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    <title>Last posts on arabe</title>
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            <name>JANISSAIRE</name>
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        <title>La tradition manuscrite en écriture arabe</title>
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        <updated>2008-05-16T01:58:45+02:00</updated>
        <published>2008-05-16T01:58:45+02:00</published>
        <summary>     La tradition manuscrite en écriture arabe        &amp;nbsp;    &amp;nbsp;...</summary>
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           &lt;div id=&quot;inside&quot;&gt; &lt;h1 class=&quot;accueil&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/sommaire1418.html&quot;&gt;La tradition manuscrite en écriture arabe&lt;/a&gt;&lt;/h1&gt; &lt;div class=&quot;signalerimprimer&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html?format=print&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://remmm.revues.org/images/imprimer.png&quot; alt=&quot;Version imprimable&quot; title=&quot;Version imprimable&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/signaler.html?id=2916&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://remmm.revues.org/images/signaler.png&quot; alt=&quot;Signaler cette page&quot; title=&quot;Signaler cette page&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;affichagedocument&quot;&gt;&lt;!--  Auteurs : --&gt; &lt;div class=&quot;auteur&quot;&gt;Geneviève &lt;span class=&quot;smallcaps&quot;&gt;Humbert&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;h2 class=&quot;titre-doc&quot;&gt;Introduction&lt;/h2&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;resume&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;toc&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;h4 id=&quot;txt&quot;&gt;&lt;b&gt;Texte Intégral&lt;/b&gt;&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;icone&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;texte&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;lettrine&quot;&gt;L&lt;/span&gt;’immense richesse des collections de manuscrits en écriture arabe ne peut manquer de frapper dès le premier abord. La seule bibliothèque de la Süleymaniye, à Istanbul, conservait ainsi il y a quelques années, aux dires de ses conservateurs, environ cent mille unités, dont soixante-dix mille manuscrits arabes, le reste étant en persan ou en turc. Pour donner une idée de ce que représente ce trésor, nous rappellerons ici qu’il y a dans le monde environ cinquante mille manuscrits grecs et un demi million de manuscrits latins. Pour les manuscrits en écriture arabe, il faudrait, aux dires de certains spécialistes, &amp;nbsp;multiplier ce dernier chiffre par cinq ou six.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Ce total si impressionnant s’explique par plusieurs raisons. On songera, bien sûr, à la place centrale qu’occupe l’écrit dans la civilisation musulmane. Il faut envisager aussi la grande diffusion, dans le temps et dans l’espace, non seulement de l’arabe, mais aussi de l’écriture arabe. Geoffrey Roger (1992&amp;nbsp;: IV, 359-361) a pu répertorier cent vingt-neuf langues utilisant l’alphabet arabe&amp;nbsp;: exclusivement pour certaines, parfois aussi en concurrence avec d’autres écritures, comme pour l’hébreu et le syriaque, l’espagnol ou le bosniaque. Dans l’espace, l’aire de production des manuscrits en écriture arabe est énorme et les spécialistes de leur étude, intéressés par les caractéristiques de telle production locale, devront se déplacer, comme le remarque F. Déroche, “&amp;nbsp;de l’océan Atlantique à la mer de Chine, et du détroit de Zanzibar aux rives de la Volga&amp;nbsp;” (Déroche, 2000&amp;nbsp;: 25). L’aire de diffusion de l’écriture arabe tend à recouvrir celle de l’islam, mais on prendra garde que tout manuscrit dans cette écriture n’est pas musulman&amp;nbsp;: l’exemple si important des manuscrits arabes chrétiens, pour certains fort anciens, suffit à le rappeler.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Dans le temps, d’autre part, les manuscrits en écriture arabe ont été produits sur plus d’un millénaire et ils ont constitué, jusqu’à un passé récent – dans certaines régions, presque jusqu’à nos jours – la forme la plus familière du livre. Leur étude n’intéresse donc pas seulement le médiéviste, mais aussi le moderniste, sinon l’historien qui travaille sur le monde contemporain. Il y a là une différence importante avec le monde occidental. François Déroche a fait remarquer que le terme “&amp;nbsp;manuscrit&amp;nbsp;”, pris dans le sens que nous lui donnons ici — c’est-à-dire le livre manuscrit, à l’exclusion des documents, lettres ou autres papiers écrits à la main — est attesté en français pour la première fois en 1594&amp;nbsp;: il est clair que la généralisation de l’imprimerie a joué son rôle dans l’apparition du terme. Il serait intéressant de connaître, en arabe, l’histoire du mot &lt;i&gt;makh&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: IFAOtimes&quot;&gt;&lt;i&gt;†&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;û&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: IFAOtimes&quot;&gt;&lt;i&gt;†&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;, qui désigne actuellement la même réalité, mais l’absence d’un dictionnaire historique rend malheureusement la recherche difficile.