est pour elle &lt;b&gt;un fléau invincible&lt;/b&gt; qui le suivra tout au long de cette année 1952.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En dehors de l'école, &lt;b&gt;la Honte continue de s'acharner sur elle comme une malédiction&lt;/b&gt;, par exemple, au cours d'un voyage organisé à Lourdes au quel elle participe avec son père. Dans les restaurants, elle n'échange pas un mot avec son père peu intéressant qui se fait d'ailleurs ridiculiser en racontant une mauvaise blague sur les curés à des pratiquants de la religion. Jamais ils ne peuvent se payer mieux que les plats ordinaires, telle &quot;la purée de cochon&quot; comme l'appelle son père. Ou encore, participer aux excursions supplémentaires pour lesquelles un supplément est à payer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Son été 1952 se termine ainsi, sur des sentiments de honte et de dévaluation d'elle même&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&quot;J'ai toujours eu envie d'écrire des livres dont il me soit ensuite impossible de parler, qui rendent le regard d'autrui insoutenable. Mais quelle honte pourrait m'apporter l'écriture d'un livre qui soit à la hauteur de ce que j'ai éprouvé à ma douzième année ?&quot;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; A. Ernaux.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Edité en Folio. Année de parution : 1997. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Annie Ernaux reprendra en partie cet argument dans son livre le plus connu, intitulé &quot;&lt;b&gt;La place&quot;&lt;/b&gt;, où il est de nouveau question de son père, de sa mère, de son milieu social. Annie Ernaux décrit son milieu d'origine avec une tendance quasi clinique. Pour évoluer et accèder au milieu intellectuel auquel elle aspire, elle devra s'affranchir d'une forme de loyauté familiale et rompre avec ses attaches populaires. Rien de moins simple... &amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>winwie</name>
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        <title>Cour des contes… episode one</title>
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        <updated>2008-05-13T00:46:19+02:00</updated>
        <published>2008-05-13T00:46:19+02:00</published>
        <summary>   Il était une fois une famille ours. Il y avait papa ours, maman ourse,...</summary>
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           &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cyclones.hautetfort.com/media/01/00/1388137923.jpg&quot; id=&quot;media-1012515&quot; alt=&quot;1434946386.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1012515&quot; /&gt;Il était une fois une famille ours. Il y avait papa ours, maman ourse, petit ours, petite ourse, grand-papa ours et grand-maman ours. Tout était normal et le miel coulait à flot. Mais papa ours était-il si normal&amp;nbsp;? Toute la famille ourse trouvait qu’il était renfermé, pas à l’aise avec les autres ours. Mais enfin, n’amenait-il pas chaque jour le miel sur la table&amp;nbsp;? N’était-il pas un bon papa ours&amp;nbsp;? Alors personne ne cherchait à savoir, surtout pas les enfants ours qui ne voyaient là que leur père et c’était déjà énorme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Puis vinrent des temps plus troublés. Petite ourse tomba malade et la famille ourse se trouva bien désemparée. Surtout, les sentiments étranges qui auparavant étaient tenus en laisse, discrètement, loin des regards, toutes ces choses ne purent être contenues plus longtemps, et papa ours devint officiellement dépressif. Mais petit ours se voilait encore la face, car il n’avait qu’une envie, fuir tout cela, pour ne pas souffrir lui-même. Oh bien sûr, petit ours aidait sa petite sœur, après tout il l’aimait. Mais il était déjà loin dans sa tête. Quant à maman ourse, eh bien, maman ourse ne disait jamais rien, comme si on ne pouvait rien exprimer rien dire. Plus tard, petit ours apprit qu’elle aussi était soignée contre la dépression.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://cyclones.hautetfort.com/media/00/01/1825336829.jpg&quot; id=&quot;media-1012517&quot; alt=&quot;1760010978.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-1012517&quot; /&gt;Et petit ours, notre héros&amp;nbsp;? Eh bien, il finit par partir de la maison ours pour tenter de voler de ses propres ailes. Sauf qu’il était plombé par la dépression non assumée de papa et de maman ours. Lui-même, d’ailleurs, pour être tout à fait honnête, ne respirait pas forcément la joie de vivre avant tout les évènements de ce conte. Solitaire, il avait du mal à avoir des copains ours et il fuyait autant qu’il pouvait toutes les formes de sociabilisation des petits ours. Bizarre, pensaient peut-être ses parents ours, mais bon, il avait de bonnes notes à l’école et puis, ça ne peut pas faire de mal de lire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;La suite dans le prochain épisode&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Petit ours contre la menace fantôme&amp;nbsp;»&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>PAPIER JOURNAL</name>
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        </author>
        <title>Le regard Calcutta</title>
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        <updated>2008-05-04T07:57:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-04T07:57:00+02:00</published>
        <summary>   C'est elle.   Un puits sans fond de réprobation.   Elle n'est pas belle....</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-998689&quot; src=&quot;http://helenedetiolles.hautetfort.com/media/01/00/1304989024.jpg&quot; alt=&quot;1261780387.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-998689&quot; /&gt;C'est elle.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un puits sans fond de réprobation.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Elle n'est pas belle. Elle est rougeaude, croûteuse, hirsute et maigre. Elle a quelque chose de fiévreux, elle est magnifique et vibrante de colère. chat écorché, affamé. Je la sors de son lit, elle se cramponne en douceur à mes bras, elle est si légère que je manque de la lâcher, le poids d'un ballon d'anniversaire, elle lève sa tête chafouine vers moi, deux points d'interrogation qui me coupent les jambes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est bien elle, et je le sais avec une certitude si absolue que je me demande si je n'ai pas rêvé de ce visage. Ce que je vois est familier, il me semble me voir en elle. Me voir à l'état pur sans âge. Un regard noir, une bouche pincée , une envie d'être aimée et consolée d'on ne sait quoi. Sa peau a été prélevée sur la mienne, sa dureté et son chagrin ont grandi avec moi, dans ma chambre d'enfant du bout du couloir.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je connais ce bébé. Si je ne l'emmène pas, son souvenir ne me laissera pas&amp;nbsp;en paix.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je suis arrivée à destination.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Extrait de &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/livres/livre/elisabeth-quin-tu-n-es-pas-la-fille-de-ta-mere-20320.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;Tu n'es pas la fille de ta mère&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article1127&quot;&gt;Elisabeth Quin&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; in Le livre de Poche&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>(dito)</name>
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        <title>Mon Mai-68</title>
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        <updated>2008-05-01T00:05:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-01T00:05:00+02:00</published>
        <summary>  Mes souvenirs de ce temps sont très confus, car j'étais encore petit. Je me...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://champignac.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Mes souvenirs de ce temps sont très confus, car j'étais encore petit. Je me souviens avec précision des illustrés que je pouvais lire à ce moment-là et je sais que j'ai lu &lt;i&gt;le Naufragé du A&lt;/i&gt; à cette époque dans &lt;i&gt;Pilote&lt;/i&gt;, je me souviens même de l'endroit exact, &lt;a href=&quot;http://&quot;&gt;la maison de Lambert&lt;/a&gt; ! Peut-être était-ce à l'automne plutôt qu'au printemps. Mais si je le sais c'est parce que j'ai cherché à recouper les dates de mes souvenirs avec les dates objectives des publications. Je me souviens qu'en ce mois de mai, je me rendais à l'hôpital pour voir mon père malade du coeur (déjà) et que je ne savais pas très bien ce que nous deviendrions, ni même ce que supposerait son absence. Je n'étais qu'un tout petit enfant perdu dans les dédales de pavillons sorti d'un autre âge, je découvrais un monde nouveau, à la fois archaïque et très moderne, et tous les objets étaient trop grands ou trop hauts pour mes mains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis cet hôpital était comme une ville hors de la ville. Je n'avais de prise sur rien, je ne savais rien. Et ensuite, il y avait mon père allité. Je me suis demandé après s'il n'avait pas fait exprès d'avoir son premier malaise afin de ne pas avoir prendre parti dans la grève générale, mais je ne suis pas sûr non plus que celle-ci ait déclenché cet accident cardiaque. L'un dans l'autre, les deux partis se défendent et je ne me vois pas trancher pour l'un plutôt. De toute manière, j'étais dans une sorte de brouillard et je n'avais pas encore les mots pour dire ce que je vivais. Je voyais bien les bâtiments XIXe s. dans le parc arboré, les instruments de chirurgie dans les chambres blanches et immaculées, mais je découvrais cela et je me disais que c'était normal, tout comme la présence des fils électriques du tramway, la télévision en noir et blanc dans un placard, les Majorettes dans la vitrine du quincaillier, le dernier Walt Disney à l'affiche du cinéma de quartier. Oui, tout était normal, sauf que rien ne l'était.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce monde si sûr que l'on m'offrait comme un cadeau de naissance, ce monde était déjà fissuré : j'étais plongé dans une fiction que je ne comprenais pas. Une histoire sans début ou fin. Le truc poisseux. Et puis il y a un moment où on se dit que 68, c'est fini et bien fini.&amp;nbsp; Parce qu'il existe d'autres choses importantes sur la planète et que là je ne peux plus être le petit enfant aux pantalons de Tergal et aux pulls en acrylique perdu dans les couloirs d'un hôpital qui semblerait post-moderne aujourd'hui. J'ai grandi et si je ne sais pas plus la vérité d'hier, je suis capable de dire celle que je crois d'aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>(dito)</name>
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        <title>Le jus de citron</title>
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        <updated>2008-04-20T16:55:28+02:00</updated>
        <published>2008-04-20T16:55:28+02:00</published>
        <summary> Mais comment ! Tu as le rhume ? Je vais te le soigner. Et de deux pas vers...</summary>
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           Mais comment ! Tu as le rhume ? Je vais te le soigner. Et de deux pas vers le frigo pour trouver un demi-citron, de deux pas vers le lit afin de me placer le demi-citron en face du nez, c'était mon père. Il m'ouvrait le nez alors que je criais &quot;non&quot; et que j'agitais mes jambes dans tous les sens. Le jus de citron comme remède universel à toutes les maladies. On n'en voulait pas ? Mais ce n'était pas important, il fallait l'administrer quand même parce qu'on ne pouvait pas savoir, vu notre jeune âge, si c'était vraiment nocif, et puis de toute manière, cela était plus efficace que les médicaments si chers (sauf que l'on se relevait bien vite afin de ne plus avoir de jus de citron dans le nez et qu'on faisait semblant de ne plus être malades alors qu'on l'était tout autant, mais bon... cela passera avec le redoux). Remèdes imbéciles au même titre que les ventouses, les sangsues et les cataplasmes ! On se rétablissait comme on pouvait, et ce n'était pas le jus de citron qui avait agi. 
