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    <title>Last posts on arts</title>
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    <updated>2012-02-10T17:22:57+01:00</updated>
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            <name>elhajthami</name>
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        <title>Nabili dont j'ai perdu les traces n'est plus!</title>
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        <updated>2012-02-09T15:32:17+01:00</updated>
        <published>2012-02-09T15:32:17+01:00</published>
        <summary>     Le destin a voulu&amp;nbsp; que   Mohamed Nabili   tel les sept crucifiés de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3424461&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/2891188561.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Le destin a voulu&amp;nbsp; que &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mohamed Nabili&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt; tel les sept crucifiés de l'espoir effectue en cette fête de la nativité du Prophète sa secrète hégire vers Dieu...Qu'il repose en paix...L'artiste que j'ai connu étudiant à Aix en Provence à la fin des années 1970, et que j'avais croisé &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;à nouveau &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;à Mohammadia après son retour au Maroc au début des années 1990, s'est éteind hier pour être&amp;nbsp; inhumé par la communauté des artistes marocains, ce lundi 6 février 2012 à Benslimane où il s'était retiré pour travailler et où il était né orphelin le 4 août 1952.Discret et taciturne, je le croisais souvent en descendant du cinquième étage de l'Université d'Aix - Marseille I où j'étudiais l'éthnologie, alors qu'il étudiais le cinéma et la littérature au premier étage.Mais c'est à l'école des Arts et Métiers d'Aix en Provence que je l'ai connu en tant qu'artiste : il travaillait déjà sur les signe tifinagh gravés sur le sable avec les couleurs indigo et ocre du désert....Comme la plupart des étudiants marocains expatriés en France, nous avions en commun cette quête insatiable de notre terre et de notre soleil d'origine : je poursuivais les traces de nos caravanes aux archives d'Outre Mer et au Centre de Recherche et d'Etudes des Sociétés Méditérranéennes (CRESM), tandis que Nabili poursuivait cette même quête des origines, cette même nostalgie sur les traces de sable ..Pour l'orphelin - né qu'il était, cette quête devait revêtir une aquité existentielle autrement plus douleureuse puisqu'il ne lui restait de la figure maternelle et chaleureuse perdue que la langue Berbère dont les signes et les symboles sont disséminés sur les gravures rupestre de l'Atlas saharien où servant de marquage au fer ardent sur le pelage des chameaux pour en distinguer l' origine......&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3425487&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/770012906.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;Le Tifinagh en pillier de la tente des transhumants Berbères : l'univers circulaire du calendrier Amazigh&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3430300&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/4004488921.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Les notions de &quot;seuil&quot; et de &quot;porte de l'année&quot; chez les Berbères&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3425493&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/277176154.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Certaines oeuvres de Mohamed Nabili rappel étrangement le regard neuf et plein de tendresse que jette l'enfance sur notre monde troublé par la fureur et la folie des hommes...Au début des années 1990, je vivais avec ma femme et mon enfant à Mohammadia et je faisais la navette soit vers Rabat où je rejoignais l'équipe de la revue &quot;Rivages&quot;, soit vers Casablanca où je faisais des reportages pour &quot;Télé Plus&quot;. Et je me rendais souvent pour mes poses café à &quot;Miramar&quot;, où en 1986, j'avais interviewé les historiens Jean Louis Miège,Germain Ayach, Haïm Zafrani et Michel Jobert dont j'ai appris la mort lui-aussi à Meknès au sortir d'une fête du Mouloud comme celle-ci, en 2002..En me rendant donc comme d'habitude à Miramar ,en 1994, un hiver comme celui-ci, une 4X4 bleu marine s'arrêta à ma hauteur et son conducteur m'invita à monter à bord.Je n'en croyais pas mes yeux: &quot;Mais c'est Nabili!&quot;, m'écriais-je stupefié de voir un ancien étudiant comme moi exhibé ainsi un tel signe distinctif de richesse: Je me suis dit: &quot;Décidemment, il vaut mieux sous HassanII être un artiste peintre qu'un simple littérateur: la peinture avec le cinéma, est l'un des rares domaines culturels ou l'artiste peut vivre avec aisance de son art, surtout quand celui-ci est bien coté sur le marché de l'art: être écrivain ne rapporte effectivement absolument rien dans un pays où les droits d'auteur n'existent pas...Un jour l'écrivain arabophone Driss Khouri m'a appris que la seule fois où il avait obtenu des droits d'auteur pour son livre &quot;Ville de poussière et de sable&quot;, les dits droits ne lui avaient même pas permis de faire le plein d'essence pour sa déglinguée&amp;nbsp; mobilette...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3424581&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/00/489329283.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Mohamed Nabili en chantre de l'Amazighité&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;La timidité naturelle de Mohamed Nabili, cache au fond un écorché vif, constamment en marche vers les autres...Il a dédié son atelier à l'enfance orpheline et malheureuse comme celle qu'il a connu lui-même, pour que plus jamais, la misère et la rue n'empêche d'éclore le génie d'un possible Rimbaud; d'un possible Van Gogh ou d'un possible Mozart....Une fois à ses cotés Nabili me raconta alors qu'il avait beaucoup voyagé après son séjour d'études d' Aix&amp;nbsp; en Provence et qu'il revenait des Amériques où il a étudié entre autre ,l'art des tribus amérindiennes ainsi que les signes et les symboles des civilisations disparues des Maya, des Inca.et des Astèques..D'emblée cette ouverture sur les arts Amérindiens et Européens, avec Miro en particulier, en faisait un artiste averti qui n'avait pour ainsi dire rien à voir avec les artistes autodidactes au fondement de l'art naïf au Maroc...Pour être reconnu de ses paires, Nabili disposait d'une solide culture académique: certes il explorait sa propre enfance pour se ressourcer aux rêves qui l'habitaient, mais sa technique n'a que l'apparence de la naïveté , puisqu'elle a pour substratum une solide formation aux arts plastiques grâce à ses longs séjours d'études en France, mais aussi aux Amériques et aux pays scandinaves où il avait pérégriné avant son retour&amp;nbsp; aux bércailles où il vient de s'éteindre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3424651&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/4178355785.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;La peinture de Mohamed Nabili s'apparentait à l'écriture musical et s'accomodait parfaitement avec la &quot;mise en quarantaine&quot; volantaire qu'il s'est assigné au milieu des chênes liège et de l'air vivifiant de Bensliman : un isolement qui sied à tout véritable créateur a la recherche de soi dans un ressourcement en ses propres profondeurs, pour mieux être à l'écoute des subtiles notes de lumière émises par les sept couleurs de l'arc en ciel....Quand j'ai appris ce matin la brusque et brutale disparition de Nabili, je ne puis cacher ma profonde émotion, de perdre ainsi un ami à la fois lointain et proche, que je n'ai pu approcher qu'au cours de brèves rencontres et à chaque fois à&amp;nbsp; intervalles espacés dans le temps.Mais à chaque rencontre il faisait montre d'une franche et heureuse sympathie comme si ma figure lui rappelait les temps des amours perdus de notre jeunesse à Aix en Provence...Mais comme il l'avait écrit lui-même quelque part, la vie, la mort demeurrent un mystère inexpliqué et inexpliquable, comme l'art qu'il nous a légué: des traces dont on n'explique pas toujours le sens, ni l'origine mais qui nous parlent de nos propre rêves enfantins, de nos propres racines et des archétypes de nos propres ancêtres.Nous devons, nous qui lui survivons en témoigner devant les hommes et devant Dieu.Qu'il repose en paix en cette fêtes de la nativité du Prophète où le destin a voulu&amp;nbsp; qu'il effectue sa secrète hégire vers Dieu..&lt;strong&gt;.Abdelkader Mana&lt;img id=&quot;media-3424698&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/620723264.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>elhajthami</name>
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        <title>Les couleurs du Maroc</title>
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        <updated>2012-02-08T14:21:02+01:00</updated>
        <published>2012-02-08T14:21:02+01:00</published>
        <summary>  L’ŒIL ET LA MAIN       &amp;nbsp;   Fatna Gbouri: La femme tatouée,1987...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/">
          &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’ŒIL ET LA MAIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3428377&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/559121160.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt; Fatna Gbouri: La femme tatouée,1987&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C’est au Maroc profond des plaines atlantique que Fatna Gbouri qui vient de s'éteindre à Safi, a vu le jour en 1924. Plus précisément dans la localité de Tnin el Gharbia&amp;nbsp; aux frontières des Abda et des&amp;nbsp; Doukkala. Paysanne elle&amp;nbsp; y a longtemps moissonné pour subvenir aux besoins de sa progéniture&amp;nbsp; avant d’aller travailler comme tisseuse à khouribga puis à Safi où elle allait côtoyer quotidiennement la colline des potiers mais aussi la place des conteurs à Sidi Boudhab, le marabout de l’or.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3428382&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/2356413325.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Fatna Gbouri: Femme et tapis, 1986&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Aujourd’hui elle reconnaît trois sources d’inspiration&amp;nbsp;à son travail ; le tissage, le tatouage et le dessin au henné&amp;nbsp;:«&amp;nbsp;Pour travailler le tapis, j’achetais les couleurs naturelles au colporteur&amp;nbsp;: le jaune, le vert, le rouge, le bleu. Le médaillon central je le tissais en blanc. Dans mes tapis je reproduisais aussi des images familières&amp;nbsp;: la théière, la bouilloire, le brasero ainsi&amp;nbsp; que des fleurs. Le dessin au henné, je le reproduis sur des peaux de mouton. Je m’inspire aussi des tatouages de Zayan, car nous avons vécu là-bas un certain temps lorsque j’étais toute petite. Mon père, tailleur de son état que j’étais à confectionner les caftons,&amp;nbsp; était quelque peu nomade, de sorte que nous avons vécu successivement chez les Doukkala, les Zayan, à&amp;nbsp; khouribga et enfin à Safi.»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une errance qui lui a permis de beaucoup apprendre sur les expressions visuelles traditionnelles de ces différentes régions. N’ayant plus la force de travailler au tissage, elle s’est mise à peindre des poteries qu’elle va vendre «&amp;nbsp; aux marchands de tableaux&amp;nbsp;» comme elle dit si joliment, pour signifier que ces marchands n’étaient pas des connaisseurs et qu’ils dévalorisaient ses ouvres en la destinant aux simples touristes de passage à Safi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mais cette expression des signes et des symboles associés à des images anthropomorphiques et floraux, &amp;nbsp;fortement codifiée par des traditions millénaires, ne lui permet pas de se démarquer encore de la masse des tisseuses et des potières traditionnelles, en tant qu’artiste. Il a fallu attendre l’âge de soixante ans, pour qu’en 1984 son talent soit enfin révélé et reconnu en tant que tel. Une rencontre fut déterminante&amp;nbsp;:«&amp;nbsp;Cette année là, j’ai peins une tisseuse en train de carder la laine sur un plat de plâtre. Dés le premier coup d’oeil Boujamaoui reconnu immédiatement ce travail comme&amp;nbsp; étant une œuvre d’art à part entière et le présenta en tant que telle à une exposition collective organisée alors par une association culturelle de Safi.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3428391&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/3053524191.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Fatna Gbouri : Les deux moissonneuses, 1990&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Dés lors, la paysanne anonyme de jadis sort de l’ombre et porte un nom célébré dans les expositions et les galeries. Une artiste est née. Dés lors, ce que le tissage traditionnel inhiba en elle , explosa dans un foisonnement d’images et de couleurs éclatantes, libérant son énergie créatrice. Dés lors, la peinture a «&amp;nbsp;dénoué&amp;nbsp;» en quelque sorte, sa créativité entravée jusque là par le tissage. Elle passa ainsi de l’artisanat à l’art. Et ce passage fut ressenti par elle comme une libération d’énergies contenues jusque là&amp;nbsp;:«&amp;nbsp;J’ai ressenti comme un soulagement, et une grande satisfaction à chaque fois que je termine un tableau. Je me suis mise à peindre de mémoire ce que j’ai vécu par le passé&amp;nbsp;: une chikhate en train de chanter, le moussem de Moulay Abdellah Amghar d’El Jadida que j’avais visité il y a fort longtemps avec ses escouades de cavaliers, celui des Aïssaoua, ainsi que la femme de Sidi Rahal, que j’avais vu boire de l’eau bouillante en état de transe.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3428396&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/2701761723.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Fatna Gbouri: Dresseur de singes 1986&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et ce sont toujours ses souvenirs d’enfance qui lui reviennent chaque fois qu’elle se met à peindre. Elle peint ainsi &lt;em&gt;Taghounja&lt;/em&gt;, cette déesse de la pluie, qu’on habillait jadis comme une poupée, et qu’on promenait à travers champs, en période de sécheresse pour&amp;nbsp; implorer la pluie&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Taghounja, Taghounja comme l’espérance&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Ô mon Dieu donne nous de la pluie&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;L’épi est altérée, donnez lui à boire ô maître&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Les récoltes sont altérées, arrosez, ô vous qui les avez créées&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;Elle se souvient encore de ce qu’on chantait dans son lointain village de Tnine el Gharbia en période de sécheresse&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Ô mère de l’espérance&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Demande à ton maître de nous accorder de la pluie&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C’est en souvenir de ces antiques rites rogatoires qu’elle a peint &lt;em&gt;Taghounja&lt;/em&gt;, cette grande cuiller en bois de noyer qui sert à puiser de l’eau et qu’on habillait en poupée, avec «&amp;nbsp;la vache noire&amp;nbsp;», qu’on promenait également pour implorer la pluie, en chantant&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;La vache a demandé la pluie&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Demande à ton maître de nous accorder la pluie&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Ô vache&amp;nbsp;! Pisse&amp;nbsp;! Pisse&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Accorde nous des épis....&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3428402&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/3636398236.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Fatna Gbouri: L'âne,1987&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De tout ce monde disparu, Gbouri se souvient et le reproduit de mémoire dans un plan unique sans considération pour les lois de la perspective en profondeur. Exactement comme elle faisait jadis avec la tapisserie. &amp;nbsp;Tout ce qu’elle peint relève de la mémoire visuelle, et n’est nullement en rupture avec ce qu’elle avait appris tout le long de sa vie. Un&amp;nbsp; parcours initiatique&amp;nbsp; qui l’a prédisposé à la peinture. En effet, dans les arts populaires, seuls les tissages et les&amp;nbsp; poteries, de villages ruraux comme celui dont elle est issue, reproduisent des représentations figuratives où s’opère une véritable transfiguration de la nature.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3428412&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/396540095.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Fatna Gbouri: Deux paysans 1986&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le passage du tissage à la peinture libère ses énergies créatrices. Pour elle,, les couleurs sont un jeu au même titre que le tissage, la broderie ou le tatouage. Elle&amp;nbsp; aime les couleurs gaies qui apaisent&amp;nbsp;: le mauve d’amour, le bleu de la mer, le vert du printemps et de la forêt si proche, qui est un poumon pour la ville au même titre que l’océan, le jaune solaire, le rose nuptial. Par contre, elle utilise rarement le noir. Le noir, c’est l’ombre, et l’ombre, c’est l’âme même projetée en dehors du corps. C’est la puissance ténébreuse des choses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gbouri fut initiée à tout un ensemble de techniques du corps qui l’on prédisposée à la peinture&amp;nbsp;: à la fois &lt;em&gt;nakkacha&lt;/em&gt;, enluminant de henné les mains et les pieds, «&amp;nbsp;tatoueuse&amp;nbsp;», maquillant les visages, et enfin aidant son père à confectionner de beaux caftans bariolés, pour parer les mariées de leurs plus beaux atours, pour la cérémonie nuptiale de &lt;em&gt;loghrama&lt;/em&gt; où elles sont couvertes de cadeaux de noce par les invités.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3428427&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/1990133144.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Fatna Gbouri: La mariée, 1987&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La maîtrise de la teinture au henné, des formes symboliques du tatouage et l’art de parure des &lt;em&gt;neggafa&lt;/em&gt;, ont inspiré ses premières peintures en particulier le goût des couleurs éclatantes des jours de fête. Toute sa démarche artistique est une transposition de ces techniques séculaires du corps, dans le domaine de la peinture. En troquant la seringue pour le pinceau, elle passe du tatouage des corps à celui des paysages, d’une technique du corps à une fête des couleurs. Une profusion de couleurs et de formes se générant les unes les autres, comme dans un jeu d’enfants sans perspective, mais avec beaucoup d’harmonie dans l’ensemble et une grande vitalité poétique intérieure. La surface de la toile lui impose une autre démarche. Au lieu d’embellir le vivant, elle réanime l’inerte&amp;nbsp;: elle s’amuse avec les choses de l’imagination en peignant&amp;nbsp; tout ce qui me passe par la tête. Au début, elle&amp;nbsp; dessine une chose, mais aboutis à une autre. En particulier&amp;nbsp; l’œil qui est le sens le plus important de l’homme, et la main qui protège du mauvais œil&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; «&amp;nbsp; &amp;nbsp;L’œil est précieux, nous dit Fatna Gbouri&amp;nbsp;: l’œil chasse le mauvais œil. La main aussi chasse le mauvais œil. A l’occasion de la fête de l’&lt;em&gt;aïd el kébir&lt;/em&gt;, on trompait nos mains dans un bol de henné et on les appliquait au dessus de la porte d’entrée, de manière à éloigner le mauvais sort. L’œil et la main on les reproduisait aussi dans le tapis traditionnel. Lors de cette grande fête, juste avant le sacrifice on faisait ingurgiter au bélier un mélange de henné et de blé en lui disant&amp;nbsp;:Nous t’engraissons dans ce bas – monde / Pour que tu nous engraisse dans l’autre &amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3428430&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/00/332568235.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Fatna Gbouri: L'oeil et la main&lt;/span&gt; 1987&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La main dont nous parle Gbouri est déjà représentée dans les peintures rupestres d’Afrique du Nord. Comme la main punique, la &lt;em&gt;hamsa&lt;/em&gt; est bénéfique, presque sacrée&amp;nbsp;: associée au chiffre cinq, elle en acquiert les vertus Une femme s’exclamant devant la beauté d’une mariée peinte par Gbouri&amp;nbsp; ne dira pas qu’ «&amp;nbsp;elle est belle&amp;nbsp;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Mais «&amp;nbsp;&lt;em&gt;khamsa ou khmis&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; (cinq et jeudi sur elle&amp;nbsp;!)&amp;nbsp;; jeudi étant le cinquième jour de la semaine. La &lt;em&gt;hamsa&lt;/em&gt; protège de l’œil. Et la main protège contre l’œil, la langue et le destin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans les derniers tableaux de Gbouri l’œil et omniprésent mais aussi la main&amp;nbsp;: cette &lt;em&gt;khamsa&lt;/em&gt;qui entraine dans les profondeurs du symbolisme de la fécondité, formulée d’une manière très variée suivant les civilisations. Ce thème apparaît dés les premières manifestations figuratives de la préhistoire, comme en témoignent les empreintes de mains sur les parois des grottes préhistoriques. Dans quelle mesure les symboles peuvent – ils traverser les millénaires en filiation continue&amp;nbsp;? On possède dans l’ancien monde de très nombreux témoignages qui joignent de siècle en siècle les confins de l’âge de bronze au monde actuel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3428438&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/2424265945.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Fatna Gbouri: Sans titre 1987&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les signes et les symboles qui sont profondément ancrés dans l’imaginaire collectif, remontent spontanément à la surface de l’acte créateur, parce qu’ils constituent une composante essentielle de l’identité culturelle de l’artiste. Il s’inspire du stock de la mémoire visuelle des tapis et des bijoux berbères, mais aussi de la coutume qui consiste à se teindre les pieds au henné, en certaines occasions rituelles. Cette coutume remonte loin dans l’histoire&amp;nbsp;: le nom par lequel les Egyptiens désignent les occidentaux qui les attaquaient souvent du 3&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; millénaire au 15&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, était &lt;em&gt;Tahénnou&lt;/em&gt;qu’Ossendowsky traduit par «&amp;nbsp;ceux du henné&amp;nbsp;». Les artistes s’inspirent aussi du tatouage qui était à l’origine une amulette permanente sur la peau. Ce qui prouve que le tatouage avait une signification magique de protection contre le mauvais œil.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3428444&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/3157080221.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Fatna Gbouri: Bleu d'absinthe, 1987&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; «&amp;nbsp;Jaune&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;bariolée&amp;nbsp;» la mariée est omniprésent chez l’artiste, avec sa cérémonie du henné, entourée de fleurs, symboles d’amour et de renouveau, comme on le constate dans ce chant nuptial des plaines atlantique d’où est originaire notre artiste&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous sommes dans une nuit lunaire&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C’est la nuit du bien aimé&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le henné tombe dans le lait&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous sommes dans la nuit du parcours&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le henné tombe dans la cour...&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Chante une chikhate.&amp;nbsp; Un cavalier des Abda se lève alors et lui passe un collier de billets de banque au milieu des applaudissements puis se tournant vers ses compagnons, il entonne&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ô gens des Abda aujourd’hui c’est la fantasia&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette vie s’en va, c’est vers la mort qu’elle s’en va.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Jouissons doc du toast qui fait rougir les joues,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Jouissons donc du toast qui fait briller les yeux&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;La &lt;em&gt;chikhate&lt;/em&gt; lui réplique&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ô mon cher, ne me ferme pas la porte de ton jardin,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times ne
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        <title>Walter Benjamin : Port-Bou point final</title>
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        <updated>2012-01-29T14:37:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-29T14:37:00+01:00</published>
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          &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3409017&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://sbonnery.hautetfort.com/media/01/00/2493125962.jpg&quot; alt=&quot;philosophie, arts&quot; /&gt;En juin 1940, Walter Benjamin quitte Paris. Il prend la direction de Lourdes, en compagnie de sa sœur Dora. En août, il est à Marseille où il obtient son visa pour les Etats-Unis. Le 25 septembre, avec un groupe de réfugiés allemands, il arrive à Port-Vendres où il entre en contact avec la militante Lisa Fittko qui peut faire passer le groupe en Espagne. Ils arrivent à Port-Bou le 25 au soir. «Dans une situation sans issue, je n'ai d'autre choix que d'en finir», écrit-il à son amie Henny Gurland qui est du voyage. Face au refus des policiers espagnols de le laisser franchir la frontière, Walter Benjamin se suicide le 26 septembre en absorbant une forte dose de morphine. «C'est dans un petit village des Pyrénées où personne ne me connaît (que) ma vie va s'achever».&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le labyrinthe.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;Cette dernière lettre est présentée dans l'exposition que &lt;a href=&quot;http://www.mahj.org/fr/index.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le musée d'art et d'histoire du judaïsme de Paris&lt;/a&gt; consacre aux archives de Walter Benjamin jusqu'au 5 février 2012. Pour qui en douterait encore, elle montre la place centrale qu'occupa le philosophe, écrivain et critique dans la vie intellectuelle du XXe siècle en Europe. Cet Allemand s'était épris de la langue française. On lui doit des livres majeurs sur Charles Baudelaire et Marcel Proust.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ses écrits, en français ou en allemand, forment une constellation unique en son genre : réflexions sur l'art, la littérature, mais aussi la nature et le statut de l'objet. Walter Benjamin était un penseur libre et un créateur hors norme. L'exposition le montre collectionneur et archiviste méticuleux. Au point que cette obsession est devenue un pilier de son œuvre protéiforme. D'une écriture «micrographique», il a noté, répertorié, transcrit, jeté des ponts entre les cultures française et allemande, tissé un réseau d'intelligences et de questionnements. Le labyrinthe Walter Benjamin impressionne.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-3409018&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://sbonnery.hautetfort.com/media/00/01/3543822234.jpg&quot; alt=&quot;philosophie, arts&quot; /&gt;Les amitiés.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;A côté de ses archives personnelles, l'exposition présente l'homme à travers, cette fois, le réseau des amitiés : les philosophes Gershom Scholem, Hanna Arendt et Theodor Adorno, le dramaturge Bertold Brecht, la photographe Gisèle Freund, la libraire Adrienne Monnier, l'écrivain Sylvia Beach... Cette liste donne la mesure de l'intellectuel que fut Walter Benjamin, au carrefour des savoirs de son temps.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A Gretel Adorno - la femme de Theodor - il écrit de Lourdes le 19 juillet 1940 qu'il n'a rien emporté de ses manuscrits, lui qui avait si soigneusement rassemblé ses travaux. Il lui confie qu'il a seulement pu prendre son masque à gaz et ses effets de toilette. Et «j'ai emporté un seul livre : les mémoires du Cardinal de Retz».&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A Port-Bou, son point final, Walter Benjamin est mort dans le dénuement. Annonçant le décès de leur ami à Gershom Scholem, Hanna Arendt écrit : «Les juifs meurent en Europe. Et on les enterre comme des chiens...»&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;strong&gt;@serge bonnery&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;em&gt;article paru dans L'Indépendant&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;du 28 janvier 2012&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Le futur du vélo</title>
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        <updated>2012-01-16T05:54:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-16T05:54:00+01:00</published>
        <summary>  A l'initiative de la mairie de Bordeaux, Cyclab est une&amp;nbsp;rencontre...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l'initiative de la mairie de Bordeaux, Cyclab est une&amp;nbsp;rencontre internationale inédite destinée à penser le futur du vélo dans la ville durable de demain.&lt;/strong&gt; Le vendredi 10 février 2012, Cyclab réunira les acteurs du monde du vélo urbain&amp;nbsp; industriels et intellectuels, usagers et associatifs, designers et collectivités locales, État et professionnels du cycle.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3382246&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://opapilles.hautetfort.com/media/00/00/1242756196.jpg&quot; alt=&quot;bordeaux,vélo,transport,ville,urbanisme,arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Programme :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Quelle place pour le vélo dans la crise ?&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; avec Jean-Luc Saladin,élu du Havre, médecin : &quot;Le vélo, fil d'Ariane pour comprendre la crise&quot; et Nicolas Mercat, cabinet Altermodal, &quot;Le poids économique du vélo&quot;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Culture urbaine et vélo&lt;/strong&gt;, une ville cyclable est une ville créative : communication, graphisme, art... se saisissent du vélo comme élément constitutif de la culture urbaine et proposent son avenir.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cyclab’idée, Philippe Starck présente l'esquisse du vélo de Bordeaux &lt;/strong&gt;élaboré en tenant compte de &quot;Dessine-moi un vélo urbain&quot;. Présentation du prototype du tricycle Vel'hybre des étudiants de l'IUT génie matériaux, Université de Bordeaux I.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;En exclusivité : le plan national vélo&lt;/strong&gt; présenté à Paris le 26 janvier à l’Assemblée nationale.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
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            <name>elhajthami</name>
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        <title>Nostalgie des origines</title>
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        <updated>2012-01-07T12:13:36+01:00</updated>
        <published>2012-01-07T12:13:36+01:00</published>
        <summary>     En ce début 2012,        Mustapha BELKOUCH éxpose à Toulouse...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;En ce début 2012,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Mustapha BELKOUCH éxpose à Toulouse &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3373479&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/1099450036.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'artiste paysagiste mustapha Belkouch présente,e&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;n ce moment-même, &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt; une grande exposition de ses oeuvres à Toulouse : souhaitons grand succès à cette exposition qui ouvre l'année 2012, en même temps qu'une nouvelle étape dans la vie de l'artiste.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2182127&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/489543088.jpg&quot; alt=&quot;superbe.jpg&quot; name=&quot;media-2182127&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Le désert n'est plus un paysage, c'est la forme pure qui résulte de l'abstraction de toutes les autres.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Flamboiement de lumière, écriture cristalline&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Les paysages de Belkouch me rappellent étrangement une visite au Sahara l'hiver. C'était à«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Foum&lt;/em&gt; El Oued&amp;nbsp;», le delta de la Séguier el Hamra, avec ses méandres d'eaux dormantes aux reflets d'acier serpentant vers la mer.. Ce paysage austère et pluvieux revêt des allures poétiques pour l'épilogue d'un chant nomade :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;em&gt;Nos gîtes de campagne,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;em&gt;Sont dressés là - même où sont nos racines&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;em&gt;Sur cette étendue désertique&amp;nbsp; frappée d'éclaires.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;em&gt;Doux rêve d'hiver, sous&amp;nbsp; la fine pluie et sous la tente&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;em&gt;Parfum d'herbes sèches, s'évaporant du milieu des oueds.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;em&gt;Lointaines rumeur des bêtes sauvages.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;em&gt;Cérémonial de thé, entre complices de l'aube.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;em&gt;Crépitement de flammes consumant des brindilles desséchées&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;em&gt;Et avec le jour d'hiver qui point&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;em&gt;Chaque amant rejoint la tente des siens.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Cette vision du désert comme centre de rayonnement mystique et comme source d'inspiration nous est aujourd'hui confirmé par l'artiste lui-même&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Mon travail est comme une thèse en mouvement. La transformation et l'évolution se font dans le temps (pas d'arrêt sur un style ou de techniques particulières). La quête doit être totale, sans cesse remise en question et au fur et à mesure proposée au public. Je propose une expression de mon énergie intérieure, avec tout ce que cela comporte de tâtonnements,&amp;nbsp; de recherches dans les &amp;nbsp;rapports des formes par rapport au vide qui composent mes tableaux.L'idée de représenter le désert est un objectif car il est le représentant de tout ce à quoi j'aspire : la puissance, l'émotion à l'état brut. &amp;nbsp;Cet extrait du livre Amérique &amp;nbsp;de Jean Baudrillard i résume bien l'idée que le désert ne peut-être que le support idéal pour réaliser une œuvre abstraite)&amp;nbsp;: l'émerveillement de la chaleur y est métaphysique. Les couleurs mêmes, pastels bleus, géologique, intemporelle. La minéralité du sous-sol y fait surface dans des végétaux cristallins. Tous les éléments naturels y sont passés à l'épreuve du feu. Le désert n'est plus un paysage, c'est la forme pure qui résulte de l'abstraction de toutes les autres.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-2182090&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/02/265613212.jpg&quot; alt=&quot;abdelkader.jpg&quot; name=&quot;media-2182090&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ardence de glace et de feu, de Mustapha BELKOUCH&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Il y a longtemps que j'ai rêvé de ce tableau que nous propose BELKOUH: ardente lumière soupoudrée d'or...Un art dense qui nous fait danser, penser, rêvasser. Danse de couleurs et de lumière.Musique du silence et des prières.De glace et de feu, d'ombre et de lumière le travail de Mustapha Belkouch est absolument étonnant et poétique. Ardeurs, ardence, ardentes amours.Flamboiement de lumière, écriture cristalline.Il me fait penser un peu à la gestalt théorie de ce magicien vers lequel m'avait conduit alors que je n'étais qu'enflant un dénommé Abdallah &quot;&lt;em&gt;jahel&lt;/em&gt;&quot;(l'enragé), un type fort puissant tout en muscle qui avait fait le figurant dans le film de Massist. Il voulait savoir si sa femme ne l'avait pas trahi et le sorcier lui avait demandé de ramener un enfant au regard innocent pour déchiffrer son avenir. Une fois chez le voyant entouré des livres jaunes de la magie celui -ci s'est mis à enduire un œuf de smakh et à la fin il me l'avait mis entre les mains en me demandant de regarder attentivement au reflet de la lumière ce que signifie pour moi les ondoiement d'ombre et de lumière à la surface de l'œuf et j'y décelais comme sur les oeuvres de Belkouch, des montagnes, des paysages , des personnages...Et il m'avait alors suggéré de raconter le film qui se déroulait sous mes yeux à la surface de l'œuf! Tout ce dont je me souviens maintenant c'est que j'avais dit au Massist de notre quartier que je voyais sa bien aimée en train d'escalader une falaise et le sorcier de commenter qu'elle est certainement en train de voyager dans un monde imaginaire....&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2180042&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/1242972943.JPG&quot; alt=&quot;bekouch4.JPG&quot; name=&quot;media-2180042&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Ondoiements d'ombre et de lumire,(cendres) Mustapha BELKOUCH&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Le mercredi 23 décembre, j'écris à nouveau à Mustapha Belkouch&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;J'ai retrouvé hier un autre souvenir d'enfance complètement oublié&amp;nbsp;: c'est curieux de voir comment mon enfance se télescope avec ton travail...J'ai rencontré Fatima que j'ai connue dans mon enfance. Elle est maintenant une femme précocement vieillie s'adonnant assidument à la prière...Elle me rappelle un souvenir oublié en rapport avec sa mère que nous appelions affectueusement «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Mouizigha&lt;/em&gt; » &amp;nbsp;et qui n'est plus de ce monde probablement depuis fort longtemps. C'était une voisine et une amie à ma mère chez qui enfant je me réfugiais à chaque fois que je commettais une farce. Pour éviter d'être puni, je passais sous la chaleur de son toit hospitalier et affectueux, les nuits sombres de l'hiver.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2180745&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/911165125.JPG&quot; alt=&quot;2008 Sans titre technique mixte sur bois médium 22x27 cm292Ko.JPG&quot; name=&quot;media-2180745&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Médium nocturne, bétyle de glace, Mustapha BElkouch&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Elle m'amenait souvent à son bled dénommé &lt;em&gt;Ifran&lt;/em&gt; et situé à l'emplacement actuel de l'aéroport de Mogador. Fatima me dit maintenant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les voisines à qui nous faisions visiter notre &lt;em&gt;Ifran&lt;/em&gt; n'en revenaient pas une fois sur place&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Nous croyons que nous allons visiter un &lt;em&gt;Ifran&lt;/em&gt; de verdure, mais nous n'avons trouvé qu'un &lt;em&gt;ifran&lt;/em&gt; de pierrailles&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» En effet, en berbère le terme &lt;em&gt;ifran&lt;/em&gt; signifie l'oasis de rosiers et de lentisques qui se développe à l'ombre d'un vieux caroubier au voisinage d'un puits ou d'une source avec des laveuses de linges sur dalles de pierres lisses chantonant de beaux refrains au cliquetis de leurs bracelets mêlé au coassement des crapauds et des grenouilles. Une espèce de paradis d'ombre et de lumière semblable à ceux qui surgissent de l'inconscient de Mustapha Belcouch comme des souvenirs estompés à multiple interprétations. L'artiste retrouve aussi ses souvenir d'enfance à la volupté indéfinissable voir insaisissable&amp;nbsp;: des montagnes bleutées, des ciels azurées, des vallées enflammées. Une nostalgie des origines&amp;nbsp;: voila ce que nous révèle l'œuvre de Belkouch. On peut penser aux estompes asiatiques à l'ère glacière, moi son œuvre me fait revenir à mon enfance dans les montagnes berbères. A chacun sa lecture de Belkouch, une œuvre plutôt tournée vers les horizons intérieurs.Amoncellements de blocs de glaces bleu nuit au bord d'un précipice d'une faille...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2180087&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/539071812.JPG&quot; alt=&quot;bekouch10.JPG&quot; name=&quot;media-2180087&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Précipice et faille de glace..Mustapha BELKOUCH&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Pour moi, l'&lt;em&gt;ifran&lt;/em&gt; de &amp;nbsp;pierrailles était plutôt un petit coin du paradis de mon enfance, oublié certes, mais où germe cette flamme poétique qui continue notre vie durant à nous insuffler cette ardeur intérieur, cette méditation des profondeurs, semblable à celle qui fait produire à Belkouch ces œuvres si énigmatiques et mystérieuses à travers lesquelles il tante de nous transmettre l'indicible qui l'habite&amp;nbsp;: c'est de cet inconnu rêvé qu'il s'adresse à nous. Lui aussi, tente par sa peinture de retrouver le temps perdu de son enfance à travers ces couleurs chaudes, transparente à la légèreté éthérée ...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Il y a longtemps aussi que j'ai rêvé que je me suis perdu dans de pareilles banquises que nous propose BELKOUCH: c'était à la suite de la vision de Charlie Chapline se débattant au - dessus du gouffre;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;sa pauvre cabane de bois&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;menaçant à tout moment de se précipiter dans le sombre vide de glace ...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2180048&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/2004249279.JPG&quot; alt=&quot;bekouch5.JPG&quot; name=&quot;media-2180048&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ksours,Mustapha BELKOUCH&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Jaune safran, aube dorée, trace de henné, sacrifice, rêve brumeux&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Une fois me raconte Fatima, Mouizigha avait acheté au souk des Ida Ou Gord, un petit âne au pris de 1200 réaux (60 DHS actuels), juste pour te permettre de gambader entre les enclos d'épines de nos champs...Tu passais ainsi la journée avec ton petit âne au point d'en attraper une terrible fièvre et de nous faire peur en nous disant au fond de ta sieur et de ton délire&amp;nbsp;: je vais mourir, je vais mourir...&amp;nbsp;» Vision cramoisie, enfiévrée du monde...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2180738&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/805891675.JPG&quot; alt=&quot;Sirocco.JPG&quot; name=&quot;media-2180738&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Sirocco, ardentes amours, Mustapha BELKOUCH&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;cet &lt;em&gt;ifran&lt;/em&gt; de pierraille , cet &lt;em&gt;ifran&lt;/em&gt; disparu sous le bitume de l'aéroport, représentait pourtant pour moi un petit coin de paradis que je parcourais accroché à la crinière de mon petit bourricot le regard rivé aux sentiers lumineux, entouré de palmiers nains, d'arganiers rabougris, de fleurs sauvages. «&amp;nbsp;Tu mantais aux branchages d'un figuier pour en recueillir des figues à peine éclose, des figues loin d'être mûres&amp;nbsp;». Me dit Fatima. On devait être au tout début du printemps ou même au cœur de l'hiver comme maintenant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2180827&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/1875276879.JPG&quot; alt=&quot;lunaire 2.JPG&quot; name=&quot;media-2180827&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;La nuit lunaire de Mustapha Belkouch&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Je crois que c'est de semblables souvenirs qui sont à l'origine de l'œuvre de Belkouch, une nostalgie indéfinissable qui l'habite en permanence et qu'il essaie d'exprimer par ces formes et ces couleurs d'une tendresse indéfinissable. On est caressé interpelé sans savoir exactement de quelle nostalgie des origines il nous parle, de lui-même mais aussi de nous...En ce moment il pleut et de la forêt voisine les paysans arrivent en ville avec des sacs plein d'escargot, ces mollusques ont aussi la couleur tendre et transparente des toiles de Belkouch. Ils ont aussi la couleur de notre enfance, lorsque sous la pluie battante nous parcourions les sous bois dense des eucalyptus et des mimosas, à la recherche des précieux escargots qui se meuvent en dehors de leur tanière sous les brindilles et au milieu des petites pousses. C'est à de semblables sensations liquides et chaleureuses auxquelles nous convie Belkouch, des sensations poétique et colorées comme un rêve qu'on ne peut reproduire par un franche figuratif...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Le soir du 23 décembre je fait le lien entre le travail de Belkouch et les rêveries poétiques de Bachelard sur l'eau, le feu et les quatre éléments des alchimistes&amp;nbsp;; Calligraphie japonaise, coulée de glace et de feu, montagne de neige tourmentée, jaune safran, aube dorée, trace de henné sacrifice, rêve brumeux. Ce n'est pas une pure abstraction, ce que nous propose Belkouch&amp;nbsp;: sa peinture est une peinture de la mémoire faite traces qui suggère des formes concrètes en pointillé, et nous invite ainsi à la rêverie Bachelardienne au bord de l'eau et du feu... Des paysages, des traces humaines. C'est-à-dire un sens, des significations en même temps qu'une esthétique des formes et des couleurs&amp;nbsp;; Cette&amp;nbsp; rêverie dorée et blafarde faite peinture porte sur le feu et l'eau, c'est-à-dire les éléments primordiaux de la création minérale et volcanique. Oui, harmonie des formes plastiques aux allures musicales.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2180084&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/02/1880707568.JPG&quot; alt=&quot;bekouch8.JPG&quot; name=&quot;media-2
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            <name>Tika</name>
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        <title>STYL IS TIKA VOUS SOUHAITE UNE TRES BONNE ANNEE 2012</title>
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        <updated>2012-01-02T17:21:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-02T17:21:00+01:00</published>