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Peut-être est-ce en partie parce que, pour les Occidentaux, le manuscrit est sorti assez tôt de l’usage qu’il est devenu un objet d’études. Bien sûr, pour les langues classiques, l’essentiel a tout d’abord consisté en la recherche des textes en vue d’une édition, et la valeur du manuscrit était subordonnée à l’étude du texte qu’il portait. La paléographie — l’étude des écritures anciennes — comme l’étude des aspects matériels du livre se sont d’abord développées, sans aucune autonomie, à l’usage de l’éditeur de textes. Au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xix&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle encore, alors que les règles classiques de la philologie sont bien établies, et que les philologues connaissent la nécessité de réunir et de classer le plus grand nombre possible de témoins d’un même texte, bref, d’étudier, pour un texte donné, l’ensemble de sa &lt;i&gt;tradition manuscrite&lt;/i&gt;&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#ftn1&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn1&quot; name=&quot;bodyftn1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;, l’étude du manuscrit pour lui-même n’est encore guère développée. Il faut attendre le &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xx&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle pour voir naître vraiment la “&amp;nbsp;codicologie&amp;nbsp;”. Le mot lui-même est intéressant. Formé à partir du mot &lt;i&gt;codex&lt;/i&gt;, qui désigne le livre à pages — celui que nous connaissons —, livre qui a remplacé, dans l’Antiquité tardive, le rouleau, il apparaît vers 1950, non sans quelque flottement. Désignant tout d’abord l’étude des collections de manuscrits, des bibliothèques et des fonds, il s’est spécialisé et s’applique maintenant à l’étude du livre comme objet matériel, ou, si l’on veut, à l’archéologie du livre&amp;nbsp;: matériaux du livre (supports et encres), reliure, cahiers, préparation de la page, décoration. La paléographie, qu’on peut considérer comme une branche de la codicologie ou comme une discipline indépendante, et la codicologie se sont développées dans la seconde moitié du siècle passé. Avec l’histoire des bibliothèques, des copistes, des possesseurs, elles contribuent à l’histoire des textes, qui occupe une place non négligeable dans l’histoire intellectuelle européenne. Toutes ces disciplines ont même acquis une certaine autonomie, faisant l’objet de publications et d’enseignements spécialisés.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Par rapport à ce qui s’est passé pour les langues occidentales, nous observons, pour les manuscrits en écriture arabe, à la fois un parallélisme et un décalage. Comme pour les langues classiques de l’Occident, c’est pour leur contenu que les manuscrits en écriture arabe ont été tout d’abord recherchés, achetés, étudiés par les savants occidentaux ou par leurs rabatteurs&amp;nbsp;: c’est ce que rappelle, dans ce volume, Annie Berthier. L’exceptionnelle qualité artistique de certains manuscrits, qu’il s’agisse de calligraphie ou de manuscrits à peinture, ne pouvait manquer aussi de retenir l’attention. Deux axes d’étude, jusque tout récemment, ont été, à juste titre, privilégiés par les savants : la recherche des textes, et l’étude, par les historiens de l’art, de manuscrits exceptionnels. La fécondité de telles recherches est loin d’être épuisée, mais on peut noter que, par rapport aux développements récents des recherches sur les manuscrits occidentaux, les études portant sur le livre en écriture arabe ont connu un certain retard qu’elles entreprennent maintenant de combler. Ces retards nous semblent concerner deux domaines&amp;nbsp;: l’histoire des textes&amp;nbsp;et la codicologie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;On plaidera ici pour l’étude des manuscrits dans leur banalité. Certes, il y a encore, dans les bibliothèques, bien des textes à découvrir, et des manuscrits autographes à identifier. Mais les moyens actuels de la recherche nous permettent aujourd’hui, malgré leur extrême dispersion, d’étudier, sinon toutes les copies d’un même texte, du moins un grand nombre d’entre elles. Nous insistons ici sur le terme de copie&amp;nbsp;: dans les bibliothèques, les manuscrits autographes sont l’exception&amp;nbsp;; les copies, ou copies de copies…, sont la règle. Ces manuscrits, parfois d’assez petite apparence, sont importants non seulement parce qu’ils nous permettent de reconstituer un texte sous une forme proche de celle qu’il avait à l’origine — c’est le but des éditions critiques — mais parce que, correctement étudiés, avec leurs précieuses notes de possession ou de lecture, ils donnent accès à l’histoire de ce texte, de sa diffusion et de sa réception auprès d’un public. L’histoire intellectuelle du monde arabe, ou musulman, s’en trouve enrichie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;De tels travaux ne sont guère concevables sans l’infléchissement, sensible ces dernières décennies, des études sur les écritures et les aspects matériels du manuscrit arabe. La paléographie et la codicologie arabes, en effet, ont acquis récemment une autonomie nouvelle, et les centres d’intérêt se sont déplacés des objets les plus exceptionnels vers une production plus courante. On voit quels sont les enjeux, non seulement pour l’histoire intellectuelle, mais aussi — le livre manuscrit, surtout avec l’apparition du papier, étant produit de façon massive —, pour l’histoire économique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Le regard codicologique sur le livre en écriture arabe s’est donc développé plus tard que pour les manuscrits grecs et latins, et on peut considérer l’année 1986 comme celle de la naissance officielle de la codicologie des manuscrits en écriture arabe. Cette année-là, en effet, s’est tenu à Istanbul le premier colloque sur les manuscrits du Moyen-Orient (Déroche, 1989), et a vu la naissance, à Leyde, de la nouvelle revue &lt;i&gt;Manuscripts of the Middle East&lt;/i&gt;. D’autres colloques ont suivi&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#ftn2&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn2&quot; name=&quot;bodyftn2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;, une seconde revue est née&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#ftn3&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn3&quot; name=&quot;bodyftn3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;, plusieurs livres ont paru&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#ftn4&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn4&quot; name=&quot;bodyftn4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;, et de nombreuses