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        <author>
            <name>L'écrivain Misanthrope</name>
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        <title>La représentation de l'autobiographie dans l'art</title>
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        <updated>2008-04-18T13:50:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-18T13:50:00+02:00</published>
        <summary>  Tout travail artistique présente au-to-ma-ti-que-ment une part...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lecrivainmisanthrope.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Tout travail artistique présente au-to-ma-ti-que-ment une part d’autobiographie. C’est un fait. On noteras tout particulièrement le travail de l’écrivain. Comme je le dis si bien, « car l’écriture sans recherche, qui provient uniquement de l’inspiration, à l’instant où celle-ci se déclare, constitue le plus franc des discours. »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; En effet, si on prend un exemple, le plus flagrant est dans doute feu G.H. Wells, auteur de la Guerre des Mondes, ou encore Memoirs of an invisible man. Le thème de l’Impérialisme symbolisé par La Guerre des Mondes est devenu récurrent, présent dans beaucoup de ses œuvres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; En outre, la récurrence de sujets, de morales, ou de simples idées d’écrivain tendent à revenir dans leurs œuvres, aussi bien littéraires, que musicales, picturales, ou bien même théâtrales. Tirons de ce fait que chaque œuvre est une partie de l’auteur. Une partie de lui-même, de son esprit qui cherche l’expression, le refuge dans ces bastions solitaires artistiques tendant à vouloir exprimer à la face du monde tout l’amour, la haine, la peur, la colère qu’ils possèdent, sans qu’ils ne puissent l’exprimer directement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Autant le clamer : sans l’art, la société ne serait point. Mais après tout, quelle est sa place au sein de ladite société ? Est-elle respectable ? La place qu’elle possède actuellement est-elle digne de sa magnificence ? Ou bien la technologie moderne et les biens de consommations inutiles transformant peu à peu les gens en moutons dénués de consciences et n’agissant ensuite uniquement par pur réflexe mécanique et superficiels ont-ils bel et bien pris le relais ? C’est bien triste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; L’art sert depuis des siècles à dénoncer de manière que je nommerais « parasitaire », car parfois officielle, parfois officieuse, quant au contenu de la déclaration. Je tiens à prendre pour exemple le film allemand qui fut nommé aux Oscars en 2007 : La vie des autres. Un pur chef d’œuvre que je ne conterais point.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Pour conclure, je citerais Jean Anouilh, l’auteur d’Antigone : « Le but de l’art est de donner du relief à la vie. » Et il avait là, parfaitement raison. Sans l’art, nos moyens d’expressions seraient quasiment annihilés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Anne</name>
            <uri>http://lahonte.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Introduction à la honte I</title>
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        <updated>2008-04-03T14:17:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-03T14:17:00+02:00</published>
        <summary>  Pourquoi cette envie de créer un blog intitulé  la Honte  ? D'abord, parce...</summary>
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           &lt;p&gt;Pourquoi cette envie de créer un blog intitulé &lt;b&gt;la Honte&lt;/b&gt; ? D'abord, parce qu'au fond de moi, je l'ai toujours ressenti. A tous les niveaux, à toutes les échelles. La &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt; de mon corps, la &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt; de ma provenance sociale, la &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt; de mes fantasmes, la &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt; de mon métier... Ma vie se décline sous le signe de la &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;. Je suis pétrie de &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;, traversée de part en part par la &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;, coupée en deux par cette &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt; qui me déchire et m'astreint au clivage. Elle m'a détruite, elle m'a construite. Elle est présente en chacune de mes cellules, dans chacun de mes gestes, dans chacun de mes regards, dans chacun de mes souffles. Je lui dois tout, elle ne me doit rien. Elle existait avant moi et me survivra. La &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt; pousse même sur les terres les plus arides.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un jour, j'ai mis le doigt sur le noeud : la &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;. J'ai cherché, interrogé autour de moi. La &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt; est l'une des émotions les plus partagées au monde et la plus tue. C'est un mot que l'on décline à tous les temps, à tous les modes, à toutes les voix et toutes les personnes mais essentiellement pour évoquer un moment de sa vie où on s'est trouvé dans une situation ridicule. Qui a prêté à sourire. Un épisode fugace dont on s'est vite remis et sur lequel on revient en riant. Rien de plus. Une émotion perçue fugitivement et aussitôt mise à distance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme si avoir traversé le champ de la &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;, c'était pour chacun d'entre nous :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt; d'avoir eu &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt; d'avoir &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme une gangrène qui se propage à vitesse vertigineuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ne pas dire sa &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'intérioriser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La cacher en soi dans sa deuxième tête, dans son deuxième ventre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Honnir sa &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;. Bannir la &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eviter celle des autres, ne pas l'entendre.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avoir perdu son passeport pour l'humanité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, j'ai envie d'explorer ce vaste champ de la &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;, un territoire obscur, labyrinthique, énigmatique et sulfureux. A travers ce blog, je veux dire ma &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;, celle des autres, la mettre en lumière pour ne plus la cacher, pour lui donner du sens et un éclat différent. Pour polir et sculpter cette &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt; à l'infini. La réfléchir et y réfléchir, l'analyser et la paralyser, la disséquer et l'encenser. Ma &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;, notre &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;, sa &lt;b&gt;honte&lt;/b&gt;, leurs &lt;b&gt;hontes&lt;/b&gt;...&lt;/p&gt; 
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            <name>A.</name>
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        <title>Autobiobédé</title>
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        <updated>2008-02-19T00:45:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-19T00:45:00+01:00</published>
        <summary>  Adios les Astérix, Tintin et autres Spirou, place maintenant aux bédés...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://superfilleciel.hautetfort.com/media/01/02/5a40d518d0ee473d637e561f933668a3.jpg&quot; alt=&quot;c940eb7d07dbf5f683fb2536cbce7fbc.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-854520&quot; /&gt;Adios les Astérix, Tintin et autres Spirou, place maintenant aux bédés autobiographiques, ou du moins aux bédés à inspiration autobiographique (ça se dit ça? je savais que c'était pas une bonne idée d'écrire une note si tard...). Dernièrement, j'ai bien aimé &lt;em&gt;Shenzhen&lt;/em&gt; (2000) de l'auteur québécois &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Delisle&quot;&gt;Guy Delisle&lt;/a&gt;. Une petite bédé qui ne payait pas de mine sur laquelle je suis tombée par hasard à l'Institut français. Tiens, ça parle de la Chine. Ah, ça a l'air truffé de petites anecdotes personnelles... En plus, c'est la même maison d'édition - L'Association - que celle de Marjane Satrapi. Je tente! C'est vrai, ça se lit très rapidement. Les dessins sont tous simples, stylisés. Et pourtant l'auteur arrive parfaitement à faire passer des émotions complexes : la solitude dans un pays si différent, l'incompréhension face à l'autre, la curiosité pour une culture, la frustration face à une communication imparfaite. De même, les petites mésaventures rapportées sont toujours des exemples parlants. De toute façon, la situation de départ est déjà plutôt cocasse : pendant trois mois, Guy Delisle se voit attribuer la responsabilité d'un studio d'animation en Chine. Plus exactement, il doit superviser l'animation de la série &lt;em&gt;Papyrus&lt;/em&gt;. Naturellement, tout est plus compliqué que prévu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec un peu de chance, je finirai peut-être par trouver à l'Institut &lt;em&gt;Pyongyang&lt;/em&gt; (2003) et &lt;em&gt;Chroniques Birmanes&lt;/em&gt; (2007) du même auteur...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un tout autre genre, &lt;a href=&quot;http://www.penelope-jolicoeur.com/&quot;&gt;Pénélope Jolicoeur&lt;/a&gt;&amp;nbsp;est incontournable. Si vous ne connaissez pas...allez vite rattraper votre retard! Douée d'un humour imparable et fine observatrice de nos petits travers de filles (et parfois aussi de ceux des mecs!), la dessinatrice Pénélope Bagieu s'inspire de sa propre vie pour délivrer quasi-quotidiennement une planche savoureuse. C'en est même devenu un livre, &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/vie-est-tout-fait-fascinante/dp/2350131114&quot;&gt;Ma vie est tout à fait fascinante&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, qui regroupe certains de ses dessins. Fou-rires garantis!&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://superfilleciel.hautetfort.com/media/02/00/5b3beaa10f32864e471112c9fff52340.jpg&quot; alt=&quot;47b5dce4aa01e7dd9fa6765ea35eb08f.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-854548&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>Bouquin</name>
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        <title>Ça finira...</title>
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        <updated>2008-02-15T06:00:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-15T06:00:00+01:00</published>
        <summary> ... certainement par arriver. Un matin je me réveillerai et il ne neigera...</summary>
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          &lt;p&gt;... certainement par arriver. Un matin je me réveillerai et il ne neigera pas. &lt;em&gt;La promesse de l'aube&lt;/em&gt; (Romain Gary) c'est ça?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le club de lecture de mardi dernier portait sur cette promesse que le jeune Romain a été forcé de faire à sa mère. Il sera magnifique, célèbre. Une vie vécue pour sa mère, sa gloire à elle. L'humour de Gary, son détachement apparent ne réussissent pas à nous faire oublier la tragédie qui se joue devant nous. Loin de moi l'idée de toujours incriminer les mères pour le malheur des fils, mais là... On y est forcé, tellement cette femme a déposé un fardeau sur les épaules de sa progéniture. On l'admire pour son courage, sa débrouillardise, on lui en veut pour cet acharnement à modeler un enfant selon des critères de réussite. Vivre par procuration n'est bon pour personne, la preuve en est faite dans cette autobiographie imaginaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autobiographie imaginaire car Gary tourne les coins ronds avec son histoire personnelle. Bof! ça lui appartient on ne lui en veut pas. Il peut bien se faire croire qu'il n'y a rien d'oedipien la-dedans, l'énergie qu'il met à devancer le coup en injuriant à l'avance les psy qui l'affirmeront est révélateur.&lt;img name=&quot;media-847287&quot; src=&quot;http://bouquin.hautetfort.com/media/01/00/205979dd2529d449142f9ec074d9eb59.jpg&quot; alt=&quot;e295450751154220cdfa76437cba24bc.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; title=&quot;La promesse de l'aube&quot; id=&quot;media-847287&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un récit parfois jugé un peu longuet, des personnages plus grands que nature, la silhouette lointaine d'un suicide qui viendra&amp;nbsp; plus tard. Entre la première phrase &quot;C'est fini&quot; et la dernière &quot;J'ai vécu&quot;, on aura compris que l'amour n'est peut-être pas toujours une bonne chose pour la survie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;La promesse de l'aube&lt;/em&gt; de Romain Gary est disponible en Folio&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;Premières lignes: &quot;C'est fini. La plage de Big Sur est vide, et je demeure couché sur le sable, à l'endroit même où je suis tombé.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Tangleding</name>
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        <title>L'autobiographie expliquée aux enfants</title>
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        <updated>2008-02-03T10:00:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-03T10:00:00+01:00</published>
        <summary>  Il y a chez l'autobiographe une lucidité admirable à considérer que le plat...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://tangleding.hautetfort.com/">