        <summary>    &amp;nbsp;  &amp;nbsp;    STYL IS TIKA VOUS SOUHAITE UNE EXCELLENTE ANNEE 2012...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://stylistika.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3366182&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://stylistika.hautetfort.com/media/00/00/1234181089.JPG&quot; alt=&quot;P1020789-1.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993366; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;STYL IS TIKA VOUS SOUHAITE UNE EXCELLENTE ANNEE 2012&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&quot;Puisque la lune croît dans le ciel, suivez non pas le mouvement général, mais votre intuition, vos propres désirs. Ce n'est pas tout. Ne gardez pas ces désirs pour vous, même sous forme de rêves ou de fantasmes, vivez-les au quotidien, à chaque moment, et tenez à les partager&quot;. Tel est mon horoscope lunaire de ELLE cette semaine&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt; ! Et telle est la mission de STYL IS TIKA, vivre sa passion au quotidien et partager. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Restez connectés STYL IS TIKA vous réserve de belles surprises pour 2012 ! On démarre l'année par une série d'interviews surprenantes..&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Crédit photo : shooting, création : Styl is Tika (merci à Michel de m'avoir rammené de Hong Kong ces bonbons Snow men qui m'ont bien inspirée. Je n'arrive pas à me résoudre à les manger ! )&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>VALERIE BERGMANN</name>
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        <title>L'Annonce aux bergers</title>
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        <updated>2011-12-29T12:49:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-29T12:49:00+01:00</published>
        <summary> &quot;Mais l'ange dit ; &quot; Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://valeriebergmann.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&quot;Mais l'ange dit ; &quot; Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, que sera celle de tout un peuple : Aujourd'hui est né un Sauveur, qui est Christ Seigneur, dans la ville de David. ET ceci vous servira de signe : Vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche.&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;El Greco &amp;nbsp;&quot;L'Adoration des bergers&quot; 1605 (Musée du Prado, Madrid)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3360777&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://valeriebergmann.hautetfort.com/media/01/01/1542209808.jpg&quot; alt=&quot;Jésus, crèche, bergers, arts, El greco, le prado&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Maniérisme _ Clair-Obscur&lt;/p&gt;
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            <name>Opapilles</name>
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        <title>Les Sardanistes de Sorède</title>
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        <updated>2011-12-11T06:18:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-11T06:18:00+01:00</published>
        <summary> La fresque &quot;les Sardanistes de Sorède&quot; par l'artiste sorédien Leslie DYKES....</summary>
        <content type="html" xml:base="http://opapilles.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;La fresque &quot;les Sardanistes de Sorède&quot; par l'artiste sorédien Leslie DYKES. &lt;br /&gt;Peinte en juillet 2010 à la demande de la commune de Sorède dans les Pyrénées Orrientales, cette fresque orne désormais le mur de l'Office du Tourisme du village. Il réunit les éléments caractéristiques de la culture sorédienne : la sardane, la viticulture, les oliviers, les Albères.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/qYLV_tUzhZk&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Leslie DYKES est né en 1937 à Londres. Formé à l'école des beaux-arts de sa ville natale. Il a réalisé de très nombreuses fresques tout au long de sa carrière. Il vit et travaille à Sorède (Pyrénées-Orientales) depuis plus de 25 ans.&lt;br /&gt;Musique : Sardane &quot;Sureda&quot;, composée par Xavier Molina, interprétée par la Cobla Les Casenoves.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>elhajthami</name>
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        <title>Tabal, l'Africain</title>
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        <updated>2011-12-09T15:09:21+01:00</updated>
        <published>2011-12-09T15:09:21+01:00</published>
        <summary>     Mohamed Tabal    Abdelkader Mana&amp;nbsp;: -On raconte qu’au nord...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3329852&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/02/1695972526.jpg&quot; alt=&quot;arts,psychothérapie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mohamed Tabal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Abdelkader Mana&amp;nbsp;: -On raconte qu’au nord d’Essaouira, existait un figuier hanté par un serpent auquel les femmes des gnaoua présentaient des offrandes. Elles organisaient une fête saisonnière sous cet arbre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mahmoud Guinéa&amp;nbsp;: - C’est Sidi Abderrahman. Depuis l’âge de douze ans, je m’y rendais en pèlerinage avec tous les gnaoua d’Essaouira. Chaque année on y festoie durant sept jours à partir du septième jour de la fête du sacrifice. De leur vivant nous y &amp;nbsp;accompagnaient&amp;nbsp; les serviteurs, &lt;em&gt;lakhdam&lt;/em&gt;, ainsi que la troupe des gnaoua . Il y avait un lieu où on dansait en transe, où on organisait cette fête annuelle, &amp;nbsp;immolant sous cet arbre hanté par un grand serpent qu’on appelait Sid –El- Hussein. On l’encensait et on tombait en transe. Lors du rituel cette créature sortait mais sans faire de mal à personne. J’ai accompagné les Gnaoua &amp;nbsp;près d’une vingtaine d’années à ce sanctuaire de Sidi &lt;em&gt;Abderrahman Bou Chaddada.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Abdelkader Mana&amp;nbsp;:- Parler de ce figuier nous amène tout naturellement à évoquer le &lt;em&gt;gunbri&lt;/em&gt; . Ton père, que Dieu ait son âme, m’a appris deux choses à ce propos&amp;nbsp;; que les Gnaoua ont deux instruments à cordes&amp;nbsp;:&amp;nbsp; &lt;em&gt;aouicha&lt;/em&gt; – qu’il fabriquait devant moi- et le &lt;em&gt;gunbri.&lt;/em&gt; Et que celui qui n’a pas pratiqué &lt;em&gt;aouicha&lt;/em&gt;, ne devait pas toucher au &lt;em&gt;gunbri&lt;/em&gt;. Et votre père, que Dieu ait son âme, d’ajouter&amp;nbsp;que les premiers Gnaoua confectionnait leur &lt;em&gt;gunbra &lt;/em&gt;à base d’une grande courge évidée et desséchée. Mais quand ils ont découvert que le figuier donnait de meilleurs résonances&amp;nbsp;; ils ont commencé dés lors à en fabriquer leur &lt;em&gt;gunbri&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3332683&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/4257022591.jpg&quot; alt=&quot;arts,psychothérapie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mohamed Tabal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mahmoud Guinéa&amp;nbsp;:-Dans le temps les premiers gnaoua étaient venus avec un &lt;em&gt;gunbri&lt;/em&gt; &amp;nbsp;à base de courge comme tu as dit, confectionné d’une manière africaine. Après quoi ils ont adopté le figuier pour sa belle résonance, sauf que sont instrument est habité, hanté, &lt;em&gt;maskoun&lt;/em&gt;. Son maniement nécessite purification. On ne doit pas y toucher en état d’ivresse. Car le figuier s’est sanctifié par les nombreuses années qu’il est resté sur cette terre avant d’être coupé pour en faire le &lt;em&gt;gunbri&lt;/em&gt;. Donc, elle est déjà habitée, hantée, &lt;em&gt;maskouna. &lt;/em&gt;Le &lt;em&gt;maâlem &lt;/em&gt;lui accorde toute son attention en l’encensant. Le &lt;em&gt;gunbri &lt;/em&gt;vieillit aussi&amp;nbsp;: passé quarante ans, il se met à résonner tout seul quand tu le suspend au mur. Il parle tout seul la nuit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Malika Guinéa&amp;nbsp;: -Tu sens comme si quelqu’un raclait ses cordes. Le tambour, bouge lui aussi. Tu entends sa résonance. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mahmoud Guinéa&amp;nbsp;: -Pendant longtemps les instruments des maîtres disparus sont restés dans la zaouïa comme des antiquités sacrées auxquelles personne n’osait toucher. On se contenter de les visiter pour en recueillir la baraka. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Abdelkader Mana&amp;nbsp;: -Lorsque j’écrivais mon livre sur les Gnaoua, l’un des &amp;nbsp;&lt;em&gt;maâlem &lt;/em&gt;, Paka que Dieu le guérisse ou Guiroug, m’a raconté qu’enfants ils se rendaient à la zaouia de Sidna Boulal, où ils rejoignaient Mahmoud Guinéa et ils allaient ensuite confectionner &lt;em&gt;aouicha,&lt;/em&gt; la petite guitare à table d’harmonie en zinc qui leur servait à s’exercer avant de jouer au &lt;em&gt;gunbri.&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mahmoud Guinéa&amp;nbsp;: -On était alors en période d’apprentissage&amp;nbsp;: dés notre prime enfance, on était des amateurs de Gnaoua. On confectionnait notre instrument en se servant du zinc en guise de table d’harmonie et du nylon en guise de cordes. Et on se servait des boîtes de conserve de sardines pour confectionner les crotales. Et on allait s’amuser ainsi au village de Diabet. Une fois, alors que nous étions encore tous jeunes, la tombée du jour nous a surpris dans la forêt de Diabet où nous nous sommes mis à scander &lt;em&gt;Charka Bellaydou&lt;/em&gt;, une devise des gens de la forêt. Très sérieusement, dés que nous avons entamé ce chant, nous apparu alors, surgissant de nulle part, une sorte de Kinko A l’apparition de cette énorme créature, nous prîmes la poudre des escampettes. Fil blanc, fil sombre était la lumière dans les jardins de Diabet, près de l’oued.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3332694&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/02/2591580583.jpg&quot; alt=&quot;arts,psychothérapie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mohamed Tabal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Abdelkader Mana&amp;nbsp;: -Au début tu accompagnais ton père , que Dieu ait son âme, en simple &lt;em&gt;qraqbi &lt;/em&gt;(joueur de crotales) . Ton père jouait du &lt;em&gt;gunbri&lt;/em&gt; et tu as commencé tout jeune en tant que &lt;em&gt;qraqbi &lt;/em&gt;et en tant que &lt;em&gt;jeddab&lt;/em&gt; (danseur rituel). Tu jouait &lt;em&gt;Kouyou&lt;/em&gt;, la partie ludique du rituel. Un jour ils t’ont préparé une &lt;em&gt;gasaâ&lt;/em&gt;(plat de couscous) pour te reconnaître en tant que maître de la nuit et du &lt;em&gt;gunbri.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mahmoud Guinéa&amp;nbsp;: -A la zaouïa, ils m’avaient préparé une grande &lt;em&gt;gasaâ&lt;/em&gt;, de couscous, semblable à celle des Regraga décorée de bonbons, d’amandes et de noix. Les Gnaoua étaient encore tous vivants. Ils m’ont béni et j’ai commencé à jouer. Mon jeu leur a plu. C’est de cette manière qu’ils m’avaient reconnu en tant que &lt;em&gt;maâlem.&lt;/em&gt; Ce n’est pas le premier venu qu’on recrutait ainsi. N’importe quel profane, apprenant sur cassette, se prétend maintenant &lt;em&gt;maâlem. &lt;/em&gt;Pour le devenir vraiment, il faut l’avoir mériter à force de peines. &lt;em&gt;Maâlem &lt;/em&gt;, cela veut dire beaucoup de choses. Il faut être vraiment initié à tout ce qui touche aux Gnaoua&amp;nbsp;: apprendre à danser Kouyou,à jouer du tambour, à chanter les Oulad Bambara , a bien exécuter les claquettes de la &lt;em&gt;noukcha &lt;/em&gt;. Il faut savoir tout jouer avant de toucher au &lt;em&gt;gunbri, &lt;/em&gt;qu’on doit recevoir progressivement de son maître. Maintenant, le tout venant porte le &lt;em&gt;gunbri&lt;/em&gt; et le tout venant veut devenir &lt;em&gt;maâlem.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Sans le vouloir, je deviens un autre en jouant du tambour...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3332708&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/301756792.jpg&quot; alt=&quot;arts,psychothérapie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mohamed Tabal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Malika (sa femme) :-Parce que la &lt;em&gt;aâda &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;(ou procession)&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;est comme une invitation des esprits. Dés qu’on sort pour faire rentrer la procession à la maison&amp;nbsp;; on y amène en même temps les esprits avec soi. On les invite pour ainsi dire à la &lt;em&gt;lila ,&lt;/em&gt; la nuit rituelle, la nuit de transe&amp;nbsp;: la plupart des gens rentrent en transe dés cette phase préliminaire de &amp;nbsp;la &lt;em&gt;aâda&lt;/em&gt;&lt;em style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;,&lt;/em&gt;où l'on joue uniquement du tambour, cette voix des dieux africains.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mahmoud a tout pris de son père&amp;nbsp;: le &lt;em&gt;gunbri&lt;/em&gt;, les crotales, les &lt;em&gt;kouyou&lt;/em&gt;, la patience au moment de la transe, comment conduire la &lt;em&gt;lila. &lt;/em&gt;Il a tout pris de son père.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mahmoud&amp;nbsp;:-Cela se pratique avec sérieux, avec cœur, et de bonne foi. C’est une énergie qui nous vient d’en haut. Un don de Dieu. Lui seul &amp;nbsp;nous accorde cette force qui nous appartient. La transe n’est pas un apprentissage&amp;nbsp;: c’est quelque chose qu’on a dans son sang, un don accordé par Dieu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Malika&amp;nbsp;:-Il vit cette musique depuis l’âge de sept ans. Il accompagnait son père quand celui-ci se rendait chez les &lt;em&gt;moqadma &lt;/em&gt;, pour le sacrifice qui précède la &lt;em&gt;lila &lt;/em&gt;. Il rentrait en transe. oui, dés &amp;nbsp;l’âge de sept , huit ans. Depuis toujours, il a vu sa &amp;nbsp;maman accueillir les possédés. Elle les reçevait à la maison pendant une semaine, quinze jours jusqu’à ce qu’ils guérissent . On organisait &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;tout le temps &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;des &lt;em&gt;lila &lt;/em&gt;à la maison ….&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3330777&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/00/2918642654.jpg&quot; alt=&quot;arts,psychothérapie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mohamed Tabal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Abdelkader Mana&amp;nbsp;: Quel type de clientèles vous recevez ?&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Malika&amp;nbsp;:-Le premier cas est celui de cette femme qui fait des cauchemars la nuit. Elle n’acceptait pas les hommes qui la demandaient en mariage. Elle n’aimait pas du tout les hommes. Sa mère me l’a amené en consultation. Elle avait 28 ans. Les esprits m’ont indiqué que c’est eux – mêmes qui l’empêchaient de se marier pour&amp;nbsp; qu’ils la possèdent. L’esprit qui la possède l’empêche de se marier pour qu’elle devienne son épouse. Nous lui avons organisé une &lt;em&gt;lila &lt;/em&gt;mais son esprit a refusé en disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;cette femme doit m’épouser ou me servir.&amp;nbsp;» Mais elle refusait de servir. Elle a néanmoins organisé la &lt;em&gt;lila &lt;/em&gt;en disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je donnerais tout ce qu’on me demande, Le financement n’est pas un problème &quot;.Elle a de l’argent. Elle fera tout ce qu’on lui demande pourvu qu’on la délivre et qu’elle se sente mieux. Elle n’aimait plus la maison&amp;nbsp;: elle voulait s’enfuir, fuguer. La première &lt;em&gt;lila &lt;/em&gt;est passée, la seconde et la troisième. Après quoi elle est guérie. Maintenant, elle est mariée. Elle a même deux enfants. Quand elle s’est mariée et qu’elle a eu le premier enfant ,elle l'a emmené à la &lt;em&gt;tbiqa&lt;/em&gt;(l’autel des esprits). Pour le protéger on l’avait couvert des draps aux sept couleurs des esprits. Et quand elle a eu le deuxième enfant, elle l’emmena également. Maintenant elle m’envoie chaque année un sacrifice. Elle vit à Tanger. Elle est guérie.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3333153&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/1417820432.JPG&quot; alt=&quot;arts,psychothérapie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mahmoud Taba&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3333171&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/2095464204.JPG&quot; alt=&quot;arts,psychothérapie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times; color: #000000;&quot;&gt;Autoportrait réalisé par l'artiste au tout début de sa carrière en 1989&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3333181&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/4087794348.JPG&quot; alt=&quot;arts,psychothérapie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;J’ai un autre cas, celui d’une femme mariée dont le problème est qu’elle n’enfantait pas alors que son plus ardent désir est d'avoir des enfants.Et même quand elle tombait enceinte, elle finissait par perdre son bébé dans les trois mois qui suivent. Alors, elle est venue me consulter et il s’est avéré que c’est Sidi &lt;em&gt;Hammou&lt;/em&gt; qui l’a «&amp;nbsp;frappé&amp;nbsp;» au ventre en lui demandant sacrifice et &lt;em&gt;lila&lt;/em&gt;. Elle ne voulait pas organiser la &lt;em&gt;lila, &lt;/em&gt;chez elle : elle a honte de cette musique. Elle nous a donné l’argent et nous lui avons organisé la &lt;em&gt;lila &lt;/em&gt;chez nous. Quand elle est redevenue enceinte, elle est venue me voir et je lui ai recommandé de porter durant neuf mois le «&amp;nbsp;fil de laine autour du ventre» (comme ceinture protectrice). Suite à quoi, elle a donné naissance à une fillette qui a grandi maintenant. Elle aussi m'envoit offrandes et sacrifices à chaque nativité du Prophète..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3330814&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/1555214433.jpg&quot; alt=&quot;arts,psychothérapie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mahmoud Taba&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Abdelkader Mana : - Comment es-tu devenue &lt;em&gt;talaâ&lt;/em&gt;(voyante médiumnique)?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Malika&amp;nbsp;:- Auparavant j’étudiais, comme tout un chacun rêve de s’instruire. J’ai obtenu mon bac, pour poursuivre mes études en section anglaise à l’étranger. Quand j’ai obtenu le bac j’ai eu un problème avec un Monsieur de notre fratrie&amp;nbsp;: il m’a demandé en mariage alors que sa mère m’a refusé. Mais comme il est passé outre ce refus, elle m’a jeté un mauvais sort,&amp;nbsp; pour provoquer notre séparation. C’est par &amp;nbsp;ce mauvais sort, que les esprits me possédèrent .En enjambant cette magie j’ai commencé à tomber en transe et à me désintéresser de l’école. Je n’aimais plus les hommes, d’une manière générale. Les hommes, étaient devenus un problème pour moi. Je suis choquée à chaque fois que j’entends parler d’un homme qui désir demander ma main. Durant près de deux ans, nous avons consulté de nombreux docteurs psychiques&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;.&lt;/span&gt; Ma maman, que Dieu ait son âme, m’amenait chez les médecins. Franchement, je n’étais pas élevée dans une famille Gnaouie. Chez nous personne ne dansait en transe. On était tout à fait loin des Gnaoua. Quand j’ai commencé à «&amp;nbsp;tomber&amp;nbsp;» (à devenir une possédée), les gens se mirent à nous dire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il faut voir les Gnaoua, organiser une &lt;em&gt;lila&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Finalement, je ne croyais pas vraiment aux esprits. Il y avait alors dans notre voisinage une voyante qui organisait des &lt;em&gt;lila. &lt;/em&gt;Un jour, alors que je dormais, j’entends au loin le rituel de la lila se dérouler chez elle. Quand ils ont entamé la procession aux tambours, je n’ai pu m’empêcher de quitter la maison en courant, pour rejoindre dame &lt;em&gt;Jmiâ&lt;/em&gt; que Dieu ait son âme (Mon autel des &lt;em&gt;mlouk &lt;/em&gt;comprend de vieux balluchons de couleurs que j’ai hérité d’elle.Même vieux et déchirés je ne puis les jeter. J’ai des serviettes toutes neuves, mais les anciennes qui lui appartenaient&amp;nbsp;; je les garde parce qu’elle me les a légué au moment de mourir). Je l’avais alors rejoins et je me suis mise à danser en état de transe. J’ai dansé alors sur les notes du grand &lt;em&gt;maâlem&amp;nbsp; Baqbou &lt;/em&gt;. En sortant de ma transe, je me suis endormie et elle m’a mis en isolation sous le voile : «&amp;nbsp;Ma fille, me dit-elle, les esprits te réclament sacrifice et désirent que tu les serve.&amp;nbsp;» Je n’ai pas compris tout d’abord qu’est – ce que «&amp;nbsp;servir&amp;nbsp;» veut dire? J’avais&lt;strong&gt; 17 &lt;/strong&gt;ans&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt;Je suis allée voir ma mère en lui disant que &lt;em&gt;lalla Jmia&lt;/em&gt; m’a recommandé de «&amp;nbsp;servir&amp;nbsp;». Une semaine après je suis «&amp;nbsp;tombée&amp;nbsp;en transe» à nouveau et j’ai commencé à pratiquer le parler en état de transe (&lt;em&gt;kan’Ntaq&lt;/em&gt;). Les esprits se mirent à parler en moi : «&amp;nbsp;nous lui avons ordonné de nous servir, disent-ils,d’organiser une &lt;em&gt;lila &lt;/em&gt;pour devenir &lt;em&gt;moqadma.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» Je suis tombée malade et ma mère est allée voir cette voyante en lui disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Dame Jmiâ, viens voir ma fille elle s’est à nouveau évanouie.&quot;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Elle est venue et a commencé par faire parler les esprits qui me possèdent, puis elle avait dit à ma mère&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les esprits veulent qu’elle les serve.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3330824&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/3610681534.jpg&quot; alt=&quot;arts,psychothérapie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mahmoud Taba&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;«Peut-on organiser la &lt;em&gt;lila&amp;nbsp;? &lt;/em&gt;demanda ma mère, on vous donnera l’argent pour l’organiser.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; La voyante lui répondit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ils veulent certes qu’elle organise une &lt;em&gt;lila, &lt;/em&gt;mais ils veulent surtout qu’elle les serve.&amp;nbsp;».Nous avons effectivement organisé une &lt;em&gt;lila &lt;/em&gt;. Je ne pouvais plus me lever , mais après la &lt;em&gt;lila, &lt;/em&gt;je me suis sentie mieux. Un mois environ après la &lt;em&gt;lila, &lt;/em&gt;j’ai à nouveau refusé de servir. Je suis tombée malade à nouveau. Les esprits lui dirent alors&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Elle ne veut pas de nous&amp;nbsp;; il faut qu’elle ait en pèlerinage. C’est ainsi que je me suis rendue à Moulay Abdellah Ben Hsein, à Chamharouch, jusqu’à ce que
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            <name>Amaury</name>
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        <title>”Golgotha Picnic” ou ”comment gagner de l'argent avec une pièce de théâtre ?”</title>
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        <updated>2011-12-08T10:19:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-08T10:19:00+01:00</published>
        <summary>     Aussi sur Agoravox    Comme je l'ai déjà dit, je lis «&amp;nbsp;Charlie...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://mesterressaintes.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://mesterressaintes.hautetfort.com/media/00/02/101929308.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3331233&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://mesterressaintes.hautetfort.com/media/00/02/2164296591.jpg&quot; alt=&quot;société, politique, religions, christianisme, humour glacial et sophistiqué, hypocrisie, arts, Théâtre&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/golgotha-picnic-ou-comment-gagner-105847&quot;&gt;Aussi sur Agoravox&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Comme je l'ai déjà dit, je lis «&amp;nbsp;Charlie Hebdo&amp;nbsp;» toutes les semaines, moi qui suis un m&lt;em&gt;êêê&lt;/em&gt;chant réac, un fach&lt;em&gt;îî&lt;/em&gt;ste si ça se trouve, un catholique traditionnel vilain comme une teigne. Y compris celui &lt;a href=&quot;http://www.charliehebdo.fr/&quot;&gt;d'hier sur les catholiques&lt;/a&gt;, ces empêcheurs de blasphémer en rond, et de provoquer à peu de frais dans la soie, comme avec «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.theatredurondpoint.fr/saison/fiche_spectacle.cfm/110853-golgota-picnic.html&quot;&gt;Golgohta Picnic&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» (on aurait pu rajouter après ce titre «&amp;nbsp;...ta mère&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Golgotha Picnic...ta mère&amp;nbsp;» mais cela n'aurait pas été des plus fins), spectacle beaucoup plus offensif et un peu moins subtil encore contre la foi catholique que l'œuvrette de Castellucci, nouvel avatar d'une attitude aussi vieille que le catholicisme. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Parfois la critique du catholicisme ou d'une certaine forme de catholicisme, quand la foi est perverti, engendre des chefs d'œuvre, comme «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Tartuffe_ou_l%27Imposteur&quot;&gt;Tartuffe&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» ou encore «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Dom_Juan_ou_le_Festin_de_pierre&quot;&gt;Don Juan&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» de Molière, et plus près de nous «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=249.html&quot;&gt;La vie de Brian&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» des Monty Python&amp;nbsp;», ou encore l'excellent «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=4746.html&quot;&gt;Jésus de Montréa&lt;/a&gt;l&amp;nbsp;» qui est un film que personnellement j'aime beaucoup. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Entre deux dessins dans ce numéro de «&amp;nbsp;Charlie Hebdo&amp;nbsp;», dont certains sont insultants pour la foi des catholiques, mais drôles (ceux de Catherine pour ne pas la citer), et d'autres seulement injurieux et vaguement haineux sans rien d'amusant, on peut y lire un éditorial de Jean-Michel Ribes sur le rire de rébellion, le rire de révolte, &lt;a href=&quot;http://www.charliehebdo.fr/&quot;&gt;le rire de résistance&lt;/a&gt;, car il y aurait un danger de retour aux z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°) du fait des manigances catholiques, dont le mouvement «&amp;nbsp;Civitas&amp;nbsp;» (qui est loin de représenter tous les catholiques me semble-t-il). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ribes semble y prendre comme postulat que la religion catholique est encore prédominante en France, et qu'une chape de plomb pèse sur les artistes de ce fait qui subirait un arbitraire atroce.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;J'aime bien ce que fait Jean-Michel Ribes, «&amp;nbsp;Palace&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;Merci Bernard&amp;nbsp;», l'humour décalé qu'il pratique avec les personnes dont il sait s'entourer, de Desproges à François Rollin, en passant par Roland Topor ou Wolinski, son goût pour le «&amp;nbsp;non-sens&amp;nbsp;» et l'absurde. Je regrette qu'il n'ait pas encore adapté Ionesco car il le ferait très bien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;La plupart des anti-catholiques partent du même postulat que le directeur du «&amp;nbsp;Rond-Point&amp;nbsp;», mais ils sont en retard de quelques wagons, d'une soixantaine d'années pour être précis. Si plus de la moitié des français se disent encore catholiques, et assistent, mais de moins en moins aux célébrations des grandes fêtes chrétiennes, ils ne sont que 1 à 2% à pratiquer tous les dimanches, soient une infime minorité de pratique réelle (voir par ici &lt;a href=&quot;http://atheisme.free.fr/Religion/Statistiques_religieuses.htm&quot;&gt;des statistiques sur un site&lt;/a&gt; que l'on ne peut vraiment pas soupçonner de complaisance envers les catholiques). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Bien sûr, c'est un malin, Jean-Michel Ribes, un vieux renard du spectacle qui sait parfaitement comment fonctionne la société spectaculaire et s'en sert à son profit exclusif, en l'occurrence pour vendre des places pour le Théâtre du Rond-Point dont il est le directeur et qui a peur de perdre des subventions il y a peu, comme il le disait au moment de la promotion de l'opéra-bouffe, excellent par ailleurs, «&amp;nbsp;René l'énervé&amp;nbsp;» et par là &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/theatre/actualite/interview-jean-michel-ribes-rene-l-enerve-sarkozy-hollande-3443.php&quot;&gt;aussi&lt;/a&gt; bien que comme le montre ce lien, il n'y a pas de &lt;a href=&quot;http://www.lexpress.fr/informations/le-rond-point-tourne-rond_652657.html&quot;&gt;récession&lt;/a&gt; au «&amp;nbsp;Rond-Point&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Évidemment, un petit scandale de temps en temps ne fera pas de mal aux finances et permet quelques bénéfices. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une pièce qui attaque l'Islam ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Trop risqué, trop de faux frais à prévoir (police d'assurances trop élevé en cas d'incendie criminel, risque d'explosions, boîtes mail saturées d'injures etc...), risque de se faire taxer d'islamophobie, le mot à la mode en ce moment dés que l'on ose remettre en cause la fanaticophilie à l'œuvre dans les pays ayant connu le fameux «&amp;nbsp;printemps arabe&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une œuvre, avec un grand «&amp;nbsp;O&amp;nbsp;», provocatrice et tout ça sur le Judaïsme ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Encore plus dangereux pour les finances, risque de perdre l'oreille des médias, les subventions et de se faire taxer de complicité avec le Front National voire pire encore.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;A la rigueur, de quoi se plaignent les catholiques, car c'est l'occasion de remettre la personne du Christ en pleine lumière pour éviter qu'elle soit noyée sous des torrents de boue. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;C'est d'ailleurs ce que rappelle Ribes dans son texte sur «&amp;nbsp;le rire de résistance&amp;nbsp;», assez pompeux et pontifiant quand on y pense d'ailleurs rien que par le titre, les artistes auraient toujours agi ainsi, jouant la provocation systématique. Il n'a pas tort, ce genre de provocations permet de remettre les chrétiens au cœur de la cité, malgré ou à cause de la haine qu'ils subissent, haine qui à entendre ceux qui la pratiquent serait de leur faute. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Il insiste aussi l'homosexualité de Michel Ange, la conduite immorale du Caravage, et d'autres artistes ayant créé des oeuvres magnifiquement mystiques, qui auraient donc été jugés sévèrement par les catholiques, ce qui est paradoxal dans le propos. Mais là encore il a raison de le faire car cela montre que loin d'être un rouleau compresseur tyrannique contre les Arts, l'Église a laissé s'exprimer librement en son sein même des créateurs géniaux, mais eux étaient géniaux et exaltaient la beauté. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;C'est une différence majeure bien sûr qui crée un fossé sans fond avec les provocateurs à la petite semaine qui tirent sur les ambulances.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ce qui me fait dire aussi que Dieu «&amp;nbsp;écrit droit avec des lignes courbes&amp;nbsp;» comme le disait le père Le Guillou, et qu'il a de l'humour, car Ribes a contrario, a raison dans l'absolu. Et aussi car une des &lt;a href=&quot;http://mo.michelonfray.fr/chroniques/la-chronique-mensuelle-de-michel-onfray-n%C2%B0-79-decembre-2011/&quot;&gt;meilleures défenses&lt;/a&gt; au moment de l'affaire Castellucci est venu de Michel Onfray, qui pourtant «&amp;nbsp;bouffe&amp;nbsp;» du curé à tous les repas, alors que des «&amp;nbsp;penseurs&amp;nbsp;» catholiques étaient largement &lt;a href=&quot;http://www.ndf.fr/en-avant/01-11-2011/l%E2%80%99honneur-des-imbeciles#comment-6370&quot;&gt;partagés&lt;/a&gt; sur l'attitude à adopter et beaucoup plus mesurés que lui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;384&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/x3eb70&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x3eb70_monty-python-la-vie-de-brian-sous-t_news&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Monty Python - La Vie de Brian Sous-Titres FR&lt;/a&gt; &lt;em&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/Daily-Fans&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Daily-Fans&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;object width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; data=&quot;http://www.theatre-video.net/video/swf/Tg45HWAy&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;opaque&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.theatre-video.net/video/swf/Tg45HWAy&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Mohamed Tabal et les voyantes médiumniques</title>
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        <updated>2011-12-07T14:02:40+01:00</updated>
        <published>2011-12-07T14:02:40+01:00</published>
        <summary>     Pour symboliser les deux grandes fÃªtes du calendier lunaire,   Mohamed...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328129&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/2329593113.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Pour symboliser les deux grandes fÃªtes du calendier lunaire, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mohamed Tabal&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt; a peint cette fiancÃ©e au tatouage berbÃ¨re avec un croissant de lune Ã  un oeil et un bÃ©llier en dessous pour signifier la fÃªte du sacrifice, et un croissant de lune pour l'autre oeil pour symboliser la fÃªte du mouloud oÃ¹ les voyantes mÃ©diumniques des gnaoua se rendent en pÃ¨lerinage Ã  leurs lieux saints.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328104&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/2202755314.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;A lâoccasion des fÃªtes du mouloud, toutes les moqadma des Gnaoua se doivent dâorganiser une lila. Une nuit de transe. Elles effectuent &amp;nbsp;aussi le pÃ¨lerinage Ã  leurs saints protecteurs. Leurs esprits et leurs djinns. A chacune ses esprits protecteurs. Il y a celles qui sont les protÃ©gÃ©es de Sidi Ali Ben Hamdouch et de Lalla AÃ¯cha avec toutes ces variantes&amp;nbsp;: &lt;em&gt;AÃ¯cha&lt;/em&gt; la &lt;em&gt;Dghoughi&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;AÃ¯cha&lt;/em&gt; la bleu ciel, &lt;em&gt;AÃ¯cha&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Kandicha&lt;/em&gt;. Elles effectuent le pÃ¨lerinage Ã  tous ces lieux dÃ©s le premier jour de la de la nativitÃ© d ProphÃ¨te. En ce moment, on trouve les pÃ¨lerins sur les routes du pÃ¨lerinage Ã  Sidi Ali&amp;nbsp;. Ceux qui sont les protÃ©gÃ©s de Moulay Brahim, y conduisent leurs sacrifice. Il sâagit des &lt;em&gt;moqadmas&lt;/em&gt; qui doivent se rendre Ã  Moulay Brahim. Et il y a celles qui se rendent Ã  &lt;em&gt;Tamsloht&lt;/em&gt;. Ce sont les trois lieux saints auxquels elles doivent se rendre en pÃ¨lerinage.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Bien avant de rencontrer &lt;em&gt;maÃ¢lem&lt;/em&gt; Mahmoud, &lt;em&gt;Malika&lt;/em&gt; vivait Ã  Marrakech oÃ¹ elle participait Ã  des lila au mois lunaire de &lt;em&gt;chaÃ¢bane&lt;/em&gt; et Ã  la fÃªte du mouloud.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328381&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/3658962090.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Â«&amp;nbsp; La &lt;em&gt;moqadma&lt;/em&gt; nâest pas en charge de son seul Ã©tat,nous explique-t-elle&amp;nbsp;: elle se rend en pÃ¨lerinage accompagnÃ©e de ses malades. Câest ce que jâaccomplis moi-mÃªme, depuis 1985 , annÃ©e oÃ¹ jâai intÃ©grÃ© cet ordre des voyantes mÃ©diumniques alors que je nâÃ©tais encore quâune jeune fille. Je soigne les malades psychiques quâils soient hommes ou femmes. Jâai soignÃ© des femmes qui Ã©taient folles et des femmes stÃ©riles. Des filles qui nâavaient pas de chance dans leur travail. Des hommes qui ne connaissaient rien au mariage. Ils avaient peur rien quâÃ  entendre parler du mariage&amp;nbsp;!&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328405&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/3838517711.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;A la nativitÃ© du ProphÃ¨te, elle prend son balluchon de tissus de couleurs, ses autres accessoires, benjoins et encens et prend la direction de Marrakech&amp;nbsp;, pour y rencontrer ses possÃ©dÃ©s. Pour que ces derniers se portent bien, il faut quâils viennent accorder les offrandes promises aux divinitÃ©s. Ces offrandes quâils prÃ©sentent chaque annÃ©e&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328396&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/2646027898.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Â«&amp;nbsp;Il y a celui qui offre un sacrifice de bouc, il y a celui qui sacrifie un bÃ©lier, il y a celui qui sacrifie de la volaille. Il y a celui qui offre lâhabillement&amp;nbsp;: tunique noire, tunique blanche, tunique verte. Selon. Il y a celui qui a pour offrande le sucre, les bougies et tous les accessoires de la lila. Il mâest indispensable dâorganiser une lila Ã  Moulay Brahim. Mes malades mây apportent leurs offrandes ainsi que les dons en argent que jâoffre au marabout. Je&amp;nbsp; rends visite Ã  Moulay Brahim accompagnÃ©e de mes malades. Il y a des personnes qui sont empÃªchÃ©es de se rendre Ã  ce pÃ¨lerinage, parce que la femme travaille, parce quâelle est mariÃ©e et nâa pas le temps&amp;nbsp;; elle accorde son offrande Ã  la moqadma qui se charge de la porter au sanctuaire. Tel le sacrifice et autres dons en monnaie ou en semoule. En tant que moqadma je rÃ©uni toutes ces offrandes tout en demandant aux malades comment elles se sentent&amp;nbsp;? Comment elles se portent&amp;nbsp;?&amp;nbsp;Â»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328406&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/3651864703.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Pour les filles novices qui viennent dâintÃ©grer lâautel des esprits&amp;nbsp;; il leur est indispensable dâaccompagner leur voyante mÃ©diumnique Ã  Moulay Brahim.&amp;nbsp; LÃ  haut elles louent leur logis et font leur fÃªte. Elles y rÃ©unissent leurs dons quâelles vont offrir au lieu saint. Tel les sacrifices. Elles effectuent une circumambulation autour de Moulay Brahim et accordent leurs dons aux descendants du saint&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328143&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/3194907559.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Â«&amp;nbsp;AprÃ¨s le sacrifice, les descendants du saint nous accordent uniquement la tÃªte du bouc ou du bÃ©lier. Le soir on prÃ©pare le couscous avec cette tÃªte et on accorde ainsi la baraka aux esprits. On prÃ©pare aussi le repas sans sel Ã  base dâencens et de viandes fade. On prÃ©pare un autre plat de couscous autour duquel se rÃ©unissent les hÃ´tes de Dieu de passage en ces lieux saints/ Chacun a droit Ã  sa part de baraka.&amp;nbsp;Â»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328367&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/318233562.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&quot;Les descendants de Moulay Brahim nous accordent leur baraka , que nous distribuons Ã  toutes les filles qui nous accompagnent ainsi quâaux autres possÃ©dÃ©s et on garde mÃªme leur part Ã  celles qui ne sont pas venues. Cela consiste en hennÃ©, en sel, en levure, et en encens. AprÃ¨s quoi nous descendons vers la plaine en direction de Moulay Abdellah Ben Hceine.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328111&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/202085714.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- &lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Tout Ã  lâheure, tu mâavais parlÃ© de cette femme qui accorde le bouc rougeâ¦.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;- Cette femme est Â«&amp;nbsp;frappÃ©e&amp;nbsp;Â» par Sidi &lt;em&gt;Hammou&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: il dÃ©sire quâelle soit voyante et &lt;em&gt;moqadma&lt;/em&gt;. Mais ses enfants en ont honte. Chaque annÃ©e ils accordent un sacrifice au mois lunaire de &lt;em&gt;ChaÃ¢ban&lt;/em&gt; et un autre au mouloud.&amp;nbsp; Au mois de &lt;em&gt;ChaÃ¢bane&lt;/em&gt; on organise la &lt;em&gt;lila&lt;/em&gt; &amp;nbsp;chez moi&amp;nbsp;: elle tombe en transe et tout le reste. Et au mouloud je lâemmÃ¨ne avec moi Ã  Moulay Brahim. Elle y tombe en transe et doit y sacrifier et y boire du sang de son bouc. Elle reste avec moi Ã  Moulay Brahim jusquâÃ  ce quâon descend ensemble vers &lt;em&gt;Tamesloht&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img id=&quot;media-3328459&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/1458306527.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;-Pourquoi doit-elle sâabreuver de sang&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;-Parce que lâesprit Sidi &lt;em&gt;Hammou&lt;/em&gt; aime le sang. Comment a-t-elle Ã©tÃ© frappÃ©e pour la premiÃ¨re fois&amp;nbsp;? Elle a Ã©tait Â«&amp;nbsp;atteinte&amp;nbsp;Â» de nuit, en lavant du sang menstruel Ã  lâÃ©gout. En y versant de lâeau chaude sans demander la permission des esprits des lieux. Sans verser du lait. Elle fut Â«&amp;nbsp;frappÃ©e&amp;nbsp;Â» au moment oÃ¹ elle pressait ses mollets au dessus de lâÃ©gout. Elle perd conscience sur le champ. Depuis lors et durant trois annÃ©es, elle vomit du sang. Chaque fois quâelle tombe en transe, elle ressent une envie irrÃ©sistible de se mordre la peau. Elle ne sâapaise quâÃ  la vue du sang jusquâau jour oÃ¹ on me lâa amenÃ©&amp;nbsp;: en faisant Â«&amp;nbsp;monter&amp;nbsp;Â» les esprits, ceux âci lui dirent&amp;nbsp;: câest Sidi &lt;em&gt;Hammou&lt;/em&gt;qui tâa frappÃ© et voilÃ  ce que tu dois faire pour te faire pardonner. Elle organisa une lila et sâest sentie mieux. Mais lâesprit demandait davantage&amp;nbsp;: il voulait quâelle soit sa servante. Elle nâÃ©tait pas encore soumise Ã  sa volontÃ©. Nous continuons Ã  nÃ©gocier sa reddition. Chaque il lui faut danser en Ã©tat de transe. Câest indispensable. Elle ne doit pas se contenter de faire ses offrandes et partir. Il lui est indispensable dâoffrir ses faveurs et de danser en transe. Que ce soit au mois lunaire de ChaÃ¢ban ou au mouloud. Et quâelle achÃ¨te le sacrifice, et quâelle achÃ¨te le benjoin rouge, et quâelle achÃ¨te les bougies rouges quâelle allumera au cÅur du sanctuaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328488&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/637479345.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&quot;A &lt;em&gt;Tamsloht&lt;/em&gt; on est rejointes par le &lt;em&gt;maÃ¢lem&lt;/em&gt;. Selon dÃ©pend des &lt;em&gt;moqadma&lt;/em&gt;. Nous autres les moqadma novices on va Ã  &lt;em&gt;Tamsloht&lt;/em&gt; uniquement avec nos accessoires. Au cours de nos Â«&amp;nbsp;manipulations&amp;nbsp;Â», les gens se mettent Ã  tomber en transe. Une fois que nous avons terminÃ© une &lt;em&gt;lila&lt;/em&gt;, ils se mettent Ã  nous rÃ©clamer une autre. Si bien quâau lieu de rester une journÃ©e Ã  &lt;em&gt;Tamsloht&lt;/em&gt;, on y reste une semaine entiÃ¨re. Et au lieu dây organiser une &lt;em&gt;lila&lt;/em&gt;, on y organise trois Ã  quatre, câest selon.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328357&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/2426883083.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times; color: #003300;&quot;&gt;- Jâaimerai que tu nous entretiennes des symboles de la lila. Il y a le lait,le feuâ¦&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times; color: #003300;&quot;&gt;- Il y a le fer. Il y a le bol dâeau de mer. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times; color: #003300;&quot;&gt;- Explique nous la signification de ces symboles? Que signifient le lait, les dattes&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times; color: #003300;&quot;&gt;-&amp;nbsp; Pour ce qui est des dattes et du lait, ils sont les symboles de la paix&amp;nbsp;: câest par eux quâon accueille les esprits. On leur souhaite ainsi la bien venue. Il y a les esprits mÃ©crÃ©ants et il y a les esprits croyants. Cela signifie quâon les accueille par la fÃªte&amp;nbsp;, pour quâils soient heureux. La fÃªte dont il sâagit, câest la lila. Une rencontre propice au dÃ©voilement de vos cÅurs. Ceci pour le lait et les dattes. AprÃ¨s vient le bol des esprits marins&amp;nbsp;: il est le symbole de la puretÃ©. Car le bol des esprits marins est le symbole de la mer&amp;nbsp;: quand quelquâun est malade et se sent serrÃ© dans sa tÃªte, il se sent soulagÃ© en voyant la mer. Comme tu sais la mer contient beaucoup de vertus. Dans le bol on met de la menthe&amp;nbsp;: cela veux dire quâil ne faut pas que tu fermes tes yeux, le monde est vaste et ne se limite pas seulement ici. Vois combien lâunivers est vaste, et combien lâespÃ©rance est grander renaÃ®t. LâocÃ©an est symbole dâespoir et la mer ne nous vient que du bien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img id=&quot;media-3324995&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/4250740615.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Double lecture : recto, fiancÃ©e de l'eau, verso, aigle des cÃ®mes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;En pratiquant le zoom-out, on s'aperÃ§oit que nous avons affaire Ã  &quot;une femme - oiseau&quot;.Le tableau se prÃªte en effet Ã  une double lecture : oiseau d'un cÃ´tÃ©, femme de l'autre.Tabal se livre souvent Ã  cette acrobatie, puisque certaines de ses oeuvres se prÃªte mÃªme Ã  une quadruple lecture : oÃ¹ qu'on tourne le tableau, on obtient une nouvelle lecture, un nouveau sens.Chaque dÃ©tail du tableau est une oeuvre en soit.Une polyphonie de sens, une symphonie de formes et de couleurs : il y a le crocodille et il y a l'instrument Ã  corde aux yaux grandes ouvertes qui constitue en mÃªme temps une amphore pleine des essences fortifiantes et vitales..&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;.Et je tais d'autres sensations encore...&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Plus on scrute le tableau, plus on en dÃ©couvre de nouveaux dÃ©tails et de nouvelle signications : le bÃ©llier du sacrifice, la calligraphie faite chose, l'oiseau Ã©trange, les hommes vaquant Ã  leur vie quotidienne en milieu rural....&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3324979&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/4250740615.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mohamed Tabal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;On offre du miel Ã  Sidi Hammou, en lieu et place du sang qui est quelque chose dâimpure&amp;nbsp;: si le sang Ã©tait bon on lâaurait pas rincÃ© de nos vÃªtements. Au lieu du sang, on te met du miel Ã  la bouche. Au cours de la devise des rouge, il y a celui qui nâa quâune envie&amp;nbsp;: Ã©trangler&amp;nbsp;, mordre, manger de la viande crue. On lui substitue le sang par le miel&amp;nbsp;: le mal par le bien. Ce qui est quelque chose de sucrÃ© et bon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328356&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/2159156930.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Vers la fin de la lila, on allume le feu pour Ã©clairer les esprits sauvages. Quand on arrive Ã  lâÃ©tape des esprits noires&amp;nbsp;; on opte pour le blanc, pour signifier que nous sommes encore sous la protection des esprits saints. MÃªme si nous nous sommes possÃ©dÃ©s par les esprits noirs, nous expulsons ces mÃ©crÃ©ants par le feu et nous appelons les croyants en se couvrant des draps blancs. On distribue les bombons et les confiseries aux filles&amp;nbsp;: cela veux dire que nous avons expulsÃ© les esprits mÃ©crÃ©ants par le feu et nous accueillants les esprits croyant par les sucreries.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328436&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/290162447.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;-&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt; Y-a-t-il un lien entre la lila et lâunivers&amp;nbsp;? Entre la lila et les manifestations de vie et de mort&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;-&amp;nbsp; Le lien rÃ©side en ce que Dien le plus haut a crÃ©e le monde, il a crÃ©e en mÃªme temps le djinn et lâhumain. Ils ont leur vie et nous avons la nÃ´tre. Pou la femme chaque enfantement est un traumatisme , aprÃ¨s lequel elle nâa plus envie dâaccoucher durant deux Ã  trois ans. Mais le jour oÃ¹ elle tombe enceinte, son espoir renaÃ®t en ce monde. Psychiquement, elle nâaccepte pas dâavoir un mort-nÃ©. Câest lÃ  quâintervient le rÃ´le des djinns. Elle pleure de jour comme de nuit. Au point que sa foi en Dieu faiblit. Elle en vient Ã  se demander si les djinns&amp;nbsp;ne lui avaient pas dÃ©robÃ© son bÃ©bÃ©?&amp;nbsp; Sâil nâa pas Ã©tÃ© frappÃ© par le mauvais Åil&amp;nbsp;? Elle se sent possÃ©dÃ©e&amp;nbsp;; sâÃ©veillant de nuit et dormant de jour. Et qui y-at-il dans la nuit&amp;nbsp;? La nuit est peuplÃ©e de djinns. Ce sont eux qui ont possÃ©dÃ© cette dame. Elle commence Ã  tomber en transe&amp;nbsp;: elle crie. Elle ne trouve plus guÃ¨re dâapaisements que dans la transe. Quand le maÃ¢lem joue les devises&amp;nbsp; de Â«&amp;nbsp;hadya&amp;nbsp;Â», dâil nây a de seigneur quâallah ou encore celle de Â«&amp;nbsp;Ã´ koubayli, ils ont emportÃ© les miens&amp;nbsp;Â»â¦Le maÃ¢lem chante Ã  ce moment prÃ©cis la souffrance qui la taraude&amp;nbsp;: elle se met Ã  crier quand lui chante, parce quâil atteint ses pulsations vitales. Son Ã©ros en souffrance. Câest le lien qui unit la danseuse au musicien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328439&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/741060287.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Combien de femmes espÃ¨rent se marier mais Ã  lâheure oÃ¹ le destin allait sceller la liaison tout se dÃ©sintÃ¨gre&amp;nbsp;: le mari sâenfuit, le mari meurt, il sâest peut-Ãªtre mariÃ© avec sa propre amie. Comme si le diable lâa Â«&amp;nbsp;enveloppÃ©&amp;nbsp;Â» (&lt;em&gt;katelbass&lt;/em&gt;). Son plus ardent dÃ©sir est de quitter au plus vite sa situation de recluse Ã  lâintÃ©rieur du foyer. Câest en le quittant quâelle trouve lâapaisement. En se rÃ©fugiant dans une enceinte sacrÃ© tel Sidi &lt;em&gt;Rahal&lt;/em&gt; ou bien &lt;em&gt;Bouya&lt;/em&gt; Omar oÃ¹ rÃ©sident les fiancÃ©e folles. Les&amp;nbsp; sevrÃ©es dâamour. A Sidi &lt;em&gt;Rahal&lt;/em&gt; elle trouve les &lt;em&gt;Jilala&lt;/em&gt;, les maÃ®tres de la transe&amp;nbsp;: pour retrouver lâapaisement elle doit danser aux rythmes des &lt;em&gt;Jilala&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328477&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/1597995729.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Lâhomme qui paraÃ®t nâaccorder aucun intÃ©rÃªt aux femmes est souvent possÃ©dÃ© par &lt;em&gt;AÃ¯cha&lt;/em&gt;. Quand sa maman lâaccompagne en consultation chez nous en nous disant&amp;nbsp;: je dÃ©sire le marier. Nous dÃ©couvrons que son Â«&amp;nbsp;problÃ¨me&amp;nbsp;Â» sâappelle &lt;em&gt;AÃ