expositions ont été organisées, en France et à l’étranger&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#ftn5&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn5&quot; name=&quot;bodyftn5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;. Les manuscrits en écriture arabe sont de plus en plus souvent mentionnés dans des colloques comparatistes&amp;nbsp;: colloque de l’ENS en 1990&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#ftn6&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn6&quot; name=&quot;bodyftn6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;, colloque sur les papiers médiévaux en 1997&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#ftn7&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn7&quot; name=&quot;bodyftn7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;… On trouve aussi le reflet de ce nouveau regard dans les plus récents catalogues, par exemple le catalogue des manuscrits persans de la BnF publié par Francis Richard. Il est intéressant aussi d’observer combien il prend de plus en plus d’importance dans chaque nouvelle livraison du catalogue des manuscrits arabes de la BnF&amp;nbsp;: dans celle de 1995, que l’on doit à Yvette Sauvan et Marie-Geneviève Guesdon, on trouve des détails plus précis sur le papier, les cahiers et la reliure, les peintures, décors, tableaux et figures. Notons aussi, avec le livre de A. Gacek (2001), la récente parution d’un outil de travail très attendu&amp;nbsp;: consacré au vocabulaire arabe du livre, il est assorti de la bibliographie la plus complète à ce jour.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;La codicologie des manuscrits en écriture arabe, aujourd’hui, est plutôt le fait de spécialistes occidentaux, mais deux livres en langue arabe, qui ont paru récemment, le premier au Maroc, le second au Caire (ce dernier entièrement en arabe)&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#ftn8&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn8&quot; name=&quot;bodyftn8&quot;&gt;8&lt;/a&gt; lui sont consacrés. C’est donc une discipline en plein développement, avec ses spécificités, puisqu’on peut trouver dans ces manuscrits, de la main de savants lecteurs, de transmetteurs ou de possesseurs, des “&amp;nbsp;autorisations&amp;nbsp;de transmettre&amp;nbsp;” et certificats de lecture et de transmission, ou, autre exemple, des actes de constitution de livres en bien &lt;i&gt;waqf&lt;/i&gt; (ce qui leur donne le statut, au profit d’une institution pieuse le plus souvent, de biens — en principe — inaliénables).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Cette place croissante de la codicologie est légitime, étant donnée l’extrême richesse des bibliothèques, surtout orientales, en manuscrits en écriture arabe. Le but du présent recueil est de donner un aperçu de ces richesses, non pas cependant en soulignant les aspects les plus spectaculaires, par exemple de la calligraphie arabe, de la miniature persane, ou de la découverte de textes rares — les exemples ne manqueraient pas —, mais en réunissant quelques contributions représentatives, nous a-t-il semblé, des tendances actuelles de la recherche.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Ce recueil commence par l’histoire des fonds et des collections, avec la contribution d’Annie Berthier. La collecte des livres orientaux en France a commencé au début du &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xvii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Elle avait été précédée par la recherche de manuscrits grecs et latins, mais s’élargit alors au reste du monde. Elle s’impose avec Colbert, qui adresse à tous les consuls en poste une circulaire leur demandant d’envoyer des livres. A. B. montre comment on découvre progressivement la richesse des littératures orientales, grâce en particulier à la traduction par Antoine Galland et François Pétis de la Croix du grand dictionnaire bibliographique de Hajji Khalifa. Elle explique aussi comment se précise une politique d’achat lorsqu’on découvre qu’il y a en Orient “&amp;nbsp;des livres en quantité énorme&amp;nbsp;”. Dans une deuxième partie, A. B. passe au traitement des collections ainsi amassées et aux problèmes qu’il a fallu affronter pour se donner les moyens de les étudier, évoquant par exemple ceux posés par la translittération et la typographie, ou encore par la formation de spécialistes, traducteurs et catalogueurs notamment.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Lejla Gazic et Ramiza Smajic décrivent pour leur part l’état des collections de manuscrits dans les Bibliothèques de Sarajevo. La fondation de la Bibliothèque Gazi Husrev Bey, la plus grande de la ville et la seule à avoir été épargnée, remonte à 1537. Ses collections comprennent plusieurs milliers de manuscrits, contenant surtout des textes historiques et juridiques, ainsi que les archives des tribunaux depuis la période ottomane. La bibliothèque de l’Institut d’études orientales de Sarajevo, qui était la seconde par son importance, déplore la perte de ses 5&amp;nbsp;263 &lt;i&gt;codices&lt;/i&gt;, dont le plus ancien avait été copié au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xi&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Mais, alors que la Bibliothèque nationale et universitaire de Bosnie-Herségovine a été totalement détruite en 1992, les manuscrits orientaux, qui étaient conservés dans les sous-sols du bâtiment, ont pu être sauvés. La description des fonds de ces bibliothèques (et de quelques autres, moins importantes) est suivie d’informations très précises sur le catalogage, qui a pu reprendre activement après la guerre, grâce en particulier au soutien de la fondation al-Furqân de Londres.