          &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Il y a chez l'autobiographe une lucidité admirable à considérer que le plat de sa vie peut être matière à littérature, et une prétention ridicule à penser qu'il sera l'écrivain à la hauteur de cette tâche.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On retrouve une contradiction similaire dans l'aphorisme d'ailleurs. Le hasard fait bien les choses: je n'avais aucune envie de consacrer davantage d'efforts à dire tout le mal que je pense du genre autobiographique. Je me dois de remercier Pierre Driout qui a réveillé sans le savoir mes velléïtés aphoristiques ensommeillées. Sur un blogue (très bien classé) disposant d'une catégorie &quot;Café du e-commerce&quot; ç'aurait été dommage!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;---------------&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Nota:&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Au départ l'aphorisme était posé ainsi (voyait-on que je parlais de l'autobiographie?):&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Il y a une lucidité admirable à considérer que le plat de nos vies peut être matière à littérature, et une prétention ridicule à penser qu'on sera l'écrivain à la hauteur de cette tâche&quot;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Il n'aura pas échappé aux esprits rutilants qui musardent innombrables sur VB que pour faire plaisir à M. Francis Nag, j'avais sacrifié à l'usage grammaticalement incorrect que je reprochais tantôt à Georges en mélangeant &quot;on&quot; et &quot;nous&quot; dans ce premier jet.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Tournant et retournant la chose en tout sens, je n'ai pu trouver de formulation plus satisfaisante en respectant la grammaire, il me fallait reconnaître ma finitude face à mon adversaire syntaxique et m'en remettre à Vialatte qui disait avec justesse:&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;blockquote&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&quot;Les lois de la prose ne sont pas celles des événements: un historien vraiment soucieux de son style fait perdre ou gagner la bataille suivant les intérêts de sa phrase et n&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;on pas ceux d'une ressemblance photographique avec des faits &lt;i&gt;qui auraient pu être tout différents&lt;/i&gt; !&quot;&lt;/font&gt;&lt;/blockquote&gt; &lt;blockquote&gt;&amp;nbsp;&lt;/blockquote&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;blockquote&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Alexandre Vialatte, &lt;i&gt;&quot;Chronique du rien et du presque tout&quot; (20 mars 1962)&lt;/i&gt; in &lt;i&gt;Chronique des immenses possibilités&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/blockquote&gt; &lt;/div&gt; &lt;blockquote&gt;&amp;nbsp;&lt;/blockquote&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;On postulera qu'il en va de même de la grammaire, à condition de reconnaître humblement nos limites en la circonstance, nous nous permettrons d'enforcer quelque peu le cadre syntaxique de nos phrases dans l'espoir d'une formule heureuse.&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Que l'on soit homme ou grammairien, que ne ferait-on pour le bonheur? C'est là ce qui rend le grammairien si humain et l'humain si grammairien. Bien fou qui s'en plaindra!&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Romantica Atlantica</name>
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        <title>Un roman autobiographique de Vénéxiana Atlantica</title>
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        <updated>2008-02-02T16:55:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-02T16:55:00+01:00</published>
        <summary>Je publie désormais des chroniques fictives sur le site  Univers de Sara . Je...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://romanticaatlantica.hautetfort.com/">
          Je publie désormais des chroniques fictives sur le site &lt;a href=&quot;http://universdesara.org&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Univers de Sara&lt;/a&gt;. Je commente ainsi des films et des livres qui n'ont pas encore été tournés et écrits mais le seront peut-être un jour. &lt;u&gt;&lt;strong&gt;J’entendais ta guitare pleurer&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;Oisive jeunesseA tout asservie,Par délicatesseJ'ai perdu ma vie.Ah ! Que le temps vienneOù les coeurs s'éprennent.Tout au long du livre un poème revient. Ce poème, c’est la Chanson de la plus haute tour, d’Arthur Rimbaud. Vénéxiana Atlantica a vécu bercée, baignée par ce poème et elle écrit encore cette autobiographie –ce roman inspiré du réel, ou peut-être cette réalité romancée – sous l’inspiration de cette courte et majeure pièce du poète rebelle français.Il semble que le livre entier est une suite de variations sur la chanson de la plus haute tour. Je me suis dit : laisse,Et qu'on ne te voie :Et sans la promesseDe plus hautes joies.Que rien ne t'arrête,Auguste retraite.En dépit de son titre mièvre, J’entendais ta guitare pleurer est un grand livre. Un livre qui restera sur les étals des libraires longtemps après que la diva Vénéxiana Atlantica, qui nous livre ici son autobiographie romancée, aura quitté ce monde. Un livre qui continuera à passionner tant que la musique beith, ce magnifique art populaire du XXIème siècle, résonnera dans les oreilles des mélomanes et des poètes en herbes, ainsi que de tous les fils et les filles de la révolte et de la liberté.J'ai tant fait patienceQu'à jamais j'oublie ;Craintes et souffrancesAux cieux sont parties.Et la soif malsaineObscurcit mes veines.Ce qu’Atlantica raconte, ce n’est pas seulement sa vie, mais les rêves et les combats de millions d’être humains de sa génération. « Nous rêvions de demain, qui serait mieux, mieux que le lycée, mieux que le gris des jours et le marron de la nuit, mieux que les têtes des professeurs et les têtes de nos camarades. Mais c’était illusion : nous étions libres, bien qu’esclaves, puisque ce n’étaient pas nous qui tenions les chênes. Nous étions libres au fond de nous, et nous savions rêver ».Brûlés par les désastres écologiques des années grises, ceux qui se sont levés pour inventer la musique beth et crier leur amour du monde animal et du catholicisme antispéciste sont décrits avec cœur par une femme qui les connut de l’intérieur, puisque elle fut un de leurs guides. Ainsi la prairieA l'oubli livrée,Grandie, et fleurieD'encens et d'ivraiesAu bourdon faroucheDe cent sales mouches.Quelques passages édifiants valent d’être reproduits ici : « A l’époque Bob n’était pas encore ivre tous les soirs et nous ne buvions que dix canettes de daleth lors des répétitions. Je me souviens de Lilas dansant en hauts talons, divine, sous nos regards délictueux, à lui et à moi. Je me souviens que les journaux déclaraient que la guerre allait commencer et nous crachions sur les nouvelles pour mieux laisser l’imaginaire coloniser, lentement, puissamment, notre vie. Nous lisions Edith Morning : « Si j’avais su que les rêves sont réels et le monde illusion, j’aurais inversé ma vision de la liberté et celle de la prison. Mais les menteurs amers disent décriant les images qu’elles sont illusoires, et nous entraînent dans leur « réel » qui n’existe que dans leurs sombres couloirs ».Ce style direct, vivant, enlevé, maintient tout le roman dans cette course à perdre haleine contre la vieillesse qui se fraye un chemin dans la vie de Vénéxiana et qui l’emmènera un jour de l’autre côté de la mort. Car c’est un livre qui n’oublie jamais que la mort est dans la vie, que la mort, c’est la vie, que la vie EST la mort. Vivre, c’est mourir. Refuser de mourir revient à refuser de vivre.« La vie nous a menti. Elle s’était voilée pour nous paraître facile ; nous avions cru à des avenirs beaux comme des soleils chargés d’une pluie tiède. Il n’en fut rien. Chaque pas vers le rêve est un pas vers la désillusion. Si nous bougeons, nous sombrons tous ensemble dans le noir abîme du désespoir immense».J’entendais ta guitare pleurer est un livre qui tranche, qui blesse, qui cogne à chaque page. Vous sortez de sa lecture groggy, comme on sort d’un combat de boxe. Ce livre est un ring, où la vie danse, dense, de façon étonnamment intense. Chaque page vous balance sa dose de coups de poings qui vous renversent les idées et vous décrochent le cœur. Chaque phrase est une vague qui peut vous engloutir définitivement. Le témoignage de cette femme, qu’on a tant décriée, qui s’est battue pour sa liberté d’être elle-même et qui n’a jamais tombé les armes est un grand moment de crépuscule psychologique. Ah ! Mille veuvagesDe la si pauvre âmeQui n'a que l'imageDe la Notre-Dame !Est-ce que l'on prieLa Vierge Marie ?Nous l’avons dit dès le début de cet article, malgré son titre presque mièvre, J’entendais ta guitare pleurer est un roman d’une puissance subjugante. Il faut dire aussi que la guitare que l’auteur aimait à écouter pleurer, c’était celle d’un ami intime qui fut aussi un grand homme, un homme qui traversa le siècle sans se passer des sommets de la misère et des bassesses de la gloire. La guitare de John Peshran-Boor.Il ne reste plus qu’à espérer que Vénéxiana Atlantica trouvera le repos, dans une retraite bien méritée, maintenant qu’elle a fini son œuvre dernière. Son oisive jeunesse a passé. Elle aura été créative, fulgurante. Elle nous aura fait flamboyer. Il en reste quelques disques et un livre, ultime message d’une âme qui se crut vendue au diable quand elle n’était que trop angélique. Adieu Vénéxiana, puisque vous nous dîtes adieu. Nous entendrons encore longtemps votre guitare pleurer. E CL2054
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        <author>
            <name>ashab</name>
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        <title>De l'autre côté</title>
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        <id>tag:journaldunlibraire.hautetfort.com,2008-01-09:1401593</id>
        <updated>2008-01-09T18:30:00+01:00</updated>
        <published>2008-01-09T18:30:00+01:00</published>
        <summary>  &quot;Nous sommes ce que nous écrivons, je pense, plus encore que ce que nous...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://journaldunlibraire.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;Nous sommes ce que nous écrivons, je pense, plus encore que ce que nous lisons.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Merveilleux, fascinant, touchant, profond, j'ai peu de mot pour dire comme cette lecture m'a emporté, séduit. Vous avez sans doute au collège &lt;i&gt;étudié&lt;/i&gt; helas un livre de Michael Morpurgo ou un bon libraire vous a sans doute &lt;i&gt;suggéré&lt;/i&gt; un jour de lire &lt;b&gt;&quot;le royaume de Kenzuke&quot;&lt;/b&gt; ou &lt;b&gt;&quot;le soldat peaceful&quot;&lt;/b&gt;. Impossible de passer à côté, sans avoir de chiffres sous les yeux, il me semble que c'est un des auteurs les plus lus aujourd'hui. Ce succès je ne pense pas qu'il le doive uniquement à l'étude régulière qui est faite de son roi arthur au collège, mais plutôt à son talent et à une sensibilité qui moi à chaque fois captent &lt;img name=&quot;media-764047&quot; src=&quot;http://journaldunlibraire.hautetfort.com/media/02/00/a5852dffc4f4c27146c23a4919f5b3b1.gif&quot; alt=&quot;1ef668dc09130b9fc076e91d30858b22.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; border-width: 0pt&quot; id=&quot;media-764047&quot; /&gt;toute mon attention. J'ai toujours eu du mal à m'arrêter pris dans une lecture d'un des livres de Michael Morpurgo. Avec ce livre, j'ai été comme invité à passer de l'autre côté, &lt;b&gt;&quot;au pays de mes histoires&quot;&lt;/b&gt;, au pays des histoires de Michael Morpurgo, ensemble de textes et de nouvelles mêlant habilement fictions et récits pour raconter quel fût son éveil à l'écriture, mais surtout au travers de cette expérience à la vie.&amp;nbsp; Au pays des histoires qu'elles soient de Morpurgo ou d'un autre, on s'interroge bien sur souvent sur leur origine entraîné comme par magie souvent très loin ou le plus simplement du monde ne sachant plus très bien qu'est-ce qui de l'enchantement ou d'une authentique sensibilité nous a bouleversé. Et avant d'être écrivain, Morpurgo fut bien des choses, conteur, mais aussi instituteur et quelque chose de si courant aujourd'hui bien qui l'en fût l'un des pionniers, créateur d'une de ces fermes pour enfants des villes. Ce livre s'adresse bien sur plus aux adultes et aux professionnels, mais comment ne pas en extraire ses fictions pour les conter ou les faire lire aux plus jeunes. Pour leur montrer aussi qu'est-ce que le destin d'un individu, car c'est d'abord l'histoire d'un lecteur récalcitrant car ce qui devrait nous déplaire à nous français c'est que l'enfant qu'il fut, plongé dans les livres jusqu'au cou n'aimait pas les livres, mais les histoires. Michael Morpurgo n'est pas avare non pas de conseils ni de leçons, mais d'une expérience singulière qui pourrait se concentrer dans une des phrases qu'il formule et qui résume à mon sens tout son génie, qu'il écrive une histoire de fantôme ou de guerre, qu'il nous fasse relire Stevenson ou ses amis poètes : &lt;i&gt;&quot;Immergez-vous d'abord dans le monde qui nous entoure, devenez-en une partie, et ensuite, vous pourrez écrire.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://www.michaelmorpurgo.org/&quot; title=&quot;auteir&quot;&gt;Michael Morpurgo&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Elomandel</name>
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        </author>
        <title>Rumeurs autour du livre de Cécilia ex-Sarkozy</title>
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        <updated>2007-12-28T11:43:46+01:00</updated>
        <published>2007-12-28T11:43:46+01:00</published>