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        <author>
            <name>elhajthami</name>
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        <title>Mohamed Tabal en peintre de la vie rurale</title>
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        <updated>2011-12-07T03:23:34+01:00</updated>
        <published>2011-12-07T03:23:34+01:00</published>
        <summary>      Mohamed Tabal, le peintre-jardinier        Par Abdelkader Mana...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3324216&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/199736704.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large; color: #000000;&quot;&gt;Mohamed Tabal, le peintre-jardinier &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Par Abdelkader Mana&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mohamed Tabal dont les oeuvres sont exposées ce dimanche 4 décembre 2011 à Casablanca refuse de s'y rendre : &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;en cette période de gaulage des olives &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;il prèfère rester dans son village de Hanchane&amp;nbsp; pour s'occuper de la cueillette et de la trituration dans les antiques pressoires du pays Chiadma. En participant ainsi à la vie rurale, il en devient un observateur privillégié pour s'en inspirer et la peindre. Son atelier d'artiste se situe en effet au coeur de son village natal entouré de son jardin, de sa basse coure, de son souk et des carioles qui le sillonnent. Il y trouve surtout la paix, le silence et la lumière. Entouré de ses oeuvres en cours d'élaboration, il me montre accrochée au mur une sérigraphie délavée d'une oeuvre de Chaïbia que lui avait offert jadis un amateur d'art : &quot;Depuis que cette artiste avait quitté son village natal au pays Doukkala pour s'établir dans la grande métropole de Casablanca, me fait-il observé, la vie s'est retirée de ses oeuvres moins colorées..&quot; Il ne fera jamais cette erreure: il ne quittera pour rien au monde, cette vie rurale si simple et si poètique qui est maintenant la sienne : son poste télé est constament allumé sur une chaîne du Yemen qui diffuse en continu de la musique bédouine comme si rien ne se passait dans ce pays et une chaîne du Tchad où on montre surtout des pasteurs avec leurs boeufs, leurs calebasses de lait et leur danse africaine...De la sorte notre artite peut se consacrer tranquillement à son oeuvre sans être distrait par le flux continu des informations et la fureur du monde....&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3324268&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/914854960.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mohamed Tabal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;TABAL refuse d'être cet homme unidimentionnel, cet artiste prisonnier de l'image qu'on lui accole d'être seulement le &quot;peintre des Gnaoua&quot;: certes ces derniers l'inspirent mais ils ne sont plus sa seule source d'inspiration.Il est maintenant un peintre multidimentionnel aux références culturelles multiples : africaines, berbères, arabes puisqu'il pratique la calligraphie à sa manière et s'inspire du zajal cette poésie populaire issue de la geste hilalienne, ces arabes nomades qui envahirent le Maghreb au Xème siècle telle une nuée de sauterelles... Il n'est pas non plus un peintre unidimentionnel au niveau de la technique puisqu'il pratique la peinture sur toile de jutte, le collage sur bois, la sculpture sur différents matériaux qu'il découvre au grè de ses promenades solitaires dans la nature. Les oeuvres qu'il commence à peindre à l'aube, il les a souvent esquissé la veille juste avant de dormir, car la nuit porte conseil et à l'esquisse d'hier s'ajoute souvent ce que le subconscient avait recueilli à l'insu du rêve...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; color: #000000;&quot;&gt;Sanctuaire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-3327457&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/3931539726.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Le zéro et l'infini de Mohamed Tabal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328119&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/641955172.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;De cette œuvre complexe et énigmatique qui semble grouiller de djinns avec le sanctuaire au centre, voici ce que nous en dit Tabal&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Coupole au centre&amp;nbsp;: une tortue sous une forme humaine. Couleur blanche et verte. La main droite est humaine et la main gauche est une tête de bouc. Le pied droit est une tête de chien&amp;nbsp; alors que le pied gauche est humain. Au milieu un lièvre des forêts et un oiseau de l’espèce rapace.Il s’agit des oiseaux migrateurs africains. Au début ‘ai voulu appelé ce tableau le zéro et il est devenu infini. Quand on retourne le tableau, on voit des huttes africaines&amp;nbsp;: c’est un tableau à quatre dimensions&amp;nbsp;: on peut le lire des quatre points cardinaux. Avec les huttes, il y a les palmiers et les chameaux. Il y a aussi la chevalerie, la course des chevaux. Là, c’est une théière renversée et là c’est la calèche d’Essaouira, le fameux &lt;em&gt;«&amp;nbsp;koutchi&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» se dirigeant du côté de &lt;em&gt;Jérifates&lt;/em&gt;(les petits rochers du bord de mer). Bab Doukkala, je l’ai peint en rouge alors que les gens sont en train de déambuler dans les rues du côté du boulevard de la &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Massira&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;(la marche verte). Le maçon conduit sa brouette et les tentes du moussem des Regraga. Avec au premier plan la théière qui symbolise les fêtes et les réjouissances. &amp;nbsp;Ce qui reste comme espace vide dans la toile je le rempli de fleurs&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3324280&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/4084693297.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;La tisseuse qu'il vient de finir, représente sa mère qu'il a perdu il y a quelques années : &quot;Tu te rappelle, me dit-il, le jour où tu nous a rendu visite il y a longtemps de cela, plus exactement en 1989 et où ma mère t'avait offert à ton départ une poule avec ses oeufs?C'est elle que j'ai représenté dans ce tableau où domine le mauve, symbole d'amour, une couleur que j'aime beaucoup...&quot; Il a mis sa mère pour ainsi dire sous la protection du marabout du lieu : les oeuvres de Tabal sont aussi celle d'un conteur qui raconte une histoire.Autour du thème central, ici la tisseuse, se développent pour ainsi dire les thèmes qui ont marqués sa vie: sa visite au marabout, ses animaux domestiques. Et quand on demande à Tabal pourquoi il place toutes les scènes de la vie rurale au même niveau sans perspective, il répond : &quot;C'est pour les rapprocher tous du regard du spectateur...&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3324299&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/00/2577561752.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;L'autobiographie de la tisseuse se déploie autour d'elle, mais elle est aussi incorporéé à son propre corps : sur son bras gauche on voit son mari allant au souk avec son coufin pour y faire son marché, à hauteur de sa quenouille se trouve sa vache laitière, l'âne de la maison est incorporé à son bras droit, des poissons colorés entourent sa poitrine généreuse et partout des fleurs des champs constellent la toile pour ne laisser aucun espace vide...Les notions de proportions et de perspective sont battus en brêche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3324313&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/2764198184.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Chaque détail est une oeuvre en soi, de sorte que chaque tableau en comporte plusieurs : le thème principal est certes&quot;la tisseuse&quot;, mais pour relater &quot;sa vie&quot;, il fallait peindre plusieurs scènes de sa vie quotidienne.On voit ainsi la tisseuse en train de traire sa vache laitière et juste à côté la même tisseuse en train de prendre son repas en campagnie de son mari qui vient de rentrer du souk comme on le voit en haut à gauche du tableau juste à côté du marabout : les différente scènes de la vie quotidienne que l'artiste dépeint ici et là sont interdépendantes les unes par rapport aux autres comme dans une bande déssinée qui raconte une histoire.......&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3324316&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/383946040.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;L'âne est ainsi dépeint trois fois : se reposant sur le bras de la maîtresse de maison, transportant son maître au retour du souk en passant devant le marabout, et broutant de l'herbe en haut à droite de l'oeuvre.On voit ainsi l'âne évoluer dans sa vie quotidienne d'âne parallèlement à celle de la tisseuse..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3324523&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/00/729982088.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;En peintre - jardinier, il fleurit son tableau comme il fleurit son jardin.Il le traite aussi comme une tapisserie : la tisseuse en médaillon central et les scènes de la vie rural en éléments décoratifs. Les poissons et autres reptiles qui composent la poitrine de la tisseuse sont décorés par les motifs en zigzag de la tapisserie qui symbolisent l'eau dans l'imaginaire rural. Mais aucun objet n'est coloré tel qu'il existe dans la nature mais tel que l'aurait peint un enfant de l'école primaire qui imagine des oranges bleues ou des serpents verts..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;img id=&quot;media-3325152&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/901622007.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mohamed Tabal &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326280&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/1426092677.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;La tunique rapiécée : voeux de pauvreté comme parure et comme beauté&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326285&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/00/1159012428.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Ce qui est décrit est plutôt un univers mental, relevant de ce qu'on peut appeler un état modifié de conscience semblable à celui obtenu après la consommation d'adjuvants rituel ou de drogues hallucinogènes comme chez les indiens Yaki : du pachiderme surgit un corps humain et un signe de victoire...Cette prolifiration de sens, Tabal nous l'illustre magistralement avec son porteur d'eau.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325872&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/3990676534.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326243&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/02/1477447924.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;En haut à gauche du chapeau de paille, on voit la femme berbère du porteur d'eau en train de moudre les pépites pour préparer l'huile d'argan...De l'autre côté de l'oiseau et du chapeau, on voit maintenant que la femme du porteur d'eau a réussi après trituration à produire trois littres d'huile d'argan que son mari peut vendre au souk pour compléter son maigre gain: &quot;J'espère, me dit Tabal, que ce porteur d'eau réussira à étancher la soif d'art chez tous les visiteurs de l'exposition de Casablanca!&quot;.Alors que la femme du porteur&amp;nbsp; est occupée au moulin, ses poules picorent tout autour d'elle créant une animation qui la distrait et lui permet ainsi de voire passer le temps plus rapidement et sans trop d'ennui...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325888&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/3733217882.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326485&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/2738653328.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326242&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/584074132.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Sur le bras droit repose l'âne qui transporte le porteur d'eau au souk : c'est l'arroseur, arrosé en quelques sortes!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325894&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/3823389674.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326490&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/2922179297.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;L'outre du porteur d'eau est richement décorée de vieilles pièces de monnaie, de main protectrice contre le movais oeil, de coeurs de différentes couleurs etc.Comme chez les Regraga où existe un saint patron de &quot;la rivière verte&quot;, l'eau que verse le porteur d'eau est de couleur verte parce qu'il contient de la baraka, c'est à dire plus que sa réalité déjà connue.Il est à remarquer que là aussi la notion de &quot;proportion&quot; est battue en brèche puisque la tasse est plus grande que la femme du porteur d'eau avec son brasero et son pot de fleurs réunis...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325906&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/2569279626.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Juste en dessous de l'outre et de la besace du porteur d'eau, on voit sa femme en train de préparer le pain entourée de ses ustenciles :elle est peinte sur le pied gauche de son mari, laquelle est posée juste à côté d'un énorme poivron...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325920&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/1371838458.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;Au pieds du père la mère, mais depuis que celle - ci n'est plus là, elle s'est mise à squater les moindres interstices de la conscience et de l'imagination...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326473&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/1914556967.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img id=&quot;media-3326492&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/3918303281.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326237&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/3549691947.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326460&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/1208304189.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Dans &quot;le porteur d'eau&quot; où les tonalité écarlates dominent, Tabal a choisi d'agrémenter de couelicot son tableau, en fin observateur du printemps : lorsqu'il se repose au milieu des champs il ne voit pas le champs claircemé de coquelicots d'une manière général, mais son cerveau &quot;photographie&quot; en quelque sorte, chaque coquelicot en particulier et en fait un motif quasi mystique de la renaissance du printemps...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326250&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/3612403028.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326247&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/00/531655204.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3326246&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/2911942196.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Le poème du coquelicot de Moubarak Erraji&lt;/span&gt;&lt;img id=&quot;media-3326276&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/00/3929066724.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Pour apaiser ses gémissements&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Elle peignait la chevelure du vent&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le coquelicot n’est que brise&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Si son parfum n’était si fort&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;L’abeille amoureuse l’aurait dédaigné&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Ô mon fils, lui a-t-elle dit&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Quand on a annoncé au coquelicot&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Qu’on doit lui couper la tête&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le coquelicot enlaça et embrassa son propre sang&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span
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        <author>
            <name>MaJ</name>
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        <title>Leurs personnages</title>
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        <updated>2011-12-04T18:29:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-04T18:29:00+01:00</published>
        <summary> Animaux, astres, humains, tous pretextes à imaginaire.   Le chien d'Antoine...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://maj-couleur.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Animaux, astres, humains, tous pretextes à imaginaire.&lt;img id=&quot;media-3325352&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/02/01/4234689426.jpg&quot; alt=&quot;arts, sculpture, peinture, enfant, activité enfant, Paris, &quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le chien d'Antoine (terre et gouache)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/02/00/51781355.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325361&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/02/00/588698156.jpg&quot; alt=&quot;arts, sculpture, peinture, enfant, activité enfant, Paris, &quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le singe de Justine (fusain et pastel gras et pastel sec)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le soleil de Jane terre gouache et acrylique)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/02/00/2890552578.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325365&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/02/00/1579285965.jpg&quot; alt=&quot;arts, sculpture, peinture, enfant, activité enfant, Paris, &quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/01/01/3609728449.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325370&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/01/01/1487617889.jpg&quot; alt=&quot;arts, sculpture, peinture, enfant, activité enfant, Paris, &quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; La chauve Souris de Théo (Gouache)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le chevalier de Quentin (Huile)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/00/02/1647958548.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325357&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/00/02/1355096555.jpg&quot; alt=&quot;arts, sculpture, peinture, enfant, activité enfant, Paris, &quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>MaJ</name>
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        <title>Leur chateau</title>
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        <updated>2011-12-04T16:58:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-04T16:58:00+01:00</published>
        <summary> Sur ma demande les enfants ont réalisé en modelage leur chateau  Constance a...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://maj-couleur.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Sur ma demande les enfants ont réalisé en modelage leur chateau&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Constance a travaillé tout en couleur avec la gouache après cuisson.&lt;a href=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/01/00/3758431370.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325054&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/01/00/3093999426.jpg&quot; alt=&quot;sculpture, arts, atelier enfant, activité enfant, Paris, &quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/01/02/1120885638.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325056&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/01/02/3895905898.jpg&quot; alt=&quot;sculpture, arts, atelier enfant, activité enfant, Paris, &quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Maximilien a installé son chateau dans un paysage que'Antoine a utilisé pour son histoire &quot; le cheval de Troie&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/00/02/1310899194.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325070&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/00/02/2040161030.jpg&quot; alt=&quot;sculpture, arts, atelier enfant, activité enfant, Paris, &quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/01/00/2900499576.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325072&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/01/00/651560260.jpg&quot; alt=&quot;sculpture, arts, atelier enfant, activité enfant, Paris, &quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/02/00/2681184803.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3325079&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/02/00/3875737844.jpg&quot; alt=&quot;sculpture, arts, atelier enfant, activité enfant, Paris, &quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Théo est parti sur le thème de la maison des Fantômes, Victoria a réalisé une maison et son arbre&lt;img id=&quot;media-3325121&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://maj-couleur.hautetfort.com/media/01/02/571867662.jpg&quot; alt=&quot;sculpture,arts,atelier enfant,activité enfant,paris&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>elhajthami</name>
            <uri>http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Le souffle du souffle</title>
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        <updated>2011-12-02T11:06:26+01:00</updated>
        <published>2011-12-02T11:06:26+01:00</published>
        <summary>      Morceaux choisis en hommage  à Abdeslam MICHEL RAJI           Texte...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321118&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/1955827291.jpg&quot; alt=&quot;musique&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Morceaux choisis en hommage &lt;strong&gt;à Abdeslam MICHEL RAJI&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321437&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/4082106718.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;strong&gt;Texte Abdelkader Mana, photos Jean François Clément&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;L’artiste et l’univers éblouissant des idées&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;L’artiste ne vise pas à reprendre un seul sens, le «&amp;nbsp;sens unique&amp;nbsp;», il brouille les cartes pour multiplier les sens possibles. L’art est proche de ces pratiques mystiques où l’on pensait que la perfection nominale consiste à conjurer les esprits des sphères et des astres. Plus une forme est belle, plus elle a de chance de faire sortir l’artiste de son île où souffle un vent de crabes, pour le livrer à l’univers éblouissant des idées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Très cher Raji&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;La revue Horizons Maghrébin vient de me commander un texte sur ta chorégraphie :&amp;nbsp;je pense à ta danse sur &lt;em&gt;l'ahouach&lt;/em&gt;au quelle j’ai assisté à Tata à celle où tu t’est livré à la danse extatique des derviches tourneurs et des soufies, à Agadir et dans l’Oriental marocain lors des training de l’Unesco pour la musique et la danse auxquels nous a convié notre ami Jean François Clément, en cette année 2011.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321121&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/2475418320.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321124&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/1439126276.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321125&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/1533339597.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321127&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/482647325.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;J'ai besoin de m’appuyer sur ces images pour écrire sur ton art , ta chorégraphie mystique que tu appelle «&amp;nbsp;chorésophie&amp;nbsp;»…. Je ne peux pas écrire de texte valable uniquement de mémoire....Et voilà que tu me sort d’affaire en m’envoyant la thèse de Bruno Couderc&amp;nbsp; intitulée&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’improvisation en danse, une présence à l’instant&amp;nbsp;».Je lis, toute affaire cessante le chapitre intitulé «&amp;nbsp;dialogue avec le souffle&amp;nbsp;de Michel Raji&amp;nbsp;»: je vous suis infiniment reconnaissant , à toi et à Habib Samrakandi, de m’avoir inspiré ce travail gratifiant qui me tire en plus de ma torpeur, de ma stupeur estivale: tant que le corps se porte mal, l'esprit ne suis pas . Seul un corps léger permet à l'esprit de danser à sa guise.... Si je ne me trompe, je crois que chez les mystiques soufis, la danse extatique permet d'élever l’âme vers Dieu...grâce au &lt;em&gt;dhikr&lt;/em&gt;&amp;nbsp; l'âme se libère ainsi de son écorce charnelle ....&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3321137&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/3559774894.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;De l’improvisation poétique&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;«&amp;nbsp;L’improvisation dis-tu est une pratique qui se fait à l’instant où le danseur est dans une écoute intérieure&amp;nbsp;». Cependant l’improvisation demande un travail en amont, une préparation&amp;nbsp;: se laisser transporter par cet Othello incarné, retrouver les émotion primordiales du compositeur d'il y a des lustres: une communion mi-religieuse, mi-mondaine. L'esthétique de la science des harmonies entre notes célestes et transport amoureux... Dieu seul sait que derrière cette apparente improvisation se cache des années de travail sur la voix et ses possibilités acoustiques; la voix en tant qu'instrument musical. Et puis qu'est ce que la musique et la danse si non ce mystère qui nous met au diapason des beautés célestes&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;J’ai toujours improvisé en dansant&amp;nbsp;» nous dis-tu, car l’improvisation imprègne notre culture marocaine, où on ne peut écouter placidement la musique sans y participer activement&amp;nbsp;: Les marocains qui ont une culture participative ne voient pas pourquoi ils resteraient assis sagement tandis que les musiciens se produisent. Pour les marocains la frontière entre musiciens et public doit être abolie. Ils ne se sentent à l'aise et en fête que lorsqu'ils participent bruyamment à la fête en applaudissant, en trépignant, en poussant des you-you et des appels au Prophète. Il s'agit pour eux d'une décharge énergitique et biologique, en un mot d'une catharsis. Or pour la musique de chambre, on exige d'eux l'écoute attentive, le silence absolu, le bien se tenir. Conséquence peu de marocains parmi le public au printemps des alizés : la sélection ne se fait pas ici par l'argent mais par l'habitus culturel. Ici comme ailleurs, le Musée du Louvre et la musique de chambre ne sont pas fréquentés par le premier venu: il faut une éducation particulière de l'ouïr et du jouir...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321141&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/1505594055.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La musique dans la vie&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/strong&gt;J’ai retrouvé partout où je suis allé filmé les musiques et les danses du Maroc, cet esprit de participation et d’improvisation&amp;nbsp;. Chez les Branès &amp;nbsp;par exemple; où le chant accompagne les fêtes depuis toujours, où on appelle les déclamations «&amp;nbsp;semence&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; on a un mélange improvisé de poésie et de danse. Quand le poète fait signe qu'un nouveau chant est prêt, on se tait, on s'arrête. L'improvisation poétique de Doukkali - ce &lt;em&gt;Zajal&lt;/em&gt;populaire et savoureux - est une véritable chronique de la vie villageoise. La langue d'expression est l'Arabe, mais le style rappelle étrangement les déclamations poétiques des troubadours berbères du Haut Atlas. C'est que les Branès, situés aux premières marches du pré - rif , sont eux-mêmes d'anciens berbères précocement arabisés du fait de leur position à la lisière de la trouée de Taza,sur la voie des grandes migrations en provenance&amp;nbsp; de l'Orient arabe. Le poète, tel le journaliste de la tribu,&amp;nbsp; traite de toutes les préoccupations de la vie quotidienne&amp;nbsp;: cherté des prix«&amp;nbsp;qui brûlent au souk&amp;nbsp;», pénurie d'eau, sécheresse, ou encore conflit du Moyen Orient. Ainsi, à Tafraout, dans son improvisation poétique, le poète fustige l’avarice qui fait de l’accumulation de richesse le but ultime de la vie. L’avare ne peut s’adapter à la vie sociale&amp;nbsp;: Dieu lui a interdit de goûter au miel des choses. Dans une fête où l’assistance est faite principalement d’épiciers et de commerçants ayant bâti leur richesse à force d’épargne, l’évocation de l’avarice paraît un clin d’œil qui ne manque pas de sel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321180&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/00/3446771821.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321188&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/4015633320.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;«&amp;nbsp;L'aurore que j'aime se lève la nuit, resplendissante, et n'aura pas de couchant&amp;nbsp;». La «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Laylat el Hajr&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; de Hallaj paraissant viser la nuit de l'esprit, sous d'autres symboles&amp;nbsp;: l'oiseau aux ailes coupées, le papillon qui se brûle, le cœur enivré de douleur, qui reçoit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Chorégraphie improvisée chez les troubadours de Sous&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321443&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/3459262702.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Les troubadours de Sous, se produisent dans la plupart des &lt;em&gt;moussem&lt;/em&gt; du sud marocain. Ils plantent généralement leur théâtre au parc forain qui constitue la partie ludique&amp;nbsp; et profane de la fête patronale. La Raïssa &lt;em&gt;Amina&lt;/em&gt; dont le répertoire fait partie de la nouvelle chanson berbère en vogue, chante d’une voix naïve et belle les mots simples de l’amour du terroir et de ses symboles sacrés. Le raïs &lt;em&gt;Amarok &lt;/em&gt;évoque quant à lui &quot;l’aigle au beau plumage&quot; :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ô aigle au beau plumage&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Toi, l’étrange oiseau&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;À la lune tu porteras mon salut&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Et tu lui diras&amp;nbsp;: L’étoile polaire &amp;nbsp;&amp;nbsp;désire te voire&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mais par delà leur voix, les Raïssa&amp;nbsp; apportent un plus avec leurs diadèmes magiques,leurs caftans bariolés et leur chorégraphie improvisée. L’improvisation musicale constitue, en effet, avec la participation du public, un des traits majeurs de cet art populaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321444&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/2307936830.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Improvisation poétique chez les Glawa&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Dans la poésie chantée qu’on appelle &lt;em&gt;N’dam&lt;/em&gt;, les hommes ont un rôle prépondérant. Ce sont eux qui assurent l’improvisation poétique, devant les villageois rassemblés sur la place publique. On chante le &lt;em&gt;N’dam&lt;/em&gt; en couvrant la bouche de son tambourin comme pour se protéger des puissances surnaturelles autant que pour mieux moduler sa voix. Un refrain montagnard, jeu de tambour, tambour de fêtes saisonnières. Voilà ce qui frappe le plus du point de vue musical au pays Glaoua que nous avons traversé à mi – chemin entre Marrakech et Warzazate ,à l’aube de cette nouvelle année agricole de 1998. Pour en finir avec l'improvisation dans &lt;em&gt;l'ahouach&lt;/em&gt;, avant d'attaquer ta mystique, celle de Jean François Clément, ce fils de la miséricorde et mon regretté ami Boujamaâ Lakhdar &amp;nbsp;pour qui l’art &amp;nbsp;était un rite du silence qui anime les nuits de pleine lune. :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;L’ &lt;em&gt;ahouach &lt;/em&gt;d’&lt;em&gt;assif el Mal &lt;/em&gt;qu’on appelle &lt;em&gt;Idikel &lt;/em&gt;est également pratiqué par les tribus voisines de &lt;em&gt;Mzoda&lt;/em&gt; , &lt;em&gt;Aït Bou Yaâkoub&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Douirane. &lt;/em&gt;C’est un &lt;em&gt;ahouach &lt;/em&gt;d’un rythme différent de celui d&lt;em&gt;’Imin&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Tanout&lt;/em&gt; et du pays Haha, même si ces derniers appartiennent au même ère linguistique chleuh. &lt;em&gt;Ahouach Idikel &lt;/em&gt;se distingue surtout par la position centrale qui y occupe le chant solo, cette improvisation poétique et musicale qu’on appel &lt;em&gt;arasal &lt;/em&gt;et qui est propre aux montagnards du Haut – Atlas.&amp;nbsp; Pour orchestrer l’&lt;em&gt;ahouach Idikel &lt;/em&gt;on recourt à trois tambours à cadre à tonalités différentes, selon qu’il s’agit d’un coup vibrant appliqué de poing au centre de la peau ou de coups secs obtenus par le choc de la main à plat sur bord. Le premier tambour, le trime, commence par jouer un rythme appelé &lt;em&gt;hamz&lt;/em&gt;, le deuxième qu’on appelle &lt;em&gt;amtarfo &lt;/em&gt;, parce qu’il occupe les marges, joue une autre variation rythmique appelée &lt;em&gt;asidari&lt;/em&gt;, et le troisième soliste recourt à une technique de jeu appelée &lt;em&gt;Amdil. &lt;/em&gt;Chaque soliste joue un rythme différent mais il doit être impérativement complémentaire des deux autres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le chant des femmes Jbala&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Chez les Jbala on appelle &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Aâyouâ&lt;/em&gt;, &lt;/strong&gt;le chant qui accompagne les travaux agricoles des femmes (moissons, gaulage des olives). On &amp;nbsp;peut traduire ce mot par l’expression «&amp;nbsp;échos de montagnes&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: son ambitus extrêmement aigue et allongé porte au loin la voix des femmes Jbala. Elles s’en servaient, dit-on, pour signaler d’en haut des collines, aux guérilléros d’Abd-el-krim, les déplacements des colonnes françaises. Et aux fêtes de mariage, on se servait de ces voix de soprano pour faire parvenir le message à tous les participants sans avoir à recourir au haut parleur. Le hautboïste Mr.Aziz Zouhri, dont la troupe vient d’être invitée en France, nous rapporte ce couplet, que les femmes chantaient lors des fêtes saisonnières :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Warwar yâ limama, fal hjour dal ghoddana&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;La iâjbak chi zînak, hakdak kount hatta yana&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;Aux branches des figuiers, recoule ô colombe&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Ne soit pas étourdi par ta beauté , moi aussi j’étais belle&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Du point de vue mélodique, ce chant s’apparente au mode musical andalous dit «&amp;nbsp;&lt;em&gt;lahgaz&lt;/em&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: de par leur position géographique sur la rive sud de la Méditerranée, les Jbala ont été influencé par la musique andalouse. Ce sont les fêtes de mariage qui ont permis à ce genre de se perpétuer, mais il est en voie de disparition&amp;nbsp;: les femmes qui le pratiquent sont pour l’essentiel décédées. D’où la&amp;nbsp; nécessité de mesures conservatoires pour l’enregistrer avant qu’il ne soit trop tard. Cette nécessaire documentation concerna aussi les deux autres genres que sont le &lt;em&gt;haït&lt;/em&gt;et Taqtouqa Jabaliya.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321133&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/584076955.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321145&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/531654443.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321147&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/02/2648764666.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321148&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/02/2692798794.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3321150&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/1724672158.jpg&quot; alt=&quot;arts,corégraphie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ce que tu dis du corps, de l’instant et de l’éternité&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Ce qui reste de Shoshtari, comme des maîtres spirituels qui lui ont succéder depuis, c'est cette actualisation poignante de l'instant, où ils veulent nous faire rejoindre l'éternel. «&amp;nbsp;L'instant est une coquille de nacre close&amp;nbsp;; quand les vagues l'auront jetée sur la grève de l'éternité, ses valves s'ouvriront&amp;nbsp;». Il n'en disait pas davantage pour laisser comprendre qu'alors on verra dans quelles coquilles les instants passés avec Dieu ont engendré la Perle de l'Union. Ce à quoi fait échos &lt;strong&gt;NIYAZI MISRI,&lt;/strong&gt; poète mystique turc du 17&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle&amp;nbsp;:&lt;em&gt;«&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Après avoir voguer sur la mer de l'esprit dans la barque matérielle de mon corps, J'ai habité le palais de ce corps, qu'il soit renversé et détruit&amp;nbsp;;&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;OUI, l'instant est une coquille de nacre&amp;nbsp; close&amp;nbsp;; quand les vagues l'auront jeté sur la grève&amp;nbsp; de l'éternité, ses valves s'ouvriront.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le corps photographié d’Ameziane&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Le cheikh Moussa est actuellement le plus célèbre à Nador. Il est accompagné de l'Azemmar, une sorte de biniou, munit de deux cornes d'antilopes. On appelle le chant rifain «&amp;nbsp; &lt;strong&gt;izri «&amp;nbsp;(&lt;/strong&gt;pluriel &lt;strong&gt;; «&amp;nbsp;izran&amp;nbsp;»)&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; En voici un qui fut composé, en 1911, à l'occasion de la mort du Chérif Mohamed Ameziane, le chef de la résistance rifaine contre l'Espagne, au début du 20&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Sidi Mohamed Ameziane est m
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            <name>Porky</name>
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        <title>Ariane</title>
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        <updated>2011-11-30T12:18:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-30T12:18:00+01:00</published>
        <summary>       Le personnage mythologique d’Ariane a inspiré de nombreux auteurs, et...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3317985&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/02/01/2935936047.jpg&quot; alt=&quot;HQ.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Le personnage mythologique d’Ariane a inspiré de nombreux auteurs, et musiciens. Parmi ces derniers, citons Richard Strauss avec &lt;a href=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/archive/2009/07/17/ariane-a-naxos.html#up_source_language=fr&amp;amp;st=%25st%25&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Ariane à Naxos&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; ou Paul Dukas avec &lt;a href=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/archive/2009/12/27/ariane-et-barbe-bleue.html&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Ariane et Barbe Bleue&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Martinu –puisque nous sommes encore en compagnie de ce compositeur tchèque- n’échappe pas à la règle. En 1958, soit un an avant sa mort, il compose un opéra en un acte, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Ariane&lt;/em&gt;, adapté d’une pièce de son ami Georges Neveux, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Le Voyage de Thésée&lt;/em&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Martinu séjourne alors à Schönenberg, en Suisse. Il y écrit un grand opéra, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;La Passion&lt;/em&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt; grecque&lt;/em&gt; qui lui prend toute son énergie. L’écriture d’&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Ariane&lt;/em&gt; va le délasser et le reposer. Ce n’était pas la première fois que Martinu adaptait une œuvre de Neveux pour le lyrique&amp;nbsp;: quelques années auparavant, il avait composé &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Juliette ou la clef des songes &lt;/em&gt;à partir d’une pièce du même Neveux. &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Ariane&lt;/em&gt; était la seconde incursion de Martinu dans le monde de rêve des héros de son ami et inspirateur. La fantaisie très libre de ces deux ouvrages a exercé un puissant attrait sur le compositeur qui a ainsi pu développer des scènes riches en significations symboliques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Si &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Les larmes du couteau&lt;/em&gt; appartenaient résolument au dadaïsme, l’univers d’&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Ariane&lt;/em&gt; est plutôt celui du surréalisme. Georges Neveux, dramaturge français né en Russie en 1900 et mort en 1982 a appartenu au groupe des surréalistes lorsqu’il s’est installé à Paris au début des années 20. Il s’en éloignera vers la fin de cette décennie, mais restera marqué par cette incursion dans ce mouvement qu’André Breton définira comme un «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;automatisme psychique pur, par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale [...] Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. Il tend à ruiner définitivement tous les autres mécanismes psychiques et à se substituer à eux dans la résolution des principaux problèmes de la vie.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;Pour Breton, l’analogie entre le rêveur et le poète, que l’on trouve chez Baudelaire par exemple, est dépassée. Le surréalisme est la recherche de l’union du réel et de l’imaginaire. « &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Le mouvement dada était déjà antibourgeois, antinationaliste et provocateur. Les surréalistes vont continuer sur cette voie subversive. Ainsi déclarent-ils dans le tract &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;La Révolution&lt;/em&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt; d’abord et toujours&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Nous n'acceptons pas les lois de l'Économie ou de l'Échange, nous n'acceptons pas l'esclavage du Travail, et dans un domaine encore plus large nous nous déclarons en insurrection contre l'Histoire.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» Principes qui vont entraîner pour certains un engagement politique, plus ou moins temporaire, notamment au sein du Parti Communiste Français. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;On ne trouve pas trace d’engagement politique dans &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Ariane&lt;/em&gt;. Par contre, le livret&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;exhale une forte odeur de surréalisme. Neveux était passé maître dans l’art de la suggestion et chaque phrase, aussi banale soit-elle, semble porteuse d’un message clef. Lorsque Thésée tue le Minotaure, Ariane chante «&amp;nbsp;je savais qu’il te ressemblait&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; de même, ce Minotaure que personne n’a jamais vu, Thésée découvre qu’il s’agit d’un autre lui-même, son double. Malgré les évidentes allusions à la mythologie, malgré ce que le texte peut cacher de symboles, le dramaturge ne s’est pas laissé emporter par son imagination dans un univers où le réel n’existerait plus&amp;nbsp;: les personnages restent constamment en contact avec la réalité du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3317986&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/01/00/1879111526.jpg&quot; alt=&quot;image%3B80e54f63e97c52a4dcd3779da46701c5.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;La lamentation finale d’Ariane, délaissée par Thésée, revendique ouvertement sa filiation avec le premier modèle du genre, l’Ariane de Monteverdi. Elle est l’expression bouleversante de la souffrance d’une femme abandonnée. Martinu a lui-même adapté le texte de Neveux pour en faire son livret et si ce dernier est en rapport direct avec la mythologie grecque, la musique rapproche l’œuvre du domaine de l’opéra baroque naissant, du moins dans sa conception&amp;nbsp;: trois entrées instrumentales (3 Sinfonias) et trois scènes autonomes (trois tableaux, aria finale). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Quant à la bravoure que suppose la partie d’Ariane, elle est due, d’après la femme du compositeur, à l’admiration que portait Martinu à Maria Callas et est étroitement liée à l’art d’interprétation de la Diva. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Contrairement aux &lt;em&gt;Larmes&lt;/em&gt; dont le livret français a été traduit en tchèque, Martinu a conservé la langue originale et c’est donc en Français qu’&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Ariane&lt;/em&gt; doit être interprétée. La première de cet opéra dont l’audition ne dépasse pas quarante cinq minutes (et environ dix minutes sont consacrées au seul lamento d’Ariane) a eu lieu en 1961 à Gelsenkirchen et à Brno, soit deux ans après la mort du compositeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;ARGUMENT&amp;nbsp;: A Cnossos, en Crète, ville du Minotaure.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Sinfonia 1 – Prologue&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Le veilleur annonce l’arrivée de Thésée et de ses compagnons à Cnossos.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Scène 1&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;: Thésée cherche en vain le Minotaure et rencontre Ariane. Au cours d’une étrange conversation, ils vont sembler s’éprendre l’un de l’autre mais en fait Ariane est amoureuse du Minotaure, qu’elle n’a jamais vu. Le Vieil homme aux cheveux blancs, qui fait office de tambour de ville, annonce que la fille du roi doit épouser un étranger. Ariane révèle qu’elle est la fille du roi et que Thésée est l’étranger. Elle lui demande son nom.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Sinfonia 2 – Scène 2&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Bouroun, un des compagnons de Thésée est excédé par l’engouement soudain de Thésée pour Ariane&amp;nbsp;; il ne pense plus à tuer le Minotaure. Bouroun décide de le faire lui-même et se fait tuer par le Minotaure (hors scène) lequel apparaît enfin sous les traits de Thésée dont il est le double. Le Minotaure demande à Thésée «&amp;nbsp;qui oserait lever le bras et se frapper à mort soi-même&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». Pourtant, Thésée le tue. Ariane entre, découvre le Minotaure&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je savais bien qu’il te ressemblait&amp;nbsp;» dit-elle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Sinfonia 3 – Scène 3&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Thésée et ses compagnons quittent Cnossos en abandonnant Ariane. L’opéra s’achève sur le lamento de l’héroïne. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;VIDEO 1&amp;nbsp;: Scène 4&amp;nbsp;entre Thésée et le Minotaure avec intervention d’Ariane.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;VIDEO 2&amp;nbsp;: Scène finale&amp;nbsp;: le départ de Thésée et le lamento d’Ariane&amp;nbsp;: Celina Lindsley est Ariane.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/9TsYanc8OWk&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/q4juzEqBcHA&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>mgversion2</name>