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Gérard Troupeau s’intéresse à une méthode de conservation un peut particulière qui consiste, pour les particuliers, à déposer un ou plusieurs manuscrits sous la protection d’une institution pieuse ou d’intérêt public de laquelle ils sont censés ne jamais sortir. En proposant la traduction des actes de donation (&lt;i&gt;waqfiyya&lt;/i&gt;-s) trouvés dans quinze manuscrits arabes chrétiens de la BnF, G. T. étudie les différentes indications qu’ils peuvent contenir, et montre qu’ils peuvent être d’un grand intérêt —&amp;nbsp;dans le cas présent, pour l’histoire et la géographie ecclésiastique. C’est ainsi par exemple que deux manuscrits, acquis en 1671 à Nicosie ont appartenu, selon leurs actes de &lt;i&gt;waqf&lt;/i&gt;, l’un à une église de Famagouste, l’autre à un monastère “&amp;nbsp;situé dans la montagne de l’île de Chypre&amp;nbsp;”, témoignant ainsi de la présence d’une communauté copte dans l’île jusqu’au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xvii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Les six contributions suivantes sont consacrées à la codicologie et à la paléographie. Les trois premières concernent le papier, sujet sur lequel les publications se sont multipliées récemment. Dans la première d’entre elles, j’ai étudié les différents types de papier qu’on peut trouver dans les manuscrits arabes, le développement de leur fabrications dans le monde arabe, l’invasion des papiers italiens en Méditerranée et les réactions des artisans du livre arabe devant cette invasion, ainsi que les papiers utilisés dans la chancellerie mamelouke au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xv&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, qui sont peut-être différents des papiers employés en librairie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;La découverte, par Adam Gacek, d’une nouvelle recette de fabrication du papier, provenant du Yémen au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xiii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle est importante, car on ne connaissait jusqu’à présent que la recette dite “&amp;nbsp;d’Ibn Bâdîs&amp;nbsp;”, copiée en Ifrîqiyâ au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xi&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, qui est peut-être relative à un usage ancien. Celle qu’édite et traduit A. Gacek, au contraire, par l’abondance et la précision des détails techniques, semble refléter une pratique éprouvée. Elle décrit la fabrication de papier &lt;i&gt;baladî&lt;/i&gt;, “&amp;nbsp;local&amp;nbsp;”, plus ordinaire que celui utilisé dans la chancellerie mamelouke en Égypte, si on en croit la contribution précédente. Elle diffère de la recette d’Ibn Bâdîs sur plusieurs points, en particulier par la nature du matériau de base, une plante (le &lt;i&gt;ficus&lt;/i&gt; &lt;i&gt;populifolia&lt;/i&gt;) qui est de la même famille que celle employée par les Chinois pour leur papier. Le copiste, d’origine indienne et de culture arabo-persane, utilise l’arabe et le persan dans le colophon, ce qui souligne combien la frontière entre papiers arabes et papiers persans est mal assurée.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;La contribution de Francis Richard est consacrée elle aussi à des recettes, qu’il a trouvées dans un manuscrit persan et dont il propose l’édition et la traduction. Il s’agit cette fois de techniques de coloration du papier (en vert, bleu-vert, jaune, pourpre, violet et orange). Le texte contenu dans le manuscrit n’a pas de rapport avec ces recettes, et la découverte de F. Richard est lisible seulement en marge, copiée en travers de deux folios, sous la forme de notes laissées par un lecteur anonyme. On a là un exemple original des informations inattendues que peuvent conserver les manuscrits et des éléments susceptibles de se greffer autour du texte. La découverte de F. R. est intéressante pour l’histoire du manuscrit comme pour l’histoire des techniques de fabrication du livre persan, qui ont fait l’objet de plusieurs publications récentes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Les contributions suivantes nous font pénétrer dans l’atelier du copiste, à un stade postérieur à la fabrication proprement dite. Étudiant la façon dont est indiqué l’ordre des cahiers, feuillets et bifeuillets dans les manuscrits arabes médiévaux, Marie-Geneviève Guesdon constate que cette numérotation n’est pas destinée au lecteur mais que c’est le moyen pour le copiste de chercher à empêcher les désordres accidentels qui peuvent survenir aux différentes étapes de la fabrication du livre. Observer comment sont numérotés dans les marges cahiers, feuillets ou bifeuillets, au moyen de lettres, chiffres ou numérotation en toutes lettres — en arabe, copte, syriaque, grec ou hébreu —, nous fait parcourir l’aire de diffusion du livre arabe et fournit d’ores et déjà de précieuses indications chronologiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;La constitution de groupes de manuscrits ayant des caractéristiques communes est une démarche importante de la recherche en codicologie. C’est ce qu’a fait Annie Vernay-Nouri, qui nous invite à prendre connaissance d’une découverte récente qu’elle a faite dans les manuscrits arabes de la BnF, en présentant une série de manuscrits de facture ottomane, datés ou datables des &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xvi&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xvii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècles et localisables en Turquie semble-t-il, dont les marges sont remplies de gloses en écriture minuscule affectant des formes figuratives ou disposées en blocs géométriques peut-être plus originaux encore, à lire par double page, livre ouvert. Elle a pu retrouver deux autres manuscrits présentant des traits semblables conservés dans d’autres bibliothèques, et son corpus s’élève désormais à dix unités. Exemplaires de luxe ou copies plus ordinaires, de même époque et produits dans une même aire géographique, ils réservent au lecteur une surprise du point de vue de leur contenu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;L’examen direct des manuscrits et de leur facture n’est pas la seule source qui nous renseigne sur les copistes. Des textes assez nombreux, encore mal réunis et peu étudiés, nous les font aussi connaître. C’est ainsi que les colophons d’un certain nombre