        <summary>  Les rumeurs les plus folles et contradictoires tournent autour d'un livre...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://elodiemandel.hautetfort.com/media/00/02/93be3d6e450211cfa1d068cb747e276a.png&quot; id=&quot;media-742283&quot; alt=&quot;00466d4588d21545bbe253be1c7e4f93.png&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; height=&quot;185&quot; width=&quot;214&quot; /&gt;Les rumeurs les plus folles et contradictoires tournent autour d'un livre de Cécilia S a paraitre en janvier. L'editeur presenti, Fayard, dément l'inscritpion de ce titre à son programme de janvier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Figaro, via son site, et Purepeople en parlent... mais n'ont pas grand chose à dire... Plus d'infos ici. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Résultat de mon enquête, quelques pistes :&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1) s'il n'est pas programé en janvier, il est peut-etre programé en février ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2) Fayard, qui se rappelle le revirement de&amp;nbsp; Cécilia en 2005 à propos d'un livre d'entretiens avec Valérie Domain, journaliste à gala, fait preuve de prudence... On ne sait jamais ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3) Ce livre - déjà écrit - ne serait pas publié par Fayard (qui appartient au groupe Hachette) mais dans une maison d'édition du groupe concurrent Editis... C'est First qui doit bien rire...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4) A quel journaliste s'est-elle confiée ? A une journaliste de Elle, à qui elle s'est déjà confié après l'annonce de son divorce&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parallèlement, plusieurs livres sont en préparation.&amp;nbsp; A quand une version actualisée du livre qui devait paraitre chez First Ed en novembre 2005, le livre portrait qui revenait sur l'histoire avec Richard Attias&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'où cette question : que fait Cécilia, où vit-elle (Londres, Genève), avec qui ?&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus d'indices prochaiement sur ce blog...&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>hLemeunier</name>
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        <title>Autobiographie et autoportrait</title>
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        <updated>2007-12-15T22:05:00+01:00</updated>
        <published>2007-12-15T22:05:00+01:00</published>
        <summary> L'adolescence est une des périodes les plus interressantes et les plus...</summary>
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          &lt;p&gt;L'adolescence est une des périodes les plus interressantes et les plus fécondes en bouleversements.&lt;br /&gt; Que les transformations soient physiques ou psychiques, elles mettent à rude épreuve l'identité.&lt;br /&gt; La perception que l'on peut avoir de ce que nous sommes et de ce que nous allons devenir aussi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le programme scolaire des classes de 3èmes, aborde le thème de l'autobiographie en cours de français.&lt;br /&gt; De l'autobiographie à l'autoportrait il n'y a qu'un pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec la complicité d'une femme-modèle, qui est aussi&amp;nbsp; enseignante, nous proposons ce projet à deux classes de troisième.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Atelier&lt;/b&gt;: Mars et avril 2008&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Exposition&lt;/b&gt;: Mai ou Juin 2008&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>(dito)</name>
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        <title>Jean-Henri Lambert</title>
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        <updated>2007-12-03T00:12:33+01:00</updated>
        <published>2007-12-03T00:12:33+01:00</published>
        <summary> Jean-Henri Lambert  fut mon cauchemar et en même temps mon salvateur durant...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://champignac.hautetfort.com/">
          &lt;a href=&quot;http://pagesperso-orange.fr/lycee.lambert/lambert.htm&quot;&gt;Jean-Henri Lambert&lt;/a&gt; fut mon cauchemar et en même temps mon salvateur durant des années. Je me suis rendu dans sa maison natale pour suivre des cours d'orthophonie ou tenter de parler avec des psychologues. Il n'y avait pas alors devant sa maison natale la colonne qui célébrait le digne enfant de la ville, elle se trouvait devant un lycée portant son nom et qui fut détruit quand j'étais adolescent, et l'on a déposé ensuite ladite colonne de Lambert devant la maison où je lisais dans un recoin afin que toutes les choses correspondent, le nom de la place, de la maison, la colonne astronomique. Mais pour moi, ce n'était pas ça : j'avais le souvenir des illustrés qui étaient comme volés au temps quand je m'asseyais dans un recoin en attente de mon rendez-vous. J'aimais les images et les mots, ce n'était pas bien dans la maison des chiffres.&lt;br /&gt;
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            <name>Mialy</name>
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        <title>Autobiographie</title>
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        <updated>2007-11-28T10:50:00+01:00</updated>
        <published>2007-11-28T10:50:00+01:00</published>
        <summary>  Tâche à faire pour la sortie de promotion des Yltpiens: Se...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://mialisenfout.hautetfort.com/">
          &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;Tâche à faire pour la sortie de promotion des Yltpiens: Se mini-autobiographier. Consignes impératives de la F.E.S:format A4, en cinq lignes, police: Times new roman, taille 12, en français et à la troisième personne du singulier. Il faut une autobiographie, car le principe étant que tout Yltpien digne de ce nom doit savoir définir la situation, à plus forte raison, la sienne. Et cette &quot;chose&quot; sera lue devant un parterre de prublic trié sur le volet. Parodie à la con :&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.dzigue.com/images/pin-up_pins.jpg&amp;amp;imgrefurl=http://www.dzigue.com/2006/10/27/143-arthur-de-pins-et-ses-pin-up&amp;amp;h=567&amp;amp;w=369&amp;amp;sz=28&amp;amp;hl=fr&amp;amp;start=11&amp;amp;tbnid=MrW2-VLBC_zccM:&amp;amp;tbnh=134&amp;amp;tbnw=87&amp;amp;prev=/images%3Fq%3Dpin%2Bup%26gbv%3D2%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26sa%3DG&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://tbn0.google.com/images?q=tbn:MrW2-VLBC_zccM:http://www.dzigue.com/images/pin-up_pins.jpg&quot; style=&quot;border: 1px solid&quot; height=&quot;134&quot; width=&quot;87&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Y a pire...&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;Mialy s'en fout, 26 ans. Elle tient un blog qui ressemble à un divan de psy.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;Raison pour laquelle 3000 inconnus y vont.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;Parce que chez elle, ils ont la preuve que le divan de psy ne leur est pas endémique...&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;Alors, ils se connectent, ils lisent deux ou trois trucs.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;Et ils se disent &quot;Dieu merci, y a pire que moi.&quot;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;Comme le monde!&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;Mialy s'en fout, 26 ans. Elle a deux minuscules pieds et deux minuscules mains.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;Des extrémités liliputiennes&amp;nbsp; inversement opposées d'autre partie de son corps.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;En effet, dès qu'on la voit, il n'y a que ça! Tout le monde se retourne!&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;Tout le monde sursaute, tout le monde crie : &quot;Mais c'est gigantesque, dis donc!&quot;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;Eh oui, cette fille a un coeur grand comme le monde.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Fée&lt;/b&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#33CCCC&quot;&gt;Mialy s'en fout, 26 ans. Elle ne fume pas, elle ne boit pas, elle ne sort pas le soir.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#33CCCC&quot;&gt;Elle se nourrit convenablement et à des heures régulières.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#33CCCC&quot;&gt;Irréprochable fée du logis, sa maison est propre, nettoyée, briquée, rangée.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#33CCCC&quot;&gt;De bonne société, elle ne râle pas et ne dit jamais de grossieretés.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#33CCCC&quot;&gt;Disponible en vert pomme, rose bonbon et bleu glacé.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Tombée dedans étant petite &amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Mialy s'en fout, 26 ans. Elle est journaliste, car tombée dedans étant petite.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Quoi que, il y a eu des moments où elle est juste tombée.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Et d'autres moments où elle est vraiment dedans.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Et puis d'autres où elle est anormalement petite.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Tout dépend de son sentiment de peaumitude, qui dépend du temps qu'll fait.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;Tuerie&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#666699&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#666699&quot;&gt;&amp;nbsp;Mialy s'en fout, 26 ans. Elle est présidente planétaire des célibataires car tombée dedans étant petite également.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#666699&quot;&gt;Elle attend le prince charmant, avec un fusil d'assaut AK-K7 Kalashnikov Beta Spetnaz&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#666699&quot;&gt;Elle s'est documentée sur Google sur les fusils pour tuerie de prince charmant.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#666699&quot;&gt;&amp;nbsp;Bridget Jones lui a montré comment s'en servir sans râter la cible.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#666699&quot;&gt;Clic, clac, boum. Comme Beregovoy, aussi vite que Senna. Tiknjy.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Patriote&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;Mialy s'en fout, 26 ans. Elle est l'enfant de ce pays que l'on croit pauvre.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;Mais elle est aussi l'enfant de ce pays, riche de ses diversités,&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;Riche de ses hommes et de ses femmes, riche de son passé, riche de son histoire.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;Elle est l'héritière d'un flambeau que d'autres plus grands qu'elle, lui ont transmis...&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;Elle tient le flambeau bien haut. C'est le privilège de sa vie. Votez pour elle!&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; :) J'oscarise ma bêtise!
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        <author>
            <name>Blog d'écriture Points de Suspension</name>
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        <title>Philippe Grimbert : autobiographie ou autofiction ?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://suspensionblog.hautetfort.com/archive/2007/09/26/philippe-grimbert-de-l-autofiction.html" />
        <id>tag:suspensionblog.hautetfort.com,2007-09-26:1236872</id>
        <updated>2007-09-26T12:10:00+02:00</updated>
        <published>2007-09-26T12:10:00+02:00</published>
        <summary>      Un Secret , prix Goncourt des lycéens 2004, est donné comme un &quot;récit...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://suspensionblog.hautetfort.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://suspensionblog.hautetfort.com/media/00/02/2f33aa130d4f3cc065a311a84e571cbc.jpg&quot; id=&quot;media-568950&quot; alt=&quot;2f33aa130d4f3cc065a311a84e571cbc.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Un Secret&lt;/i&gt;, prix Goncourt des lycéens 2004, est donné comme un &quot;récit autobiographique&quot;. Philippe Grimbert livre une intéressante interview à propos de la genèse de cette histoire (in &lt;i&gt;Dossier pédagogique&lt;/i&gt; d'Olivier Brunet au Livre de Poche), ou comment dire plus vrai en changeant la réalité des faits. Extraits :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;b&gt;L'écriture de ce roman vous a-t-elle fait avancer dans la relation à votre histoire ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;J'ai longtemps été dupe ou victime de cette histoire. Grâce à ce livre, j'ai pu en devenir l'auteur et lui redonner ses articulations. Maintenant, cette histoire a un sens pour moi. [...]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Donc, c'est toujours une fiction.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Ah oui, c'est évident ! On ne peut connaître son histoire qu'à travers une fiction. Le mémoire elle-même étant toujours une fiction. Quand je raconte ça aux lycéens, ils sont surpris. Mais le souvenir est toujours une reconstruction. Les deux témoins d'une même scène n'ont pas vu la même chose. Chacun reconstruit la scène d'une manière différente. [...]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;L'épisode du chien en peluche raconté dans le livre (lorsque le petit garçon appelle ce chien Sim, diminutif du prénom du frère disparu) m'est réellement arrivé. Mais à l'époque, je n'ai pas employé le diminutif Sim. Dès que j'ai eu le chien dans les mains, je l'ai appelé Simon. Ce frère disparu était donc déjà là en moi. Je connaissais son existence tout en sachant qu'il ne fallait pas savoir. C'est justement ça qui me faisait souffrir. Et là, pour le coup, le roman, qui d'habitude condense, ajoute ou métaphorise pour rendre plus spectaculaire, fait le contraire. Je me suis dit qu'il ne fallait pas appeler le chien Simon, car c'était trop gros. C'est pour cette raison que j'ai choisi le diminutif.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Vous avez «rabattu» la réalité pour lui conserver une crédibilité.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Oui. On a parfois besoin de souligner quelque chose pour que ce soit entendu. Sur d'autres aspects, on a besoin de rabattre la réalité pour la rendre crédible. Et encore, je n'ai pas évoqué dans le livre mes amitiés répétitives avec des enfants qui avaient le même prénom que mon frère disparu. J'étais systématiquement attiré par les camarades qui portaient ce prénom.&lt;/p&gt;
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            <name>Guillaume CINGAL</name>
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        <title>Guillaume Cingal sort du placard</title>
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        <updated>2007-09-01T10:45:10+02:00</updated>
        <published>2007-09-01T10:45:10+02:00</published>
        <summary>          Didier prétendait, ou pensait, il n'y a guère, que le Bartissol...</summary>