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        <title>IMPpress 2</title>
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        <updated>2011-11-24T04:18:54+01:00</updated>
        <published>2011-11-24T04:18:54+01:00</published>
        <summary>  We are pleased to announce the second issue of  the IMPpress   a quarterly,...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3307950&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://mgversion2datura.hautetfort.com/media/01/02/2417445110.png&quot; alt=&quot;imp_v4a.png&quot; /&gt;We are pleased to announce the second issue of&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;the IMPpress &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a quarterly, original, poetry and art online e-zine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Click the link here to view. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;This original and international e-zine contains:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; * Poems&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; * Artwork&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; * and features the Swindon &lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; o BlueGate poet Jill Sharp&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; o and&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; o artist Tim Carroll &lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; * an ekphrasis exhibition (a collaboration between poet &amp;amp; artist)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FREE: ISSUES, DOWNLOADS &amp;amp; SUBSCRIPTION&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;All issues of the e-zine are free to read on-line. &lt;br /&gt;You are also able to freely download a digital version of &lt;br /&gt;the e-zine, as a PDF files, to read off-line. Printed copies of &lt;br /&gt;the issues are available to order from Magcloud, the print&lt;br /&gt;demand service. You are encouraged to take out a free &lt;br /&gt;subscription to the IMPpress, so as to be notified &lt;br /&gt;of both submission deadlines and future editions.&lt;br /&gt;Details on how to subscribe are on the website: &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;www.imppress.co.uk&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;SUBMISSIONS FOR THE THIRD ISSUE&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt;the IMPpress is now soliciting poems and &lt;br /&gt;artwork submissions for its third issue. &lt;br /&gt;Closing date for submissions is Friday 24th February 2012. &lt;br /&gt;You can find the details and instructions for submissions on the website here.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>elhajthami</name>
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        <title>Abdellah El Atrach, le rêveur fantastique</title>
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        <id>tag:rivagesdessaouira.hautetfort.com,2011-11-20:3872192</id>
        <updated>2011-11-20T19:51:38+01:00</updated>
        <published>2011-11-20T19:51:38+01:00</published>
        <summary>     Comme nous tous, il est arrivé à El Atrach de se souvenir d’un...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3297087&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/4268883083.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Comme nous tous, il est arrivé à El Atrach de se souvenir d’un merveilleux rêve &amp;nbsp;qu’il a&amp;nbsp; voulu sauvegarder pour toujours, en le restituant par sa peinture de ces étranges personnages aux crânes oblangues et au facié allangé, tout droits sortis des papyrus égyptiens, qu’entourent des houris, des gazelles et des volatiles. Mais à chaque tentative , il se rend compte que le rêve&amp;nbsp; était plus beau et demeure pour ainsi dire inaccessible. Pour l’approcher, il se remet à nouveau à peindre, passant sa&amp;nbsp; vie de Sisyphe, dans cette quête d’amour impossible. Pour notre bonheur cela a le mérite de perfectionner son incomparable art du fantastique, sans assouvir pour autant son désir d’accomplir ce rêve primordial après lequel il court toujours&amp;nbsp; et qui se dérobe comme mirage au désert à chaque fois qu’il semble enfin arrivé&amp;nbsp; à bon port.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3301590&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/2857687886.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette quête&amp;nbsp; vers l’inaccessible du rêve évanoui est la&amp;nbsp; flamme&amp;nbsp; qui attise en permanence son œuvre&amp;nbsp; nécessairement&amp;nbsp; inachevée&amp;nbsp; parce qu’humaine, trop humaine. Voyage dans les obscurs antres de l’inconscient aussi &amp;nbsp;interminables que &amp;nbsp;toute psychanalyse. El Atrach&amp;nbsp; jongle ainsi avec les symboles et les signes de l’inconscient qui sont certes limités par leur nombre, mais qui grâce à chaque fois à une nouvelle combinatoire des éléments qui les composent&amp;nbsp;; ouvrent sur cet infini de réalités totalement nouvelles et totalement surprenantes. Ce qui est le propre du rêve et du fantastique où tout est possible et affranchi des pesanteurs terrestres et de ses interdits. Basculement permanent du réel vers le surréel, cet univers libéré de toute entrave qui est propre à toute quête d’amour&amp;nbsp;: les insatisfactions humaines trouvent&amp;nbsp; dans l’œuvre fantastique imaginaire et surréelle d’ El Atrach un merveilleux&amp;nbsp; exutoire &amp;nbsp;. &amp;nbsp;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3301592&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/1337947912.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;El ATRACH , bacchanal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Univers libéré de toute entrave où s’exprime le désir &amp;nbsp;Le corps comme fantasmagorie nocturne que l’artiste sublime plastiquement dans des formes éthérées où ils semblent&amp;nbsp; en apesanteur comme saisi par je ne sais quelle ivresse. Des corps si légers, portés&amp;nbsp; sur les ailes d’amour de pigeons voyageurs à l’allure étrange : dans l’interprétation des rêves l’envol est bien souvent l’expression fantasmatique du désir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3301629&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/1305177674.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;EL aTRACH, baiser&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Chez nul autre artiste de sa génération – il est né dans la campagne&amp;nbsp; environnante d’Essaouira, en 1972 – on ne perçoit d’une manière aussi palpable et évidente&amp;nbsp; cette&amp;nbsp; imagination créatrice issue tout droit du rêve…Ce passage imperceptible par touches successives de la prose du monde réel à ce fantastique à la beauté fragile, irréelle et éternelle semble surgir de ces rêves dont nous réussissons&amp;nbsp; rarement à nous souvenir dans notre vie fracassée par le bruit et la fureur du monde alors qu'El Atrach semble y accéder si aisement à travers ce qu'il dénomme son &quot;rêve éveillé&quot; .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3301642&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/02/3569941764.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;El Atrach, sans entraves&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Il passe sa vie à nous restituer ce rêve, sans jamais y parvenir à l'identique : toute son oeuvre est une quête nostalgique de cet amour inaccessible…Appelons le pour l'instant &quot;Ounagha&quot;, le toponyme féminin d'un village voisin de son village de Hanchan auquel on a pris l'habitude d'accoler le dicton selon lequel le chemin qui mène à Hanchan est aussi droit que ce sentier lumineux qui mène le serpent à sa tannière....&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3297569&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/4090235846.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;Ounagha&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Le discours le plus sûr d’El Atrach est celui qu’il tient sur lui-même. Ecoutons le d’abord avant de procéder à quelque analyse que ce soit de son œuvre si énigmatique et mystérieuse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je m’inspire de la vie quotidienne en transformant le thème traité par l’imaginaire, en traitant par exemple le coiffeur du souk à ma manière&amp;nbsp;. Je m’appuie également sur les légendes. Je montre la coiffure à l’ancienne lorsqu’on rasait la tête en laissant juste une touffe, symbole de germination au quelle on accrochait des gris – gris contre&amp;nbsp; les mauvais oeils.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3297083&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/2645192994.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Le coiffeur d'El Atrach&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;C’est une scène ordinaire que je transforme en réalité imaginaire qui ne se laisse pas déchiffrer au premier abord. Au travail d’imagination, j’ajoute des symboles de mon propre cru&amp;nbsp;: le personnage a parfois entre les mains des objets insolites, inconnus, indéfinis. Ils sont de ma propre création. C’est ce rêve éveillé qui me distingue des autres artistes. Je vis dans un autre dimension du monde où les êtres et les choses revêtent un caractère étrange. Je me considère comme un convertisseur de la réalité en surréalité grâce à l’imagination créatrice. C’est comme si j’avais dans mon cerveau une porte qui s'ouvrirait sur un autre monde : en franchissant son seuil on passe de l’autre côté du miroir vers un univers imaginaire. Ce convertisseur cérébral transforme systématiquement les observations les plus banales de la vie de tous les jours en surréalité . C’est ce que j’appelle «&amp;nbsp;le rêve éveillé&amp;nbsp;». &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3297213&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/173480126.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;El Atrach le surréaliste&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt; J’essaie d’exprimer les sentiments qui sont nécessairement intérieurs à chacun de nous en postures corporelles . traduire le langage corporel en tant qu'expression de notre intériorité la plus intime à&amp;nbsp; travers notre gestuelle..Une fois mises à nues nos attitudes corporelles sont fort parlantes. Pour exprimer nos tristesses et nos joies, il n’y a pas mieux que nos postures corporelles ... .&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3297787&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/02/3482853133.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Tout ce que je peinds a une signification symbolique&amp;nbsp;: ainsi du pigeon voyageur comme messager d’amour, mais aussi comme clé d'accès possible à mon œuvre. De la rose comme offrande, au bien aimé. De l’œuf brisé comme symbole de tout commencement et de toute fin.itude De la bchandelle comme symbole de vie, avec laquelle tout s'éteind quand elle vient à s'éfilocher. De l’encensoir&amp;nbsp; comme symbole de spiritualité puisqu'il accompagne tout sacré et tout sacrifice..Le tout tient dans le cercle d'or des saisons et des jours...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3301875&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/151299858.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Apesanteur&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Je me mets d’abord en condition de peindre, en&amp;nbsp; &quot;préparant&quot; l’ambiance du travail. Il s’agit de créer les conditions optimales nécessaires à l’apparition de ce que j’appel «&amp;nbsp;le rêve éveillé&amp;nbsp;», sans lequel il n’y aura pas de passage du réel vers l'imaginaire. Je complexifie à souhait le thème traité pour que l’observateur soit obligé de fournir un effort lors de son déchiffrement &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3299158&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/2580477070.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Indéchifrable El Atrach&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3301881&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/00/4046601737.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;El Atrach : le bien aimé pris aux fils de l'araignée&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;L' œuvre. se présente d’abord comme une énigme à déchiffrer. Comme un rêve à interpréter . Il faut beaucoup de temps pour interpréter un rêve, beaucoup de temps pour déchiffrer ses œuvres qui ne se laissent pas facilement décoder, des oeuvres exécutées d'après&amp;nbsp; ses rêves&amp;nbsp; ......&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3297095&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/1756789284.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Selon le témoignage de Procope au VI è siècle&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Chez les Berbères, les hommes n’ont pas le droit de prophétiser&amp;nbsp;; et se sont au contraire les femmes qui le font&amp;nbsp;: certains rites religieux provoquent en elles des transes qui, au même titre que les anciens oracles, leur permettent de prédire l’avenir.&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;Dans l'histoire des Berbères, la Kahéna est la plus illustre des voyantes.L’antique héroïne berbère du Maghreb portait en fait un nom arabe&amp;nbsp;:&amp;nbsp; &lt;em&gt;kahéna&lt;/em&gt;signifie en arabe «&amp;nbsp;devineresse&amp;nbsp;», manifestement en rapport avec les dons prophétiques que prêtent à la reine les auteurs musulmans à partir d’Ibn Abd al-Hakam (mort en 871).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3302630&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/1534048216.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Ibn khaldoun indique que la &lt;em&gt;kahéna&lt;/em&gt; avait d’abord été «&amp;nbsp;la reine de l’Aurès&amp;nbsp;» avant de devenir «&amp;nbsp;la reine des berbères de l’Ifriqiya&amp;nbsp;». Les Berbères se rallièrent à elle après la mort de Koceila leur chef en 688. Al Wakidi, écrit qu’elle se souleva «&amp;nbsp;par suite de l’indignation qu’elle ressentit à la mort de koceila». L’historien arabe El Maliki rapporte ce détail singulier sur la &lt;em&gt;kahéna&amp;nbsp;:&lt;/em&gt; «&amp;nbsp;Elle avait avec elle une énorme idole de bois qu’elle adorait&amp;nbsp;; on la portait devant elle sur un chameau.&amp;nbsp;» Des siècles après la reine de l’Aurès fait encore rêver, comme en témoigne les illustrations qu’en fait aujourd’hui Oumami ou ce qu’on disait une brochure anonyme de 1890 qui s’achève ainsi&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Sparte eût inscrit son nom dans ses temples. Homère l’eut célébré dans ses poèmes immortels». Cette «&amp;nbsp;force amazigh&amp;nbsp;» est aussi symbolisée par les antiques &lt;em&gt;aguellid &lt;/em&gt;(ces anciens rois berbères)&amp;nbsp;: Juba II, Massinissa, Jugurtha. Le plus illustre est Jugurtha qui apostropha ainsi &amp;nbsp;Rome après avoir distribuer son or aux membres de la classe sénatoriale&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ville à vendre et condamnée à périr si elle trouve un acheteur&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3302238&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/2500891512.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;L’artiste dépeint ainsi cette voyante qui pratique la cartomancie&amp;nbsp;: on voit les personnages qui viennent la consulter en train de lui présenter des sacrifices et des offrandes.A la question de savoir qui vient &amp;nbsp;consulter la voyante ? Malika &amp;nbsp;voyante médiumnique des Gnaoua répond :“La femme qui n’enfante pas. L’homme qui a du mal à trouver du travail.Quand un patient ou une patiente, vient me consulter, J’ouvre l’autel pour consulter les esprits à son propos. Ce sont les esprits qui m’assistent au cours de la voyance en me disant de quoi souffre ce Monsieur ou cette dame. Qu’à –t- il&amp;nbsp;? Es-t- il malade&amp;nbsp;? Que lui réclament les esprits&amp;nbsp;? Veulent –ils seulement qu’il organise une &lt;em&gt;lila &lt;/em&gt;pour le délivrer&amp;nbsp;? Ou bien qu’il devient leur serviteur&amp;nbsp;? Les a – t – il atteint de quelque manière&amp;nbsp;? Ou les a – t – il agressé&amp;nbsp;? Une fois que j’ai consulté les esprits, je dis au malade&amp;nbsp;: voici de quoi tu souffres et voilà ce qu’attendent de toi les esprits. Ils veulent que tu leur organises une &lt;em&gt;lila &lt;/em&gt;que tu leur présente un sacrifice un mouton ou un bouc par exemple , ou que tu leur prépares un poulet non salé. Leur faire un don une offrande. Il y a aussi le patient à qui ils recommandent le pèlerinage soit à Chamharouch, Moulay Brahim ou Tamsloht.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3297177&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/2298206744.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt; Généralement les esprits lui recommandent d’organiser une &lt;em&gt;lila &lt;/em&gt;chaque année. Moi-même, je ne sais quoi dire, jusqu’à ce que je consulte les esprits. Je suis alors en transe. C’est dans cet état que je les consulte et c’est eux qui disent ce dont la patiente souffre et ce qu’elle doit amener comme offrandes. Les esprits parlent par ma bouche. &amp;nbsp;Je les fais «&amp;nbsp;monter&amp;nbsp;». C’est delà que vient le mot &lt;em&gt;talaâ, &lt;/em&gt;celle qui fait monter les esprits . Je suis leur simple médium et c’est eux qui prédisent par ma bouche quand je suis &amp;nbsp;en transe. Ce n’est pas seulement celui ou celle qui est malade qui danse en état de transe&amp;nbsp;; moi aussi je danse en état de transe , et cela m’apaise. La nuit, lorsque je suis nerveuse, je vois apparaître les esprits dans mes rêves.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3301888&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/2838447058.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;El Atrach : Nuit bleue&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;El Atrach voit aussi les esprits comme dans un rêve, qu'il tente de reproduire sur ses toiles.&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mais cela suppose une mise en condition une «&amp;nbsp;préparation&amp;nbsp;»; voilà le mot clé de l’artiste. Il s'agit de «&amp;nbsp;préambules&amp;nbsp;» et de&amp;nbsp; «&amp;nbsp;préliminaires&amp;nbsp;» qui doivent précéder toute mise en oeuvre comme ils précèdent tout rituel . Car pour El Atrach, la peinture est d’abord une activité rituelle et obéit donc aux mêmes préparatifs. C'est pourquoi notre artiste&amp;nbsp; a besoin de s’isoler dans sa &quot;ruine&quot;&amp;nbsp; en dehors du village, à chaque fois qu’il veut se mettre au travail. Cela&amp;nbsp; rappelle ces rites d’initiation africains où les adolescents doivent passer par une période d’isolation en brousse&amp;nbsp; pour faciliter leur &quot;passage&quot; à l’âge adulte. En ce sens chaque oeuvre d' El Atrach est une épreuve initiatique .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3302649&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/3237934542.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;En écoutant de sa bouche le mot &quot; préparation&quot;, j'ai immédiatement pensé à ce samedi après midi où j’avais rejoins pour la première fois&amp;nbsp; feu maâlem Bosso à sa maison du côté de la foire de Casablanca pour ma propre initiation à ce rite orgiaque plein de mystère que constitue une lila des Gnaoua. Je&amp;nbsp; l’avais trouvé en compagnie d’autres maâlem Gnaouis originaires de Marrakech comme lui : ils étaient en plein préparation des adjuvants rituels sans lesquels ils ne pouvaient opérer convenablement ce passage de la réalité ordinaire à cette&amp;nbsp; réalité extraordinaire, qu’est la lila ou nuit rituelle. Cette ouverture de la place&amp;nbsp; , qu’on appelle &lt;em&gt;«&amp;nbsp;ftouh Rahba&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», où les esprits possesseurs sont conviés à &quot;chevaucher&quot; les possédés de la place sacrée à force d'offrandes et de sacrifices..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3299315&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/3146627498.2.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;En pénétrant le soir le seuil de sa «&amp;nbsp;ruine&amp;nbsp;» pour s’isoler de la vie ordinaire, El Atrach , se&amp;nbsp; «&amp;nbsp;prépare&amp;nbsp;» lui aussi à rentrer en contact avec ses 
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        <author>
            <name>elhajthami</name>
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        <title>Trifis Abderrahim,le peintre de la métamorphose</title>
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        <updated>2011-11-16T07:02:50+01:00</updated>
        <published>2011-11-16T07:02:50+01:00</published>
        <summary>     Trifis Abderrahim : Lila (nuit bleue) des Gnaoua       Sacrifice...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3289242&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/02/3731428208.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Trifis Abderrahim : Lila (nuit bleue) des Gnaoua&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3289512&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/914536842.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Sacrifice (détail) où le diable réside dans le détail...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Le 28 novembre 1974,Trifis est né à Sidi Mokhtar étape entre Essaouira et Marrakech, dans une famille Oulad Bou Sbaâ, ces transhumants originaires du Sahara qui sont connu pour leurs tapis aux motifs nomades. Très tôt il a quitté l’école&amp;nbsp; en 1985-86 à l’issue d’ études primaires parce qu’à l’époque il fallait partir à Chichaoua, à 25 kilomètre de là pour poursuivre ses études au collège. Il a du donc s’adonner d’abord au commerce avant d’ouvrir son «&amp;nbsp;salon&amp;nbsp;» de coiffure au milieu du souk en 1990. Il peignait par vocation mais d’une manière sporadique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3289261&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/2127082185.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Trifis Abderrahim : Le &quot;Bouraq&quot; : l'ascenssion nocturne&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;L’une de ses premières œuvres&amp;nbsp; remonte à 1996&amp;nbsp;: elle lui a été inspiré par ces&amp;nbsp; images d’Épinal qui portent sur les légendes dorées des saints et des prophètes que des marchands ambulants vendent dans les souks et lors des moussems&amp;nbsp;: elle représente l’ascension du Prophète sur le &lt;em&gt;Bouraq&lt;/em&gt;&amp;nbsp; la nuit du destin. En Islam, le thème servant à exposer l’expérience mystique, c’est le cadre de cette ascension Nocturne&amp;nbsp;:«&amp;nbsp;On sait, écrit Massignon, le rôle central de cette «&amp;nbsp;extase&amp;nbsp;» où Mohammed crut être transporté de la Mekke, d’abord sur l’emplacement du Temple(détruit)de Jérusalem, puis, de là, jusqu’au seuil de l’inaccessible Cité Sainte, où la gloire de Dieu réside. Cette visite, en esprit, de Mohammed à Jérusalem, est mentionnée en ces termes par la passion du Hallaj&amp;nbsp;:«&amp;nbsp;Celui qui cherche Dieu à la lumière de la foi est comme celui qui guette le soleil à la lumière des étoiles&amp;nbsp;» La «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Laylat el Hajr&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;de Hallaj , cette «&amp;nbsp;secrète hégire vers Dieu&amp;nbsp;», paraissant viser la nuit de l’esprit, sous d’autres symboles&amp;nbsp;: l’oiseau aux ailes coupées, le papillon qui se brûle, le cœur enivré de douleur, qui reçoit. «&amp;nbsp;L’aurore que j’aime se lève la nuit, resplendissante, et n’aura pas de couchant&amp;nbsp;», s'écrie Hallaj dans son «&amp;nbsp;Diwan&amp;nbsp;»..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3289433&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/652151282.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Trifis Abderrahim : sirènes&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&quot;La fiancée de l'eau&quot; est un thème qui revient d'une manière récurente dans l'oeuvre de Trifis hantée par les sirènes...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un beau jour, ayant vu à la télévision une émission sur les peintres singuliers d’Essaouira, ces artistes autodidactes issus comme lui de l’arrière pays, Trifis décide d’aller lui aussi&amp;nbsp; tenter sa chance en présentant trois petits tableaux à la galerie Damgaard. C’était en 2005&amp;nbsp;juste avant que ce dernier ne se retire en retraite en bord de mer à Taghazoute. Trifis allait donc être la dernière découverte du critique d’Art Danois établi à Essaouira depuis le début des années 1980&amp;nbsp;. Et comme toutes les fois qu’il accepte les œuvres de ces artistes qui surgissent de nulle part, il ne s’est pas trompé cette fois - ci non, plus en acceptant immédiatement les œuvres que venait lui présenter dans un couffin&amp;nbsp; Trifis, comme on vient&amp;nbsp; vendre en ville ses poulets , ses œufs et autres produits agricoles. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Il allait définitivement quitter son gagne pain de coiffeur de souk en 2008&amp;nbsp;, pour se consacrer désormais à plein temps à son art.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Pensée sauvage qui ne met aucune frontière entre les composantes de l'univers qui se métamorphosent les unes en les autres aussi sûrement que la chenille devient papillon....&lt;/span&gt;&lt;img id=&quot;media-3289396&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/736736688.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Trifis Abderrahim&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Cet artiste qui doutait encore de son art et qui vient ainsi rejoindre les autres artistes autodidactes de cette galerie qui s’est spécialisée dans l’ethnopeinture s’avèrera à la fois prolixe et créatif en puisant inconsciemment dans les archétypes de ses ancêtres nomades, ces transhumants Oulad Bou Sbaâ qui se sont sédentarisés dans ces étendues dénudées et moutonnières situées entre Essaouira et Marrakech. Un artiste qui allait s’inspirer de son &amp;nbsp;de&amp;nbsp; environnement, à la fois fauve et lumineux, à travers un imaginaire qui explore les horizons intérieurs :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Dans la solitude du rêve &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Une voie aspire à naître, &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Au royaume des mots.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt; Elle aura pour monture &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Les horizons intérieurs &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Et la fiancée de l’eau...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3291287&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/3432885525.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;:Telle une partition musicale, l'agencement harmonieux des formes et des couleurs&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3293456&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/206247829.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;L'amour comme offrande et le serpent comme beauté fécandante&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Au Haut Atlas central le &lt;em&gt;Boughanimi&lt;/em&gt; désigne le joueur de la double flûte de roseau munit de deux cornes&amp;nbsp; ainsi que le flûtiste lui-même&amp;nbsp;: c’est une sorte de baldaquin à capuchon vert qui se livre à des pirouettes amusantes et qu’accompagnent deux &lt;em&gt;imadyazen&lt;/em&gt;, poètes épiques rythmant leur prosodies avec cet &lt;em&gt;allun, &lt;/em&gt;ce tambourin à la peau tendue et aux sons aigu&lt;em&gt;.&lt;/em&gt; Au Rif la double flûte de roseau que prolonge deux cornes d’antilopes, cette sorte de biniou, porte le nom d’ &lt;em&gt;Azemmar&lt;/em&gt;, et accompagne le chant rifain appelé&amp;nbsp; &lt;em&gt;izri&lt;/em&gt;&lt;strong&gt; «&amp;nbsp;(&lt;/strong&gt;pluriel&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;d’&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;izran&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;)&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; Et lors des&lt;em&gt; &lt;/em&gt;fêtes villageoises du&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Haut Atlas Occidental, les aèdes de la montagne en compétitions poétiques se servent quant à eux des tambourins dénommés &lt;em&gt;allun &lt;/em&gt;pour rythmer la mesure, mais surtout pour se voiler le visage au moment d’improviser un poème, comme pour se protéger contre le mauvais œil et les esprits malfaisants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3291358&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/1095927963.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt; Les thèmes traités par Trifis s’inspirent de l’imaginaire, de la mémoire et du patrimoine&amp;nbsp; :&amp;nbsp; du joueur de flûte, de la danse collective&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;et du coq sacré qui annonce l’aube . En effet, parmi les victimes souvent sacrifiées aux parvis sacrés, figure le coq qui chasse par son cri les mauvais génies de la nuit, puisqu’il est le symbole mystique de la lumière et de la vie.Mais le bélier est la victime du sacrifice par excellence. Son pelage, &lt;em&gt;labtana, &lt;/em&gt;en arabe dont le pluriel est &lt;em&gt;Boulebtaïn&lt;/em&gt;,&amp;nbsp; &lt;em&gt;ilm&lt;/em&gt; en berbère dont le pluriel est &lt;em&gt;Bilmawn&lt;/em&gt;.Les deux termes signifient «&amp;nbsp;homme vêtu de peaux&amp;nbsp;». &lt;em&gt;Boujloud &lt;/em&gt;ou &lt;em&gt;Bilmawn, &lt;/em&gt;ce sont successivement les noms des personnages masqués du carnaval de l’Achoura et de la fête du sacrifice&amp;nbsp;: personnage central de la procession masquée répondant selon les lieux aux noms de &lt;em&gt;Boulebtaïn, Boujloud,Herma&lt;/em&gt;, en ville arabophone ou encore de &lt;em&gt;Bilmawn&lt;/em&gt; et&lt;em&gt; Bou-Islikhen&lt;/em&gt;au Haut-Atlas berbérophone.&amp;nbsp; Ces processions et mascarades s’intercalent entre le sacrifice et le Nouvel An. Ils sont liés à la fête du sacrifice dans la campagne et à celle de l’Achoura dans les villes. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3291375&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/2546612378.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;Féerie carnavalesque&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3291850&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/2498430392.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Trifis Abderrahim&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Chez Trifis, un tableau en contient plusieurs autres : on s'en rend compte en zoomant sur les détails comme c'est le cas de ces parsonnages carnavalesquee entourés d'ornementations feerique déssinés sur peau à la manière des tatoueuses au henné qui couvrent ainsi la mariée le jour de fête..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3291853&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/464252952.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;Trifis Abderrahim&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Pour Emile Laoust ces mascarades masquées&amp;nbsp; constituent les débris de fêtes antiques célébrant le renouveau de la nature, capturée par le calendrier musulman&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Au Maroc, des fêtes carnavalesques d’un genre spécial s’observent partout à l’Aïd el Kébir&amp;nbsp;; le personnage essentiel s’y montre revêtu de peaux de moutons ou de chèvres. Le Berbère n’aurait – il pas établi un rapport si étroit entre le sacrifice du mouton, ordonné par l’Islam, et la procession carnavalesque d’un personnage vêtu de peaux qu’il aurait vu en ces deux rites, deux épisodes d’une même cérémonie...L’Aïd El Kébir s’est substitué, en Berbérie à une fête similaire qui existait déjà et au cours de laquelle les indigènes sacrifiaient un bélier et se revêtaient de sa dépouille. Si l’on y rappelle que le bélier fut autrefois l’objet d’un culte dont le souvenir s’est conservé tard dans le pays, on voudra peut – être voir dans les mascarades actuellement célébrées à l’Aïd El Kébir, la survivance de pratiques zoolâtriques dont l’origine se perd dans les âges obscures de la préhistoire.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3291399&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/00/1186334064.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Trifis Abderrahim&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Les peaux, les cuirs ont servi depuis des temps immémoriaux les besoins de l’homme. La peau a une histoire ancienne, qui remonte à Adam et Eve&amp;nbsp;:&amp;nbsp; Après la chasse, l’homme dépeçait l’animal pour se vêtir de sa peau. C’est la raison qui a poussé notre artiste à choisir celle-ci comme principal matériau pour son travail&lt;strong&gt;. &lt;/strong&gt;Il est évident qu’avant l’apparition du tissage, les hommes de la préhistoire usaient abondamment de peaux d’animaux sauvages ou domestiques pour satisfaire de nombreux besoins&amp;nbsp;: les peintures et gravures rupestres de l’Afrique du Nord et du Sahara abondent en figurations de personnages masculins et féminins portant des vêtements, des boucliers ou autres attributs qui paraissent selon toute vraisemblance en cuir. Les égyptiens enveloppaient le corps mortel des hommes dans des peaux (auxquelles fut substitué plus tard le linceul) pour lui assurer le passage vers la lumière, c'est-à-dire vers l’immortalité.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3289416&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/2580113824.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Trifis Abderrahim&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Comme avec le tapis nomade, il ne faut pas être obnubilé uniquement par l'amphore comme médaillon central : il faut aussi observer tout autour pour se rendre compte que ce qui est périphérique ne l'ai que lorsqu'on regarde l'oeuvre d'une manière distraite : plus on la scrute de près plus on est émerveillé par certains &quot;détails&quot;....&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3291775&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/3203485653.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;La munitie de l'oeuvre se découvre ainsi à ces détails qui nous émerveillent et qui constituent une oeuvre dans l'oeuvre .&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Une œuvre polyphonique, polysémique en constante métamorphose…&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3291783&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/2207344229.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Le &quot;détail&quot; est parfois plus &quot;parlant&quot; que la vue d'ensemble&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Comme ses ancêtres travaillent sur les toisons de laine de leurs moutons pour en faire des tapis célèbres par leur médaillon central autour duquel s’organise d’une manire symétrique des motifs stylisés qui relatent l’errance de la vie nomade, Trifis travaille plutôt sur les peaux d’ovins et de caprins à la manière des artisans artiste du Sahara et de la Mauritanie. Des peaux tendues sur &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;lesquelles il peindra en &amp;nbsp;pointillés et en reliefs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3293514&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/4220956710.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Trifis Abderrahim&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Au souk, il découvre que les peaux de caprins, d’ovins, de bovins et autres camelins, sont forts utiles non seulement à la vie quotidienne des paysans mais aussi à leur vie festive&amp;nbsp;: la peau de bovins par exemple, servait à confectionner le grand tambour dénommé Ganga qui est la preuve que les amazighs étaient influencés par les rythmes africains. Le berbère se sert des peaux aussi bien pour ses babouches, ses selles, que pour ses instruments de musique (ganga -Gros tambour à peau de vache, d’origine africaine-allun, et ribab). Quand on veut commencer la danse collective de l’ahouach on dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;sargh allun&amp;nbsp;» (chauffe le tambourin). Il s’agit de tendre la peau de cette instrument de percussion fondamental chez les berbères en le chauffant aux flammes jusqu’à obtenir des tonalités aigues. Chez les anciennes familles du Sous&amp;nbsp;; les actes notariés dénommés&amp;nbsp;&amp;nbsp;«&amp;nbsp; arraten&amp;nbsp;» étaient également en peau. Le droit coutumier qui régissait les greniers collectifs qu’on appelle«&amp;nbsp;Agadir&amp;nbsp;» était&amp;nbsp; rédigé sur des parchemins en cuir. Ils &amp;nbsp;écrivaient aussi sur la canne de roseau qu’on appelle tighanimin et dont se sert notre artiste pour son travail de pointilliste. Son&amp;nbsp; travail&amp;nbsp; se fait à base de canne de roseau, de toisons de laine pour peindre sur peaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3289388&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/1816776544.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Trifis Abderrahim&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;En visitant un jour la galerie, la première de ses œuvres a avoir attirer mon attention est une espèce de Cléopâtre 
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        <author>
            <name>Minijupe</name>
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        <title>Jeu n° 15</title>
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        <updated>2011-10-29T23:20:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-29T23:20:00+02:00</published>
        <summary>   P Y R A M I D E               Laquelle ne donne pas envie d'y aller    Et...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: x-large; color: #993300;&quot;&gt;P Y R A M I D E&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://picasaweb.google.com/lh/photo/oR2OjK_xVmrCJV0mcGA9lg?feat=embedwebsite&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://lh4.googleusercontent.com/-079mL3ZO9I0/TqxtoTnaWoI/AAAAAAAAE34/IbfgH9WrbEA/s400/Be%2525CC%252581rard.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;291&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://picasaweb.google.com/lh/photo/J0owAIcNew-ZkAYw4iwYtQ?feat=embedwebsite&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://lh6.googleusercontent.com/-SuXbKMjnypk/Tqxtn96uyGI/AAAAAAAAE30/y0dIWFkVRzI/s400/Pyramide.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;300&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: x-large; color: #3366ff;&quot;&gt;Laquelle ne donne pas envie d'y aller&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: x-large; color: #3366ff;&quot;&gt;Et pourquoi ?...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Opapilles</name>
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        <title>Il était une fois demain</title>
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        <updated>2011-10-29T06:16:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-29T06:16:00+02:00</published>
        <summary>   Il était une fois demain , exposition jusqu'au dimanche 18 décembre 2011...</summary>
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          &lt;div class=&quot;article&quot;&gt;&lt;div class=&quot;articleCadreTitre4&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il était une fois demain&lt;/strong&gt;, exposition jusqu'au dimanche 18 décembre 2011 aux &lt;span class=&quot;Commun3&quot;&gt;&lt;span class=&quot;tools135&quot;&gt;Abattoirs de Bordeaux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; Les utopies urbaines qui prennent racines avec les artistes d'Arc en rêve centre d'architecture et Stealth unlimited.&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;articleCadreTitre4&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3265937&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://opapilles.hautetfort.com/media/01/00/2395556002.jpg&quot; alt=&quot;culture,exposition,architecture,ville,urbanisme,arts,bd&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;articleCadreTitre4&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Commun1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les habitants sont les maîtres d’usage de la cité&lt;/strong&gt;. Ils déploient des formes d’organisation collective qui inventent la ville au quotidien, et tissent de nouvelles solidarités. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;articleCadreTitre4&quot;&gt;Une fresque inspirée par les textes de Bruce Bégout et réalisée par des dessinateurs de bandes-dessinées, des graphistes et des artistes donne une vision utopique de la ville de Bordeaux. Un regard particulier qui place le visiteur en 2030, date à laquelle la cité dépassera le million d'habitants.&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;articleCadreTitre4&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;articleCadreTitre4&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Commun1&quot;&gt;Le site des Abattoirs accueille cette exposition, en regard de la Halle Debat-Ponsan, remarquable témoignage architectural de l’Entre-deux-guerres. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;articleCadreTitre4&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Commun1&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;articleCadreTitre4&quot;&gt;Exposition ouverte de 11h00 à 18h00, fermé les lundis et jours fériés, quai de Paludate, 33800 Bordeaux&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;articleCadreTitre4&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>Opapilles</name>
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        <title>Trompe l'oeil</title>
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        <updated>2011-10-10T06:05:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-10T06:05:00+02:00</published>
        <summary> Réalisation de deux panneaux en trompe l'oeil pour la façade d'une librairie...</summary>
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          &lt;p&gt;Réalisation de deux panneaux en trompe l'oeil pour la façade d'une librairie rue Toufaire à Rochefort sur mer (17).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/IcSr7kNJ2MY&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une autre librairie de Rochefort sur Mer : la librairie maritime de la Corderie royale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La Corderie Royale abrite la librairie du Centre international de la mer. Cette librairie est unique avec ses 8000 références de livres en rapport avec la mer, la marine, les bateaux...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On peut commander un livre sur son site .&lt;a title=&quot;Librairie de Rochefort&quot; href=&quot;http://www.livre-mer.com/&quot;&gt;livre-mer.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3236403&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://opapilles.hautetfort.com/media/02/01/3483718236.jpg&quot; alt=&quot;livres,arts,rochefort sur mer,librairie,vidéo,musique&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Vue aérienne de Rochefort et de l'embouchure de la Charente : vue sur le Pertuis d'Antioche, détroit entre l'île d'Oléron et l'île de Ré, avec l'île Madame, rive gauche et l'île d'Aix rive droite, photo de Michel Le Collen&lt;/p&gt;
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            <name>LTC - Le site contant la Lorraine !</name>
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        <title>TRANCHE DE VIE PAR JD : ”L'APRES P'TIT DEJ' OUVRIER...”</title>