de manuscrits, mis en regard avec des textes arabes, persans et turcs a conduit François Déroche à s’interroger sur le métier de copiste, qui peut être appelé (ou se déclarer lui-même) &lt;i&gt;kâtib&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;nassâkh&lt;/i&gt;, &lt;span style=&quot;font-family: IFAOtimes&quot;&gt;&lt;i&gt;kha&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: IFAOtimes; font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;i&gt;††&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: IFAOtimes&quot;&gt;&lt;i&gt;ât&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; ou encore &lt;i&gt;warrâq&lt;/i&gt;, et qui est parfois aussi &lt;i&gt;mudhahhib&lt;/i&gt; (doreur), &lt;i&gt;naqqâsh&lt;/i&gt; (enlumineur) ou &lt;i&gt;mujallid&lt;/i&gt; (relieur), tandis que son lieu de travail peut être atelier princier, bibliothèque, échoppe de libraire, ou domicile personnel… On aimerait, dit-il, connaître l’influence du statut du copiste amateur et de ses conditions de travail sur son style d’écriture, savoir distinguer le copiste amateur du professionnel du livre, faire clairement la différence entre une écriture soignée, une écriture professionnelle et une écriture calligraphiée. De la Perse à al-Andalus, les pratiques ont varié et sont parfois surprenantes (comme celle de ces familles entières — dont des femmes ne sachant ni lire ni écrire — qui copiaient des livres à Shirâz &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xvi&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Les trois derniers articles sont consacrés à l’histoire des textes et de la culture. Le texte qu’étudie Henri Hugonnard-Roche, conservé dans un manuscrit insigne de la BnF, est le produit de quatre siècles de travail sur les traductions anciennes, syriaques puis arabes, de l’&lt;i&gt;Organon&lt;/i&gt; d’Aristote. Il s’agit d’une copie du &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;x&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle faite sur l’autographe d’Ibn Suwar (942-1017), l’un des philosophes les plus connus de son temps dans le domaine de la logique, et l’héritier de la lignée des traducteurs les plus célèbres depuis le cercle de &lt;span style=&quot;font-family: IFAOtimes&quot;&gt;Î&lt;/span&gt;unayn b. &lt;span style=&quot;font-family: IFAOtimes&quot;&gt;IsÌâq&lt;/span&gt;. Grâce à sa conception de l’édition critique (Ibn Suwar choisit dans certains cas de mettre en regard plusieurs traductions qu’il livre à la réflexion du lecteur), par l’addition en marge de notes, gloses et commentaires savants qui conservent les leçons proposées par des copies elles aussi extraordinaires, on peut aujourd’hui “&amp;nbsp;reconstituer l’histoire textuelle d’un traité, l’évolution d’un lexique technique, la généalogie d’un groupe savant…&amp;nbsp;”.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;L’histoire des textes est aussi représentée par la contribution de Jacques Grand’Henry, qui s’intéresse aux problèmes posés par la transmission, dans les manuscrits arabes, du discours 40 d’un Père de l’Église grecque, Grégoire de Nazianze. Il cherche, en comparant les leçons du manuscrit le plus ancien avec celles de trois copies plus récentes, à déterminer si on est en présence de plusieurs traductions ou d’une seule traduction révisée. Il montre, par l’analyse de variantes lexicales, morphologiques et syntaxiques, que la copie la plus ancienne (du &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xi&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle) est corrigée dans les copies plus récentes, grâce à un retour au texte grec, qui permet plus de fidélité au texte d’origine, par la suppression des calques trop flagrants, et par diverses autres interventions&amp;nbsp;: corrections de fautes d’arabe ou de “&amp;nbsp;syriacismes&amp;nbsp;”, tentatives de “&amp;nbsp;classicisation&amp;nbsp;” et même, dans un cas, “&amp;nbsp;islamisation&amp;nbsp;”.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;La documentation sur l’histoire de la copie des manuscrits en Afrique est beaucoup moins abondante, et Constant Hamès commence par souligner combien les spécialistes restent, encore aujourd’hui, peu intéressés par la production littéraire arabo-africaine. Pourtant, le début de l’utilisation de l’écriture arabe en Afrique est attesté depuis le &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xi&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, à Gao, sur des stèles funéraires. Malgré cela, on ne situe les débuts de la littérature autochtone arabo-africaine qu’à partir de la fin du &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xvi&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et du début du &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xvii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, alors que Jean-Léon l’Africain témoignait de la vitalité du commerce des livres à Tombouctou vers 1526. Faut-il imputer cette contradiction aux conditions matérielles de la copie, à la nature des supports disponibles, aux conditions de conservation des livres&amp;nbsp;? L’article s’achève par un développement sur langues et écriture arabe et sur l’arabisation de certaines langues africaines, surtout écrites, qui ont acquis récemment le statut de “&amp;nbsp;langues islamiques&amp;nbsp;”.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;L’ensemble de ces contributions, malgré leur diversité et leur richesse, ne donne qu’un aperçu du domaine immense des manuscrits en écriture arabe. On remarquera qu’il aura été le plus souvent question, dans le présent recueil, des manuscrits arabes et, à un moindre degré, des manuscrits turcs et persans, et qu’on aura parlé dans la majorité des cas de livres “&amp;nbsp;médiévaux&amp;nbsp;”, avec quelques exceptions cependant. Mais, plus qu’un tableau d’ensemble d’un domaine immense et divers, nous avons voulu montrer simplement l’intérêt des nouveaux regards portés sur les manuscrits en écriture arabe et faire connaître l’essor actuel des nouvelles disciplines qui leur sont consacrées.