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          &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/tourainesereine/1277832965/&quot; title=&quot;Photo Sharing&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img width=&quot;500&quot; src=&quot;http://farm2.static.flickr.com/1158/1277832965_2651960e63.jpg&quot; alt=&quot;Autoportrait à la bouteille de Bartissol&quot; height=&quot;376&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://tourainesereine.hautetfort.com/archive/2007/08/26/ca-va.html#comments&quot;&gt;Didier prétendait, ou pensait, il n'y a guère, que le Bartissol était un apéritif révolu&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Il n'en est rien, comme le prouve l'autoportrait ci-dessus, saisi avant-hier. La bouteille, elle, a été achetée lundi dernier, ce qui était la conclusion (provisoire ?) d'une longue saga familiale que je vous épargnerai, tant le récit en serait fastidieux. Qu'il soit seulement dit que, jusqu'au 29 juillet 2007, je n'avais jamais entendu parler du Bartissol, ce Rivesaltes désormais distribué par Pernod, et encore moins de &lt;em&gt;l'homme des voeux Bartissol&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Enfin, je ne me suis rendu compte qu'après coup de la symétrie entre ma mine d'ahuri tenant la boutanche et le sac en papier arborant donzelle dénaturée et vase en terre cuite. Si l'on ne me croit pas, tant pis... honni soit qui mal y pense...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Pour attaquer septembre, t'aurais pu trouver mieux....)&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>(dito)</name>
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        <title>Le visage de mon père</title>
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        <updated>2007-08-27T01:12:07+02:00</updated>
        <published>2007-08-27T01:12:07+02:00</published>
        <summary> J'ai vu de près le visage de mon père. Nous devions le reconnaître. Je l'ai...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://champignac.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;J'ai vu de près le visage de mon père. Nous devions le reconnaître. Je l'ai touché. Comme j'avais touché avant son corps d'une simple tape chaque fois avant de le quitter et que c'était la dernière fois à chaque fois. C'était mon père, et ma mère ne retient plus que son visage apaisé dans la chambre mortuaire. Autrefois, cela m'avait fait peur, ce mort auquel on nous conduit et qui git sur un lit au fond d'un étage obscur ou bien dressé sur une table recouverte de draps dans la pièce d'apparat. Cela fait peur, parce que la mort n'était pas ordinaire, attendue, simple.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'est pas simple d'expliquer ce qui peut relier et séparer de son père. Des mots non dits. Des secrets. Des tas de choses pas avouables ou que l'on croit telles. Et puis simplement les mots où nous nous serions dit l'un et l'autre que nous nous aimions et comprenions. Mais combien d'années de silence et de conflit, avons-nous dû endurer avant de nous comprendre à demi-mot, sans nous dire que nous nous comprenions. Lorsque je l'ai vu mort, je n'ai pas pleuré : nous étions enfin en accord et je savais. Nous avons gâché l'un et l'autre les années de notre vie commune, mais j'espère qu'au dernier moment mon père a su que je l'aimais.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>(dito)</name>
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        <title>Le temps de soi</title>
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        <updated>2007-07-18T18:23:20+02:00</updated>
        <published>2007-07-18T18:23:20+02:00</published>
        <summary> J'étais très jeune. Ce fut ma première et ma seule expérience de colonie de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://champignac.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;J'étais très jeune. Ce fut ma première et ma seule expérience de colonie de vacances comme moniteur, les autres fois - avant et après - j'ai préféré les centres aérés qui étaient vraiment plus libres. Comment commencer ? Ben.. déjà par l'appel, qui devait se faire non seulement en rangs fixes, chaque groupe étant aligné en dessous des moniteurs qui se trouvaient sur le talus en surplomb. J'avais une sale impression militaire dans ce type d'organisation, d'autant que les plus anciens avaient droit à une chambre unique à part et les plus nouveaux à une chambre double.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'avais accepté d'entrer dans cette colonie parce que le comptable avait fait partie de mon stage de moniteur, mais j'aurais mieux fait de refuser. J'ai compris au bout de deux ou trois jours que la colonie reposait en fait sur trois ou quatre personnes cooptées, l'infirmière sans titre étant la femme du directeur, le comptable étant le cousin du directeur, le chef du groupe le plus âgé étant un collègue du même établissement que le directeur (un instit' soit dit au passage), et ainsi de suite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'important n'était pas d'éduquer les enfants ou de les distraire, mais de les fatiguer pour qu'ils nous foutent la paix. On pouvait préparer une sorte de spectacle ou d'exposition, cela n'aurait pas lieu. En revanche, emmener les enfants dans une balade de dix kilomètres à travers la montagne sans aucune explication sur les plantes, les cours d'eau, les pierres, c'était possible. Il s'agissait de les crever un maximum pour qu'ils fichent la paix. Et on pouvait alors se regrouper autour de minuit à leur fameux cinquième repas fait de &lt;i&gt;delikatessen,&lt;/i&gt; à la suite duquel les abrutis qui étaient proches du directeur s'amusaient à braquer des lances à incendie vers les chambres des nouveaux, vers une ou deux heures du matin. Ou bien ils avaient déplacé le lit et le matelas un peu plus haut sur la colline, comme si c'était drôle de voir quelqu'un refaire son lit alors qu'il manque déjà de sommeil et qu'il doit se lever à six heures, faute de quoi on va lui renverser son lit. Il fallait pourrir tout le temps libre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lors d'une de mes rares escapades permises, je me suis rendu à Sainte-Marie-aux-Mines à vélo. J'y ai trouvé un volume de &lt;i&gt;Madame Bovary&lt;/i&gt; que je n'avais pas lu encore et je l'ai lu alors patiemment durant la petite heure de liberté qui m&quot;était accordée de temps à autres. Mais ce livre a été détruit par la lance d'incendie, maniée par de futurs instituteurs qui ne voulaient pas laisser une minute de liberté à leurs collègues ou aux enfants. La bêtise des gens qui veulent prendre le temps des autres sans aucun retour me fait toujours aussi peur.&lt;/p&gt;
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        <title>Ma vie d'enfant</title>
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        <updated>2007-07-11T20:07:33+02:00</updated>
        <published>2007-07-11T20:07:33+02:00</published>
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        <content type="html" xml:base="http://champignac.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Près de la fenêtre, dans une petite pièce obscure, mon père, tout de blanc vêtu et extraordinairement long, est couché sur le sol. Les doigts de ses pieds nus, animés d'un mouvement bizarre, s'écartent l'un de l'autre spasmodisquement tandis que les phalanges caressantes de ses mains posées avec résignation sur sa poitrine restent obstinément contractées. Le regard joyeux de ses yeux clairs s'est éteint, le visage si bon d'ordinaire apparaît morne et la saillie de ses dents entre les machoires distendues emplit mon coeur d'un vague effroi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maxime Gorki&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>(dito)</name>
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        <title>Le four à pain</title>
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        <updated>2007-06-06T07:50:00+02:00</updated>
        <published>2007-06-06T07:50:00+02:00</published>
        <summary> Un jour, mon père a démoli le four à pain qui flanquait la ferme de ses...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://champignac.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Un jour, mon père a démoli le four à pain qui flanquait la ferme de ses grands-parents. Je n'ai jamais connu ces arrière-grands-parents, ou plutôt j'étais trop petit pour me souvenir d'eux. La seule image que j'ai d'eux, ce sont les grands portraits photographiques qui ornaient dans de lourds cadres de bois noir et sculpté leur chambre à plafond bas et lambrissé. Ils étaient en costume sombre du dimanche, l'air grave et solennel, fixant droit l'objectif comme il se devait. Ils&amp;nbsp; avaient peut-être trente ans et en paraissaient déjà cinquante. Cette pièce était particulière, car nous n'avions pas le droit d'y pénétrer et ce n'est que très tard que j'ai pu y entrer, d'abord en usant de patins pour ne pas abîmer le parquet ciré. Plus personne ne dormait dans le lit massif recouvert d'un duvet et d'une dentelle blanche, plus personne n'utilisait le linge blanc soigneusement plié et repassé qui reposait dans la lourde armoire, plus personne ne consultait le cadran de la comtoise dont le balancier était cependant remis en place tous les jours et qui faisait entendre son carillon toutes les heures dans les pièces environnantes malgré l'épaisseur des murs. Le temps s'était arrêté dans cette pièce et il avait bien fallu vingt ans pour que ce ne soit plus une sorte de mausolée. C'est ce que l'on nomme en Lorraine un poêle : la chambre d'honneur sur le devant de la maison et la pièce la mieux chauffée de la maison, ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le four à pain lui était contigu. D'ailleurs, ce sens de poêle n'est pas spécifiquement lorrain, c'est un archaïsme : Descartes raisonnait dans son poêle, ce qui ne veut pas dire qu'il rôtissait dans un fourneau, mais qu'il se trouvait dans une chambre bien chauffée et bien meublée – il aurait dû en avoir une semblable chez la reine Christine, cela lui aurait valu une vie un peu moins brève ; ce que les armes n'avaient pu faire, le froid l'avait accompli.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je disais donc que mon père avait démoli le four à pain. J'avais appris alors que c'était mon arrière-grand-mère qui s'occupait des fournées, c'était en fait elle le vrai maître de maison, car la ferme et les terres avaient été achetées avec son argent lorsque mon arrière-grand-père avait quitté la vallée de la Moselle où sa famille vivait jusqu'alors. Nous avions commencé par le toit et j'allais empiler les tuiles contre l'écurie, à côté du tas de bûches pour les fourneaux. Je sais qu'elles y sont toujours, recouvertes de mousse et&amp;nbsp; fendillées par la pluie ou le gel, mais ces tuiles peuvent toujours servir au cas où. Puis à la masse, au burin et au levier, mon père a descellé une à une les pierres. J'ai porté les pierres en face, dans une petite parcelle de pré inoccuppée et inutile. Cela forme encore aujourd'hui une sorte de pyramide de grès rose. Sous la plaque du four, nous avons trouvé des bandes de balles pour mitraillette ou pour fusil. Mon père m'a demandé alors de ne pas en parler. Il a caché ces bandouilières dans la cave et le soir nous avons été les enfouir dans un coin reculé et protégé d'arbres d'un de nos prés. La terre était facile à creuser, humide et meuble, comme tous ces prés inondés par des rigoles qui dévalent des pentes. Nous avons mis avec précaution les balles à un mètre de profondeur en prenant soin à ce qu'elles ne se touchent pas, puis nous avons tout rebouché en replaçant les mottes herbues au dessus : dans une semaine, on ne verrait plus rien. L'emplacement du four à pain est devenu une parcelle de jardin, on ne devinerait plus aujourd'hui qu'il y avait là une dépendance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon père ne voulait pas déclarer sa trouvaille. Il aurait fallu qu'il porte ces munitions à la gendarmerie. Je lui ai demandé d'où cela pouvait provenir et il m'a alors parlé du maquis qui se trouvait au Haut-du-Tôt. Certes, j'ai bien vu le monument qui rappelle l'exécution des maquisards par les Allemands, quelques kilomètres au dessus du village, et j'ai assisté une fois par hasard à une cérémonie commémorative.&amp;nbsp; Mais les bandes que nous avions été enterrées étaient à mon avis d'aujourd'hui celles de militaires et non de résistants, sans doute des soldats qui cherchaient à se débarrasser durant la déroute de tout ce qui pourrait les gêner sans toutefois obérer l'avenir. Cette histoire était pleine de secrets, un peu comme cette cave dont la trappe était dissimulée sous le tapis de la salle à manger et que je n'ai découverte qu'à l'adolecence, où des résistants se seraient réfugiés avant de rejoindre leur maquis. Je ne sais ce qui est la part mythique et la part historique dans ces faits dits à demi-mots. J'avais compris que le four à pain ne fonctionnait plus bien avant la guerre, il avait été remplacé par les énormes fourneaux de fonte qui trônaient dans les pièces principales : le fourneau lorrain est une sorte de piano à compartiments et plaques multiples, un meuble immense qui permet tout à la fois de chauffer la pièce, de cuire la soupe et des tartes, de réchauffer le jus, de sécher les chaussures ou de préparer les bouillottes de fer enrobées ensuite d'un linge lui-même chauffé, le tout en jouant sur les différentes pièces. L'arrière-grand-mère qui enfournait ses pains et ses tartes dans le four à pain, je ne sais si mon père l'avait vraiment vue : c'était sans doute ce que lui racontait les autres membres de la famille lorsqu'il était enfant. Et puis ces bandes de balles que nous avions enfouies au crépuscule, il n'avait sans doute pas envie d'en parler au village et de s'expliquer sur leur origine parce que cela aurait ravivé des histoires anciennes : c'est à l'âge de vingt ans que j'ai appris par exemple que la voisine si sympathique et aux joues roses chez laquelle j'allais chercher le lait dans des pots-de-camp avait été tondue à la Libération, mais personne ne montrait le moindre signe d'hostilité à son égard. Tout avait été enterré. Entre les secrets, les silences, les non-dits, les allusions, les histoires réinventées, les faux souvenirs, les couches multiples du passé, les confusions, il est difficile de discerner ce qui s'est vraiment passé dans le temps même si ce temps est encore présent.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>(dito)</name>