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        <updated>2011-10-06T11:49:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-06T11:49:00+02:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/00/02/1883808143.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3230973&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/00/02/2322625009.JPG&quot; alt=&quot;jean dorval pour ltc arts,patrimoine,arts,art moderne,art contemporain,patrimoine ouvrier,photo,photographie,p'tit dej' ouvrier,centre pompidou-metz,metz,france,moselle,lorraine,jean dorval photographe lorrain,petit déjeuner lorrain&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/00/02/1873439172.3.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3230982&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/00/02/1124109501.4.jpg&quot; alt=&quot;jean dorval pour ltc arts,patrimoine,arts,art moderne,art contemporain,patrimoine ouvrier,photo,photographie,p'tit dej' ouvrier,centre pompidou-metz,metz,france,moselle,lorraine,jean dorval photographe lorrain,petit déjeuner lorrain&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Out from Otoliths — John Martone's ”Storage Case”</title>
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        <updated>2011-10-02T15:23:46+02:00</updated>
        <published>2011-10-02T15:23:46+02:00</published>
        <summary> Now out from Otoliths.       Storage Case  John Martone  72 pages, full...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://mgversion2datura.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Now out from Otoliths.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://mgversion2datura.hautetfort.com/media/00/02/3426683581.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3224941&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://mgversion2datura.hautetfort.com/media/00/02/2631410729.jpg&quot; alt=&quot;storage case front cover.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Storage Case&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;John Martone&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;72 pages, full color&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Otoliths, 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ISBN: 978-0-9808785-7-8 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;$24.95 + p&amp;amp;h&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;URL: &lt;a href=&quot;http://www.lulu.com/product/paperback/storage-case/17278460&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.lulu.com/product/paperback/storage-case/17278460&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;john martone’s collages splice images and text drawn from Buddhism, radio schematics, cell biology, and natural history to open the Storage Case of the Unconscious. All of martone's visual poems stand alone as individual works, but he assembles them into book-length sequences, where their effect is enhanced. This volume offers a triptych of these visual books, in full, for the first time.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;john martone’s many collections of poetry include st. john’s wort, shooting star and ksana. He currently produces his handmade books and ebooks under the samuddo / ocean imprint.&lt;/p&gt;
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            <name>Opapilles</name>
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        <title>Lumière et matière, art et matière</title>
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        <updated>2011-09-30T05:20:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-30T05:20:00+02:00</published>
        <summary> Organisée par l’Office du tourisme d’Andernos-les-Bains en partenariat avec...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://opapilles.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;bodytext&quot;&gt;Organisée par l’Office du tourisme d’Andernos-les-Bains en partenariat avec l’association France Italie Aquitaine, du 17 septembre au 2 octobre prochain, la Maison Louis David accueille l'exposition automnale &lt;strong&gt;« Mosaïques d’Enzo Tinarelli et Histoire du marbre de Carrare »&lt;/strong&gt;. Une exposition pour découvrir ou redécouvrir une technique d’art ancienne datant du VIIème siècle av JC.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3218638&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://opapilles.hautetfort.com/media/00/00/3309131969.jpg&quot; alt=&quot;arts,mosaiques,italie,matériaux&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;bodytext&quot;&gt;&lt;strong&gt;Enzo Tinarelli&lt;/strong&gt;, artiste peintre et mosaïste renommé en Italie et en Europe, propose une œuvre&amp;nbsp; inspirée par les couleurs des mosaïques byzantines. &amp;nbsp;Ce professeur de plastique ornemental et mosaïque auprès l’Académie des beaux arts de Carrare nous invite à découvrir cet art autonome qui s’apparente selon lui à la création musicale par &amp;nbsp;la recherche de nouvelles harmonies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3218639&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://opapilles.hautetfort.com/media/01/00/2869570178.PNG&quot; alt=&quot;arts,mosaiques,italie,matériaux&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;bodytext&quot;&gt;Le&lt;strong&gt; &quot;Museo Civico del Marmo&quot;&lt;/strong&gt; viendra compléter cette exposition avec une soixantaine de photos et une vidéo sur l’Histoire de l’exploitation du marbre de Carrare à l'époque des bœufs, des charrettes et du transport à voile.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3218640&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://opapilles.hautetfort.com/media/01/01/422246034.PNG&quot; alt=&quot;arts,mosaiques,italie,matériaux&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Porky</name>
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        <title>La Rondine</title>
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        <updated>2011-09-26T20:14:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-26T20:14:00+02:00</published>
        <summary>    Comme la   Suor   Angelica   du  Triptyque , La  Rondine    (=...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://fonddetiroir.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3216203&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/02/01/3337842337.jpg&quot; alt=&quot;opéra,musique,lyrique,Puccini,arts,spectacles,vidéo&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme la &lt;a href=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/archive/2009/04/18/le-triptyque-2-suor-angelica.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Suor&lt;/em&gt;&lt;em&gt; Angelica&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; du &lt;em&gt;Triptyque&lt;/em&gt;, La &lt;em&gt;Rondine&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;(= L’Hirondelle) compte parmi les opéras mal aimés de Puccini. Mal aimés des critiques, peu connu du grand public, et cela pour un certain nombre de raisons&amp;nbsp;: d’abord, la ressemblance évidente de cet ouvrage avec deux de ses prédécesseurs&amp;nbsp;: &lt;em&gt;La Traviata&lt;/em&gt; de Verdi et &lt;em&gt;La Chauve-souris&lt;/em&gt; de Johann Strauss&amp;nbsp;; ensuite, parce que Puccini semble s’être copié lui-même en présentant deux personnages qui paraissent être sortis tout droit de &lt;em&gt;La Bohème&lt;/em&gt;, mais une &lt;em&gt;Bohème &lt;/em&gt;qui les montrerait des années plus tard, quand tous deux auraient pris un certain âge et perdu quelques illusions.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Magda, l’héroïne de &lt;em&gt;La Rondine&lt;/em&gt;, se trouve dans la même situation que Violetta&amp;nbsp;: c’est une &amp;nbsp;femme avec un passé et qui veut vivre pleinement toute sa passion, à la campagne&amp;nbsp;; son amoureux n’est rien d’autre que l’héritier d’une respectable famille de province. L’obstacle auquel elle se heurtera n’est pas la visite d’un Germont père mais une lettre de la mère du héros (Ruggero) vantant la pureté de sa future épouse dont elle ne connaît évidemment pas la vie de «&amp;nbsp;débauche&amp;nbsp;», ce qui contraindra Magda à se séparer de Ruggero pour n’avoir pas à mentir. On le voit, &lt;em&gt;La Traviata&lt;/em&gt; n’est vraiment pas loin, d’autant plus que le premier acte de &lt;em&gt;La Rondine&lt;/em&gt; se déroule exactement au même endroit que le premier acte de l’opéra de Verdi&amp;nbsp;: chez l’héroïne, au cours d’une soirée mondaine. Violetta y rencontrera pour la première fois Alfredo&amp;nbsp;; Magda y rencontrera Ruggero.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De plus, certains éléments font aussi penser à &lt;em&gt;La Chauve-souris&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: par exemple le déguisement de Lisette, servante de Magda, qui a revêtu les habits de sa maîtresse&amp;nbsp;; on ne peut s’empêcher de penser à cet instant à l’Adèle de Johann Strauss.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Magda est également un avatar de Musetta, la pimpante et joyeuse fille de &lt;em&gt;la Bohème&lt;/em&gt; amoureuse de son peintre&amp;nbsp;fantasque. Mais c’est une Musetta d’âge moyen, assagie, «&amp;nbsp;rangée&amp;nbsp;» pourrait-on presque dire puisqu’elle est la maîtresse officielle du riche banquier Rambaldo et qu’elle s’est installée dans une vie où dominent sécurité et confort. Son histoire d’amour avec Ruggero, un homme plus jeune qu’elle, ne l’aveugle pas&amp;nbsp;: elle sait que c’est sans doute une dernière aventure, un dernier amour avant le renoncement total. Sa parenté avec Musetta est encore soulignée par l’utilisation récurrente de la valse pour la dépeindre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quant au poète Prunier, il a tout du Rodolfo de &lt;em&gt;La Bohème&lt;/em&gt;, mais un Rodolfo lui aussi assagi et devenu beaucoup plus matérialiste que dans sa prime jeunesse. Sa poésie n’est plus vouée à l’immortalité, les compromissions ont porté leurs fruits et il peut maintenant s’offrir du champagne –ce qui change de la joyeuse misère de &lt;em&gt;La Bohème&lt;/em&gt;. Certes, Mimi, son grand amour, est morte il y a longtemps, mais il reste les amusements divers et les satisfactions immédiates que peuvent donner les femmes de la classe ouvrière. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Sciemment ou inconsciemment, Puccini va jusqu’au bout de la parenté Rodolfo-Prunier à l’aide du rôle vocal de ce dernier. La voix à pleine gorge du ténor, dans toute son amplitude, est devenue une voix plus légère, moins puissante. Vingt années de sybarite ont prélevé leurs droits.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» (1)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tout ce petit monde ne fréquente plus le Café Momus à la recherche du plaisir pendant le règne de Louis-Philippe&amp;nbsp;; c’est à présent le Paris de Napoléon III qui forme le décor des amusements qu’on va chercher dans l’établissement de Monsieur Bullier.&amp;nbsp; «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Puccini a probablement eu beaucoup de mal à établir le chœur si bruyant du début du second acte de La Rondine, car la tentation d’emprunter à sa propre œuvre a dû être grande. Certainement, il a admirablement accompli sa tâche, mais ici la musique, si elle égale l’effervescence de la scène correspondante de La Bohème, a, sous-jacente, une douce amertume. Alors que le mode de sa composition précédente est purement majeur, on peut sentir dans l’œuvre suivante une attirance subtile vers le mode mineur.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;»&lt;em&gt; &lt;/em&gt;(1)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La première de &lt;em&gt;La Rondine&lt;/em&gt; eut lieu le 27 mars 1917, à l’opéra de Monte Carlo, en pleine première guerre mondiale. Période plus que noire pour le monde entier,&amp;nbsp; et très sombre également pour le compositeur. En juin 1912, Giulio Ricordi, l’éditeur et ami de Puccini, homme sage, cultivé, diplomate était mort&amp;nbsp;; l’avait remplacé à la tête de la maison d’édition son fils Tito, antithèse quasiment caricaturale de son père&amp;nbsp;: brusque et agressif, pouvant même se montrer grossier, Tito Ricordi était un homme d’affaires avant tout, un «&amp;nbsp;dur&amp;nbsp;» qui était persuadé que Puccini n’était plus à la page&amp;nbsp;; le compositeur était donc très inquiet pour son avenir avec la maison d’édition Ricordi.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A cette inquiétude s’était ajoutée l’irritante impossibilité de trouver un livret qui pût donner lieu à l’opéra que Puccini rêvait d’écrire. Après le succès de &lt;a href=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/archive/2009/10/23/la-fille-du-far-west.html&quot;&gt;&lt;em&gt;La Fanciulla&lt;/em&gt;&lt;em&gt; del West&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; en 1910, Puccini était conscient qu’ayant fait des incursions dans le monde avant-gardiste, à l’instar de Debussy, Richard Strauss, Schoenberg, il ne pouvait plus revenir à sa manière mélodieuse, sans danger, et qui plaisait au public. Beaucoup trouvait son style déjà démodé. Il lui fallait prendre une orientation différente s’il voulait rester un artiste viable.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3216204&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/02/02/4220733201.3.jpg&quot; alt=&quot;opéra,musique,lyrique,Puccini,arts,spectacles,vidéo&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors qu’il séjournait à Vienne en 1912, un éditeur autrichien demanda à Puccini d’écrire quelque chose de léger, à la manière viennoise. Le compositeur n’était guère emballé mais il accepta. Après bien des tentatives, des déboires, des échecs (même le poète Gabriele d’Annunzio ne put satisfaire Puccini avec un livret intitulé &lt;em&gt;La Croisade&lt;/em&gt;&lt;em&gt; des enfants&lt;/em&gt;, tiré d’un épisode médiéval) (2), il reçut le premier acte d’un libretto allemand qui s’intitulait &lt;em&gt;La Rondine&lt;/em&gt;&amp;nbsp;; ce livret avait de forts relents de &lt;em&gt;Traviata &lt;/em&gt;mais Puccini l’accepta quand même. En mai 1914, le texte allemand définitif et complet lui parvint. Son librettiste Adami se mit à la traduction italienne et Puccini commença la composition de son opéra en doutant malgré tout fortement de son originalité. &lt;em&gt;La Rondine&lt;/em&gt; fut achevée à Pâques 1916. L’ouvrage aurait dû être créé à Vienne, mais la guerre l’interdisant, ce fut Monte Carlo qui l’accueillit en 1917, avec un grand succès. Le succès se poursuivit à Buenos Aires où l’opéra fut joué sept fois en mai 1917. Mais l’Italie fut nettement plus difficile à convaincre que l’œuvre possédait un «&amp;nbsp;charme&amp;nbsp;exquis et délicieux&amp;nbsp;» comme l’avaient écrit les critiques de Monte Carlo.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A Bologne, où l’opéra fut monté le 5 juin 1917, la critique fut loin d’être impressionnée et élogieuse&amp;nbsp;; la première à la Scalade Milan du 7 octobre de la même année fut une catastrophe&amp;nbsp;épouvantable ; les critiques se montrèrent franchement hostiles à l’œuvre qu’ils descendirent en flammes. Mais le public milanais avait aimé &lt;em&gt;La Rondine&lt;/em&gt;. Souvent mal produite et mal chantée, l’œuvre arriva enfin à Vienne en octobre 1920, et connut une réception glaciale. Le Covent Garden de Londres s’en désintéressa complètement. Et le Metropolitan Opera de New York ne la mit en scène qu’en 1928, soit presque quatre ans après la mort de Puccini. Reprise au Met en 1936, elle revint à la Scala en 1940. Après…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3216206&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/01/01/3157474753.2.jpg&quot; alt=&quot;opéra,musique,lyrique,Puccini,arts,spectacles,vidéo&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pourquoi cet ouvrage n’a-t-il jamais vraiment trouvé sa place dans le répertoire lyrique&amp;nbsp;? Même aujourd’hui, il est très rarement à l’affiche des grandes scènes d’opéra. Est-ce parce qu’il ne se termine par aucune de ces morts si tragiques et si belles&amp;nbsp;auxquelles Puccini nous avait habitués&amp;nbsp;? Est-ce parce qu’il n’y aucune situation déchirante comme dans &lt;em&gt;Butterfly&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Tosca&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? Est-ce parce que &lt;em&gt;La Rondine&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;relève plutôt du Puccini professionnel remplissant un contrat que du génie envahi par l’inspiration&amp;nbsp;? Ou parce que le sujet est trop proche de &lt;em&gt;Traviata&amp;nbsp;&lt;/em&gt;? Aucune de ces raisons n’est réellement satisfaisante. Bien chanté, avec une mise en scène qui le met en valeur, l’opéra montre alors toutes ses qualités, nombreuses, bien que la musique ait tendance à s’appuyer sur les succès déjà acquis plutôt que d’aller de l’avant, vers quelque chose de plus original et de plus moderne.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Che il bel sogno di Doretta&lt;em&gt; a toujours été reconnu comme le numéro un à succès de l’opéra, mais il est plus que cela&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;» Cet air est chanté par Magda, «&amp;nbsp;&lt;em&gt;avec une émotion grandissante, tandis que ses invités, captivés par la beauté du chant, murmurent&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/em&gt;Delicioza… e squisita&lt;em&gt;.&amp;nbsp;» Certainement, Puccini a dû s’amuser de cette occasion de se moquer de lui-même, car il aurait autrement demandé à Adami de supprimer les apartés lors des nombreuses révisions&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;» (1) Plus loin, Puccini se livrera à un discret hommage à Richard Strauss en introduisant un des thèmes de l’opéra &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/archive/2008/07/26/salome-scene-finale-montserrat-caballe.html&quot;&gt;Salomé&lt;/a&gt; &lt;/em&gt;lorsque Prunier, énumérant les femmes «&amp;nbsp;élégantes et perverses&amp;nbsp;» qu’il considère digne de son amour, évoquera la Princesse Salomé.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3216210&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/01/00/1960030897.jpg&quot; alt=&quot;opéra,musique,lyrique,Puccini,arts,spectacles,vidéo&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors, &lt;em&gt;la Rondine&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? Sous &lt;em&gt;Traviata&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;Suite&amp;nbsp;» désenchantée de &lt;em&gt;La Bohème&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? Echo faiblard de &lt;em&gt;La&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Chauve-souris&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? Ni l’un, ni l’autre&amp;nbsp;; simplement une œuvre qui reflète l’aspiration du compositeur à la tranquillité, au bonheur, au repos à une période où son couple chancelle et où ses rapports avec son éditeur sont de plus en plus tendus, et cela dans un monde voué à la violence et à la mort.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(1) – Barrymore Laurence Scherer, livret de présentation de &lt;em&gt;La Rondine&lt;/em&gt;, enregistrement de 1983, avec Kiri Te Kanawa et Placido Domingo.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(2) – Le seul commentaire de Puccini à la lecture de ce livret fut&amp;nbsp;que «&amp;nbsp;D’Annunzio avait donné naissance à un petit monstre, informe, incapable de marcher et de vivre&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Photos&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;1 – Couverture disque vynil, Tissot, «&amp;nbsp;Les Adieux&amp;nbsp;» (détail)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;2 – Idem&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;3 – Idem intégral&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;4 – Kiri Te Kanawa lors de l’enregistrement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;ARGUMENT&amp;nbsp;: Paris, 19&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, sous le règne de Napoléon III.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;ACTE I – La demeure parisienne de Magda&amp;nbsp;; une salle luxueusement meublée. &lt;/strong&gt;Magda reçoit ses amis avec Rambaldo. Parmi eux, le poète Prunier qui chante sa dernière création en s’accompagnant au piano. C’est l’histoire d’une certaine Doretta qui rêve que le roi la remarque. Prunier avoue que la fin lui échappe et Magda reprend l’histoire. Rambaldo montre le collier qu’il veut offrir à la jeune femme qui devient immédiatement le centre d’un cercle d’envieux et d’admirateurs. Lisette, la femme de chambre de Magda, dont Prunier n’apprécie pas l’impertinence mais que défend Magda qui l’appelle «&amp;nbsp;un rayon de soleil&amp;nbsp;» demande à Rambaldo s’il se décide à recevoir le jeune homme qui l’attend depuis bientôt deux heures. C’est le fils d’un vieil ami à lui.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Magda évoque pour ses amis l’époque où elle était encore innocente et se rendait au café Bullier pour y trouver l’aventure et, qui sait, l’amour. Elle n’a jamais oublié l’homme qu’elle y a rencontré un jour, dont elle n’a jamais su le nom.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On introduit Ruggero au moment où Prunier entreprend de lire l’avenir dans les mains des invités. Magda est comme une hirondelle, elle fuira Paris et trouvera peut-être l’amour au loin. Tous s’inquiètent de savoir où Ruggero va passer sa première soirée parisienne. On choisit le café Bullier et Lisette déclare que c’est un excellent choix. Tous s’éloignent sauf Prunier. Lisette rappelle à sa maîtresse que c’est son jour de sortie. Magda lui donne congé et gagne sa chambre. Lisette réapparaît, vêtue d’une robe de Magda. Elle heurte Prunier qui la prend dans ses bras avec une affection évidente, non sans lui faire remarquer qu’elle a mal assorti ses vêtements. Elle court se changer et revient dans une tenue plus convenable. Ils partent ensemble. Magda entre à son tour, à peine reconnaissable, vêtue comme une grisette.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;ACTE&amp;nbsp; II – Le Café Bullier. &lt;/strong&gt;La salle de danse est remplie d’une foule d’artistes, de grisettes, de demi-mondaines, etc. Des fleuristes proposent leur marchandise. Ruggero, seul à une table, néglige les invitations de plusieurs jeunes femmes. Magda entre et se débarrasse de ses nombreux admirateurs en affirmant qu’elle a rendez-vous avec le jeune homme solitaire de la table du fond.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ruggero est ravi et refuse de la laisser repartir lorsqu’elle se croit débarrassé des importuns. En dansant avec lui, elle se rappelle l’aventure d’autrefois. Ils vont jusqu’à inscrire leurs noms sur la plaque de marque qui recouvre leur table. Prunier et Lisette entrent&amp;nbsp;; elle croit reconnaître sa maîtresse mais il l’en dissuade. Les deux couples se rencontrent et expriment dans un quatuor ce qu’ils pensent respectivement de l’amour.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Magda voit entrer Rambaldo. Prunier éloigne en hâte Ruggero et Lisette. Rambaldo s’approche de leur table, écarte vivement Prunier et demande à Magda si elle rentre avec lui. Elle répond qu’elle est amoureuse et qu’elle ne partira avec lui ni maintenant, ni jamais. Il réagit avec dignité et la laisse. Ruggero revient et tous deux quittent le café.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;ACTE III – Une petite villa près de Nice. &lt;/strong&gt;C’est là que Ruggero et Magda abritent leur idylle. Ruggero a écrit à son père pour lui demander son consentement à son mariage. La jeune femme se demande quelle est la meilleure façon de lui avouer son passé. Tous deux sortent et entrent Lisette et Prunier.&amp;nbsp; Prunier a voulu faire de Lisette une grande actrice mais elle n’a réussi qu’à se faire siffler copieusement. Lisette voudrait retrouver son emploi auprès de Magda. Celle-ci accepte et Lisette se sent tout à coup beaucoup plus à l’aise. Il en serait sûrement de même pour Magda, suggère Prunier, si elle retournait à Paris et à la vie de plaisirs. Magda comprend que ce message, transmis par Prunier, vient de Rambaldo&amp;nbsp;: elle peut revenir auprès de lui quand elle le désire.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Prunier s’apprête à partir, prétendant que tout est fini entre Lisette et lui, mais il s’enquiert de l’heure à laquelle elle sortira le soir-même. Ruggero rentre&amp;nbsp; avec la lettre qu’il vient de recevoir de sa mère.&amp;nbsp; Magda la lit avec confusion.&amp;nbsp; Elle se dit qu’elle ne&amp;nbsp; peut le tromper plus longtemps&amp;nbsp;: il dot savoir qu’elle a toujours été prête à vendre ses faveurs pour de l’argent et qu’elle a vécu dans un luxe coupable. Elle peut l’aimer mais ne peut pas l’épouser et se présenter à sa mère comme une pure fiancée.&amp;nbsp; Le cœur brisée, s’appuyant au bras de Lisette, elle s’en va, prête à reprendre son ancienne existence, laissant derrière elle son unique amour.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;VIDEO 1&amp;nbsp;: Air de Magda, Acte I, air de &quot;Doretta&quot;. Mirella Freni&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;VIDEO 2&amp;nbsp;: Acte III, scène finale. Angela Gheorghiu, Roberto Alagna. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/bFnkp_LA1RY&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/ZXMktrb0Kng&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
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        <title>Matière et manière</title>
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        <updated>2011-09-22T01:37:32+02:00</updated>
        <published>2011-09-22T01:37:32+02:00</published>
        <summary>   Matière et manière       Tapis – Tableaux&amp;nbsp;: L’art de l’indicible...</summary>
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          &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Matière et manière&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;img id=&quot;media-3132273&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/1814400068.jpg&quot; alt=&quot;histoire,photographie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Tapis – Tableaux&amp;nbsp;: L’art de l’indicible&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;Des œuvres d’art, peuvent se faufiler à notre insu au milieu des objets utilitaires, jusqu’au jour où le regard exercé de l’expert vient les tirer de l’anonymat auquel ils étaient initialement destinées, pour nous révéler leur dignité d’œuvre d’art. Et c’est ce que nous propose&amp;nbsp; Frédéric Damgaard, en publiant en ce mois de novembre 2008 un très beau livre sur l’art des femmes berbères au Maroc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3209187&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/02/1913117527.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;I&lt;/strong&gt;l faut, en effet, avoir le regard exercé par une longue fréquentation des formes et des couleurs pour dénicher chez la femme berbère le tapis -tableau qui renvoi à l’art contemporain. Comme jadis il avait découvert des talents d’artiste chez des autodidactes d’Essaouira et de sa région, le désormais célèbre critique d’art Danois, nous propose maintenant sa collection de tissage rurale comme autant d’œuvres d’art.. Après&amp;nbsp; Omar Khayam qui disait dans un célèbre quatrain&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Allège le pas, car le visage de la terre est recouvert des yeux des biens aimés disparus&amp;nbsp;», on a envie de dire désormais à quiconque foule un tapis&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Faites attention&amp;nbsp;! Vous êtes peut-être en train de fouler une œuvre d’art&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3209188&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/3355061782.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&amp;nbsp; En effet, au-delà de l’origine ethnographique de tel ou tel tapis ou tissage, ce qui frappe dans la collection du désormais célèbre critique d’art Danois, c’est d’abord la puissance d’expression des formes et des couleurs, qui séduit d’emblée le regard. On tombe immédiatement sous le charme magique de ces objets d’art, comme on reconnaît sans médiation la beauté d’un poème ou d’une partition musicale. Formes florales, anthropomorphiques, sinusoïdales ou géométriques, soupoudrées d’or, de rouge et de noire. Damgaard choisit volontairement de mettre en relief des détails pour souligner davantage la parenté explicite qui existe entre cet art des femmes rurales et l’art contemporains au Maroc et ailleurs. Tapis - tableaux qui se prêtent à une double lecture horizontale et verticale ou parfois même le «&amp;nbsp;défaut&amp;nbsp;» de fabrication ou l’usure du temps contribuent à ce caractère insolite et indicible de l’art rural, qui se caractérise par la gourmandise de ses formes et sa transgression de la sacro-sainte règle de symétrie de l’art citadin. Chaque niveau est différent du suivant et le même motif n’est jamais reproduit sous la même forme et la même couleur&amp;nbsp;: variation sur la même note musicale. Et toujours cette harmonie mystérieuse qui anime la structure d’ensemble malgré les contrastes apparents et l’interpénétration de l’horizontal d’avec le vertical.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3132275&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/2717243993.jpg&quot; alt=&quot;histoire,photographie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Des couleurs chaudes comme l’amour et la tendresse féminine. Comme les noces d’été et les fêtes saisonnières. Comme les rêves au lendemain d’une nuit nuptiale. Et toujours ce bonheur de rêvasser sur ces surfaces chatoyantes comme au bord de l’eau et au voisinage du feu. Comme une traversée de champs doré parsemé de marguerite et de coquelicot. On a l’impression de surprendre non pas une tisseuse mais une rêveuse qui tisse par ses fils d’or et de soie, son paradis imaginaire, son jardin secret. La fraîcheur de son regard à la levée des aubes resplendissantes et son éblouissement par les couleurs du crépuscule. Énigmatique plaisir dont seul l’artiste a le secret. Qui oserait piétiner de tels œuvres, que pourtant la tisseuse destinait à un usage purement utilitaire, et à qui le regard expert d’un Damgaard, donne une dignité d’œuvre d’art.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3209189&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/2739724206.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Comme dans une rêverie créatrice, La tisseuse passe d’une forme à l’autre, d’une couleur à l’autre, pour nous offrir en fin de parcours un tapis – tableau que ne renierait pas l’artiste d’avant-garde le plus contemporain qui soit. Musique silencieuse, émerveillement, moment de grâce. En somme une invitation à la rêverie visuelle, où rien n’est définitivement délimité à l’avance, où les formes en suspens semblent suggérer une continuité vers l’infini au-delà du cadre limité du tapis- tableau. Un espace de prière et pour la prière. Un art sacré donc. Mais aussi un art festif&amp;nbsp;: jaune d’or, mauve pâle…Mais dans l’ensemble on ne sait pas de quelle poésie, de quel mystère, de quelle beauté tout cela est le signe.. On se dit&amp;nbsp;: comment es-ce possible qu’avec un nombre si limité de signes, de symboles et de couleurs, on en est arrivé à ce langage de l’infini&amp;nbsp;? Chaque tapis – tableau est si différent de l’autre. Et chaque tapis – tableau transcende d’une manière si surprenante les déterminismes ethniques de son origine pour atteindre une expression esthétique universelle. Beauté intrinsèque. Esthétisme qui opère magiquement et immédiatement sur le regard. On est là aux origines de l’art contemporain marocain&amp;nbsp;: mémoire tatoué, transfiguration des saisons printanières d’un pays berbère aux luminosités solaires. Voici donc l’hommage de l’homme venu du grand Nord à l’art des femmes berbères du grand Sud marocain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;img id=&quot;media-3209190&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/01/403694881.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt; Le point commun entre la plupart des tapis présentés dans l’ouvrage est d’appartenir soit à des transhumants, soit à des nomades&amp;nbsp;: Béni&amp;nbsp;&lt;em&gt;Mguild&lt;/em&gt;, Béni&amp;nbsp;&lt;em&gt;Waraïn&lt;/em&gt;, la région de&amp;nbsp;&lt;em&gt;Boujaâd&lt;/em&gt;, les&lt;em&gt;Rehamna&lt;/em&gt;, les Oulad&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bou&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Sbaâ&lt;/em&gt;, les&amp;nbsp;&lt;em&gt;Chiadma&lt;/em&gt;&amp;nbsp;et Sidi&amp;nbsp;&lt;em&gt;Mokhtar&lt;/em&gt;&amp;nbsp;qui fournit la&amp;nbsp;&lt;em&gt;khaïma&lt;/em&gt;&amp;nbsp;aux&lt;em&gt;Rgraga&lt;/em&gt;&amp;nbsp;pour leur pérégrinations printanières. De là à déceler dans ces tapis berbères une influence saharienne, voire africaine, il n’y a qu’un pas que l’auteur franchit allègrement y compris à juste titre pour des montagnards sédentaires tel les&amp;nbsp;&lt;em&gt;Glawa&lt;/em&gt;&amp;nbsp;dont le col de&amp;nbsp;&lt;em&gt;Telouat&lt;/em&gt;était connu pour être un lieu de passage obligé entre l’Univers saharien et africain au sud et l’univers méditerranéen au nord. C’est principalement les deux courants culturellement marquant du monde berbère proprement dit. En effet, certains tapis présentés dans l’ouvrage évoquent&amp;nbsp; ces masques africains sous forme de croix superposées, des totem ou des scènes de chasse telles qu’on peut encore les voire aujourd’hui dans la grotte&amp;nbsp;&lt;em&gt;d’Agdez&lt;/em&gt;&amp;nbsp;au Sahara, du temps où celui-ci était verdoyant et attirait pachydermes, autruche et chasseurs africains qu’on voit reproduit par des peinture rupestres.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3132280&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/3465943909.jpg&quot; alt=&quot;histoire,photographie&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Mogadorien habillé en &quot;Jabador&quot;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un vêtir qui n’appartient nullement au Musée de l’histoire, et dont la fonctionnalité est loin d’être simplement folklorique. Et quand en ces hautes cimes de l’Atlas les tisseuses homériques&amp;nbsp;&lt;em&gt;d’Iswal&lt;/em&gt;&amp;nbsp;en pays&amp;nbsp;&lt;em&gt;Glawa&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;se préparent aux rigueurs de l’hiver en &amp;nbsp;fredonnant de frais refrains tout en manillant l’antique quenouille – les chants des tisseuses accompagnent tout le processus du tissage – on obtient alors des objets esthétiques plutôt qu’utilitaires.Par delà les formes et les couleurs communes, les techniques du tissage au Maroc,concernent le tapis en laine du Moyen Atlas, en passant par le&amp;nbsp;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Boucharouette&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de la région de&amp;nbsp;&lt;em&gt;Boujaâd&lt;/em&gt;, le tissage broché&amp;nbsp;&lt;em&gt;Glawa&lt;/em&gt;&amp;nbsp;, le tapis noué&amp;nbsp;&lt;em&gt;Aït seghrouchen&lt;/em&gt;, jusqu’au couvertures&amp;nbsp;&lt;em&gt;hanbel Zemmour.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Et cela concerne des objets de la vie quotidienne aussi variés que le tapis de selle, le sac, le sacoche, le coussin,la tente des nomades et des transhumants. Cela concerne le&amp;nbsp; vestimentaire au féminin: telle la&amp;nbsp;&lt;em&gt;handira&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(cap de femme), la&amp;nbsp;&lt;em&gt;tadarrat&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(le voile de cérémonie), le tissus brodé d’&lt;em&gt;Ighrem&amp;nbsp;&lt;/em&gt;ou de&lt;em&gt;&amp;nbsp;Tata&lt;/em&gt;. Mais le vestimentaire se conjugue aussi au masculin&amp;nbsp;: en commençant par la&amp;nbsp;&lt;em&gt;djellabah&lt;/em&gt;&amp;nbsp;et la tunique de laine que portaient jadis les moines guerriers, en passant&amp;nbsp; par de très beau capuchons et bonnets de bergers de haute montagne.&amp;nbsp; Des vêtements en laine épaisse pour affronter les rigueurs de l’hiver qui caractérise aussi bien les cimes enneigées de Bou Iblân chez les Béni&amp;nbsp;&lt;em&gt;Waraïn&lt;/em&gt;&amp;nbsp;du nord-est&amp;nbsp; que ceux des&amp;nbsp;&lt;em&gt;Glawa&lt;/em&gt;au sud –ouest. Là haut, il fait en effet très froid, de sorte que dés la tonte des moutons, les tisseuses berbères confectionnent d’épais tapis de laine pour isoler du sol, que des vêtements chauds pour protéger du vent glacial et sec qui balaie les cimes granitiques et dénudées. On fait alors des provisions de navets pour des couscous bien gras. Les berbères sont connus pour trois choses me disait mon père&amp;nbsp;: le port du burnous, la consommation du couscous et les crânes rasés. D’où la nécessité de les couvrir de capuchons et de bonnets surtout quand il neige et quand il pleut. Mais que ces bonnets et ces capuchons soient hauts en couleurs&amp;nbsp;!&amp;nbsp; Telle en a décidé la bergère à destination de son berger&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;Abdelkader Mana&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3209192&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/3006175128.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;Les tableaux sont de Mohamed Zouzaf&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Porky</name>
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        <title>Fidelio</title>
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        <updated>2011-09-12T11:05:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-12T11:05:00+02:00</published>
        <summary>       Fidelio  est un très bel opéra, sans conteste&amp;nbsp;; mais je l’avoue...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://fonddetiroir.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-3194967&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/02/02/3157474753.2.jpg&quot; alt=&quot;Numériser0001.jpg&quot; /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Fidelio&lt;/em&gt; est un très bel opéra, sans conteste&amp;nbsp;; mais je l’avoue humblement, il ne compte pas parmi mes œuvres préférées. De Beethoven, je préfère de loin les symphonies, la &lt;em&gt;Pastorale&lt;/em&gt; notamment dont le pouvoir d’évocation de la nature est tout simplement prodigieux.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si Beethoven a composé différentes œuvres pour la scène (musique de ballet, de théâtre, des ouvertures) il n’a en revanche écrit qu’un seul opéra&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Fidelio&lt;/em&gt;, qui devait, à l’origine, s’appeler &lt;em&gt;Léonore &lt;/em&gt;et dont le titre a été changé pour une raison qui va être exposée par la suite.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le livret de l’opéra est tiré d’une pièce française, &lt;em&gt;Léonore&lt;/em&gt;, de Jean-Nicolas Bouilly, œuvre qui a sombré dans les bas-fonds de l’oubli. Le librettiste de &lt;em&gt;Fidelio&lt;/em&gt;, Sonnleithner, l’avait traduit et en avait modifié certains passages. L’argument était fondé sur un fait réel qui, apparemment, s’était produit pendantla Révolution Française&amp;nbsp;: Madame de Tourraine avait réussi à délivrer son mari de la prison où les Jacobins l’avaient jeté en se déguisant en homme. A cause de la censure, Bouilly avait été obligé de situer l’action de sa pièce en Espagne. Quelques années avant que Beethoven ne retienne le sujet pour en faire un opéra, un autre compositeur, Pierre Gaveaux, en avait tiré une œuvre lyrique représentée à Paris en 1798.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La genèse du &lt;em&gt;Fidelio&lt;/em&gt; de Beethoven est quelque peu compliquée&amp;nbsp;: le compositeur travailla à cette œuvre de l’hiver 1803/1804 jusqu’en 1805. L’ayant laissée de côté, il&amp;nbsp; la reprit en 1806 puis l’abandonna de nouveau et la reprit une dernière fois en 1814. Ce long laps de temps qu’il fallut à Beethoven pour être satisfait de son opéra montre les difficultés auxquelles il se heurta et qui furent les suivantes&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En 1805, la première version de &lt;em&gt;Fidelio&lt;/em&gt; était achevée. Après différents problèmes de censure qui avaient obligé Beethoven et son librettiste à couper certaines scènes considérées comme subversives, l’œuvre est créée le 20 novembre 1805 au Theater an den Wien, sous le titre &lt;em&gt;Fidelio&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;L’Amour conjugal&lt;/em&gt;. Le titre original avait dû être modifié sur demande du directeur du théâtre, qui ne voulait probablement pas qu’on confondît cet opéra avec celui du compositeur Ferdinand Paër, monté en 1804 et qui était également tiré de la pièce de Bouilly. Beethoven composa cependant trois ouvertures appelées &lt;em&gt;Léonore&lt;/em&gt;, qui rappellent le titre d’origine. L’opéra fut crée avec l’ouverture &lt;em&gt;Léonore II &lt;/em&gt;et connut un échec retentissant qui s’explique par les conditions un peu particulières du moment. Une semaine avant la création, les troupes napoléoniennes étaient entrées à Vienne et la majeure partie du public était composée d’officiers français. Cela dit, l’opéra ne suscita aucun enthousiasme parmi les critiques viennois&amp;nbsp;: on estima que la musique «&amp;nbsp;était jolie&amp;nbsp;» mais qu’elle était encore «&amp;nbsp;loin de la perfection&amp;nbsp;» et que l’œuvre était «&amp;nbsp;loin d’être ne serait-ce que réussie&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cet échec ne découragea pas Beethoven qui modifia en profondeur son opéra, avec l’aide de son ami de jeunesse Stephan von Breuning. Ils firent de nombreuses coupures, enlevèrent un acte (on passa alors de trois actes à deux) et Beethoven composa une nouvelle ouverture, &lt;em&gt;Léonore III&lt;/em&gt;. Cette deuxième version fut créée le 29 mars 1806 et cette fois, ce fut l’ouverture qui s’attira les foudres de la critique, qui affirma qu’elle déplaisait «&amp;nbsp;par ses dissonances continuelles et par ce tourbillon exagéré de violons&amp;nbsp;», que c’était une musique «&amp;nbsp;plus artificielle que véritablement artistique&amp;nbsp;». L’œuvre tint l’affiche quelques jours, puis sombra dans l’oubli.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3194969&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/02/00/3337842337.jpg&quot; alt=&quot;Numériser0003.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il fallut attendre 8 ans pour que la troisième et dernière version de l’opéra ne soit achevée. La domination napoléonienne s’était effondrée dans toute l’Europe et Beethoven restait, malgré ses problèmes de surdité, un compositeur très sollicité à Vienne. Afin de toucher un public plus large, il demanda à Georg Friedrich Treitschke, metteur en scène et directeur de théâtre, de remanier le livret, qui subit de nouvelles transformations&amp;nbsp;: resserrement de l’action, ajout de certains passages&amp;nbsp;; travail qui demanda à Beethoven un grand effort. Peu avant la première, le compositeur se montra cependant encore insatisfait de son œuvre&amp;nbsp;; mais elle fut quand même créée le 26 mai 1814 et cette fois, ce fut enfin le succès. Pour l’occasion, Beethoven composa la quatrième ouverture qui fait partie de cette version. L’opéra fut ensuite représenté à Prague, puis Dresde, Berlin et d’autres villes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Fidelio&lt;/em&gt; n’a jamais acquis le caractère d’un opéra national allemand, au contraire du &lt;em&gt;Freischütz&lt;/em&gt; de Weber. Probablement parce que l’action se déroule en Espagne et qu’en filigrane, on y parle de la Révolution Française et de la Terreur. De plus, le librettiste n’est pas parvenu à situer cette œuvre dans le contexte de l’opéra allemand, alors pratiquement inexistant à Vienne, où dominait l’opéra italien. Ce type d’opéra est basé sur des idées humanistes telles que la rédemption, la liberté, la fraternité et n’a que peu de choses en commun avec le &lt;em&gt;singspiel&lt;/em&gt; allemand, si ce n’est sur le plan formel&amp;nbsp;: alternance de dialogues parlés et de parties chantées bien définies. Si les cinq premiers numéros renvoient au &lt;em&gt;singspiel&lt;/em&gt; tel que le concevait Mozart, ces caractéristiques s’estompent au fur et à mesure que l’intrigue se déroule. Certains airs comme celui de Pizarro au premier acte présentent un caractère très dramatique&amp;nbsp;; les scènes du second acte qui se déroulent dans le cachot de Florestan montrent à quel point Beethoven se souciait peu des règles en vigueur à son époque. En fait, &lt;em&gt;Fidelio&lt;/em&gt; est un opéra romantique, et cela se voit lorsque Fidelio et Rocco creusent la tombe de Florestan, et les passages parlés, interrompant la musique, engendrent alors une grande tension dramatique. Quant au final de la version 1814, il rappelle nettement la &lt;em&gt;Neuvième&lt;/em&gt;&lt;em&gt; Symphonie&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;ARGUMENT&amp;nbsp;: La scène se situe dans une forteresse carcérale près de Séville, au 18&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Acte I – La cour de la prison. &lt;/strong&gt;Le portier Jacquino presse Marcelline, la fille du geôlier, de l’épouser. Mais Marcelline est amoureuse du nouvel assistant de son père, le jeune Fidelio, et repousse les avances de Jacquino. Mais derrière ce personnage de Fidelio se cache Léonore qui s’est déguisée en homme afin de venir en aide à Florestan, son mari emprisonné. Rocco, le père de Marcelline, puis Fidelio lui-même arrivent. Marcelline, voyant Fidelio épuisé, se précipite pour le débarrasser de son fardeau. Rocco fait une allusion bienveillante à ce qu’il croit être l’intérêt que se portent les deux jeunes gens ce qui entraîne un magnifique quatuor «&amp;nbsp;Mir ist so wunderbar&amp;nbsp;». Puis Rocco chante les louanges de l’argent et son utilité pour les jeunes gens qui se marient. La situation de Léonore est devenue des plus scabreuses mais il importe qu’elle continue à jouer son rôle si elle veut sauver son mari.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D’après une description que Rocco fait de ses prisonniers, Léonore est convaincue que son époux est bien dans cette forteresse, mais dans le cachot le plus profond. Pizarro, le gouverneur de la forteresse, arrive. Une dépêche l’avertit que Fernando, ministre du roi, ayant appris que Pizarro usait de son pouvoir pour assouvir des vengeances personnelles, doit venir visiter la forteresse. Pizarro, dans une aria dramatique à souhait, décide d’en finir avec Florestan. Il fait placer sur les remparts de la forteresse un trompette et une sentinelle chargés de surveiller la route de Séville. Le trompette devra sonner l’alarme dès qu’il apercevra l’équipage officiel.&amp;nbsp; Puis il lance une bourse à Rocco et lui ordonne, pour la sécurité de l’Etat, de se débarrasser du plus dangereux des prisonniers, Florestan. Rocco commence par refuser puis lorsque Pizarro assure qu’il le fera lui-même, consent à creuser une tombe dans une vieille citerne qui se trouve dans les caves.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Léonore a tout entendu&amp;nbsp;: son aria «&amp;nbsp;Abscheulicher&amp;nbsp;! Wo eilst du hin&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&amp;nbsp; exprime de façon bouleversante son horreur, puis l’espoir que l’amour, la fidélité et l’aide dela Providencesauveront la vie de son époux. Puis, elle apprend qu’elle doit aider Rocco à creuser la tombe&amp;nbsp;; elle sera ainsi près de son mari et pourra soit l’aider, soit mourir avec lui.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les prisonniers de l’étage supérieur ont obtenu le droit de sortir quelques minutes, grâce à Léonore et à l’occasion de l’anniversaire du roi. Les cellules sont ouvertes et on leur permet de marcher dans le jardin de la forteresse, jusqu’à ce que Pizarro, furieux, intervienne. L’acte se termine sur leur retour dans leur cellule.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-3194972&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/01/02/4220733201.jpg&quot; alt=&quot;Numériser0002.jpg&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Acte II – Premier tableau – Le cachot de Florestan.&lt;/strong&gt; Fiévreux et déliran, Forestan, dans une aria, croit voir Léonore et sombre dans l’inconscience. Rocco et Léonore, descendus dans la cave, commencent à creuser la tombe. Soudain, Léonore reconnaît Florestan&amp;nbsp; et obtient de Rocco la permission de lui donner un peu de nourriture. Pizzaro pénètre dans le cachot, se fait reconnaître de son ennemi et dégaine son poignard pour le tuer. Léonore se jette entre eux&amp;nbsp;; repoussée, elle braque un pistolet sur Pizarro&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tuez d’abord sa femme&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» La trompette retentit&amp;nbsp;; Jacquino apparaît et annonce que le ministre du roi est aux portes de la forteresse.&amp;nbsp; Florestan est sauvé, la scène s’achève sur la défaite de Pizarro. Un duo extasié réunit alors les deux époux.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Deuxième tableau – La cour de la prison. &lt;/strong&gt;Don Fernando se révèle être un ami de Florestan, qu’il fait libérer ainsi que tous les prisonniers. Pizzaro est arrêté et l’opéra s’achève par un chœur de réjouissance, hymne à la gloire de l’amour conjugal et de la fidélité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Photos&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;1 - Theo Adam (Pizarro) au second plan Hans Sotin (Fernando) – téléfilm 1968 ;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;2 - Anja Silja (Léonore), Ernst Wiemann (Rocco), Erwin Wohlfahrt (Jacquino), Lucia Popp (Marcelline) – Téléfilm 1968&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;3 - Anja Silja (Léonore) Richard Cassilly (Florestan) – Téléfilm 1968.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;VIDEO 1&amp;nbsp;: Air de Léonore Acte I&amp;nbsp; “Ascheulicher !...” – Christa Ludwig&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;VIDEO 2&amp;nbsp;: Acte I – Choeur des prisonniers&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;VIDEO 3&amp;nbsp;: Acte II – Scène de la prison «&amp;nbsp;Er Sterbe&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Christa Ludwig, James King, Walter Berry, Josef Greindl. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;345&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/CEdHa4AemLI&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;345&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/6MF3IKyfgcg&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;345&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/8gtaBWc0rTY&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Amaury</name>