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;annexes&quot;&gt; &lt;h4&gt;&lt;b&gt;Références bibliographiques&lt;/b&gt;&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;bibliographie&quot;&gt; &lt;p class=&quot;bibliographie&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;bibliographie sommaire&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;bibliographie&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;(pour la bibliographie la plus récente et la plus complète, voir A. Gacek, 2001).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;bibliographie&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Binebine a. sh. (dir.), 1994, &lt;i&gt;Le manuscrit arabe et la codicologie&lt;/i&gt;, Rabat, 123 et 129 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;bibliographie&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Déroche f. (dir.), 1989, &lt;i&gt;Les manuscrits du Moyen-Orient, Essais de codicologie et de paléographie, Actes du Colloque d’Istanbul (Istanbul, 16-19 mai 1986&lt;/i&gt;), Istanbul/Paris, 144 p. + 32 pl.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;bibliographie&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Déroche f., 2000, &lt;i&gt;Manuel de codicologie des manuscrits en écriture arabe&lt;/i&gt;, Paris, 413 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;bibliographie&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Déroche f et Richard f. (dir.), 1997, &lt;i&gt;Scribes et manuscrits du Moyen-Orient&lt;/i&gt;, Paris.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;bibliographie&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Gacek a., 2001, &lt;i&gt;The Arabic Manuscript Tradition, A glossary of technical Terms and Bibliography&lt;/i&gt;, Leiden, 269 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;bibliographie&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Hoffmann ph. (dir.), 1998, &lt;i&gt;Recherches de codicologie comparée : la composition du codex au Moyen Âge en Orient et en Occident&lt;/i&gt;, Paris, 326 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;bibliographie&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Roper g., 1992, &lt;i&gt;Word survey of Islamic manuscripts&lt;/i&gt;, 4 volumes, xvi + 569, vi + 724, vi + 716 et 489 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;bibliographie&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Sayyid a. f., 1997, Al-kitâb al-‘arabî l-&lt;span style=&quot;font-family: IFAOtimes&quot;&gt;makh†û†&lt;/span&gt; wa-‘ilm al-&lt;span style=&quot;font-family: IFAOtimes&quot;&gt;makhtû†â†&lt;/span&gt;/Le manuscrit arabe et la codicologie, Le Caire, 2 vol., ix-vii + 614 p. + 167 pl.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;h4&gt;&lt;b&gt;Notes de bas de page :&lt;/b&gt;&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;notes&quot;&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#bodyftn1&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn1&quot; name=&quot;ftn1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;&amp;nbsp;L’expression “&amp;nbsp;tradition manuscrite&amp;nbsp;” leur a été empruntée ici, mais avec une autre acception puisque, pour l’historien des textes, la tradition manuscrite désigne l’ensemble des témoins conservés d’un texte et non pas l’ensemble des traits qui caractérisent les littératures et les techniques de fabrication du livre au sein d’une communauté culturelle.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#bodyftn2&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn2&quot; name=&quot;ftn2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;&amp;nbsp;À Paris en 1992, à Bologne en 2000.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#bodyftn3&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn3&quot; name=&quot;ftn3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;i&gt;Manuscripta Orientalia&lt;/i&gt; à Saint-Pétersbourg.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#bodyftn4&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn4&quot; name=&quot;ftn4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Voir surtout la bibliographie dans A. Gacek 2001.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#bodyftn5&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn5&quot; name=&quot;ftn5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Il serait impossible de les mentionner toutes. Soulignons l’intérêt de l’importante exposition sur “&amp;nbsp;L’art du livre arabe, du manuscrit au livre d’artiste&amp;nbsp;” qui a été présentée à la BnF du 9 octobre 2001 au 30 janvier 2002.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#bodyftn6&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn6&quot; name=&quot;ftn6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Les Actes ont été publiés par l’organisateur du colloque, Philippe Hoffmann (1998).&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#bodyftn7&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn7&quot; name=&quot;ftn7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Actes publiés par Monique Zerdoun (1999).&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document2916.html#bodyftn8&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn8&quot; name=&quot;ftn8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;&amp;nbsp;On les doit à A. Sh. Binebine (1994) et A. F. Sayyid (1997).&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;h4&gt;&lt;b&gt;Pour citer cet article :&lt;/b&gt;&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;pourciter&quot;&gt;Geneviève Humbert, «Introduction»,&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée&lt;/i&gt; [En ligne],&lt;br /&gt; n°99-100 - &lt;i&gt;La tradition manuscrite en écriture arabe&lt;/i&gt;, novembre 2002.&lt;br /&gt; Pagination : 7-14.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mis en ligne le : 27 avril 2006&lt;br /&gt; Disponible sur : http://remmm.revues.org/document2916.html.&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;navigation&quot;&gt; &lt;div class=&quot;navigation_precedent&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/sommaire1419.html&quot; class=&quot;navigation_precedent&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; Retour au sommaire&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;navigation_suivant&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://remmm.revues.org/document1171.html&quot;&gt;Article suivant &amp;gt;&amp;gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;spacer&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; http://remmm.revues.org/document2916.html&lt;/div&gt; 