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        <title>7 mars 1959</title>
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        <updated>2007-06-05T19:40:00+02:00</updated>
        <published>2007-06-05T19:40:00+02:00</published>
        <summary> L'extrait que je choisis aujourd'hui est dû à la fois au hasard et à...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://champignac.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;L'extrait que je choisis aujourd'hui est dû à la fois au hasard et à l'histoire. Mon exemplaire du journal d'Huguenin est d'occasion, il est parsemé de marque-pages sous la forme de petits papiers déchirés dont je ne comprends pas tout à fait le sens. Il me faudrait récoller tous les passages et les comparer pour comprendre ce qui les unit et ce qui a incité le lecteur avant moi à les signaler parmi le désordre du journal et la suite des jours. Je ne saurai jamais qui était cet autre qui lisait le même livre sans doute juste au moment de sa parution, alors que je n'étais qu'un enfant. Il y a alors trois images : Huguenin, l'autre lecteur fantôme et puis moi lisant les deux premiers sans trop savoir ce qui peut correspondre à,la vérité de l'un ou de l'autre, et au fond en remontant le temps plutôt qu'en allant de l'avant comme cela devrait se faire pour un journal. Les traces des lectures antérieures dans les livres pris comme objets me touchent énormément, j'aime voir les annotations, les soulignements, les feuilles ou les fleurs séchées, les taches de doigts, les cartes postales idiotes ou devenues illisibles, les vieilles publicités, les traces de baiser (je me souviens que je pouvais suivre une inconnue à son rouge à lèvres dans les livres des romancières anglo-saxonnes très &lt;i&gt;old&lt;/i&gt; &lt;i&gt;style&lt;/i&gt; comme Barbara Pym ou Alice Thomas Ellis que j'adorais). Alors j'ai pris un passage dans les deux pages et ce n'est peut-être pas le choix de ce lecteur qui me précédait et j'ignore tout de ce qu'il a pu en penser. Le passage est mon choix parmi d'autres notes, mais j'aime ce jeu de miroirs déformants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Visite, jeudi de la jeune fille “amoureuse de mon image”. Cet amour, dit-elle, ne la quitte pas. Elle vit avec lui, pour lui, ne saurait s'en priver sans désespoir. Elle ne m'a vu que deux fois cette année. Je me sentais niais et confesseur. Elle ne vaut pas la peine que je la tourmente, c'est une proie trop facile, j'aurais honte.&amp;nbsp; Mais je ne saurais non plus la décevoir (comment, d'ailleurs ?) Je n'ai rien à lui dire, elle n'a rien à me raconter de sa vie plate, cet amour lui tient lieu de vie intérieure, je suis donc la dernière personne à qui elle puisse se confier. Nous sommes restés une heure à écouter de la musique. Je m'ennuyais. En me quittant, elle m'a remercié avec transport de bien vouloir la recevoir de temps à autre, je me sentais ridicule. Le côté superficiel de mon orgueil a bien baissé...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne me sens vis-à-vis d'elle ni cynique, ni attendri, son “cas” me paraît tout simplement d'une affreuse banalité, cet attachement excessif me rend même un peu ridicule à mes propres yeux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, une chose est certaine : depuis quelques années je n'attire plus que les femmes — ou les jeunes filles — droites, et éprises, autant qu'elles le peuvent, de pureté. Et ce qui les attire en moi est précisément ce qui me rend odieux à un certain type d'hommes — les intellectuels de gauche par exemple.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean-René Huguenin&lt;/p&gt;
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        <title>Le sens des gestes</title>
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        <updated>2007-05-03T18:20:00+02:00</updated>
        <published>2007-05-03T18:20:00+02:00</published>
        <summary> Lorsque j'étais à l'armée, j'étais un soldat d'une remarquable nullité : on...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://champignac.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Lorsque j'étais à l'armée, j'étais un soldat d'une remarquable nullité : on ne pouvait pas me faire confiance et j'ai été interdit de tous les défilés ou prises d'armes et levées des couleurs. J'étais incapable de me mettre parfaitement au garde-à-vous avec le menton levé, Je ressemblais à un clown, je présentais les armes dans le désordre et plus on me demandait de refaire le mouvement dans le bon ordre plus j'en étais incapable, et surtout j'étais inapte à la marche au pas. On m'avait même donné un répétiteur particulier avec un capo-chef qui me faisait faire les mouvements pendant quelque temps jusqu'à ce qu'il constate qu'en fait je perdais la mesure lorsqu'il s'imaginait que c'était gagné. Je me faisais alors la figure d'une sorte de handicapé mental tellement on me renvoyait à mon incapacité, mais je garde en mémoire une phrase d'un des capos : “Comment vous qui êtes si intelligent et cultivé, n'arrivez-vous pas à faire ce qui est franchement con ?” Pourtant l'aspirant-engagé volontaire avait tenté tous ses efforts en faisant mine de garder ses gants dans le froid alors que j'étais mains nues par un froid glacial et en faisant répéter à dix heures du soir, mais rien à faire... J'essayais pourtant de ne pas paraître trop couillon et puis je ne parvenais pas à choper le pas collectif. Bon... il faut dire aussi que je ne participais pas trop aux slogans du type “Qui c'est les cons ? Les autres ! Qui c'est les bons ? C'est nous” que nous délivrait cet aspipo afin de nous galvaniser dans une sorte de cri clanique d'une connerie qui ne me stupéfiait plus puisque j'avais déjà lu Canetti.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je pouvais être interdit de marche au pas, mais cela ne m'empêchait pas de devoir faire des gardes. Et puis le bingo est tombé sur moi : par la force des choses, je devais être de garde au palais du gouverneur militaire de la région. C'était un honneur et on m'a fait repasser six ou sept fois mes effets qui ont fini par ne plus ressembler à quoi que ce soit de visible parce que le premier pli s'était démultiplié et que tout était parti en bouillie. Donc, comme on ne pouvait me faire confiance, on m'a placé de garde la nuit, de préférence aux heures où personne ne rentre et où on n'a pas à saluer trop formellement l'intendant qui rentre bourré ou la fille du général avec ses copines qui reviennent de la boîte de nuit. Le plus pénible était ensuite le fameux démontage et remontage du fusil FSA ou FAMAS (je crois que c'était encore un FSA), et là encore une fois, je m'embrouille dans le sens des pièces ; puis comme je tente de réfléchir au puzzle qu'on me propose j'entends de la part du sergent de service : “Ah ! ces intelllectuels de gauche ! Toujours incapables de savoir se servir de leurs mains !” Pourtant, il ne me connaissait pas avant, ne m'avait pas entendu discuter, mais je portais des lunettes qui lui indiquaient très précisément que j'étais un sale intellectuel et donc forcément de gauche, et seul un intellectuel de gauche est incapable de savoir se servir des armes ou de les monter. La seule noblesse serait dans la main ou au pied, pas dans le sens que l'on donne à ses gestes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;br /&gt;
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            <name>(dito)</name>
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        <title>L'héritage de mai 68</title>
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        <updated>2007-04-27T19:36:36+02:00</updated>
        <published>2007-04-27T19:36:36+02:00</published>
        <summary> Je suis le premier élève de mon école à avoir abandonné le porte-plume,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://champignac.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Je suis le premier élève de mon école à avoir abandonné le porte-plume, pendant deux ou trois ans j'ai été une sorte d'original. Comment cela s'est-il passé ? Cela ne s'est pas déroulé sans drame et je crois avoir fait mon petit mai 68 à moi tout seul, même si j'étais en culottes courtes comme le Petit Nicolas. J'ose dire que l'on n'a pas fini de voir combien mai 68 a été néfaste pour l'école, la transmission des connaissances, la vie politique, la vie tout court... Il se pourrait même que le péché originel d'Adam et Ève soit dû à mai 68...&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le rituel était immuable en début de cours : notre instituteur en blouse grise versait au fur et à mesure de l'encre dans les encriers en porcelaine de nos pupitres. Ce faisant, il vérifiait le matériel : les différents tampons, les buvards, les gommes, les plumes de taille différente. Et puis nous devions tous nous appliquer à recopier ce qu'il avait écrit. Mais moi, je ne savais pas très bien me servir d'un porte-plume. Alors, je tentais d'abord d'enlever le plus possible d'encre sur les tampons, mais malheur ! je faisais quand même des pâtés énormes. Alors je grattais, grattais, grattais de la gomme à encre puis de la plume sèche jusqu'à voir l'autre page...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon instituteur a dit ensuite à ma mère que j'étais son plus grand échec pédagogique et que j'avais mis en cause ses méthodes. Il lui a demandé alors de me confier plutôt un stylo. Et je me suis retrouvé avec d'abord un stylo-feutre, puis un stylo-plume Parker et Waterman ensuite, comme on en voyait dans les pubs pleine page des illustrés pour la jeunesse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y avait une raison : je n'arrêtais pas de faire des pâtés, mais en secouant ma plume je salissais aussi mes mains, mon visage, et puis mes camarades à côté. C'était un défilé infernal auprès de l'évier en fond de classe. Et puis surtout... j'avais lancé l'engin maudit en l'air et il s'était planté dans le tableau noir. C'était un geste de révolte brute contre l'absurdité que l'on me faisait subir. Il n'avait pas envie de se voir percer le bidon s'il continuait ainsi. Alors, un feutre, ce serait mieux pour cet enfant si sensible. En outre, il ne pouvait pas dire que je ne maîtrisais pas l'écriture puisque je me débrouillais très bien au crayon, cela aurait été la démonstration de l'absurdité de sa méthode...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'année où je suis entré en collège, j'ai vu disparaître tout d'un coup tous les encriers et tous les porte-plumes : certains avaient des stylos billes, d'autres à plume ou en feutre, mais aucun ne venait avec son encrier et son porte-plume. Le système n'existait en fait que pour manifester une sorte de semblant d'autorité et il s'effondrait de lui-même dès lors qu'il y avait plusieurs enseignants et non un seul qui voudrait tout surveiller. Mon éducation politique commence là.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>(dito)</name>
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        <title>Un sac de billes</title>
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        <updated>2007-04-26T22:30:00+02:00</updated>
        <published>2007-04-26T22:30:00+02:00</published>
        <summary> —  Letch  et  muri  !   Je ne comprenais pas les mots, je ne savais rien des...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://champignac.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;— &lt;i&gt;Letch&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;muri&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne comprenais pas les mots, je ne savais rien des règles, mais je devais me soumettre : je devais donner les billes que j'avais lancées et que j'avais apportées dans mon petit sac tout neuf. Je venais juste d'entrer en primaire. J'avais perdu parce que je ne connaissais pas seulement pas seulement le lancer des billes, mais aussi le sens des mots qui vont avec, et j'avais aussi perdu le sens des mots. Il y avait des règles souterraines qui m'échappaient, je ne savais pas quand c'était &lt;i&gt;letch&lt;/i&gt; ou quand c'était &lt;i&gt;muri&lt;/i&gt; et il y avait toujours un grand gaillard expert pour dire que c'était ceci ou cela selon qu'il était copain avec l'un ou l'autre parce qu'à chaque fois cela correspondait à une action différente. Autant dire que mon sac d'agates avait vite fondu et que je m'étais présenté ensuite avec des billes de terre, mais alors on ne voulait plus jouer avec moi sauf pour de faux parce que gagner des billes d'argile et non de verre, cela ne le fait pas. Quant aux règles, ben... il n'y en a pas : c'est le plus fort qui décide du choix de ses règles et qui fait croire qu'elles ont toujours existé, tu n'as pas compris ?&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>(dito)</name>
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        <title>Du cerveau reptilien</title>
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        <updated>2007-04-26T16:19:49+02:00</updated>
        <published>2007-04-26T16:19:49+02:00</published>
        <summary> — Serpent à lunettes, serpent à sonnette, serpent à sornettes !   Ce...</summary>
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          &lt;p&gt;— Serpent à lunettes, serpent à sonnette, serpent à sornettes !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qualificatif, cet air, ce refrain je l'ai entendu souvent lorsque j'ai dû porter des lunettes, assez tôt vers les six ou sept ans. Et comme j'étais le seul binoclard, le seul bigleux de la classe ou de la colonie de vacances, il me collait à la peau jusqu'à ce que je me retrouve dans des classes plus grandes où étrangement nous étions un peu plus de myopes qu'à l'école primaire ou au début du collège. Ces lunettes, je les ai senties comme une grande coupure dans ma vie. Je ne voulais pas les porter, mais ils vont tous se foutre de ma gueule ! – et c'est exactement ce qui s'est produit. Pourtant, j'avais besoin de ces lunettes pour continuer à lire des aventures et à voir les choses extraordinaires de la nature. Mes camarades m'ont alors classé comme l'intello de la classe, parce que je portais des lunettes, alors que je ne rêvais que de jouer aux Indiens, et puis je suis devenu plus intello parce que l'on m'obligeait à jouer ce rôle. L'intello, c'est celui qui ne voit pas la réalité et qui va agir en savant fou, la chose est entendue pour le sens commun. Cette stigmatisation par le physique, je l'ai retrouvée ensuite dans ma profession : j'ai constaté alors que certains de mes collègues étaient aussi stupides que mes camarades d'école primaire en étiquetant des élèves selon cet indice sans aucune valeur. On peut protester contre le signe, les mythes sont plus forts que la raison.&lt;/p&gt;