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        <title>Les talons hauts, métronomes du désir</title>
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        <updated>2011-09-09T17:22:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-09T17:22:00+02:00</published>
        <summary>  Aussi sur Agoravox   &amp;nbsp; En introduction, je demande pardon d'avance aux...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://mesterressaintes.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-talons-hauts-metronomes-du-100425&quot;&gt;Aussi sur Agoravox&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;En introduction, je demande pardon d'avance aux lectrices qui pourraient se sentir choquées, ce serait bien à tort, il ne s'agit là que d'innocentes taquineries...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;image &lt;a href=&quot;http://image.ifrance.com/cinema/film/2/9/1992-1-talons-aiguilles.jpg?456649230&quot;&gt;prise ici&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://image.ifrance.com/cinema/film/2/9/1992-1-talons-aiguilles.jpg?456649230&quot; alt=&quot;1992-1-talons-aiguilles.jpg?456649230&quot; width=&quot;365&quot; height=&quot;243&quot; /&gt;Des talons, cela ne doit pas forcément claquer fort quand on entend une femme approcher, celle-ci fût-elle l'être aimée, la dulcinée du Tobozo que l'on vénère, ou une simple passante qui passe. Les talons hauts, c'est un peu comme la mini-jupe, c'est un sujet qui peut apparaître comme ça hautement superficielle, donc indispensable à traiter. Nous aurions pu nous attacher à décrire également le parfum des femmes et son importance (mais il y a déjà &lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1792.html&quot;&gt;un film&lt;/a&gt; de Dino Risi sur le sujet, nous le conseillerons à nos lecteurs pour avoir dessus un point de vue exhaustif)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Cela ne doit pas être trop saccadé non plus, sinon toute la magie de la chose se perd, c'est comme un métronome interne qui rythme nos sens et nous récompense de notre attente, surtout quand la dulcinée du Tobozo est systématiquement en retard, ce dont nous l'excuserons volontiers car ça fait partie bien évidemment de son charme (il suffit pour être tranquilles de lui fixer vos rendez-vous une heure avant). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Cette magie des talons hauts c'est un peu comme ces coiffures qui se perdent pourtant, qui mettaient en valeur la délicatesse du port de tête des jolies femmes (pour les autres il faut quand même avouer qu'on s'en fiche).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;C'est un peu comme le porte-jarretelles et les bas noirs, si c'est trop ostentatoire, cela n'a plus beaucoup d'intérêt et de beauté. Il n'y a pas besoin que l'objet du désir, ou de la concupiscence masculine, cela dépend du point de vue où on se place, soit juchée, la pauvre, sur des talons de vingt centimètres, des talons juste un peu compensés suffisent largement pour faire le bonheur des amateurs de beauté féminine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;En ces temps de théorie du genre de plus en plus prégnante dans les médias, ainsi que son corolaire paradoxal, le «&amp;nbsp;Care&amp;nbsp;», il ne fait pas bon vanter la féminité et ses atours en général, l'art délicat que savent encore manier certaines femmes capables d'élégance de marcher en hauts talons, la séduction, la beauté des filles. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Cela se perd hélas et l'auteur de ce texte, grand amateur des jolies jambes des filles, se désespère car les talons plats se multiplient et certaines osent jusqu'à porter des «&amp;nbsp;tennis&amp;nbsp;» avec un tailleur comme cela est déjà la coutume outre-atlantique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Beaucoup de jeunes filles et de femmes en hauts talons ressemblent surtout de plus quand elles en mettent à des «&amp;nbsp;professionnelles&amp;nbsp;» du trottoir qu'autre chose. Les hauts talons sont devenus un accessoire de fille vulgaire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Selon les «&amp;nbsp;Gender studies&amp;nbsp;», la séduction, la beauté, l'art de bien s'habiller, tout cela n'existe pas puisque la féminité serait une construction sociale, et donc, les hauts talons en particulier un signe d'oppression de la masculinité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Étrangement, on remarquera que ça n'empêche pas les vestales de ces idées de prétendre que le «&amp;nbsp;Care&amp;nbsp;», le gouvernement des femmes, serait plus doux, plus intelligent, ce qui signifie donc que pour elles, la féminité donc existe bel et bien, on y perdrait son latin, mes bien chers frères. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Femme varie, bien fol qui s'y fie&amp;nbsp;», a dit un jour avec raison un autre amateur de la beauté des femmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Un macho, un réactionnaire, un infâme phallocrate se dirait que les «&amp;nbsp;gender studies&amp;nbsp;», et une bonne partie du féminisme actuel, c'est surtout une excuse que les moches ont trouvé pour se consoler, mais moi qui suis un gentil garçon, je n'irais pas jusque là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Je suppose que les adeptes du «&amp;nbsp;Gender&amp;nbsp;» et les féministes me rétorqueront que tout ce qui précède n'est que l'expression de ma lubricité contenue à grand-peine car je suis un mâle, me parleront de tous les viols, agressions sexuelles commis à cause des accessoires et tenues qui rendent la féminité d'une femme plus désirable qu'elle ne l'est naturellement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ce serait une grave erreur de croire que les admirateurs de la séduction féminines manquent de respect envers les dames, au contraire, c'est même plutôt tout l'inverse. Ce serait comme ces militants anti-alcooliques, ces hygiénistes, pour qui boire un verre de vin ou deux, ou trois, c'est déjà avoir sombré dans la soûlographie, pour qui aimer la bonne chère, c'est «&amp;nbsp;bouffer&amp;nbsp;» pour bouffer. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Alors que ça n'a bien sûr rien à voir. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Quand il est question de la beauté des filles, il ne s'agit pas bien sûr de la beauté stéréotypée des femmes telles qu'elle sont montrées dans la publicité, les médias, la mode, avec un physique d'adolescentes à peine pubères anorexiques et faisant la gueule, retouché encore en plus ensuite à la palette graphique. Il n'y a pas d'exclusive sur le sujet, une femme qui a des seins et des hanches peut être belle et séduisante, tout autant qu'une femme mince et plus androgyne, ou une encore plus féline, etc...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;L'essentiel là-dedans, quant à la séduction, c'est au fond l'amour de la vie qui engendre souvent l'amour des autres, la capacité de rire de soi et du monde,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Une femme qui n'aime pas la vie est laide, &lt;a href=&quot;http://phortail.org/blagues/chroniques-de-la-haine-ordinaire-24.html&quot;&gt;tout&lt;/a&gt; comme le soulignait Desproges d'ailleurs, il vaut mieux se méfier de celles qui mettent de l'eau dans un Bourgogne ou qui chipotent au-dessus d'un magret juteux au parfum capiteux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ci-dessous, à retenir pour compléter cette causerie, le passage où Tony Curtis et Jack Lemmon observent Marilyn sur le quai de la gare&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;384&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/x2mtya&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x2mtya_certains-l-aiment-chaud-trailer_shortfilms&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Certains laiment chaud - trailer&lt;/a&gt; &lt;em&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/enricogay&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;enricogay&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>ET SI POUR CE WEEK-END, VOUS ALLIEZ DECOUVRIR LE PARC DE CERGY.</title>
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        <updated>2011-09-05T08:59:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-05T08:59:00+02:00</published>
        <summary> Bonjour !  &amp;nbsp;Peut-être que vous connaissez ou ne connaissez pas le Parc...</summary>
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          &lt;p&gt;Bonjour !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;Peut-être que vous connaissez ou ne connaissez pas le Parc de Cergy ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;Pourquoi ne pas profiter du 8,9 et 10 septembre 2011 pour le découvrir ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://www.cergypontoise.fr/upload/docs/image/jpeg/2011-08/cergysoit2011.jpg&quot; alt=&quot;cergysoit2011.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au fil des années, &lt;strong&gt;« Cergy, Soit ! » est devenu un grand rendez-vous culturel à Cergy-Pontoise&lt;/strong&gt;, ainsi qu’un événement majeur dans le monde des arts de la rue et le cirque.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Une quarantaine de compagnies françaises et étrangères sont invitées les 9, 10 et 11 septembre et près de 40 000 spectateurs sont attendus dans le parc de la Préfecture à Cergy.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La programmation 2011 explore ce qui se fait de mieux et de plus original dans le théâtre de rue, le cirque, les marionnettes, la danse et la musique… Comme à leurs habitudes, les organisateurs du festival ont convié aussi bien les jeunes compagnies en devenir que les troupes de renom.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette année, vous apprécierez par exemple les textes ciselés de la compagnie Kumulus et l’absurdité comique et muette de la Compagnie du Petit Monsieur. Vous passerez de la compagnie iconoclaste Tony Clifton Circus à la douceur poétique des Zampanos. Vous pourrez vous attarder dans un petit village de cirque (Cirque Bang Bang, L’atelier Lefeuvre &amp;amp; André, Les Zampanos) et vous initier à l’art circassien, ou alors « chiller » sous le chapiteau convivial (Grandiloquent Moustache Poésie Club, Spectralex, DJ set…)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour vous donner un avant-goût de ce qui vous attend.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xk1g5w&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xk1g5w_festival-cergy-soit-teaser-2011_creation&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Festival Cergy, Soit ! - Teaser 2011&lt;/a&gt; &lt;em&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/assocouac&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;assocouac&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Qu’on soit en famille ou entre amis, le festival « Cergy Soit ! » est la sortie idéale du week-end.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Informations pratiques&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Les 9, 10 et 11 septembre 2011&lt;br /&gt;Parc et&amp;nbsp;quartier de la Préfecture à Cergy&lt;br /&gt;Entrée gratuite.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Renseignements : 01 34 33 43 05&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Programme complet sur :&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;Site Internet de la Ville de Cergy&quot; href=&quot;http://www.ville-cergy.fr/cergysoit&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;www.ville-cergy.fr/cergysoit&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;Site partenaire : &lt;a href=&quot;http://www.95degres.net/cergysoit&quot;&gt;www.95degres.net/cergysoit&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; BON WEEK-END !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; JCLAVEAU&lt;/p&gt;
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        <title>SubtleTea September-December 2011 Issue</title>
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        <updated>2011-09-03T18:17:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-03T18:17:00+02:00</published>
        <summary>    An online magazine publishing art, poetry, fiction, essays, reviews......</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://mgversion2datura.hautetfort.com/media/00/00/621825984.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3183071&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://mgversion2datura.hautetfort.com/media/00/00/947624897.jpg&quot; alt=&quot;david ubben, in the bath, subtletea&quot; /&gt;&lt;/a&gt;An online magazine publishing art, poetry, fiction, essays, reviews... run by David Herrle. Front cover: In the Bath by David Ubben&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.subtletea.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;This edition&lt;/a&gt;: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&amp;nbsp; Visual art spotlight: Claudio Parentela&amp;nbsp; -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&amp;nbsp; Poetry spotlight: Rena Lee / Kristy Feltenberger&amp;nbsp; -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&amp;nbsp; Links spotlight: Pharoah Sanders: &quot;The Creator Has a Master Plan&quot; / Abyssinia, Jill Rush at Facebook /Petit's Twin Towers ropewalk / &quot;What My Uncle Knew About War&quot; by Dick Cavett&amp;nbsp; -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&amp;nbsp; Poetry: Walter Ruhlmann / John McKernan / Michael Estabrook / Shannon Cassady&amp;nbsp; -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&amp;nbsp; Prose: &quot;'Facing&quot; by Michael Newsham&amp;nbsp; -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&amp;nbsp; SubtleTea Interview reprise: Louis Daniel Brodsky&amp;nbsp; -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&amp;nbsp; Author pages: Edgar Lee Masters / Cornel West / A.A. Milne / Barbara Ehrenreich&amp;nbsp; -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&amp;nbsp; Letter never sent: Thanks for Dick Cavett's &quot;Smiling Through&quot;&amp;nbsp; -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&amp;nbsp; Visual art: Dr. Amitabh Mitra&amp;nbsp; -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&amp;nbsp; Blog spotlight: Chin Music Shuffle / Crazy Aunt Purl / iJustine / Sounds Frequency 707 /&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mathias B. Freese / Jane Holt Freese / Rick Veitch / Christopher Priest&amp;nbsp; -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&amp;nbsp; Nick Zegarac's DVD reviews&amp;nbsp; -&lt;/p&gt;
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        <title>L'acte de création</title>
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        <updated>2011-08-25T10:33:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-25T10:33:00+02:00</published>
        <summary>      Considérons d’abord deux facteurs importants, les deux pôles de toute...</summary>
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          &lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt;&lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt;&lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Considérons d’abord deux facteurs importants, les deux pôles de toute création d’ordre artistique : d’un côté l’artiste, de l’autre le spectateur qui, avec le temps, devient la postérité.&lt;br /&gt;Selon toutes apparences, l’artiste agit à la façon d’un être médiumnique qui, du labyrinthe par-delà le temps et l’espace, cherche son chemin vers une clairière.&lt;br /&gt;Si donc nous accordons les attributs d’un medium à l’artiste, nous devons alors lui refuser la faculté d’être pleinement conscient, sur le plan esthétique, de ce qu’il fait ou pourquoi il le fait - toutes ses décisions dans l’exécution de l’œuvre restent dans le domaine de l’intuition et ne peuvent être traduites en une self-analyse, parlée ou écrite ou même pensée.&lt;br /&gt;T.S. Eliot, dans son essai Tradition and individual talent, écrit : « l’artiste sera d’autant plus parfait que seront plus complètement séparés en lui l’homme qui souffre et l’esprit qui crée ; et d’autant plus parfaitement l’esprit digérera et transmuera les passions qui sont son élément ».&lt;br /&gt;Des millions d’artistes créent, quelques milliers seulement sont discutés ou acceptés par le spectateur et moins encore sont consacrés par la postérité.&lt;br /&gt;En dernière analyse, l’artiste peut crier sur tous les toits qu’il a du génie, il devra attendre le verdict du spectateur pour que ses déclarations prennent une valeur sociale et que finalement la postérité le cite dans les manuels d’histoire de l’art.&lt;br /&gt;Je sais que cette vue n’aura pas l’approbation de nombreux artistes qui refusent ce rôle médiumnique et insistent sur la validité de leur pleine conscience pendant l’acte de création – et cependant l’histoire de l’art, à maintes reprises, a basé les vertus d’une œuvre sur des considérations complètement indépendantes des explications rationnelles de l’artiste.&lt;br /&gt;Si l’artiste, en tant qu’être humain plein des meilleures intentions envers lui-même et le monde entier, ne joue aucun rôle dans le jugement de son œuvre, comment peut-on décrire le phénomène qui amène le spectateur à réagir devant l’œuvre d’art ? En d’autres termes, comment cette réaction se produit-elle ?&lt;br /&gt;Ce phénomène peut être comparé à un « transfert » de l’artiste au spectateur sous la forme d’une osmose esthétique qui a lieu à travers la matière inerte : couleur, piano, marbre, etc.&lt;br /&gt;Mais avant d’aller plus loin, je voudrais mettre au clair notre interprétation du mot «Art» sans, bien entendu, chercher à le définir.&lt;br /&gt;Je veux dire, tout simplement, que l’art peut être bon, mauvais ou indifférent mais que, quelle que soit l’épithète employée, nous devons l’appeler art : un mauvais art est quand même de l’art comme une mauvaise émotion est encore une émotion.&lt;br /&gt;Donc quand plus loin je parle de « coefficient d’art », il reste bien entendu que non seulement j’emploie ce terme en relation avec le grand art, mais aussi que j’essaie de décrire le mécanisme subjectif qui produit une œuvre d’art à l’état brut, mauvaise, bonne ou indifférente.&lt;br /&gt;Pendant l’acte de création, l’artiste va de l’intention à la réalisation en passant par une chaîne de réactions totalement subjectives. La lutte vers la réalisation est une série d’efforts, de douleurs, de satisfactions, de refus, de décisions qui ne peuvent ni ne doivent être pleinement conscients, du moins sur le plan esthétique.&lt;br /&gt;Le résultat de cette lutte est une différence entre l’intention et sa réalisation, différence dont l’artiste n’est nullement conscient.&lt;img style=&quot;margin-top: 0.2em; margin-right: 0pt; margin-bottom: 1.4em; margin-left: 0.7em; float: right; border-width: 0pt;&quot; src=&quot;http://arts-et-manieres.hautetfort.com/images/medium_duchamproto.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;En fait, un chaînon manque à la chaîne des réactions qui accompagnent l’acte de création ; cette coupure qui représente l’impossibilité pour l’artiste d’exprimer complètement son intention, cette différence entre ce qu’il avait projeté de réaliser et ce qu’il a réalisé est le « coefficient d’art » personnel contenu dans l’œuvre.&lt;br /&gt;En d’autres termes, le « coefficient d’art » personnel est comme une relation arithmétique entre « ce qui est inexprimé mais était projeté » et « ce qui est exprimé inintentionnellement ».&lt;br /&gt;Pour éviter tout malentendu, nous devons répéter que ce « coefficient d’art » est une expression personnelle « d’art à l’état brut » qui doit être « raffiné » par le spectateur, tout comme la mélasse et le sucre pur. L’indice de ce coefficient n’a aucune influence sur le verdict du spectateur.&lt;br /&gt;Le processus créatif prend un tout autre aspect quand le spectateur se trouve en présence du phénomène de la transmutation ; avec le changement de la matière inerte en œuvre d’art, une véritable transsubstantiation a lieu et le rôle important du spectateur est de déterminer le poids de l’œuvre sur la bascule esthétique.&lt;br /&gt;Somme toute, l’artiste n’est pas seul à accomplir l’acte de création car le spectateur établit le contact de l’œuvre avec le monde extérieur en déchiffrant et en interprétant ses qualifications profondes et par là ajoute sa propre contribution au processus créatif. Cette contribution est encore plus évidente lorsque la postérité prononce son verdict définitif et réhabilite des artistes oubliés.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;In&amp;nbsp;&lt;em&gt;Marcel Duchamp,&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Duchamp du Signe&lt;/em&gt;,&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ed. Champs Flammarion, pp.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;187&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;clear: both;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>ferocias</name>
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        <title>Les civilisations précolombiennes à l'honneur dans la presse estivale</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lespeuplesdusoleil.hautetfort.com/archive/2011/07/27/les-civilisation-precolombiennes-a-l-honneur-dans-la-presse.html" />
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        <updated>2011-07-27T16:15:00+02:00</updated>
        <published>2011-07-27T16:15:00+02:00</published>
        <summary>  Plusieurs magazines proposent cet été des numéros consacrés aux...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Plusieurs magazines proposent cet été des numéros consacrés aux civilisations précolombiennes. C'est sans doute moins la proximité de la fin du monde que l'exposition &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/a-l-affiche/maya.html&quot;&gt;Maya, de l'aube au crépuscule au Musée du Quai Branly&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; ( 21 juin - 2 octobre 2011) qui met ces civilisations à l'honneur (voir &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lespeuplesdusoleil.hautetfort.com/archive/2011/01/28/exposition-les-mayas-du-guatemala-au-musee-du-quai-branly.html&quot;&gt;l'annonce sur les Peuples du Soleil&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; Petite revue de quelques publications récentes...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Beaux-Arts Hors Série n° 17 (juin 2011) &quot;Révélations sur la civilisation maya&quot;&lt;/strong&gt;: Beau numéro abondamment illustré consacré à la civilisation maya. Il s'agit d'une bonne introduction aux Mayas. Le titre est un peu exagéré (révélations sur la civilisation maya). Très généraliste, le numéro comporte comme toujours pour cette publication de nombreuses et belles photographies avec un net penchant pour le caractère artistique des objets, sculptures, éléments architecturaux... On y trouve aussi des reproductions des oeuvres&amp;nbsp;de Jean-Frédéric Maximilien Waldeck (le premier a avoir dessiné les cités mayas au XIXe siècle),&amp;nbsp;de Frederick Catherwood (dont les dessins firent le tour du monde à partir de 1843 et auquel Les Peuples du Soleil ont consacré &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lespeuplesdusoleil.hautetfort.com/archive/2009/09/20/p-ventura-g-p-ceserani-a-la-decouverte-des-mayas.html&quot;&gt;une chronique&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;) ou &amp;nbsp;des photographies de Désiré Charnay (lire &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lespeuplesdusoleil.hautetfort.com/archive/2010/04/02/desire-charnay-a-travers-les-forets-vierges-aventures-d-une.html&quot;&gt;une chronique des Peuples du Soleil&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;sur l'un de ses livres).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Religions et histoire n° 39 (juillet-août 2011) &quot;La religion aztèque&quot;&lt;/strong&gt;: comme l'indique le titre de la publication, le numéro est consacré aux rites, pratiques et croyances des Aztèques avec quelques grandes questions comme celle du monothéisme des princes aztèques. Le numéro s'éloigne des habituels articles sur l'horreur des sacrifices humains et permet au lecteur d'aborder avec nuance un univers extrêmement complexe. Petit bémol: le prix est de 9 euros.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour la science n° 72 (juillet-septembre 2011)&lt;/strong&gt; &quot;Incas, Mayas, Aztèques, comment ont-ils conquis l'Amérique&quot; Le dossier retrace l'histoire des peuples du continent américain, passant en revue l'ensemble de l'Amérique de l'extrême nord avec les Inuits à l'Amérique du Sud. Il y est beaucoup question d'archéologie et des récentes découvertes qui modifient peu à peu la vision que l'on avait des Amérindiens. Le numéro donne une série de regards sur des thèmes très divers (peut-être trop divers). La lecture est parfois ardue &amp;nbsp;(les élements scientifiques sont nombreux et pas toujours très clairs pour le néophyte). Il reste mon préféré de la liste par son approche plus archéo-historique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Connaissances des arts&amp;nbsp;(juin 2011)&lt;/strong&gt; propose aussi un numéro hors série consacré à l'exposition du Musée du quai Branly.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je signale en outre &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lisezjeunesse.canalblog.com/archives/2011/07/04/21480335.html&quot;&gt;un billet intéressant&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; du blog &lt;strong&gt;&lt;em&gt;A Lire au pays des merveilles&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; qui donne des références destinés aux jeunes lecteurs (notamment &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lespeuplesdusoleil.hautetfort.com/archive/2008/09/15/claude-clement-daniela-cytryn-au-pays-de-la-prison-d-or.html&quot;&gt;Au Pays de la prison d'or&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;) ainsi que la &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.quaibranly.fr/fileadmin/user_upload/programmation/expositions/Mayas/mqB_exposition_Maya_bibliographie_librairie_du_musee.pdf&quot;&gt;bibliographie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; du Musée du Quai Branly sur les Mayas (il y a quelques fictions indiquées).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Crab</name>
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        <title>Profane - '' Sacré '' -</title>
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        <updated>2011-07-08T15:05:00+02:00</updated>
        <published>2011-07-08T15:05:00+02:00</published>
        <summary>       Culture – vous avez dit culture&amp;nbsp;?     &amp;nbsp;    L'islam ne se...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://laiciteetsociete.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3112301&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://laiciteetsociete.hautetfort.com/media/00/00/1569399319.jpg&quot; alt=&quot;30a.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Culture – vous avez dit culture&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;L'islam ne se réduit pas à la religion, c'est du même niveau d'affabulation que ceux qui prétendent réduire notre société à la chrétienté alors que nous devons l'essentiel de nos valeurs&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;( 1) &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt; humanistes et politiques aux grecs&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;( 1 )&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://laiciteetsociete.hautetfort.com/0-2011-l-hellenisme/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://laiciteetsociete.hautetfort.com/0-2011-l-hellenisme/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Exposition&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;En ce moment se tient une exposition à Richelieu – Galerie Mansart [ BNF ] qui permet à tous ceux qui ne se contenterons pas de lire les forums de vérifier que dans l'islam s'il y a '' des textes sacrés '' [ &lt;em&gt;prétendus comme tels &lt;/em&gt;], certes sans la contribution d'images, mais aussi des textes profanes, '' scientifiques '' ou littéraires très illustrés&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Culture islamique&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Parler de la culture islamique ce n'est pas nécessairement faire référence exclusivement ni à la religion ni à la notion de soumission &lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;( 2 et 3 ) &lt;/span&gt;à de prétendus '' textes divins '', c'est un peu plus compliqué que '' le message '' que tentent de faire passer les représentants du C F C M, et quelques '' intellectuels '' musulmans, en cela aidés plus ou moins directement par tous '' les pontifes '' de la chrétienté et l'ignorance de bon nombre de politiques qui pour ces derniers n'ont pas pris la peine de lire les textes&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;La différence se fait entre le '' &lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;sacré &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;'' et le &lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;profane&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; dans le rapport à l'image&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;( 2 )&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://laiciteetsociete.hautetfort.com/wallada-de-cordoue-de-et-de-l-ante-islam/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://laiciteetsociete.hautetfort.com/wallada-de-cordoue-de-et-de-l-ante-islam/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;( 3 )&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://laiciteetsociete.hautetfort.com/0-le-petit-dieu/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://laiciteetsociete.hautetfort.com/0-le-petit-dieu/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3112305&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://laiciteetsociete.hautetfort.com/media/02/01/659255671.jpg&quot; alt=&quot;30c.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Note&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je place toujours '' sacré '' entre guillemets, car pour moi ces textes ne sont que des idéologies infantiles&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Suite à partir de la page&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://laiciteetsociete.hautetfort.com/41-les-diktats-musulmans/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://laiciteetsociete.hautetfort.com/41-les-diktats-musulmans/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Amaury</name>
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        <title>Goya, indigné par l'humanité</title>
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        <updated>2011-06-29T18:12:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-29T18:12:00+02:00</published>
        <summary> On parle aussi de Goya  sur Agoravox   &amp;nbsp; L’Espagne a toujours été une...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://mesterressaintes.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;On parle aussi de Goya &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/goya-indigne-par-l-humanite-96807&quot;&gt;sur Agoravox&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;L’Espagne a toujours été une terre de passions violentes, le centre des sentiments les plus exaltés. La foi, l'amour, la colère y semblent toujours exacerbés, parfois jusqu'à la sécheresse. Comme dans toutes les civilisations méditerranéennes, les sens sont à fleur de peau, entre la sensualité et la violence. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://www.framemuseums.org/images/photos/1004/img_1212764873210.jpg&quot; alt=&quot;img_1212764873210.jpg&quot; /&gt;Les cœurs des souverains espagnols séparés de leurs corps à leurs morts en sont une bonne allégorie. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Le Greco par exemple, peintre mystique, sévère et rude, manque d'humanité dans ses toiles religieuses. &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_de_Goya&quot;&gt;Goya,&lt;/a&gt; quant à lui, est plus incarné, il aime la vie, il aime quand même ses semblables. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Il rappelle les plus grands génies de la peinture que sont les peintres de genre flamands et hollandais, qui savent très bien que la vie, les prétentions des uns ou des autres, ne valent pas grand-chose mais que cependant, rien ne vaut un être humain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Goya, je l'ai découvert dans les livres de classe, on montrait aux écoliers la «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.cosmovisions.com/MajaDesnuda.jpg&quot;&gt;Maya desnuda&lt;/a&gt;&amp;nbsp;». Cette toile avait choqué en son temps car elle montrait une femme nue plus crûment qu'habituellement, plus charnellement et plus sensuellement aussi, sans se donner la peine de prétextes mythologiques ou non pour montrer sa nudité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ce n'était qu'un faible écho de son art qui demande pour être véritablement apprécié, comme celui de tous les grands peintres, d'être en face du vrai tableau. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;C'est particulièrement le cas de «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.framemuseums.org/images/photos/1004/img_1212764873210.jpg&quot;&gt;les Jeunes&amp;nbsp;&lt;/a&gt;» (image ci-dessus &lt;a href=&quot;http://www.framemuseums.org/images/photos/1004/img_1212764873210.jpg&quot;&gt;prise ici&lt;/a&gt;) et «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.gerardblanc-orthodontiste.com/Picts/TempsdesVieilles.gif&quot;&gt;les Vieilles&amp;nbsp;&lt;/a&gt;» (image ci-dessous &lt;a href=&quot;http://www.solidariteetprogres.org/IMG/gif/20-site-temps-et-les-viel.gif&quot;&gt;prise ici&lt;/a&gt;), au musée de Lille, qui forme un diptyque passionnant. Se placer devant, les observer attentivement, est une expérience fascinante de plongée dans la vacuité humaine, dans le néant des apparences, des vanités. Ces deux tableaux bouleversent, car ils sont dans la vérité nue de l'esprit humain, sa laideur, sa noirceur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Goya fait partie de ces hyper-sensibles qui ont beaucoup de mal à s'adapter à la société telle qu'elle est maintenant et qu'elle commençait à poindre à l'époque du peintre&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;hyper-individualiste, avide, tournée uniquement vers le profit. Ces personnes comme cet artiste sont la plupart du temps en souffrance, car elles ressentent toute la sottise de leurs congénères, toute leur haine, toute leur folie, et n'arrivent pas à se résoudre à l'inéluctabilité de tous ces travers qui tiennent surtout de la nature humaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Le peintre a la chance de disposer d'un grand talent pour exprimer tout ce qu'il vit, pour le partager, pour expurger tout ce qui pourrait le mener à l'amertume.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Aujourd'hui, ce sont les «&amp;nbsp;indignés&amp;nbsp;» de Barcelone qui vivent ces passions fortes en Espagne, qui paraissent bien sages cependant à côté des combattants de la Guerre d'Espagne ou des résistants à l'Occupation française, pendant le règne de Napoléon. Bernanos y a dit la vérité des atrocités qu'il voyait, Hemingway y cherchait un sens à sa vie, contre l'absurdité du monde, malgré Guernica et la folie, et la bêtise «&amp;nbsp;à front de taureau&amp;nbsp;», et Goya a peint les sentiments de dérision, la colère, la honte et l'indignation qui l'ont envahi après l'invasion de son pays par les armées de Bonaparte en &lt;a href=&quot;http://vbonhushist.11vm-serv.net/europe/invspan.htm&quot;&gt;1808&lt;/a&gt;. (des renseignements sur la guerre avec la France pendant la Convention &lt;a href=&quot;http://histoireduroussillon.free.fr/Histoire/Guerre17931.php&quot;&gt;à ce lien&lt;/a&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Les soldats de l'empereur ont commis de nombreuses atrocités qui ont ému Goya, qui l'ont indigné à tel point que cela a durablement marqué sa peinture&amp;nbsp;: exécutions de civils, massacres divers... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;De peintre de cour réalisant des œuvres légères ou galantes, comme «&lt;a href=&quot;http://dp.mariottini.free.fr/weekend/madrid/photos/3-goya-ombrelle.htm&quot;&gt;&amp;nbsp;l'Ombrelle&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» ou la série des «&amp;nbsp;Quatre Saisons&amp;nbsp;» (&lt;a href=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a4/Lavendimia_Goya_lou.jpg/150px-Lavendimia_Goya_lou.jpg&quot;&gt;l'été&lt;/a&gt; ici), peignant la vie de cour, plaçant déjà quelques éléments de satire sociale, comme le fit Velázquez à d'autres époques, il est devenu un artiste beaucoup plus sombre explorant des sentiers beaucoup plus tortueux, ne se bornant plus à exposer quelques bonnes intentions généreuses et libérales, mais allant fouiller jusqu'aux tréfonds de l'âme, la sienne, celle de ses contemporains, pour y trouver des réponses, des réponses à la sottise, à l'égoïsme, à l'injustice.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Peintre un peu mondain au départ, il est néanmoins influencé par les idées des «&amp;nbsp;Lumières&amp;nbsp;» venant de France, il déchantera au moment des bruits de bottes des grognards. Comme beaucoup de privilégiés ayant ces idées libérales et généreuses, pour la liberté, la justice, c'est au départ plutôt superficiel. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Il n'en voit pas les implications.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em;&quot; src=&quot;http://www.solidariteetprogres.org/IMG/gif/20-site-temps-et-les-viel.gif&quot; alt=&quot;20-site-temps-et-les-viel.gif&quot; /&gt;Comme beaucoup de personnes avant lui, il faut qu'il soit plongé dans l'horreur absolue pour que ses yeux se dessillent et qu'il comprenne que lutter contre l'injustice et la haine, c'est d'abord en actes que cela se fait, en actes différents selon chacun, mais en actes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Il est quand même ironique et frappant que pour changer vraiment les choses, que pour prendre conscience de la vanité des aspirations individualistes, il faille que l'être humain passe par justement l'horreur absolue, nous ne devrions pas en avoir besoin, et pourtant. Beaucoup franchissent rapidement la première étape qui est de s'indigner, d'être en colère ou non. La deuxième est une marche beaucoup plus difficile à passer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Et lui, en tant qu'artiste, il le fait par ses œuvres qui ne sont pas simplement des pensums à message, lourds et didactiques, mais largement universels. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Des cinéastes espagnols s'inspirent encore de Goya, comme Alex de la Iglesia ou Guillermo del Toro, mais c'est là encore un écho largement amoindrie des cauchemars de Goya qui n'avaient pas besoin de créatures fantasmatiques pour évoquer la terreur que lui inspirait la sottise humaine. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Cependant, dans les œuvres de l'un et de l'autre subsistent malgré tout quelques images fugaces qui le rappellent, ainsi celle-ci dans «&lt;a href=&quot;http://www.cinemotions.com/data/films/0158/74/2/Labyrinthe_de_Pan_2005_Laberinto_del_Fauno_7.jpg&quot;&gt;&amp;nbsp;le Labyrinthe de Pan&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» de Guillermo del Toro. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Mais leurs rêves sont trop marqués par le monde, encore trop étriqués, trop sages.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Porky</name>
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        <title>Tannhäuser</title>