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        <author>
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        <title>Conseil Nantais pour la Citoyenneté des Etrangers</title>
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        <updated>2008-04-30T11:55:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-30T11:55:00+02:00</published>
        <summary>     Une petite définition de la  citoyenneté  d'après le site  Vie Publique...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://renaissance44.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://renaissance44.hautetfort.com/media/00/02/1628213898.gif&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://renaissance44.hautetfort.com/media/00/02/1063208248.gif&quot; alt=&quot;1628213898.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-993379&quot; name=&quot;media-993379&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Une petite définition de la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/citoyennete/definition/definir/quelles-sont-valeurs-attachees-citoyennete.html&quot;&gt;citoyenneté&lt;/a&gt; d'après le site &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.vie-publique.fr/&quot;&gt;Vie Publique&lt;/a&gt; (de la République Française) :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot; Outre un statut juridique et des rôles sociaux, la citoyenneté se définit aussi par des valeurs. On peut en évoquer au moins trois, traditionnellement attachées à la citoyenneté&amp;nbsp;:&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La civilité&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: il s’agit d’une attitude de respect, à la fois à l’égard des autres citoyens (ex&amp;nbsp;: politesse), mais aussi à l’égard des bâtiments et lieux de l’espace public (ex&amp;nbsp;: transports publics). C’est une reconnaissance mutuelle et tolérante des individus entre eux, au nom du respect de la dignité de la personne humaine, qui permet une plus grande harmonie dans la société.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le civisme&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: il consiste, à titre individuel, à respecter et à faire respecter les lois et les règles en vigueur, mais aussi à avoir conscience de ses devoirs envers la société. De façon plus générale, le civisme est lié à un comportement actif du citoyen dans la vie quotidienne et publique. C’est agir pour que l’intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La solidarité&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: elle est importante, en effet, dès lors que les citoyens, dans une conception classique, ne sont pas de simples individus juxtaposés, mais un ensemble d’hommes et de femmes attachés à un projet commun. Elle correspond à une attitude d’ouverture aux autres qui illustre le principe républicain de fraternité. Dans ces conditions, la solidarité, qui consiste à venir en aide aux plus démunis, directement ou par le biais des politiques publiques (ex&amp;nbsp;: impôt redistributif) est très directement liée à la notion de citoyenneté.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;Ces trois valeurs donnent à la citoyenneté tout son sens en ne la limitant pas à l’exercice du droit de vote.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;Mais d'après ce même site, la qualité de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/citoyennete/definition/definir/quel-est-statut-juridique-citoyen.html&quot;&gt;citoyen&lt;/a&gt; revêt :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Juridiquement, un citoyen un citoyen français jouit de droits civils et politiques et s’acquitte d’obligations envers la société.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;Le citoyen détient donc une qualité particulière qui lui permet de prendre part à la vie publique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;Le citoyen possède différends types de droits&amp;nbsp;:&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;des droits civils et des libertés essentielles&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: se marier, être propriétaire, droit à la sûreté, à l’égalité devant la loi (notamment fiscale), devant la justice et dans l’accès aux emplois publics, liberté de pensée, d’opinion et d’expression, liberté de religion, de liberté de circulation, liberté de réunion, d’association ou de manifestation&amp;nbsp;;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;des droits politiques&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: droit de voter, d’être élu, droit de concourir à la formation de la loi par la voie des représentants qu’il élit (l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26&amp;nbsp;août 1789).&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;des droits sociaux&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; le droit au travail, de grève, droit à l’éducation, Sécurité sociale.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le citoyen doit aussi remplir des obligations&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: respecter les lois, participer à la dépense publique en payant ses impôts, s’informer, participer à la défense du pays.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;font style=&quot;background-color: #ffff00&quot;&gt;Seuls les droits politiques sont spécifiquement liés à la citoyenneté française&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;font style=&quot;background-color: #ffff00&quot;&gt;.