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            <name>(dito)</name>
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        <title>Les filles à la vanille</title>
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        <updated>2007-04-25T18:16:34+02:00</updated>
        <published>2007-04-25T18:16:34+02:00</published>
        <summary> Est-ce que cela se passait dans la R10, la R12, la R14 ou la R16 de mon père...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://champignac.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Est-ce que cela se passait dans la R10, la R12, la R14 ou la R16 de mon père ? Je ne sais plus. Quand nous nous rendions dans les Vosges, nous bifurquions alors dans la commune de Vagney pour rejoindre une autre vallée. Mon frère et moi étions alors fort cruels : nous disions que nous mangerions bien une glace à la vanille, parce que Vagney cela fait penser à la vanille, et notre sœur détestait absolument la vanille ou prétendait la détester, ce qui fait qu'elle disait qu'elle allait vomir, et nous renchérissions alors sur les glaces à la vanille jusqu'à ce que l'on nous demande de nous taire parce que vous voyez dans quel état est votre sœur (laquelle en fait se portait comme un charme, mais avait marqué son effet).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les noms de lieux étaient des sources d'enchantement, de pitreries et de jeux : Tendon et nous tendions les bras, Le Tholy et nous faisions comme si nous étions tôt au lit en faisant semblant de ronfler, la nuque renversée, Le Thillot (où ont été tournées &lt;i&gt;les Grandes Gueules&lt;/i&gt;) et nous grimpions sur les sièges pour être plus hauts, Saint-Jean-du-Marché et nous chantions &lt;i&gt;Mon amant de Saint-Jean&lt;/i&gt;, La route se déroulait toujours de la même manière, mais nous inventions par des sortes de rituels fabriqués au fur et à mesure de quoi remplir le vide du temps du voyage.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est bien plus tard que j'ai compris qu'il y avait une chanson sur les filles à la vanille, chanson très connotée par l'étymologie de la vanille.&lt;/p&gt;
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            <name>(dito)</name>
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        <title>Premier amour</title>
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        <updated>2007-04-24T21:51:57+02:00</updated>
        <published>2007-04-24T21:51:57+02:00</published>
        <summary>C'était une petite fille, coiffée avec une frange, qui était en cours...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://champignac.hautetfort.com/">
          C'était une petite fille, coiffée avec une frange, qui était en cours préparatoire comme moi. Mais dans la France pompidolienne de l'époque, les filles et les garçons étaient strictement séparés dans des cours différentes, et on s'était rencontrés dans la rue parce que l'on lançait tous les deux des samares dans la rue pour voir ce que cela faisait dans l'air. Je lui avais demandé ce qu'elle portait sur la tête et elle m'avait dit que c'était une cagoule, nous étions déjà presque en hiver. Elle avait joué avec en dissimulant parfois son visage, cela me plaisait qu'elle se masque. Le mot me faisait rire car il me faisait penser aux escargots, aux cagouilles, et puis on avait répété plusieurs fois cagoule-cagouille puis cougouillle-cougaille, cougouloucoucou,&amp;nbsp; en dansant avant de nous promettre de nous revoir, elle m'avait indiqué le bloc de HLM où elle habitait et je l'avais raccompagnée, je pourrais encore dire l'immeuble du quartier. Puis je suis tombé gravement malade, j'ai passé presque toute l'année au lit à lire entre deux potages ou deux infusions. Quand je suis revenu à l'école au début de l'été, on voulait bien me faire passer dans la classe supérieure parce qu'au fond j'avais appris tout ce qu'il fallait sans maîtres, mais quand je suis allé voir à la porte du HLM de la petite fille que j'aimais il n'y avait plus personne : ses parents avaient déménagé. Et moi, je me retrouvais très bête avec mes fleurs cueillies dans les pelouses.&amp;nbsp;
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        <author>
            <name>(dito)</name>
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        <title>Les pieds-bleus (3)</title>
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        <updated>2007-04-17T19:35:00+02:00</updated>
        <published>2007-04-17T19:35:00+02:00</published>
        <summary> Lalumière a cherché son porte-mine toute la matinée, il fumait par tous les...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://champignac.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Lalumière a cherché son porte-mine toute la matinée, il fumait par tous les trous qu'il pouvait&amp;nbsp; et on en a tous bavé comme c'est pas permis. Il disait qu'il valait mieux ne pas être sur son chemin. Dans la classe, on est tous sur son chemin, pas moyen de s'écarter. On s'est ramassé une pluie de doigts pour n'importe quoi et une dictée de trois kilomètres, il a fait pleurer des filles, tiré les petits cheveux qu'il trouvait, et vidé son rouleau de sparadrap.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il nous a fait dessiner de mémoire la carte de France avec les fleuves, les montagnes et les villes, pendant que Laclope est parti chercher un autre rouleau à la pharmacie. Un large. Il frappe sur les doigts avec sa règle en fer à chaque erreur qu'il voit, il marche sans bruit dans les allées et nous tombe dessus par-derrière.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'il savait ce qu'on en a fait de son foutu porte-mine, on serait morts à l'heure qu'il est. C'est son porte-mine de directeur. Le maire lui a offert quand il a été nommé, c'est pour ça qu'il y tient comme à la prunelle de ses yeux et qu'il nous chie des ronds de pendule.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Claude Ponti&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>absolu</name>
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        <title>Le titre le plus long du monde</title>
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        <updated>2007-04-05T18:50:00+02:00</updated>
        <published>2007-04-05T18:50:00+02:00</published>
        <summary>  &quot;Je vais avoir l'honneur et l'ineffable jouissance, chers vieux abonnés de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.listesratures.fr/">
          &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.listesratures.fr/images/thumb_dheran.jpg&quot; alt=&quot;medium_dheran.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; /&gt;&quot;Je vais avoir l'honneur et l'ineffable jouissance, chers vieux abonnés de la Comédie-Française, chers lecteurs, d'aiguiser ma plume d'oie et de vous asséner avec tendresse quelques truculentes histoires vécues au cours des tribulations d'un comédien ordinaire du roy et de la république.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et le livre ? Il fait 1500 pages ? Eh bien non... Juste 416.. Et l'auteur, c'est Bernard Dhéran, et le livre, c'est son autobiographie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bon courage !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;P.S. : même sur amazon, ils n'ont pas le courage de le marquer en entier !!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Capté sur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lire.fr/&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.listesratures.fr/images/thumb_lire_n354.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_lire_n354.2.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>Ysé</name>
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        <title>Autobiographie  que dire? qu'en dire?</title>
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        <id>tag:unpeudetoutunpeudemoi.hautetfort.com,2007-01-26:849144</id>
        <updated>2007-01-26T19:45:00+01:00</updated>
        <published>2007-01-26T19:45:00+01:00</published>
        <summary>    C'est très en vogue de se raconter. Ce n'est certes pas nouveau....</summary>
        <content type="html" xml:base="http://unpeudetoutunpeudemoi.hautetfort.com/">
          &lt;a href=&quot;http://unpeudetoutunpeudemoi.hautetfort.com/images/medium_pudeur.2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://unpeudetoutunpeudemoi.hautetfort.com/images/medium_pudeur.3.jpg&quot; alt=&quot;medium_pudeur.3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;/a&gt; C'est très en vogue de se raconter. Ce n'est certes pas nouveau. L'autobiographie a, depuis Rousseau, largement acquis ses lettres de noblesse. Néanmoins, je m'interroge sur un genre qui tend à devenir de plus en plus galvaudé. Assurément, l'autobiographie est très courue et elle doit certainement remporter la palme des ventes en librairie. Ce sont les &quot;people&quot; qui en tirent le plus de profits, au détriment, à mon humble avis, des véritables belles plumes. &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Alors bien sûr, tout le monde veut faire pareil. Qui aujourd'hui ne tient pas de blog à part les nostalgiques du cahier à spirales? (J'ai aussi un cahier à spirale. Car rien ne remplace, de mon point de vue, le côté charnel de l'encre qui glisse sur un papier blanc. Que voulez-vous, on a les madeleines qu'on peut...)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je ne critique pas ceux qui le font, cela serait bien hypocrite de ma part. Je reconnais aux blogs des vertus &quot;thérapeutiques&quot;, cathartiques, en quelque sorte. Il faut que ça sorte. On pourrait tout aussi bien dire &quot;tout ce qui ne se dit pas avec des mots se transforme en maux&quot;... Je le reconnais, moi-même, j'en use.&lt;br /&gt; En outre, je trouve bien que ces blogs permettent l'échange de points de vue, chose impossible quand l'on garde son carnet sous le coude, vous en conviendrez aisément.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais là où le bât blesse, c'est dans la teneur de ces blogs, journaux, écrits...&lt;br /&gt; Là encore, je comprends que l'anonymat permette l'épanchement, et c'est très bien ainsi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Néanmoins, souvent je m'interroge sur les limites des confidences, révélations (vécues ou romancées).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Doit-on tout dire? Peut-on tout dire?&lt;br /&gt; N'y a-t-il pas des limites au dévoilement (de sa personnalité, sa vie etc..)?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A mon sens la première limite c'est l'auteur qui se l'impose. C'est à lui de décider s'il va aller au bout de sa mise à nu. Car pour moi, parler de soi, c'est un peu comme un effeuillage.&amp;nbsp;Sauf que&amp;nbsp;ce strip-tease&amp;nbsp;comporte plusieurs étapes ; il peut être plus ou moins pudique, plus ou moins osé. Enlèvera-t-on le haut, restera-t-on en sous-vêtements? Va-t-on tout montrer, tout,&amp;nbsp;absolument tout dans les moindres détails?&lt;br /&gt; Alors bien sûr on peut se dire : &quot;C'est bien de tout dévoiler. Il/elle n'a rien à cacher. Il a du courage d'être aussi franc&quot;...&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il peut y avoir de ça, mais il ne faut pas oublier qu'écrire est un acte intellectuel (ça n'empêche pas les sentiments de s'y exprimer, soyons clair). Mais l'écriture est un véritable exercice. Il y a des figures de style, des tournures syntaxiques&amp;nbsp;etc... Mais surtout il y a l'intention de l'auteur, et ça c'est intéressant. Bref, je pense qu'il ne faut pas se laisser berner par le côté immédiat de l'autobiographie.&lt;br /&gt; Exemple type : le lecteur qui se dit en lisant un blog &quot;tiens cette personne nous dit tout et en temps réel, c'est du live, du spontané&quot;.&lt;br /&gt; Seulement la personne peut romancer et mentir. Je ne sais pas si la terre ne ment pas, mais je sais que les mots peuvent ne pas traduire exactement la réalité des faits. Et de toute façon, il est extrêmement difficile, à mon sens, d'écrire ce que l'on vit.&lt;br /&gt; C'est pourquoi tout bon auteur use d'outils (métaphore, ponctuation, lexique...).&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Si vous avez passé un agréable moment avec votre amant et que vous écrivez : &quot;j'ai passé un doux&amp;nbsp;moment avec lui&quot; ; ça parlera moins au lecteur qui si vous dites :&amp;nbsp;&quot;j'ai des papillons dans le ventre, je suis dans une bulle de désir&quot;... Bref, ce sont les images qui frappent et qui nous parlent. Mais ces images sont, qu'on le veuille ou non, un artifice ; artifice nécessaire mais qui n'a rien de neutre ou d'anodin.&lt;br /&gt; Par ailleurs, ceux qui disent tout tout tout (pas sur le zizi,non, quoique...) peuvent être pris aussi inconsciemment dans une fâcheuse tendance de notre époque : la surenchère. Aller toujours plus loin, faire toujours plus fort, toujours plus retentissant, quitte à ce que ça sente le souffre! D'ailleurs, plus c'est sulfureux et plus c'est porteur, c'est bien connu..&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A côté de ceux qui dévoilent tout, il y a ceux qui s'enveloppent de mystère, qui sont volontairement opaques.&amp;nbsp;Ceux-là aimeraient se dévoiler mais n'y arrivent pas et préfèrent restés incompris, bien emmitoufflés dans leur carapace. Et là on touche à un paradoxe qu'on peut résumer ainsi : je suis dans une logique de dévoilement, mais je la réfute.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dire Tout ou dire Rien? Si l'on dit ce qui nous convient, ce qui nous plaît, c'est déjà pas si mal.&lt;br /&gt; Entre les deux tendances, je n'irai pas jusqu'à dire que mon coeur balance. Moi aussi, je cherche un équilibre. Je jongle entre le trop plein et le pas assez. Et puis j'ai remarqué que je me dévoilais peut-être un peu plus (insconsciemment) dans les récits romancés. Je ne suis pas partisane du tout-ou-rienisme. Mais je pense que l'on doit avoir ses propres limites. Autobiographie&amp;nbsp; : Oui, mais il faut savoir préserver les sphères de son intimité. Enfin, c'est ce que pense quelqu'un comme moi qui a une certaine pudeur, une retenue et qui ne saurait déballer les fatras de son âme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En somme, c'est comme pour l'érotisme, j'affectionne la suggestion, bien plus excitante que la pornographie. Donc je ne cache pas que je préfère, non pas un travestissement de la réalité, mais une certaine manière de présenter les choses. A la lumière crue, violente des faits, je préfère une ambiance tamisée, feutrée. Une question de goût, me direz-vous et vous aurez raison. Mais c'est aussi une façon implicite de dire que l'autobiographie, et l'écriture en général,&amp;nbsp;sont un art. Et comme au théâtre, il y faut un metteur un scène, un grand orchestrateur. Or, force est de reconnaître, qu'on ne s'improvise pas chef d'orchestre...&lt;br /&gt; La question du talent, mise à part, je pense qu'il est nécessaire de s'interroger sur ce qui sera dit et ce qui sera tu. Si nous n'avons pas l'art, ayons la manière. &lt;img src=&quot;http://www.aufeminin.com/shim.gif&quot; name=&quot;Image14&quot; id=&quot;Image14&quot; align=&quot;bottom&quot; border=&quot;0&quot; height=&quot;2&quot; width=&quot;2&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;u&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Illustration : &lt;i&gt;Sensuality,&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://www.art-vil.com/&quot; title=&quot;Site de l'artiste&quot;&gt;Oliver Mesle&lt;/a&gt;, 2002&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>LE CHATEAU DE L'AME</name>