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        <updated>2011-06-27T14:21:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-27T14:21:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;     On connaît l’avis de Mérimée sur cet opéra de Wagner&amp;nbsp;:...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3097688&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/01/01/3157474753.jpg&quot; alt=&quot;Numériser0001.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On connaît l’avis de Mérimée sur cet opéra de Wagner&amp;nbsp;: sortant de la première parisienne en mars 1861, il se serait écrié&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;ça m’embête aux paroles et ça me tanne aux airs&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Jeu de mots amusant, certes, et qui en dit long sur son opinion, mais qui, tout compte fait, ne rend pas vraiment hommage à son auteur. Car même si &lt;em&gt;Tannhäuser&lt;/em&gt; comporte quelques longueurs, cela n’en reste pas moins un splendide opéra.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le titre complet de l’ouvrage est en fait &lt;em&gt;Tannhäuser et le Tournoi de Chant sur la Wartburg&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: c’est le cinquième opéra de Wagner et on comprend aisément pourquoi la postérité a réduit ce titre interminable, qui, d’ailleurs, n’était pas le titre original. Il avait cependant l’avantage de donner d’emblée des renseignements sur une partie du contenu, mais une partie seulement, car le sujet de cette œuvre va bien au-delà d’un simple tournoi de chanteurs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;1841&amp;nbsp;: Wagner est à Paris, il a fini de composer &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/archive/2011/03/10/der-fliegende-hollander-le-vaisseau-fantome.html&quot;&gt;Le Vaisseau fantôme&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;; la vie qu’il mène dans la capitale française n’a rien d’agréable&amp;nbsp;: c’est privations et compagnie, faute d’argent… Alors, il lit&amp;nbsp;; et comme il a le mal du pays, il lit des poèmes germaniques et notamment celui consacré à Tannhäuser,&amp;nbsp; devenu chevalier servant de la déesse Vénus mais qui s’en étant repenti, demande son pardon au Pape et se le voit refuser. Par ailleurs, Wagner consulte beaucoup d’ouvrages traitant des tournois de chant s’étant déroulés au 13&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle au château de la Wartburg, près d’Eisenach en Thuringe. Il n’en faut pas plus pour enflammer l’imagination du compositeur qui, à partir de ces deux éléments commence à bâtir une histoire dans laquelle il mêlera Tannhäuser et ce fameux concours de chant. Disons tout de suite que si les personnages de l’opéra ont tous réellement existé, certains ne pouvaient en aucun cas se rencontrer à la Wartburg. Tannhäuser naît à Salzbourg aux environs de 1200 et après une jeunesse tumultueuse qui le mène en Orient en tant que croisé, il devient ménétrier errant. Quant à Elisabeth, fille du roi de Hongrie, elle naît en 1207, et n’est pas la nièce du Landgrave de Thuringe comme l’affirme l’opéra mais sa femme&amp;nbsp;; et comme le tournoi sur la Wartburg se déroula en 1207, ni Tannhäuser, ni Elisabeth ne pouvaient y participer. Par contre, les concurrents de Tannhäuser, eux, ont fait partie des chanteurs reçus à la cour du Landgrave&amp;nbsp;: Wolfram von Eschenbach, et le plus célèbre des Minnesingers, Walter von Vogelweide.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au printemps de 1842, Wagner et sa femme Mina retournent à Dresde et passent par la Wartburg&amp;nbsp;; le compositeur trouve là l’excitation intellectuelle nécessaire pour envisager sérieusement une œuvre consacrée à Tannhäuser et aux chanteurs du tournoi. Le 22 juin, en vacances dans les montagnes de Bohème, il commence à rédiger le livret d’un opéra appelé &lt;em&gt;Der Venusberg&lt;/em&gt;&amp;nbsp; (Le «&amp;nbsp;Mont de Vénus&amp;nbsp;») qu’il termine en juillet. Revenu à Dresde, et devenu second chef d’orchestre, il remanie le livret et change le titre, après que des amis médecins lui eurent expliqué ce que signifiait le &lt;em&gt;Mons Veneris&lt;/em&gt; dans l’anatomie féminine et l’eurent mis en garde contre les plaisanteries paillardes que ce genre de titre allait provoquer&amp;nbsp;; sans parler des protestations des ligues «&amp;nbsp;bien pensantes&amp;nbsp;»…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3097689&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/00/00/4220733201.jpg&quot; alt=&quot;Numériser0002.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De 1843 à 1845, Wagner compose la musique et l’orchestration. Le succès de &lt;em&gt;Rienzi&lt;/em&gt; et du &lt;em&gt;Vaisseau Fantôme&lt;/em&gt; lui permet de faire accepter &lt;em&gt;Tannhäuser&lt;/em&gt; à Dresde. La première a lieu le 19 octobre 1845&amp;nbsp;; on trouva l’opéra un peu trop long et Wagner fit quelques coupures qu’il regretta par la suite. Mais dès la quatrième représentation, ce fut un triomphe. Quelques modifications furent encore apportées à l’ouvrage original dans les années suivantes et si le public de Dresde avait chaleureusement accueilli &lt;em&gt;Tannhäuser&lt;/em&gt;, les autres scènes lyriques mirent du temps à le produire et le public à comprendre les intentions du compositeur. En 1861,La Princesse de Metternich ayant vu l’œuvre à Dresde insiste auprès de Napoléon III pour qu’elle soit montée à Paris. Pour cela, Wagner introduit un ballet dans la première scène entre Vénus et Tannhäuser et la remanie complètement. On connaît l’échec retentissant que ce fut&amp;nbsp;: l’ouvrage dut quitter l’affiche au bout de trois représentations. Pourtant, c’est avec cette version que l’opéra allait conquérir le monde, et les représentations modernes utilisent le plus souvent ses composantes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Tannhäuser&lt;/em&gt; est devenu célèbre bien plus grâce à la richesse de ses mélodies que par sa signification dramatique, politique et spirituelle, au grand désappointement du compositeur. Pour lui, ce qui primait avant tout, c’était l’interprétation psychologique des personnages et de l’action&amp;nbsp;: un héros déchiré entre l’appel de la sensualité et celui de la spiritualité et donc fortement culpabilisé, un pardon refusé par le pape, l’intercession d’une femme qui, par son sacrifice, va provoquer le «&amp;nbsp;miracle&amp;nbsp;» et sauver le pêcheur. On retrouve dans &lt;em&gt;Tannhäuser&lt;/em&gt; le même thème de la Rédemption par l’amour que dans &lt;em&gt;le Vaisseau Fantôme&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: sœur spirituelle de Senta, Elisabeth n’hésite pas à sacrifier sa vie pour le salut de celui qu’elle aime.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le problème qui se pose lorsqu’on veut monter &lt;em&gt;Tannhäuser&lt;/em&gt;, c’est le choix des versions&amp;nbsp;: celle de Dresde&amp;nbsp;? Celle de Paris&amp;nbsp;? A première vue, la seule notable différence entre les deux est la réécriture complète de la grande bacchanale du premier acte. Mais c’est, comme il a été dit plus haut, aussi et surtout dans la scène suivant cette bacchanale que l’on trouve le plus de modifications, seules les trois stances de Tannhäuser sont identiques dans les deux versions. Les légères modifications dans le début du deuxième acte «&amp;nbsp;le tournoi des chanteurs&amp;nbsp;» sont sans importance&amp;nbsp;; le troisième acte est inchangé. Wagner lui-même régla le problème du choix&amp;nbsp;: il autorisa de passer de la version de Dresde à celle de Paris lorsque l’Ouverture en est au point culminant de sa section centrale en mi majeur –lorsque le rideau se lève- et de jouer à partir de là le ballet de la version de Paris. En revanche, en général, on revient à la version de Dresde lorsque les personnages entrent en scène. Cette façon de procéder se justifie par le caractère tardif des modifications apportées pour Paris par le compositeur&amp;nbsp;: elles sont intervenues en 1860&amp;nbsp;; Wagner avait alors commencé &lt;em&gt;La Tétralogie&lt;/em&gt;, achevé &lt;em&gt;Tristan et Isolde&lt;/em&gt;&amp;nbsp;; la différence de style est évidente et la première partie du premier acte aurait paru alors incongrue dans une partition au demeurant très cohérente.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et Bayreuth&amp;nbsp;? La «&amp;nbsp;colline sacrée&amp;nbsp;» n’allait accueillir l’ouvrage qu’en 1891, dans une mise en scène de la seconde femme de Wagner, Cosima. Elle partageait le point de vue de son mari et sa mise en scène était en tous points fidèle aux aspirations du compositeur. Cette production fut reprise en 1904 avec Siegfried Wagner au pupitre de l’orchestre. La chorégraphie du ballet était signée Isadora Duncan. En 1930, une nouvelle production vit le jour, due cette fois à Siegfried Wagner&amp;nbsp;; Maria Müller tenait le rôle d’Elisabeth, le chef s’appelait Arturo Toscanini. Puis, ce fut une assez longue éclipse et &lt;em&gt;Tannhäuser&lt;/em&gt; ne reparut sur la scène de Bayreuth qu’en 1954&amp;nbsp;; la mise en scène était signée Wieland Wagner. La notion de culpabilité était alors mise en avant dans la conception scénique et dans l’interprétation.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En 1961, Wieland Wagner récidiva avec une nouvelle production, qui allait rester célèbre dans les annales de Bayreuth, pour plusieurs raisons&amp;nbsp;: la première, c’est que, pour la première fois dans ce temple qui avait été au temps de nazisme le haut lieu du régime hitlérien, se produisait une artiste noire&amp;nbsp;: Grace Bumbry tenait le rôle de Vénus&amp;nbsp;; face à elle, une Elisabeth blanche&amp;nbsp;: Victoria de Los Angeles d’abord, Anja Silja ensuite. La seconde, c’est que le ballet d’ouverture, d’une sensualité franchement lascive et déroutante, était réglé très audacieusement par Maurice Béjart.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-3097692&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/01/02/1960030897.2.jpg&quot; alt=&quot;Numériser0004.jpg&quot; /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Wieland ne visait pas au sensationnel mais se voulait au contraire profondément «&amp;nbsp;moral&amp;nbsp;». Pour lui, &lt;/em&gt;Tannhäuser&lt;em&gt; apparaissait finalement comme un ouvrage strictement chrétien dans lequel les thèmes du repentir, du sacrifice et de la rédemption, ainsi que l’infranchissable barrière qui sépare &lt;/em&gt;l’eros&lt;em&gt; de la &lt;/em&gt;religio &lt;em&gt;sont exploités du point de vue du christianisme catholique. Les décors se remarquaient par leur sobriété. A part le Venusberg dont les occupants se tortillaient en jeux amoureux sur une sorte de toile d’araignée et le mur rehaussé d’or de la salle du concours de chant, ils montraient des arbres stylisés et une vaste surface en croix pour les scènes d’extérieur. […] Pour Wieland Wagner, le personnage de Tannhäuser représentait l’homme moderne, qui ne saurait se plier à la vie de cour et qui, par là, s’oppose à Wolfram, romantique, idéaliste mais, socialement, conformiste. Wieland se rappelait l’avis de son grand-père selon lequel Tannhäuser éprouve à fond chacun des sentiments qui s’emparent de lui. Mais il se souvenait aussi que le Richard Wagner de 1845 était un socialiste convaincu, qui s’identifiait fortement au héros de son opéra, un artiste et un individualiste absolument pas à son aise à la cour du Landgrave. Tannhäuser devait hésiter, souffrir et mourir parce que, après avoir goûté les joies interdites du Venusberg, il ne pouvait donner tout son amour à la pure Elisabeth, à celle qui était totalement vouée à la sainteté.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; (1)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3097693&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/00/01/1236507393.jpg&quot; alt=&quot;Numériser0005.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(1) William Mann, traduction de Jean Dupart, livret de présentation de l’opéra.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Photos&amp;nbsp;: Couleur 1&amp;nbsp;: fin de l’acte I Wolfgang Windgassen (Tannhäuser) – Bayreuth 1961&amp;nbsp;; couleur 2&amp;nbsp;: Acte II, Wolfgang Windgassen (Tannhäuser) Anja Silja (Elisabeth) – Bayreuth 1961&amp;nbsp;; NB&amp;nbsp;1 : Grace Bumbry (Vénus)&amp;nbsp;; NB 2&amp;nbsp;: Acte II, Le tournoi des chanteurs surla Wartburg&amp;nbsp;; NB 3&amp;nbsp;: Acte I,La Bacchanale du Venusberg, chorégraphie de Maurice Béjart – Bayreuth 1961.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-3097695&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/01/01/3337842337.jpg&quot; alt=&quot;Numériser0003.jpg&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;ARGUMENT&amp;nbsp;: Dans et près de la Wartburg, au 13&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, province de Thuringe.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;ACTE I – Premier tableau&amp;nbsp;: le Venusberg.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tannhäuser est dans les bras de Vénus qui repose sur une couche fleurie. Nymphes et bacchantes dansent, des sirènes chantent et dans le fond, des silhouettes décrivent des figures amoureuses. Les voix lointaines des sirènes invitent au plaisir des sens. Tannhäuser chante un hymne passionné à la louange de la déesse mais exprime en même temps son désir de retrouver le monde extérieur et la nature. Il supplie par trois fois Vénus de le laisser partir. La déesse trouve des accents pleins de séduction pour le retenir puis comprenant qu’il est décidé à la quitter, le met en garde avec violence contre les malheurs qui l’attendent sur terre et prédit que le monde refusera de lui pardonner et qu’il lui reviendra, repentant, et la suppliera de le reprendre dans son royaume. Cette scène entre le héros et la déesse est extrêmement dramatique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Deuxième tableau&amp;nbsp;: La vallée de la Wartburg.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Contraste frappant entre les débordements de la scène précédente et le calme qui baigne la vallée&amp;nbsp;; décor serein, accentué par le crucifix devant lequel Tannhäuser, que Vénus a libéré, est prostré.&amp;nbsp; Un jeune pâtre joue sur sa flûte, accentuant ainsi l’effet pastoral.&amp;nbsp; Le chant des pèlerins s’élève dans le lointain, interrompu de temps à autre par la flûte du pâtre. Les pèlerins se rapprochent, leur chœur s’amplifie&amp;nbsp;; quand ils arrivent sur la scène, leur prière devient un immense psaume de dévotion. Tannhäuser, profondément affecté, donne libre cours à ses sentiments dans une complainte&amp;nbsp;; le chant des pèlerins s’éteint peu à peu. Le calme revient, troublé soudain par le son des cors de chasse.&amp;nbsp; Le Landgrave et ses chevaliers entrent et entourent Tannhäuser. Wolfram le reconnaît et tous lui font accueil. Wolfram voyant que Tannhäuser souhait accompagner les pèlerins à Rome demande au landgrave l’autorisation de lui révéler l’impression qu’il semble avoir faite sur Elisabeth. Tannhäuser, qui aime toujours Elisabeth, accepte de retourner au château. L’acte se termine par un ensemble enthousiaste.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;ACTE II – La grande salle des chanteurs à la Wartburg.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elisabeth entre et dans une célèbre et très belle aria&amp;nbsp; («&amp;nbsp;Dich teure Halle…&amp;nbsp;») chante sa joie de retrouver Tannhäuser. Wolfram introduit Tannhäuser auprès de la jeune fille. Le duo qui s’ensuit permet à Elisabeth de montrer son trouble et le combat qui se fait en elle entre sa pudeur et sa joie&amp;nbsp;; questionné, Tannhäuser répond évasivement quant à l’endroit où il se trouvait. Puis, la conversation vire au duo d’amour.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Entrée du landgrave qui annonce à sa nièce qu’il offrira sa main en récompense au chanteur qu’elle couronnera vainqueur du tournoi. C’est alors la solennelle et impressionnante «&amp;nbsp;entrée des convives&amp;nbsp;» puis après un discours du Landgrave, les chanteurs tirent au sort le nom de celui qui commencera l’épreuve. L’un après l’autre, les chevaliers chantent platement la beauté de l’amour chaste mais Tannhäuser, se remémorant soudain les séductions et la magie du Venusberg, perd tout contrôle de lui-même et se lance dans un hymne passionné à Vénus. Les femmes, horrifiées, quittent la salle&amp;nbsp;; les hommes dégainent leur épée, se lancent sur Tannhäuser&amp;nbsp;; Elisabeth s’interpose. Réalisant tout à coup ce qu’il vient de dire, Tannhäuser, écrasé de repentir, demande à se joindre aux pèlerins qui partent à Rome afin d’obtenir le pardon du pape. Le Landgrave l’y autorise.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;ACTE III – La vallée de la Wartburg, en automne.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elisabeth prie, agenouillée au pied de la croix. Wolfram se tient en retrait, et la regarde avec tendresse. Au loin, on entend le chœur des pèlerins qui reviennent de Rome. Ils entrent&amp;nbsp;; Elisabeth les regarde avec anxiété, cherchant Tannhäuser parmi eux&amp;nbsp;; en vain. Elle s’effondre à genoux devant la croix, entonne une prière, puis se lève et regagne le château, après avoir doucement repoussé l’aide de Wolfram. La nuit est tombée, l’étoile du berger brille dans le ciel&amp;nbsp;: Wolfram chante la magnifique «&amp;nbsp;romance à l’étoile&amp;nbsp;» dans laquelle il exprime son amour pour Elisabeth.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est alors qu’abattu, désespéré, apparaît Tannhäuser. Il demande à Wolfram quel est le chemin du Venusberg. Wolfram lui ordonne de s’arrêter et de raconter son voyage à Rome. Tannhäuser raconte alors les souffrances endurées et le terrible jugement prononcé contre lui par le pape&amp;nbsp;: il n’obtiendrait sa grâce que lorsque son bâton de pèlerin aurait fleuri. Ayant perdu tout espoir, Tannhäuser préfère s’adonner une fois de plus aux joies du Venusberg. Une lumière rose éclaire la montagne, et Vénus apparaît, les bras tendus vers Tannhäuser. La voix de la déesse se fait plus séductrice et persuasive que jamais&amp;nbsp;; alors que Tannhäuser va succomber, Wolfram prononce le nom d’Elisabeth. Vénus disparaît dans un cri&amp;nbsp; et&amp;nbsp;un cortège&amp;nbsp;funèbre descend de la montagne. C’est celui d’Elisabeth qui vient de mourir et que l’on porte en terre&amp;nbsp;; Tannhäuser meurt sur son corps tandis que retentit à nouveau le chœur des pèlerins apportant l’incroyable nouvelle&amp;nbsp;: le pécheur est sauvé car son bâton vient de fleurir.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;VIDEOS :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;1 - Acte II, scène 1, air d'Elisabeth &quot;Dich teure Halle...&quot; : Montserrat Caballe&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;2 - Acte II, &quot;entrée des convives&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;3 - Acte III, scène finale.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;425&quot; height=&quot;349&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/zwKQV8HhTPE&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;425&quot; height=&quot;349&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/lFH34rIcQNo&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;425&quot; height=&quot;349&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/PBrW8KPwJOI&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>LE 14 JUILLET : PROJECTION DE ”STRANGERS IN THE NIGHT” AU CASINO LUXEMBOURG.</title>
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        <updated>2011-06-21T18:26:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-21T18:26:00+02:00</published>
        <summary>         &amp;nbsp;      &amp;nbsp;     Beryl Koltz Strangers in the Night...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/02/01/2146984656.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3089934&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/02/01/3136852287.JPG&quot; alt=&quot;jean dorval pour ltc arts,jean dorval pour ltc kinéma,kinéma,arts,le nouveau film de beryl koltz,strangers in the night,film,casino luxembourg,forum d'art contemporain,producteur bernard michaux,lucil film,pit vinandy,ltc arts,centre pompidou-metz,metz,lorraine,moselle,luxembourg,luxembourg ville&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/00/00/3860464849.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3089946&quot; style=&quot;display: block; margin: 0.2em auto 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/00/00/4250463215.JPG&quot; alt=&quot;jean dorval pour ltc arts,jean dorval pour ltc kinéma,kinéma,arts,le nouveau film de beryl koltz,strangers in the night,film,casino luxembourg,forum d'art contemporain,producteur bernard michaux,lucil film,pit vinandy,ltc arts,centre pompidou-metz,metz,lorraine,moselle,luxembourg,luxembourg ville&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; color: #333333; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #2b2628;&quot;&gt;Beryl Koltz&lt;br /&gt;Strangers in the Night&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #2b2628;&quot;&gt;Projection du nouveau film de Beryl Koltz “Strangers in the Night”, le &lt;strong&gt;jeudi 14 juillet 2011, à 19h00,&lt;/strong&gt; au Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain. La projection de “Strangers in the Night” sera suivie d’une discussion ouverte avec le producteur Bernard Michaux (Lucil Film) et le personnage principal du film Pit Vinandy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JD pour LTC ARTS et LTC Kinéma.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; color: #333333; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #2b2628;&quot;&gt;Une exclu LTC !!!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/02/00/2375243867.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3089941&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/02/00/3064647753.jpg&quot; alt=&quot;jean dorval pour ltc arts,jean dorval pour ltc kinéma,kinéma,arts,le nouveau film de beryl koltz,strangers in the night,film,casino luxembourg,forum d'art contemporain,producteur bernard michaux,lucil film,pit vinandy,ltc arts,centre pompidou-metz,metz,lorraine,moselle,luxembourg,luxembourg ville&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;img id=&quot;media-3089942&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/02/00/1124109501.3.jpg&quot; alt=&quot;jean dorval pour ltc arts,jean dorval pour ltc kinéma,kinéma,arts,le nouveau film de beryl koltz,strangers in the night,film,casino luxembourg,forum d'art contemporain,producteur bernard michaux,lucil film,pit vinandy,ltc arts,centre pompidou-metz,metz,lorraine,moselle,luxembourg,luxembourg ville&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/00/00/664066833.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3089951&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/00/00/3224945247.JPG&quot; alt=&quot;jean dorval pour ltc arts,jean dorval pour ltc kinéma,kinéma,arts,le nouveau film de beryl koltz,strangers in the night,film,casino luxembourg,forum d'art contemporain,producteur bernard michaux,lucil film,pit vinandy,ltc arts,centre pompidou-metz,metz,lorraine,moselle,luxembourg,luxembourg ville&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #2b2628;&quot;&gt;INFOS PLUS :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; color: #333333; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #2b2628;&quot;&gt;Communiqué de presse :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;a id=&quot;media-3089937&quot; href=&quot;http://latourcamoufle.hautetfort.com/media/00/02/2151604686.pdf&quot;&gt;strangers in the night.pdf&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; color: #333333; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;Ba&lt;span style=&quot;color: #2b2628;&quot;&gt;nde-annonce du film :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; color: #333333; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #2b2628;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=pOm0XZ4VqMs&quot; rel=&quot;nofollow&quot; 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        <title>La Tour du vent et du feu !</title>
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        <updated>2011-06-01T19:00:25+02:00</updated>
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        <summary>   HAMZA FAKIR          La Tour     du vent et du feu&amp;nbsp;!    [1]...</summary>
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          &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;HAMZA FAKIR&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3058819&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/00/1652517569.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La Tour&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt; du vent et du feu&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;#_ftn1&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;[1]&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3058823&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/01/2491249861.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;«&amp;nbsp;U&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;n soir, du haut du promontoire d’Azelf, raconte Fakir, j’ai vu Essaouira illuminée, entourée de noir. Elle semblait flotter dans l’air, nager dans l’eau. Depuis lors je n’ai pas cessé de représenter sa population dans un espace plein.&amp;nbsp;» Tantôt, il la représente sous la forme d’une raie, tantôt sous la forme d’une bande colorée, qui traverse l’espace vide comme une légende bruyante et colorée&amp;nbsp;: des volumes flottants dans la stratosphère de la poésie juvénile.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3058797&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/3053578030.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C’est que Fakir n’a que 21 ans et sa peinture a la fraîcheur même de son âge. Son discours porte la marque des rêves qui bourgeonnent à l’équinoxe du printemps&amp;nbsp;: poète, il passe la plupart de son temps au bord de la mer, non pas pour «&amp;nbsp;bronzer idiot&amp;nbsp;», mais pour créer à partir de l’univers marin un monde imaginaire qui éblouit nos regards par la douceur de ses couleurs et la force symbolique de ses contenus. Un contenu aux fortes connotations africaines avec ses masques rituels et ses oiseaux tropicaux.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3058801&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/2027946119.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Hamza Fakir, est incontestablement l’une des figures marquantes de l’art nègre, dans l’expression ethnologique et artistique sur les artistes d’inspiration africaine d’Essaouira, qui se tient actuellement à la galerie Frederic Damgard.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3058809&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/02/3994129493.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; «&amp;nbsp;Quand je peins, je me sens noir, comme un vrai africain. J’écoute de la musique africaine&amp;nbsp;; une musique de transe qui fait bouger. En l’écoutant, je sens que quelque chose me tient à la gorge. C’est vraiment très dur de travailler sans la compagnie de personne, mais heureusement qu’il y a cette musique africaine qui me soulage de mes souffrances. Dans ma peinture, les masques africains, les oiseaux, les poissons, sont entremêlés à la femme voilée d’Essaouira qui domine tout. Elle est toujours possédée par le grand esprit et les djinns&amp;nbsp;; en particulier par le grand esprit noir&amp;nbsp;; celui de l’Afrique, avec lequel j’essaie de nouer des liens grâce à ma peinture. Au milieu du grand tableau, j’ai imaginé ce grand esprit africain, que j’ai entouré de danseurs noirs. Des noirs qui tournent autour de lui en criant. Pour moi, ces esclaves du grand esprit, eux aussi vont chercher des femmes, pour les posséder, et pour en faire des êtres enchaînés au grand esprit.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3058812&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/3164598789.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mes rêves sont toujours limités, à ce petit monde d’Essaouira. L’idée du tableau me vient parfois au début du sommeil. Je commence à imaginer des visages et des formes. Il y a des moments, où je sens vraiment que ma tête va éclater, alors je me réveille et j’essaie d’esquisser un premier croquis. Ça peut demander des heures de travail et de fatigue. Mas juste après, je me sens soulagé, et l’envie de dormir me revient.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quand le matin arrive, je vais sur la plage, et j’essaie de bien développer cette idée conçue dans le rêve du demi-sommeil. Je vais dans mon coin préféré&amp;nbsp;; un abri en haut des ruines de «&amp;nbsp;la tour du feu&amp;nbsp;»&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;#_ftn2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;[2]&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. c’est là que je développe mes esquisses, surtout quand il y a beaucoup de vent. J’ai déjà essayé mais je ne pourrais pas travailler ailleurs. Seul, ce lieu hanté par l’histoire et l’esprit du passé, m’inspire. J’y dialogue avec la mer et les pierres anciennes. Comme par le passé, de temps en temps des caravanes venues d’ailleurs, laissant des empreintes de chameaux que rapidement le ressac efface.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3058830&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/02/1559384394.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La «&amp;nbsp;tour de feu&amp;nbsp;» et la solitude m’inspirent. Delà, j’ai une superbe vue sur la plage immense&amp;nbsp;; au loin je vois des vaches et je pense à la Corne de l’Afrique, ce bout du monde. Les vaches sont toujours là, le matin, calmes sur le sable. Ce qui est bizarre avec ces vaches, c’est qu’elles viennent soit du sacré village de Diabet, soit de Ghazoua. Elles viennent de bon heure, sans berger, car elles connaissent les chemins de la forêt, qui débouchent sur la mer. En regardant les mouettes et les goélands, dont l’envol m’inspire…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;img id=&quot;media-3058832&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/3934836209.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt; Quand tu t’assois le matin au bord de la rivière, tu vois des oiseaux superbes. Surtout les faucons qui volent vers l’île. C’est surtout le ballet aérien des étourneaux sur l’île et sur la ville, qui m’inspire les formes flottantes de certains de mes tableaux. Une fumée emportée par le vent.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp; Pourquoi les piranhas&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Parce que tu vois dans la rivière, surtout quand il y a du vent, de jolis poissons, qui sautent en pleine liberté. Ils sont très contents de leur milieu aquatique, limpide et calme. Je les représente sous des formes d’algues, avec des nageoires multicolores et surtout de grosses dents. Si tu les vois avec ces grosses dents, tu diras qu’ils sont méchants, mais c’est tout à fait le contraire, les grosses dents représentent leur sourire&amp;nbsp;: un sourire qui n’est pas tronqué, un vrai sourire du cœur. Je vais sur la plage et j’essaie d’imaginer ce monde.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp; Quand je me promène seul, dans les ruelles d’Essaouira, le regard ébloui par ses petites fenêtres bleues, et ses murs blancs, je scrute surtout les visages, que j’imagine par la suite à ma façon. Je vois que derrière le voile du sourire, il y a beaucoup de problèmes. Un sourire de masque. C’est surtout cette souffrance derrière le masque que je peins par un cri. Le masque est leur vrai visage. Je représente toujours la souffrance des gens, avec des visages grimaçants. Ce n’est pas de beaux visages, car j’adore beaucoup les films d’épouvante, où les visages font peur. J’ai peints un grand masque sur fond gris.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3058837&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/02/02/3146627498.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp; C’est le grand esprit qui n’est pas heureux. Il domine la femme qu’il possède. Sa tête est un volcan, et c’est ma tête aussi. Il est beau, non&amp;nbsp;? Il crie jusqu’à ce que les larmes jaillissent de ses yeux, dont on voit les vaisseaux bleus qui jaillissent comme l’éclair au milieu du ciel. C’est un masque vivant. Quand les Gnaoua dansent, ils portent aussi leur masque rituel sous la forme d’écharpes multicolores. Avec cet anneau au pied, cet errant qui voyage à pied le sac sur le dos, et ce chameau, j’essaie de faire voir les caravanes qui passaient à Essaouira. Mais je ne peux pas toujours expliquer mes tableaux, sauf quand je me réveille le matin, que je mets mes mains dans ma poche, et que je marche très longtemps sur la plage. Ce jour-là, je me raconte ma peinture, pendant des heures et des heures. C’est seulement à ces moments d’extase, où la parole vous tient à cœur autant que les images, que j’arrive vraiment à m’expliquer mes propres tableaux. Mais ce sont des moments où les paroles sont adressées au soleil et au vent et non pas aux humains.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3058844&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/01/02/1321483974.JPG&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il va falloir vous dire un dernier mot, sur mes couleurs, et la portée symbolique que je leur accorde. Dans ma peinture il y a toujours le rouge, le noir et un peu de blanc qui représente le bien, il y a toujours du noir qui représente le mal avec comme perspective la vie qui est ce rouge-sang qui coule dans nos veines. Il y a aussi des formes cellulaires&amp;nbsp;: des formes très bizarres qui viennent spontanément sous mon pinceau, et qui ne sont ni des visages, ni des animaux&amp;nbsp;; qui comportent toujours un œil, pour signifier aux gens que ces formes bizarres ont une vie. Ce sont pour moi, des corps qui vivent en nous&amp;nbsp;; des cellules de la souffrance. Des oiseaux souffrent aussi….&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;img id=&quot;media-3058847&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rivagesdessaouira.hautetfort.com/media/00/01/4015820159.jpg&quot; alt=&quot;arts&quot; /&gt; Un cheval à huit pattes, un diable aux couleurs des algues, une traînée de pierres sacrées, et d’étoiles, un poisson dont la queue est formée par une main, de grosses griffes pour rappeler que la main de Fatma qui protège peut aussi faire du mal. Une roue solaire, un masque vert, un filet de pêche parce que les gens d’Essaouira vivent de ce que leur donne la mer – une djellaba avec un poignard en bandoulière qu’on voit dans les moussem, un pied décoré au henné, un haïk décoré aux motifs traditionnels, une femme portant un bébé sur le dos, un noir sans visage, une femme au regard vide, une écriture de talisman…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les expériences personnels de Fakir, tournent dans sa tête comme dans un moulinet avant de se reproduire sur la toile, sous la forme d’un remplissage graphique, sans ombre, ni perspective reproduisant ainsi au niveau symbolique l’horreur du vide qui habite la conscience islamique, où l’agencement de l’espace en forme de labyrinthe favorise l’entassement des êtres et des choses&amp;nbsp;: on préfère les espaces pleins aux espaces vides, la foule grouillante de vie à la solitude.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Abdelkader MANA &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;#_ftnref1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; Article paru dans l’OPINION du vendredi 27 juillet 1990&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;#_ftnref2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; C’est ce qui est connu communément par le nom de «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Borj El Baroud&amp;nbsp;». &lt;/em&gt;Ce fort &amp;nbsp;que surplombait une batterie utilisée par le sultan pour fermer la passe Sud de la baie d’Essaouira par des tirs croisées avec une autre batterie située juste en face sur l'île, est situé près de Diabet à l'embouchure de l'oued kso. La partie supérieure est musulmane (1432), les gros blocs qui ont servis de base à la construction musulmane peuvent être les vestiges de &quot;&lt;em&gt;Migdol&lt;/em&gt;&quot;, la tour punique qui a dû être construite par Hannon au fond de la baie de Mogador et a fourni l'ancien nom d'Amogdoul cité par le géographe El Békri. Ils sont battus par les brèches à chaque marée par les vagues. La partie sud abritée des vents alizées de cette vielle ruine servait de refuge à marée basse aux hippies qui y venaient dans les années 1967-1973, du village voisin de Diabet pour y prendre des bains de soleil en y pratiquant treep et nudisme. C’est le lieu mythique, le plus fort en énergies cosmiques éoliennes et solaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>A nos émois – Chanson théâtrale</title>
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        <updated>2011-05-23T16:46:06+02:00</updated>
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        <summary>  17 et 18 juin   Et même si entre l’émoi et moi venait se glisser comme un...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;17 et 18 juin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et même si entre l’émoi et moi venait se glisser comme un froid, je le chanterais tout de même,&lt;br /&gt;cet émoi, envers et contre tout, encore et toujours !&lt;br /&gt;Ça rit beaucoup, même si c’est un peu jaune, ça râle un peu parfois, mais pas trop.&lt;br /&gt;Et surtout : ça chante ! Des mélodies qui vous trotteront longtemps dans la tête : ça, c’est&lt;br /&gt;garanti !&lt;br /&gt;Textes et Voix : Joan OTT - Musiques : Olivier Fuchs - Cécile Clauss : piano.&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lepilierdesarts.hautetfort.com/media/00/01/4132584531.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3045110&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lepilierdesarts.hautetfort.com/media/00/01/4102904074.jpg&quot; alt=&quot;pilier,arts,rosheim,joan,ott&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lepilierdesarts.hautetfort.com/media/02/02/4132584531.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Deux petites chansons à télécharger ici:&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;a id=&quot;media-3019462&quot; href=&quot;http://lepilierdesarts.hautetfort.com/media/01/00/2569767350.mp3&quot;&gt;domotique_1.07.mp3&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;a id=&quot;media-3019466&quot; href=&quot;http://lepilierdesarts.hautetfort.com/media/02/00/1298386745.mp3&quot;&gt;nuits_blanches_carelie128.mp3&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>ARCANES : Poésie et peinture, par Solange Jeanberné et Marie Cavoret</title>
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        <summary>      &amp;nbsp;    &amp;nbsp;     Arcane&amp;nbsp;        &amp;nbsp;         -...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3041422&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/media/01/01/3367702977.jpg&quot; alt=&quot;ARCANES 031.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Arcane&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; mso-fareast-font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-list: Ignore;&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; font-family: 'Times New Roman'; font-weight: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;span&gt;Du latin arcanus&amp;nbsp;: ce qui est secret, caché, mystérieux&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; mso-fareast-font-family: Verdana; mso-bidi-font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-list: Ignore;&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;line-height: normal; font-variant: normal; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;span&gt;l’une des opérations de l’alchimie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;C’est bien ici d’arcanes qu’il s’agit, celle de l’alchimie à l’œuvre entre les poèmes de Solange Jeanberné et les peintures de Marie Cavoret.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;Les textes n’ont pas été écrits à partir des tableaux ni les tableaux au vu des textes. Mais un lien mystérieux a présidé au choix de leur alliage. Il révèle une correspondance profonde entre les mondes intérieurs des auteurs, chacune tentant à travers son art &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;respectif d’explorer les valeurs du spirituel et du sacré au cœur de l’intime et du féminin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Préface de Patrick Chemin&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua';&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua';&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Un poème parmi les préférés&amp;nbsp;de la blogueuse : &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua';&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua';&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333300;&quot;&gt;A Pablo Neruda&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;Tu marches vers la mer&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;Il te vient un poème&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;Il est de la couleur des vagues &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;Il en a le coulé&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;Tu avances un vers&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;Tu te retires&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;L’eau dilue les mots&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;Tes pensées s’éparpillent dans le sable&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;Tu les ramasses dans le creux de tes mains&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;Elles te sont précieuses&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;Tu en fais un collier à offrir au ressac&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;Qu’il écume ton poème&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;Qu’il le polisse jusqu’à la perle&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;Tu rapportes de la mer&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 14pt; color: #333300;&quot;&gt;Ton poème comme un trésor &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;Solange Jeanberné&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>angelina1303</name>
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        <title>Sculptures de Ghislaine Holmes</title>
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        <updated>2011-05-07T22:20:00+02:00</updated>
        <published>2011-05-07T22:20:00+02:00</published>
        <summary> La création par la sculpture sur argile représente une fascination étrange...</summary>
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          &lt;p&gt;La création par la sculpture sur argile représente une fascination étrange et extrême.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'argile se prête à la cuisson en four spécial et à la transformation en bronze.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3020138&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://nonaladetresse.hautetfort.com/media/02/02/1292053753.jpg&quot; alt=&quot;ghislaine holmes,sculpture,arts,exposition,exhibit,art gallery,galerie art,argile,bronze&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Vos commentaires sont les bienvenus pour ce site :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.wix.com/ryslen/sculptures&quot;&gt;http://www.wix.com/ryslen/sculptures&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>LuisB</name>
            <uri>http://adverbum.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Les prédateurs de l'art (presque) perdu</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://adverbum.hautetfort.com/archive/2011/05/11/les-predateurs-de-l-art-presque-perdu.html" />
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        <updated>2011-05-04T18:01:00+02:00</updated>
        <published>2011-05-04T18:01:00+02:00</published>
        <summary>     Dans le grenier d'une maison de Moscou dans le «Kolzò», le boulevard...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://adverbum.hautetfort.com/media/02/02/78284000.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3026208&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://adverbum.hautetfort.com/media/02/02/862202767.jpg&quot; alt=&quot;arts,culture,archéologie,trésors,musée,prédateurs,histoire,europe,opinion,video&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Dans le grenier d'une maison de Moscou dans le «Kolzò», le boulevard urbain qui renferme le centre, a dormi pour un demi-siècle un recueil de disques qui a torturé l'âme d'un homme jusqu'à la mort. Découverte, peut-être par hasard, en 1991 par Aleksandra Bezimenskaya, fille de Lev A. Bezymenskij, l'interprète personnel du conquérant de Berlin, Georgij Zukov, la collection rassemble cent vinyles privés enregistrés exclusivement pour Adolf Hitler par les plus grands musiciens des années Trente. Ce fut Lev, qui entra parmi les premiers dans les ruines de Berlin en mai 1945 et rédigea le télégramme à Staline avec la confirmation de la mort du Führer, les trouvant, les volant et les transportant en cachette pendant mille six cents kilomètres, à travers des péripéties inimaginables de la Prusse ravagée jusqu'à la capitale soviétique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://adverbum.hautetfort.com/media/02/01/3731988540.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3026217&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://adverbum.hautetfort.com/media/02/01/2618289451.jpg&quot; alt=&quot;arts,culture,archéologie,trésors,musée,prédateurs,histoire,europe,opinion,video&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Et à les enterrer dans le grenier de sa maison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Il ne restait plus qu'à prendre la poussière de presque un demi siècle, jusqu'à la mort de Lev en 1991, sans qu'il ait jamais osé écouter un seul de ces morceaux uniques sur le gramophone, la toucher, la délivrer, tourmenté du sentiment de culpabilité et de la conscience d'avoir dans son grenier un trésor intouchable et interdit. Minuscule, en fond, pourtant clair exemple privé de l'honorée tradition du pillage du victorieux sur le vaincu qui, aujourd'hui, entre repentiments, restitutions, demandes, remords, agite l'univers de l'art et de l'archéologie, du British Muséum au Getty de Los Angeles, du Louvre à l'Ermitage de Saint Petersburg, en passant par les places, obélisques, églises et routes, construites et ornées, dans les siècles des siècles, des dépouilles de vaincus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Des tombes des Pharaons, qu'Alexandre le Macédonien trouva déjà violées et pillées trois siècles avant J.Christ, jusqu'à la spoliation du musée de Bagdad tout de suite après l'occupation que le ministre de la Défense américain Rumsfeld licencia avec sa légendaire sensibilité comme «un quelconque vase de porcelaine», le droit du plus fort et plus puissant à s'approprier les trésors d'autrui ne fut pas seulement une formidable, et souvent la seule, stimulation à la guerre pour ducs et soldateries. Le passage de la brutale appropriation de biens, de nourriture, objets et richesses et invariablement des femmes, considérées une partie fongible du butin, avec l'immanquable incendie final du village et l'esclavage des survivants, au systématique pillage actionné avec absolu cynisme par les lords britanniques dans l'empire, la pratique a même acquis un véritable nom: l'«élginisme».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://adverbum.hautetfort.com/media/02/01/3162611845.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3026219&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://adverbum.hautetfort.com/media/02/01/1375641312.jpg&quot; alt=&quot;arts,culture,archéologie,trésors,musée,prédateurs,histoire,europe,opinion,video&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Dérivant de cet ambassadeur britannique auprès de l'Empire turc, Thomas Bruce septième conte d'Elgin, qui au début du neuvième siècle, pour grossir les fortunes de la maison, envoya des ruchées de scalpellins sur l'Acropole d'Athènes, alors sujette aux Ottomans, et platéalement vola du Parthénon ces fabuleux bas-reliefs vendus par lui comme bien privé à Londres. Et aujourd'hui ils ornent le British Muséum de la capitale anglaise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Justement la dispute sur les bas-reliefs du Parthénon, que l'Angleterre n'entend pas restituer pour compléter le magnifique musée de l'Acropole finalement construit depuis quelques années par les grecs, a découvert ce plurimillénaire et explosif vase de Pandore que sont, partout, musées et collections privées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Si à beaucoup de personnes, comme au brillant et sage polémiste anglais Christopher Hitchens frappé par la classique attaque de philhellénisme qui renverse périodiquement ses compatriotes et l'a écrit sur Vanity Fair, «il apparaît évident que Londres devrait rendre aux grecs ce vulgaire vol de Thomas Bruce, le problème est de savoir où la chaîne des restitutions puisse porter». En Italie dans le magnifique musée des antiquités égyptiennes de Turin comme dans le Louvre de Paris, dans les collections privées de nouveaux et anciens milliardaires qui ont acheté, ne connaissant pas toujours la provenance, répertoires archéologiques et chef-d'oeuvres, sont montrés de fabuleux objets que très rarement les nations dont ils proviennent ont accepté de céder légitimement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://adverbum.hautetfort.com/media/02/02/3108923199.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3026221&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://adverbum.hautetfort.com/media/02/02/2603316101.jpg&quot; alt=&quot;arts,culture,archéologie,trésors,musée,prédateurs,histoire,europe,opinion,video&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Peut-être exagérait-elle il y a quelques années de cela l'éditeur de l'Hermitage de Saint Petersburg lorsque elle soutenait que «moitié des œuvres italiennes au Louvre devraient être rendues parce que volées par Napoléon». Mais certainement l'idée que des bas-reliefs de l'Acropole à la Déposition de Rembrandt aboutis finalement justement à l'Hermitage à travers le pillage napoléonien du Grand Électeur d'Assia en 1806, l'on puisse dévider l'écheveau de la légitime appartenance des chefs-d'œuvre et des répertoires agite les nuits de beaucoup d'éditeurs de musées. Personne, en matière de pillages, ne peut lancer le premier chapiteau ou la première amphore. Il se peut même que ce soit vrai, comme le témoigna il y a quelques années de cela le directeur du MoMA, le Musée d'Art Moderne à Manhattan, qu' «aucune des cent mille œuvres d'art en notre possession ne provient du colossal butin des nazis» sur les populations de l'Europe occupée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;C'est pourtant bien connu, et démontré par les recherches officielles, que les commandants des rayons américains admirablement chargés de récupérer les trésors pillés des troupes allemandes pour le futur Musée Hitler de Berlin, durent peiner assez pour éviter qu'un caporal entreprenant expédie à la maison, comme souvenir, un tableau ou deux d'impressionnistes ou de Flamands. Comme le fit l'interprète de Zukov avec les 78 tours du Führer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://adverbum.hautetfort.com/media/00/00/3458449160.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3026313&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://adverbum.hautetfort.com/media/00/00/1123343874.jpg&quot; alt=&quot;arts,culture,archéologie,trésors,musée,prédateurs,histoire,europe,opinion,video&quot; /&gt;&lt;/a&gt;En respectant une tradition consolidée du butin, qui orne des cathédrales comme San Marco à Venise, la Russie de Staline avait rendu officielle la pratique de la spoliation des vaincus pour représailles et vengeance, la définissant «art trophée», la version moderne de la tête du vaincu hissée sur le pique des vainqueurs ou du roi ennemi traîné dans le triomphe. On dut attendre Gorbaciov pour renier, partiellement, cette doctrine, lorsque le dernier empereur soviétique fit le geste de commander la restitution aux allemands de 101 pièces, parmi lesquelles beaucoup de Dürer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Mais passèrent dix ans, jusqu'en 2000, pour qu'effectivement ces œuvres furent ramenées à Brême, en attente de presque quatre cents autres déjà reconnues comme légitime propriété du même musée, mais encore arrêtées en Russie. Entre des milliers d'autres, emmenées avec un acharnement obstiné de l'Armée Rouge comme indemnisation morale et matérielle pour les vingt millions de russes morts.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Et celle-ci, indiquée par Gorbaciov, suivie depuis l'Italie avec la restitution en 2005 à l'Éthiopie de l'obélisque d'Axoum volé par Mussolini en 1937 et avec la restitution d'un fragment des bas-reliefs du Parthénon au nouveau musée de l'Acropole, est raisonnablement la seule route ouverte pour enfermer le vase de Pandore. Recenser, &amp;nbsp;vérifier, reparcourir et rendre les fruits des pillages de guerre, des vols «elginistes», des innocentes soustractions de répertoires accomplies d'archéologues en époques de colonialisme culturel, de tous les biens arrachés aux hébreux d'Europe et encore des endormis dans le caveau de quelque banque, seraient inimaginable et impraticable. Malgré les nobles lois sur la «restitution» approuvées par les gouvernements comme l'anglais et encouragées par l'Unesco.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://adverbum.hautetfort.com/media/01/01/3300269742.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3026301&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://adverbum.hautetfort.com/media/01/01/112218770.jpg&quot; alt=&quot;arts,culture,archéologie,trésors,musée,prédateurs,histoire,europe,opinion,video&quot; /&gt;&lt;/a&gt;La voie est celle des gestes fortement symboliques ou de la recomposition des cas plus diffamatoires, de vraies insultes à l'histoire de la culture universelle comme la fragmentation des bas-reliefs du Parthénon, qui ne représentent pas seulement un chef-d'œuvre, mais sont une partie fondamentale de l'identité d'un peuple entier. «Cela aurait été comme couper en deux la Mona Lisa et d'en exhiber une moitié dans un musée et l'autre moitié dans un autre», a écrit Hitchens. Maintenant qu'il existe une exposition accomplie et cultivée des trésors de l'Acropole à Athènes, en admirer un morceau à Londres sonne insuffisant et absurde. Et cela pourrait engendrer pour celui qui le regarde un fragment de ce sentiment de culpabilité qui tint enfermé les disques d'Hitler pour un demi-siècle dans le grenier d'une maison de Moscou.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;object width=&quot;460&quot; height=&quot;344&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/s-5lZ4wnhdI?fs=1&amp;amp;hl=it_IT&amp;amp;rel=0&amp;amp;hd=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/s-5lZ4wnhdI?fs=1&amp;amp;hl=it_IT&amp;amp;rel=0&amp;amp;hd=1&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ecrit par:&lt;/strong&gt; Luis Batista&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;QR-Code de l'article:&lt;/strong&gt; Les prédateurs de l'art (presque) perdu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://qrcode.kaywa.com/img.php?s=5&amp;amp;d=http%3A%2F%2Fadverbum.hautetfort.com%2Farchive%2F2011%2F05%2F11%2Fles-predateurs-de-l-art-presque-perdu.html&quot; alt=&quot;qrcode&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://adverbum.hautetfort.com/list/generateur-de-qr-code-support-et-faqs/generateur-de-qr-code-support-et-faqs.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Générateur de QR Code / Support et FAQ&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Disclaimer&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Adverbum&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; ne représente pas une publication journalistique et est ajourné sans aucune périodicité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;L'auteur du blog n'est pas responsable du contenu des commentaires au post, ni du contenu des sites y reliés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Quelques images et le matériel multimédia en général insérés dans ce blog sont tirés d'internet et, par conséquent, considérés de notoriété publique; au cas où leur publication violerait des éventuels droits d'auteur, il est prié de le communiquer via email et la publication sera immédiatement enlevée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>« Les Regardeurs de Lumière » 2011 Festival d'Art Sacré Contemporain Cathédrale de Saint-Omer ( Pas - de - Calais FRANCE</title>
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        <updated>2011-04-14T16:13:00+02:00</updated>
        <published>2011-04-14T16:13:00+02:00</published>
        <summary>   SOLVEIG&amp;nbsp; LE CHANT DES SPHERES ET DU COSMOS  &amp;nbsp;  LES REGARDEURS DE...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://mgversion2datura.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2985883&quot; style=&quot;float: center; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://mgversion2datura.hautetfort.com/media/02/00/1881342393.jpg&quot; alt=&quot;SOLVEIG  LE CHANT DES SPHERES ET DU COSMOS.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;SOLVEIG&amp;nbsp; LE CHANT DES SPHERES ET DU COSMOS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LES REGARDEURS DE LUMIERE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cathédrale de SAINT-OMER&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Pas-de-Calais&amp;nbsp;&amp;nbsp; FRANCE )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du 11 au 22 juin 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi 10 juin à 19h00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vernissage-cocktail en musique et lumières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;avec le quatuor CRESCENTINI&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exposition ouverte chaque jour de 10h00 à 19h00.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entrée gratuite pour toutes les manifestations du Festival&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2985884&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://mgversion2datura.hautetfort.com/media/02/02/2146369493.jpg&quot; alt=&quot;Christ   Géry TREFOIS.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Christ&amp;nbsp;&amp;nbsp; Géry TREFOIS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Artistes exposants:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dominique BERTHILIER, Géry TREFOIS, Jean-Paul TARTAR, Véronique CAZIER, SOLVEIG, Nicole LOUCHAERT, Benoît RAFRAY, Alexandra GIES, Manuelle WALLE,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Francis DENIS et René PECOLLO représentés par la galerie ARTDIES de Lille,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvie DEMBRONT-MENUGE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours du Festival, Frédéric CASSARANO, tailleur de pierre, sculptera in situ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2985888&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://mgversion2datura.hautetfort.com/media/02/00/3796745193.jpg&quot; alt=&quot;Francis DENIS  La fuite en Egypte III.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Francis DENIS&amp;nbsp; La fuite en Egypte III&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche 12 juin à 16h00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Audition des élèves des classes d'orgue de Calais, Hondschoote et Saint-Omer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi 15 juin 9h00-12h00 / 15h00 -18h00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ateliers pour artistes en herbe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi 18 juin 20h30&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Requiem de Fauré&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concert avec orgue&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;par la chorale Intervalle de Saint-Omer et la chorale Point d'orgue de Wambrechies&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Direction Michèle HOYEZ, Benoît Devos à l'orgue&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche 19 juin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18h00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récital Poétique par l'association LIEUX – D'ÊTRE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19h00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les Airs de Coeur »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récital par l'ensemble SITHIUS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yves VANDENBUSSCHE ( Ménestrel ) et Romuald BALLET-BAZ ( guitare )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi 21 juin 18h00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fête de la musique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chorales Intervalle et A Coeur Joie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi 22 juin 9h00-12h00 / 15h00 -18h00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ateliers pour artistes en herbe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Organisé par Les Amis de la Cathédrale&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8, rue Henri-DUPUIS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;62500&amp;nbsp;&amp;nbsp; SAINT-OMER&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.regardeursdelumiere.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;www.regardeursdelumiere.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2985890&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://mgversion2datura.hautetfort.com/media/02/00/288140720.jpg&quot; alt=&quot;christ DominiqueBerthilier Vitrail.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;DominiqueBerthilier&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; CHRIST&amp;nbsp;&amp;nbsp; Vitrail&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Historique du Festival &lt;br /&gt;« Les Regardeurs de LUMIERE »&lt;br /&gt;Festival d'Art Sacré Contemporain&lt;br /&gt;Cathédrale de SAINT-OMER&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant deux semaines, en juin, artistes peintres, sculpteurs, enlumineurs, poètes, musiciens et choristes transforment la cathédrale de SAINT-OMER ( pas-de-Calais, FRANCE ) en véritable sanctuaire de l'Art Sacré Contemporain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né du projet un peu fou de quelques amoureux des arts et de la cathédrale, le premier Festival Régional d’Art Sacré Contemporain : « Les Regardeurs de Lumière » s‘est bâti en quelques mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’association « Les Amis de la Cathédrale », qui a le désir de faire de ce joyau du gothique flamboyant, seul témoin des grands édifices religieux en Nord-Pas de Calais bâtis au Moyen-Âge, un phare régional sur le plan culturel, est donc porteuse de ce projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première édition, qui a emporté l’adhésion du Diocèse et de la ville de Saint-Omer qui a permis aux organisateurs de profiter pleinement de son soutien technique et logistique, a connu un réel succès auprès du public et des médias.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus de douze mille visiteurs ont pu apprécier l’exposition et les différentes manifestations artistiques qui ont émaillé cet évènement durant deux semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des artistes de renommée internationale comme Mahjoub BEN BELLA ou René DUCOURANT ont tout de suite accepté de rehausser de leur présence cette manifestation d’envergure qui a réuni à leurs côtés artistes régionaux et locaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les membres de l’association mais aussi un grand nombre de personnes extérieures ont apporté bénévolement leur contribution à la bonne réalisation du Festival : nettoyage et « dépoussiérage » de la cathédrale, décoration, montage et démontage, surveillance et accueil du public, vente des œuvres …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite au Festival, l’association a enregistré plusieurs nouvelles adhésions spontanées est a reçu d’autre part plusieurs courriers d’encouragement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne bénéficiant d’aucune aide financière extérieure pour la première, les organisateurs ont pu équilibrer leur budget, notamment grâce à la vente des œuvres et du catalogue de l’exposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, les organisateurs ont donc le souci d’être à la fois plus efficaces (le comité d’organisation du Festival s’est élargi et renforcé ) et d’offrir au public une prestation de qualité supérieure ayant une résonnance nationale ; les artistes participants à la deuxième et troisième édition venaient de tout l’Hexagone et bénéficient pour plusieurs d’entre eux d’une renommée certaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau des animations ponctuelles, un récital poétique, des auditions d’orgue, un concert, un atelier « artistes en herbe », du chant lyrique, un ensemble de chorales, sont autant de temps forts du Festival.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Festival bénéficie maintenant du soutien de la Ville de Saint-Omer, de la CASO ( Communauté d'Agglomération de Saint-Omer ), du Conseil Régional du Nord-Pas de Calais et du Conseil Général du Pas de Calais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La quatrième édition de notre Festival d'Art Sacré Contemporain &quot; Les Regardeurs de Lumière &quot; se tiendra en la cathédrale de Saint-Omer du samedi 11 juin au mercredi 22 juin 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vernissage ( en musique et lumières et ouvert au grand public ) aura lieu le vendredi 10 à partir de 19h00 en présence de tous les acteurs du Festival.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A noter que les organisateurs ont le souci de préserver la gratuité pour l'exposition et l'ensemble des prestations qui couvrent le Festival.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2986247&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://mgversion2datura.hautetfort.com/media/02/00/2832298674.jpg&quot; alt=&quot;saint-omer,festival,arts,musique,exposition&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Sylvie DEMBRONT-MENUGE&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2986249&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://mgversion2datura.hautetfort.com/media/00/02/1188294137.jpg&quot; alt=&quot;saint-omer,festival,arts,musique,exposition&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt;René PECOLLO&lt;/p&gt;
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        <title>Les dernières créations de Christine Doucet</title>
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        <updated>2011-04-06T10:30:00+02:00</updated>
        <published>2011-04-06T10:30:00+02:00</published>
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        <content type="html" xml:base="http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/media/02/00/3660814677.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2973430&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/media/02/00/2852157267.jpg&quot; alt=&quot; mise à nu R.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/media/01/02/1793780439.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2973432&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/media/01/02/1602277779.jpg&quot; alt=&quot; mise à nu V.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/media/02/00/2249021524.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2973438&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/media/02/00/2737274333.jpg&quot; alt=&quot;1.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/media/02/02/4055686128.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2973440&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://poesie-sous-roche.hautetfort.com/media/02/02/4023857155.jpg&quot; alt=&quot; pochette fermée.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ce n'est que &quot; mise en regard&quot;&amp;nbsp;&amp;nbsp; cliquez sur ce lien&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;comme moi vous serez émerveillés et vous&amp;nbsp; aurez&amp;nbsp; tous renseignements pour voir ou vous procurer ces oeuvres&amp;nbsp; grand format ou cartes postales&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;bonne visite&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; la blogueuse&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://crido.populus.org/rub/7&quot;&gt;http://crido.populus.org/rub/7&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;merci pour vos commentaires&amp;nbsp; ...&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Crab</name>
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        <title>'' 0 '' Prières de rue et l'argent public</title>
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        <updated>2011-03-30T09:21:00+02:00</updated>
        <published>2011-03-30T09:21:00+02:00</published>
        <summary>      Londres- Peinture dans la rue – ''technique '' du trompe l'œil -...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2962480&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://laiciteetsociete.hautetfort.com/media/02/02/2738738630.jpg&quot; alt=&quot;Laïcité,France,Arts,religions&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Londres- Peinture dans la rue – ''technique '' du trompe l'œil -&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;Chacun de nous a fait l'expérience de noter que nul passant ne s'offusque d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;e l'&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;art de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;la&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt; rue, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;s'écarte pour ne pas détériorer, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;respecte l'ouvrage&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Prières de rue et l'argent public&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dépêche AFP&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;PARIS, 26 mars 2011 (AFP) - Sabeg : la laïcité, c'est l'application équitable et impartiale des lois&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Le Commissaire à la diversité et à l'égalité des chances, Yazid Sabeg, a estimé samedi que &quot;la laïcité c'est l'application équitable et impartiale des lois et règlements&quot;, évoquant par ailleurs des &quot;usages&quot; ou &quot;comportements&quot; qui &quot;peuvent heurter certains de nos concitoyens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&quot;Certains comportements, usages ou revendications réels ou supposés des musulmans qui, dans la plupart des cas, n'ont rien à voir avec la religion, peuvent à juste raison heurter certains de nos concitoyens &quot;, a déclaré Yazid Sabeg à l'AFP.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Il a toutefois souligné que &quot;ces cas restent rares et ne sauraient être assimilés a des revendications collectives ou communautaires&lt;/span&gt;&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Citant le cas de la prière dans les rues comme à Barbès (Paris, XVIIIe), Yazid Sabeg a répété que cette pratique &quot;n'est pas légale, qu'elle peut occasionner une gêne, voire un trouble a l'ordre public et qu'elle n'est pas une façon digne de pratiquer le culte&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&quot;Il est de la responsabilité des élus et des pouvoirs publics locaux de traiter sans tarder cette question sans pour autant entraver la liberté de culte&quot;, a plaidé Yazid Sabeg. &lt;strong&gt;Fin de l'extrait&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;MAIS !!!&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Suite de l'ar&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;t&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;icle&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Selon lui, &quot;des solutions simples peuvent être mises en œuvre en proposant par exemple&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt; la mise à disposition ponctuelle de locaux publics tels que les gymnases&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt; ou, lorsque le lieu de culte est trop petit, un partage en deux assemblées de fidèles la grande prière collective&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&quot;&lt;/span&gt;. &lt;strong&gt;Fin de l'extrait&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Utiliser des bâtiment&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;s&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; public&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;s&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Yazid Sabeg confirme '' très subtilement '' &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;[ &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;une fois de plus &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;]&lt;/span&gt; qu'une municipalité devrait mettre à disposition un équipement public réalisé et entretenu avec l'argent public pour le réserver à un groupe d'individus dont les activités sont privées&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;C'est vraiment prendre les contribuables pour des imbéciles ! Ces gens prient par centaines et n'auraient donc pas à eux tous les moyens financiers de louer une salle, d'organiser plusieurs services ?&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Suite de l'ar&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;t&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;icle&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Mais &quot;procéder à des interprétations extensives ou restrictive des lois serait régressif au plan des libertés, notamment religieuses, et ne pourra qu'être interprété comme une attitude discriminatoire par telle ou telle composante de la population française&quot;, analyse Yazid Sabeg, en rappelant que &quot;la France a, contrairement a ce qui est dit ici ou là , &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;une grande familiarité&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;avec l'Islam&lt;/span&gt;&quot;.&lt;strong&gt;Fin de l'article&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Commentaires&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;Familiarité &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;avec l'islam &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;[Rire ] &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;- Sans doute veut-il parler des '' français '' qui ont &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;e l'empathie &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;pour t&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;outes les idéologies totalitaires...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;C'est une constante d'entendre parler de l'islam – l'islam – l'islam – &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;alors que nous savons parfaitement&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt; que ce mot recouvre &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;des &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;valeurs masculines &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;négatives&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;La France &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;[ ELLE ]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt; a &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;une grande sympathie pour:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Depuis novembre dernier&amp;nbsp;! Aucune organisation des droits de l'homme ne s'est manifestée pour&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% #e6ff00;&quot;&gt;Le petit dieu&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://laiciteetsociete.hautetfort.com/0-le-petit-dieu/&quot;&gt;http://laiciteetsociete.hautetfort.com/0-le-petit-dieu/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Crab &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt; 29 Mars 2011&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Apostille&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les représentant des six principales religions ont déclarés qu'il ne fallait pas défaire la loi sur la laïcité, qu'elle leur convenait très bien&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Eh bien, c'est une bonne nouvelle – Pour certains, il ne leur reste plus qu'à faire savoir à leurs ouailles que les voiles dits islamiques n'ont rien à voir avec la croyance en un dieu – que la loi doit-être respectée – l'égalité homme-femme, à l'école – dans les hôpitaux – les piscines – en tous lieux publics...ect, qu'il ne saurait y avoir de règles particulières pour des groupes au nom de la religion – sinon le débat sera nécessairement orienté, abordera la question de toutes les tentatives des islamistes d'imposer à notre société le sexo-séparatisme&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ne disent-ils pas ces responsables religieux&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot;N'ajoutons pas de la confusion dans la période trouble que nous traversons. Nous militons ensemble pour une laïcité de bonne intelligence&quot;...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Ah bon il y donc aurait une laïcité de '' mauvaise intelligence ''&amp;nbsp;; La laïcité, n'est-ce pas plutôt &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;sans &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;adjectif ajouté?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Et aussitôt de se contredire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot;ne pas dilapider ce précieux acquis&quot; qu'est la laïcité. &quot;Il nous paraît capital - &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;ont-ils écris &lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;(1)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(1) Parfait – parfait, sur ce dernier point, seulement sur ce dernier point,&amp;nbsp; nous les prenons au mot&amp;nbsp;!!!!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small; color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Suite&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://laiciteetsociete.hautetfort.com/0-le-petit-dieu/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;http://laiciteetsociete.hautetfort.com/0-le-petit-dieu/&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Amaury</name>
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        <title>Ballade parisienne</title>
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        <updated>2011-03-03T15:45:35+01:00</updated>
        <published>2011-03-03T15:45:35+01:00</published>
        <summary>   &quot;Être   parisien ,  ce   n ' est   pas   être   né   à   Paris ,  c ' est...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://mesterressaintes.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;B15 txtC40&quot; style=&quot;font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;&quot;Être&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;parisien&lt;/span&gt;, &lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;ce&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;n&lt;/span&gt;'&lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;est&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;pas&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;être&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;né&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;à&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;Paris&lt;/span&gt;, &lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;c&lt;/span&gt;'&lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;est&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;y&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;renaître&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;B15 txtC40&quot; style=&quot;font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;Sacha Guitry&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;B15 txtC40&quot; style=&quot;font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;B15 txtC50&quot;&gt;C'est totalement vrai, je le certifie.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Un album de photos parisiennes de votre serviteur a été ajouté à droite...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;J'adore Paris, c'est mâââl de nos jours, mais je m'en fous, amis péquenots.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://mesterressaintes.hautetfort.com/media/02/02/2689582158.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2919557&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://mesterressaintes.hautetfort.com/media/02/02/1061134961.JPG&quot; alt=&quot;P1000645.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://mesterressaintes.hautetfort.com/media/02/00/1678663235.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2919559&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://mesterressaintes.hautetfort.com/media/02/00/3619304457.JPG&quot; alt=&quot;P1000631.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>lyne75</name>
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        <title>ANNIE GIRARDOT..</title>
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        <updated>2011-03-01T14:23:00+01:00</updated>
        <published>2011-03-01T14:23:00+01:00</published>
        <summary>         Nom de naissance  Annie Suzanne Girardot    Surnom  Nannie...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://lagrandejaja.hautetfort.com/media/02/00/3724224723.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2916095&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://lagrandejaja.hautetfort.com/media/02/00/501027752.jpg&quot; alt=&quot;actrice, film,theatre,spectacle,&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;table class=&quot;infobox_v2&quot; border=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;7&quot;&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;th scope=&quot;row&quot;&gt;Nom de naissance&lt;/th&gt;&lt;td&gt;Annie Suzanne Girardot&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;th scope=&quot;row&quot;&gt;Surnom&lt;/th&gt;&lt;td&gt;Nannie&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;th scope=&quot;row&quot;&gt;Naissance&lt;/th&gt;&lt;td&gt;&lt;a title=&quot;25 octobre&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/25_octobre&quot;&gt;25&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Octobre&quot;&gt;octobre&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/1931&quot;&gt;1931&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paris&quot;&gt;Paris&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/France&quot;&gt;France&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;th scope=&quot;row&quot;&gt;Nationalité&lt;/th&gt;&lt;td&gt;&lt;span class=&quot;flagicon&quot;&gt;&lt;a class=&quot;image&quot; title=&quot;Drapeau de la France&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Flag_of_France.svg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;thumbborder&quot; src=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c3/Flag_of_France.svg/20px-Flag_of_France.svg.png&quot; alt=&quot;Drapeau de la France&quot; width=&quot;20&quot; height=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;a title=&quot;France&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/France&quot;&gt;Française&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;th scope=&quot;row&quot;&gt;Décès&lt;/th&gt;&lt;td&gt;&lt;a title=&quot;28 février&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/28_f%C3%A9vrier&quot;&gt;28&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;a title=&quot;Février 2011&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9vrier_2011&quot;&gt;février&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/2011&quot;&gt;2011&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;white-space: nowrap;&quot;&gt;(à 79 ans)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paris&quot;&gt;Paris&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/France&quot;&gt;France&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;th scope=&quot;row&quot;&gt;Profession(s)&lt;/th&gt;&lt;td&gt;&lt;a class=&quot;mw-redirect&quot; title=&quot;Actrice&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Actrice&quot;&gt;Actrice&lt;/a&gt; &lt;small&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;(&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/1954&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;1954&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;- &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/2007&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;2007&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/small&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Voix_off&quot;&gt;Voix off&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a class=&quot;mw-redirect&quot; title=&quot;Chanteuse&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Chanteuse&quot;&gt;Chanteuse&lt;/a&gt; &lt;small&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;(&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/1966&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;1966&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;-&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/1981&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;1981&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/small&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;th scope=&quot;row&quot;&gt;Films notables&lt;/th&gt;&lt;td&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Rocco_et_ses_fr%C3%A8res&quot;&gt;Rocco et ses frères&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;a class=&quot;mw-redirect&quot; title=&quot;Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais elle cause&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Elle_boit_pas,_elle_fume_pas,_elle_drague_pas_mais_elle_cause&quot;&gt;Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause&amp;nbsp;!&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Mourir d'aimer (film, 1971)&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Mourir_d%27aimer_(film,_1971)&quot;&gt;Mourir d'aimer&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;a title=&quot;La Zizanie (film)&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Zizanie_(film)&quot;&gt;La Zizanie&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;a class=&quot;mw-redirect&quot; title=&quot;Les Misérables (film, 1994)&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Mis%C3%A9rables_(film,_1994)&quot;&gt;Les Misérables&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;a title=&quot;La Pianiste (film)&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Pianiste_(film)&quot;&gt;La Pianiste&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;th scope=&quot;row&quot;&gt;Distinctions&lt;/th&gt;&lt;td&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9sar_de_la_meilleure_actrice&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;César de la meilleure actrice&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt; pour &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Docteur_Fran%C3%A7oise_Gailland&quot;&gt;Docteur Françoise Gailland&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/1977&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;1977&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9sar_de_la_meilleure_actrice_dans_un_second_r%C3%B4le&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;César de la meilleure actrice dans un second rôle&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt; pour &lt;em&gt;&lt;a class=&quot;mw-redirect&quot; title=&quot;Les misérables&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_mis%C3%A9rables&quot;&gt;Les misérables&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/1996&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;1996&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9sar_de_la_meilleure_actrice_dans_un_second_r%C3%B4le&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;César de la meilleure actrice dans un second rôle&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt; pour &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;La Pianiste (film)&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Pianiste_(film)&quot;&gt;La Pianiste&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/2002&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;2002&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;/small&gt;&lt;strong&gt;Hier soir, vers 18hres la Nouvelle&amp;nbsp; a attristé toutes les personnes qui ont suivi la carrièrede cette Grande Dame, Annie Girardot , nous a quitté &quot;paisiblement&quot; des suites de cette maladie qui ravage tant de Vies...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Courageuse, Elle &quot;parlait&quot; Elle meme de ce combat qu'elle assumait....&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elle reste une des plus Grandes Actrices de ces dernières années...&amp;nbsp;dotée d'une Gouaille, d'un sourire, et d'un &quot;Battant&quot;, qui nous a comblé...Tous ses roles nous ravissaient,&amp;nbsp; Elle savait partager avec, ses Partenaires à la scène comme à l'Ecran......&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au Revoir Annie, Nous vous aimons tant &quot;Chapeau Madame&quot; , Nous ne vous oublierons jamais.....&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LA GRANDE JAJA&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
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            <name>Porky</name>
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        <title>Roméo et Juliette (Gounod)</title>
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        <updated>2011-02-26T11:16:00+01:00</updated>
        <published>2011-02-26T11:16:00+01:00</published>
        <summary>       Faust ,  Mireille ,  Roméo et Juliette … Trois opéras du même...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-2910737&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fonddetiroir.hautetfort.com/media/00/00/2737274333.jpg&quot; alt=&quot;1.jpg&quot; /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Faust&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Mireille&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Roméo et Juliette&lt;/em&gt;… Trois opéras du même compositeur, Charles Gounod, dont la renommée a largement dépassé nos frontières et qui sont souvent représentés sur telle ou telle scène lyrique française ou autre. Comme bien souvent dans le domaine de l’opéra, les livrets sont adaptés d’œuvres littéraires&amp;nbsp;: le premier de l’ouvrage de Goethe, le second de celui de Frédéric Mistral, et le troisième, bien évidemment, de celui de Shakespeare. C’est ce dernier qui va aujourd’hui faire l’objet d’une «&amp;nbsp;présentation&amp;nbsp;» (si tant est que cet opéra&amp;nbsp; très populaire ait besoin de l’être).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Maurice Tassard (1) fait le parallèle entre le cinéma et l’opéra, ces deux arts consacrant, à des époques différentes, une œuvre dramatique. L’adaptation d’une œuvre littéraire à l’écran assure le succès populaire de cette dernière en multipliant par dix ou cent, voire plus, la diffusion de l’ouvrage original, même si cette adaptation n’est pas toujours très fidèle et très réussie. Avant l’invention du cinéma, c’était l’opéra qui se chargeait de cette transmission. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Les besoins de l’opéra romantique sont à peu près les mêmes que ceux du cinéma romanesque, écrit Maurice Tassard. Il s’agit, dans un cas comme dans l’autre, d’un art qui s’adresse aux masses et cherche à les émouvoir par des moyens qui ne sont pas forcément très raffinés. L’action violente, les situations ahurissantes, les intrigues fantastiques, les caractères démesurés, les gros effets de mise en scène ne nuisent pas plus au premier qu’au second. Bien au contraire.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» C’est ce qui explique l’engouement de l’art lyrique pour les pièces de Shakespeare, contenant tous les ingrédients pour plaire à un large public.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je ne vais pas recenser toutes les pièces shakespeariennes qui sont devenues des opéras, ce serait long et fastidieux. Citons simplement les plus importantes&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Othello&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Macbeth&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Falstaff&lt;/em&gt; de Verdi, &lt;em&gt;Les joyeuses commères de Windsor&lt;/em&gt; de Nicolaï (totalement éclipsé par le &lt;em&gt;Falstaff&lt;/em&gt; cité précédemment)&amp;nbsp;; &lt;em&gt;La mégère apprivoisée&lt;/em&gt; a fait l’objet de deux ou trois adaptations lyriques, sans aucun succès et la postérité les a oubliées. Et naturellement, &lt;em&gt;Roméo et Juliette&lt;/em&gt;&amp;nbsp;; il est impossible de dresser la liste complète d’opéras consacrés aux amants de Vérone. Leur histoire se placerait cependant certainement en tête du hit parade des adaptations de Shakespeare. Si ce drame est traité musicalement dès le 18&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, c’est toutefois à l’opéra romantique qu’on doit le plus d’ouvrages sur ce sujet. En 1825, un &lt;em&gt;Giulietta e Roméo&lt;/em&gt; de Nicola Vaccai (oublié depuis…) obtient pour sa création le concours de la Malibran –rien que ça… Puis, en 1830, un certain Bellini présente à Venise &lt;em&gt;I Capuletti e i Montecchi&lt;/em&gt;, ouvrage qui, lui, fera une longue carrière et qui est encore quelquefois représenté. En 1839, c’est Berlioz que sa passion pour une actrice poussera à composer un &lt;em&gt;Roméo et Juliette&lt;/em&gt; sous forme de symphonie dramatique. Enfin, pour terminer, n’oublions pas &lt;em&gt;l’Ouverture pour orchestre&lt;/em&gt; de Tchaïkovski, et le ballet que Serge Prokofiev acheva en 1940.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La véritable carrière de Gounod en tant que compositeur débute en 1851, grâce à la cantatrice Pauline Viardot, sœur de la Malibran, qui lui fait obtenir sa première commande de l’Opéra et crée le personnage de Sapho dans l’ouvrage du même nom. Ce n’est pas un triomphe mais ce n’est pas non plus un échec. Sa carrière ainsi lancée, Gounod enchaîne avec d’autres opéras&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Faust&lt;/em&gt; en 1859, &lt;em&gt;Mireille&lt;/em&gt; en 1864… Les amours tragiques de Roméo et Juliette ne peuvent que le séduire&amp;nbsp;: encore étudiant, ne s’était-il pas glissé dans la salle de concert du Conservatoire afin de suivre les répétitions du &lt;em&gt;Roméo et Juliette&lt;/em&gt; de Berlioz qui lui laissa un très forte impression&amp;nbsp;? De plus, les collaborateurs dont il va s’entourer pour écrire son &lt;em&gt;Roméo&lt;/em&gt; sont loin d’être des inconnus puisque depuis &lt;em&gt;Faust&lt;/em&gt;, il «&amp;nbsp;travaille&amp;nbsp;» avec eux&amp;nbsp;: les librettistes Barbier et Carré, le directeur Carvalho, la diva de service, Mme Miolan-Carvalho, le ténor Barbot, etc…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Roméo et Juliette sera composé à Saint-Raphaël, en quelques mois, au cours de l’année 1865 mais ne sera créé qu’en 1867. Si &lt;em&gt;Faust&lt;/em&gt; n’avait emballé personne, cette œuvre déclenche l’enthousiasme général. Succès absolu et si triomphal que la critique elle-même, à part un ou deux irréductibles, suit pour une fois l’attitude du public, abandonnant l’usage bien ancré dans les mœurs décrétant qu’une nouvelle œuvre doit d’abord être descendue en flammes, quitte à écrire des sottises qui réjouiront les générations futures. Un exemple sous la plume d’un certain Blaze de Bury, critique à la &lt;em&gt;Revue&lt;/em&gt;&lt;em&gt; des deux mondes&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Beaucoup d’afféterie et de maniérisme, une musique d’idées abstraites {…], rien pour le cœur, rien pour les sens. Absence complète de vie dramatique et point de mélodie.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» (2) Ce brave homme était-il sourd comme un pot ou mélomane comme moi je suis archevêque&amp;nbsp;? Allez savoir… Il suffit d’écouter le duo du quatrième acte, les airs de Roméo au deuxième et cinquième acte, toute la fin du deuxième acte pour se rendre compte de la bêtise d’un tel jugement. Ce qu’on reproche justement assez souvent à Gounod aujourd’hui, c’est d’être trop sentimental, trop mélodieux, presque «&amp;nbsp;sirupeux&amp;nbsp;». Comme si la triste époque dans laquelle nous vivons n’avait pas besoin d’un peu de douceur et de tendresse&amp;nbsp;!...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La postérité n’a fait qu’entériner le jugement du public de la création puisque l’ouvrage sera sans cesse représenté en France et un peu partout dans le monde, dans une version purement lyrique qui a supprimé les scènes parlées de l’œuvre originale qui suivait les règles de l’opéra-comique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quant à l’adaptation du drame de Shakespeare, elle s’en tient uniquement à l’histoire d’amour entre les deux jeunes gens, supprimant ainsi tous les problèmes politiques et sociaux que contient la pièce. De même, l’action a été resserrée et beaucoup de scènes supprimées, même si certains dialogues sont textuellement repris. La fin, notamment, est modifiée par rapport à la pièce puisque les deux amants ont un duo passionné avant de mourir, ce qui n’est pas le cas chez Shakespeare&amp;nbsp;: opéra oblige. Les luttes incessantes des deux familles véronaises qui affaiblissent le pouvoir politique du Prince ne sont qu’évoquées au prologue et seulement montrées au troisième acte, lors des duels entre Tybalt et Mercutio puis entre Mercutio et Roméo. Le Prince de Vérone lui-même (devenu duc) n’intervient qu’en fin de troisième acte pour bannir Roméo. Dès lors, l’opéra glisse totalement vers le drame sentimental concernant les deux protagonistes principaux. On peut regretter cette simplification de la pièce de Shakespeare qui avait d’autres enjeux mais elle est compréhensible&amp;nbsp;: ce qui intéresse Gounod et le public ne sont pas les références à une Angleterre que la guerre des Deux Roses et le règne sanglant de Marie Tudor ont précipité au bord de l’abîme&amp;nbsp;; ce ne sont pas non plus les références à l’affaiblissement du pouvoir royal mis à mal par les luttes intestines et qui sera rétabli par Elisabeth 1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;; c’est encore moins le problème de la situation des filles à cette époque, obligées d’obéir à leur père sous peine d’être enfermée dans un couvent&amp;nbsp;: à ce propos, le père Capulet de l’opéra n’a rien à voir avec l’odieux personnage de la pièce qui n’hésite pas à maudire et frapper sa fille parce qu’elle refuse d’épouser le Comte Pâris&amp;nbsp;; de même, lady Capulet, particulièrement odieuse elle aussi chez Shakespeare disparaît complètement de l’opéra. Ce qui prime sur tout, c’est la touchante et très romantique histoire de deux jeunes gens qu’un amour impossible conduira à la mort. Thème éternel s’il en est, et qui explique aussi la pérennité de l’oeuvre de Gounod…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;(1) Livret de présentation de &lt;em&gt;Roméo et Juliette&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(2) Cité par Maurice Tassard dans le même livret.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;ARGUMENT&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A Vérone, au quatorzième siècle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Acte I – Le Palais des Capulets, pendant un bal masqué. &lt;/strong&gt;Alors q