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        <title>THERESE D'AVILA PAR ELLE-MÊME...</title>
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        <updated>2007-01-06T11:50:00+01:00</updated>
        <published>2007-01-06T11:50:00+01:00</published>
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          &lt;div align=&quot;center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lucilevignon.hautetfort.com/media/02/00/07934610386bada2c72510ac760c0d07.jpg&quot; id=&quot;media-737774&quot; alt=&quot;07934610386bada2c72510ac760c0d07.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-737774&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://lucilevignon.hautetfort.com/files/LAVIEDELAMADRE.pdf&quot;&gt;LAVIEDELAMADRE.pdf&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Robert REDEKER</name>
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        <title>Sartre Les Mots</title>
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        <updated>2007-01-04T08:45:00+01:00</updated>
        <published>2007-01-04T08:45:00+01:00</published>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;u&gt;Jean-Paul Sartre en 1964, &lt;a href=&quot;http://ec1.images-amazon.com/images/P/2070366073.01._SS500_SCLZZZZZZZ_V1123235956_.jpg&quot;&gt;Les Mots.&lt;/a&gt; &amp;nbsp;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://www.robertredeker.net/&quot;&gt;Par Robert Redeker&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Avec les Mots, on plonge dans l'enfance de Jean-paul Sartre, à la recherche des origines de sa passion pour la littérature. Une enfance d'avant la guerre de 14-18. Mais attention, ce n'est pas un livre consensuel, ni avec ses lecteurs et leur univers (comme le sont ces livres écrits dans le but d'obtenir un prix littéraire, ou du succès), ni avec l'image de Sartre (qu'il s'applique page après page à détruire), ni avec lui-même. Ce n'est pas un livre de nostalgie de l'enfance, du paradis perdu, comme il en existe dans les librairies, généralement accablants de mièvrerie. Le livre d'enfance de Sartre n'est pas de ces textes où l'auteur chercherait une sorte de réconciliation. Il cherche, au contraire, à sortir d'une figure qui s'est imposée à lui dès cette enfance : l'écrivain, la littérature. C'est d'abord l'extraordinaire violence de l'écriture, ravageuse et créatrice, qui parcourt tout l'ouvrage.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gai autant que sombre, ce livre est un torrent en crue dont lien ne réchappe : ni Sartre lui-même, bien sûr, ni la bourgeoisie, qu'elle soit citadine ou rurale, ni son grand-père Schweitzer. Les Mots sont d'abord le combat de Sartre contre son image - plus précisément contre sa double image : intérieure et publique, l'image de soi devant soi et l'image de soi dans le monde. Ce travail de destruction de sa propre image témoigne d'un paradoxe qui concourt à la force des Mots : si le livre multiplie les fausses pistes, il est pourtant d'une absolue sincérité. Voyons dans le contraste entre cet art de la fausse piste et cette transparence, dans laquelle Sartre se montre à visage découvert, la source de la beauté de ce Livre. C'est aussi le combat de Sartre contre l'illusion du salut par la littérature, contractée durant ces années d'enfance, enracinée dans ce bas âge qui fournit la trame de l'ouvrage. La somme de ces combats fait des Mots un livre dynamite et, comme l'a écrit son compagnon Claude Lanzmann, « un livre piège » autant qu'une « machine infernale » . Les dernières lignes en livrent l'épilogue : « Si je range l'impossible salut au magasin des accessoires, que reste-t-il ? Tout un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et qui vaut n'importe qui. » Même cette conclusion cependant doit échapper à une lecture naïve : cet adieu à l'illusion littéraire, à la figure du grand écrivain, au bout duquel il ne reste que l'homme « fait de tous les hommes » est aussi une continuation. Ainsi, dans le volume collectif Témoins de Sartre, qui vient de paraître aux éditions Gallimard, Lanzmann décrit l'entreprise des Mots par cette formule : « Engagez-vous, rengagez-vous! »&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Dans les Mots, si Sartre se sauve de quelque chose, c'est du salut, du mirage du salut par l'écriture.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet article a été publié sdans &lt;i&gt;Marianne&lt;/i&gt; daté du 25 juin-1er juillet 2005.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Demeures du sommeil (1)</title>
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        <updated>2006-09-03T17:52:23+02:00</updated>
        <published>2006-09-03T17:52:23+02:00</published>
        <summary> Notre maison semblait toujours singulièrement calme ; comme si les gens n'y...</summary>
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          &lt;p&gt;Notre maison semblait toujours singulièrement calme ; comme si les gens n'y parlaient qu'à voix basse. Mes parents avaient rarement le temps de me parler. Personne ne me parlait beaucoup ; mais la pluie murmurait souvent. Il pleuvait énormément et la pluie n'arrêtait pas de me parler en murmures. Au cours de langue des longues après-midi, lorsque la pluie remplissait la vitre et que les ombres se rencontraient à chaque coin, je songeais parfois au soleil et au serviteur japonais. C'était si solitaire, ces chambres obscurcies par la tristesse de ma mère et par la pluie sur les vitres. La pluie isolait la maison dans un charme solitaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec le temps, je découvris ce que la pluie murmurait. J'appris de la pluie comment faire jouer la magie et je cessai de me sentir solitaire. J'appris à connaître la maison à la façon nocturne des araignées et des souris. J'appris à déchiffrer la géographie des os de la maison. Invisible, inaudible, je parcourais des tunnels secrets sous le plancher et je marchais sur la corde raide entre les poutrelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;À partir de là je n'ai plus désiré d'enfants avec qui jouer, ni de serviteur japonais qui me raconterait des histoires fantastiques. Cachée par les rideaux, abritée dans les placards, tapie dans les terriers entre les tables et les chaises, je transmuais la lumière plate du jour en magie de mes heures nocturnes et je m'inventais un monde intime de charmes et de murmures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Anna Kavan&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Une succession de gens qui se barrent</title>
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        <updated>2006-07-17T23:00:00+02:00</updated>
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        <summary> La deuxième date charnière de ma vie&amp;nbsp;: 1994.   Tous les matins normaux,...</summary>
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          &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La deuxième date charnière de ma vie&amp;nbsp;: 1994.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tous les matins normaux, ma tante me réveille. Je prends mon petit déjeuner en relisant les index ISU dans l’Eleveur laitier bien que je les connaisse par cœur déjà. Puis je parcours le kilomètre qui me sépare de l’abri-bus où m’attend Laurent, le fils de notre voisin François Maquisan, éleveur de bovins laitiers lui aussi. Le plus souvent on discute des index, on se chamaille sur les mérites des taureaux et de nos vaches. Il insémine les siennes avec n’importe quoi. Il n’a aucune dignité génétique je lui dis. Comment ose t’il bourrer sa dernière génisse avec du Dombinator? Comment ose-t’il&amp;nbsp;? je m’indigne. Nous menons, Laurent et moi, des vies très similaires.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Lorsque je me suis trop attardé dans mon lit ou dans ma lecture, je grimpe sur mon super bicross BMX et je décolle en moulinant dans la semoule à des fréquences supersoniques qui rendraient jaloux les colibris quand ils siphonnent le nectare des fleurs, à ma supériorité près que je suis en mouvement, je culmine&amp;nbsp; aux 7 ou 8 km/h. Quand je suis vraiment à la bourre, le gros Jean-Hervé, notre chauffeur, lâche un pet d’autobus en me doublant. Je manque de tomber tellement on sursaute. Il parle pas beaucoup Jean Hervé, mais il communique efficace. Un pet veut dire&amp;nbsp;: grouille-toi d’arriver à l’arrêt sinon je pars sans toi. Deux pets&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;salut&amp;nbsp;!», mais il les réserve pour quand il croise un autre bus de sa société. Sur mon dos mon cartable Lafuma déborde de tous les horizons, il bourlingue de gauche à droite dans une imitation gourde de mon pédalage. Je devrais commander une camionnette de vitrier pour porter mes livres tellement ils outrepassent ma carrure, mais ce sac il est top selon ma tante, avec la bande luminescente qui sautille&amp;nbsp;; Jean Hervé peut difficilement me rouler dessus comme ça. Ou alors faudrait vraiment qu’il le souhaite. Souhaitons qu’il changera pas d’opinion.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce matin là d’hiver 1994 j’ouvre les yeux, il fait jour. Equerre d’abdos. Ma tante a oublié de me violenter hors du sommeil, et mon prof lui, un sévère, ne manquera pas de me brusquer en représailles.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Par ailleurs, j’éprouve une sensation de malaise inhabituelle, hormis mes légitimes chocottes à cause de mon incommode de prof. Je pressens un additif qui m’effraie encore bien plus, là dans la maison. Quelque chose d’anormal m’a réveillé. Cette chose est également la cause de l’extraordinaire oubli de ma tante Ernestine.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On devrait s’abstenir de dormir finalement, vu que les choses conspirent pendant ce temps là pour vous tomber sur la gueule au réveil. Elles ne jouent pas le jeu que vous avez demandé pif. &amp;nbsp;Depuis les abdos de mon père, je me défie du sommeil. On est vulnérable alors, et je soupçonne que dans la préhistoire les ronflements sauvages et authentiques comme le sien servaient à faire fuir les lynx, les ours et les aurochs, mais c’est pas adapté pour toutes les épouses contemporaines. Dormir, ça serait comme de se promener en jupe si j’étais une fille, on se sent trop accessible aux prédateurs de chair fraiche.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je sursaute, un bruit de chaise qui crisse, en bas dans la cuisine à une heure où, je le sais, mon oncle et ma tante ne peuvent pas être ici puisqu’ils traient les bêtes à l’étable. Puis plus rien. &amp;nbsp;Je descends les escaliers sur la pointe des poumons. La sixième et la quatrième marche grincent, en partant d’en haut, et je l’ai vu.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je n’ai jamais oublié depuis. Mon oncle, sur une chaise dans la cuisine, la poitrine affalée sur la table à sangloter. Je crois que les choses n’auraient pas été pires si je l’avais trouvé pendu. Ca m’a donné le soupçon que la vie n’est pas rose tous les jours, pour que tonton en vienne à ce point de pleurer. J’avais l’impression d’avoir commis une énorme indiscrétion. Je suis retourné me réfugier dans ma chambre. Un peu plus tard je l’ai entendu monter. Il pensait être seul, il pleurait à voix haute au lieu de pleurer dans sa tête, poliment, il chialait sans éducation alors que j’étais là. J’avais la trouille qu’il n’entre dans ma chambre et me constate, je me suis planqué dans mon armoire au cas où. Il a passé toute sa journée entre la cuisine, sa chambre, la salle de bain&amp;nbsp; avec des éclats tristes et aigus, le jour le plus long dans mon armoire. J’ai inventé des nouvelles manières de me plier aux six volontés du mobilier.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une heure avant mon retour supposé de l’école, il s’est calmé un peu, puis il a quitté la maison pour rejoindre ses vaches. Elles l’ont bien consolé parce que le soir on y aurait cru que du feu. C’était le même incendie dans ma mémoire, tonton jouait le jeu aussi bien que moi. On n’a plus revu Ernestine. Je n’ai pas posé de questions.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On pourrait résumer des biographies à une succession de gens qui se barrent.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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