&lt;/font&gt; En effet, un étranger bénéficie des autres droits et libertés fondamentaux, comme les droits sociaux, et doit s’acquitter aussi d’obligations.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;Le meilleur reste à venir... En effet, d'après le site la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.vie-publique.fr/&quot;&gt;Vie Publique&lt;/a&gt;, la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/citoyennete/definition/definir/quoi-citoyennete-est-elle-manifestation-identite-commune.html&quot;&gt;citoyenneté&lt;/a&gt; serait donc :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;...&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;font style=&quot;background-color: #ffff00&quot;&gt;la manifestation d’une identité commune&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; pour plusieurs raisons.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;D’abord, parce que &lt;font style=&quot;background-color: #ffff00&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;l&lt;/strong&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;es citoyens ont tous la même nationalité&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;. Ce lien juridique, qui lie une personne à un pays, est commun à l’ensemble des citoyens, quelle que soit la façon dont ils ont acquis la nationalité (droit du sang, droit du sol, naturalisation, mariage). Il est le signe que l’on fait partie d’un groupe particulier, non seulement sur le plan strictement juridique, mais également de manière très pratique. Ainsi, à l’occasion de voyages à l’étranger, on peut être plus sensible à ce caractère d’appartenance.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;font style=&quot;background-color: #ffff00&quot;&gt;La citoyenneté manifeste aussi le rattachement à une même communauté politique, la nation&lt;/font&gt;.&lt;/strong&gt; Elle permet de voter et d’être élu. Il faut toutefois mettre à part le cas des ressortissants d’États membres de l’Union européenne qui peuvent voter aux élections municipales et européennes, bien que ne possédant pas la nationalité et donc la citoyenneté française.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;font style=&quot;background-color: #ffff00&quot;&gt;Enfin, la citoyenneté française est la manifestation d’une identité culturelle et d’une histoire commune&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;. Ainsi, en France, les citoyens partagent l’héritage de moments essentiels tels que la Révolution, les guerres mondiales, l’Occupation ou la Résistance. Chaque citoyen n’a pas à assumer, à titre personnel, les fautes ou les crimes commis par l’État dont il a la nationalité. La citoyenneté va de pair avec la construction de la mémoire d’épisodes marquants d’une histoire nationale.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;Je gardais le meilleur pour la fin (&lt;em&gt;surlignage jaune&lt;/em&gt;), car notre &lt;strike&gt;très cher&lt;/strike&gt; Maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, en a décidé autrement. En effet, il met en place un &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.nantes.fr/dialoguer/dialogue-citoyen.html&quot;&gt;Conseil Nantais pour la Citoyenneté des Etrangers&lt;/a&gt;&amp;nbsp;ou CNCE. Le concept peut paraître étrange car d'après les lois de la République de France, un citoyen ne peut-être que français. Notre Maire a décidé de passer outre et de donner de l'influence sur la vie de la cité aux étrangers. Dans le flyer (ci-dessous) de la Mairie demandant des volontaires il est stipulé : &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Si les lois françaises ne vous permettent pas de voter lors de élections locales, le CNCE vous permet de participer activement à la vie de votre cité&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (&lt;u&gt;nota :&lt;/u&gt; qui n'est pas la leur car ils sont étrangers) &lt;em&gt;&lt;strong&gt;, avec les élus, dans le sens de l'intérêt général&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (&lt;u&gt;nota :&lt;/u&gt; je dirai partisant pour ma part)&lt;em&gt;. &lt;strong&gt;Le dialogue citoyen&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (&lt;u&gt;nota :&lt;/u&gt; il ne le sont pas) &lt;em&gt;&lt;strong&gt;doit être partagé par l'ensemble des habitants, quelles que soient leurs origines&lt;/strong&gt; (&lt;/em&gt;&lt;u&gt;nota :&lt;/u&gt; cela ne se peut car certes les étrangers sont des habitants, mais pas des citoyens, donc il n'ont pas de regard à avoir sur la vie public)&lt;em&gt;.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;spip&quot;&gt;Vous noterez par ailleurs, en cliquant sur les images du flyer du CNCE ci-dessous, que l'arabe est mis en valeurs par rapport aux autres langues, doit-on y voir une arabisation de la ville de la&amp;nbsp;chrétienne Duchesse Anne de Bretagne ?&lt;/p&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://renaissance44.hautetfort.com/media/00/02/433308930.png&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-993364&quot; src=&quot;http://renaissance44.hautetfort.com/media/00/02/288406978.png&quot; alt=&quot;433308930.png&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-993364&quot; /&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://renaissance44.hautetfort.com/media/00/02/615771314.png&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-993368&quot; src=&quot;http://renaissance44.hautetfort.com/media/00/02/792829438.png&quot; alt=&quot;615771314.png&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-993368&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; 
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        <title>poème vertical</title>
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        <updated>2008-04-29T21:44:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-29T21:44:00+02:00</published>
        <summary>  Mon arabe ma serpentine    ma langueur désertique     langue hurlée des...</summary>
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           &lt;em&gt;Mon arabe ma serpentine&lt;/em&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;ma langueur désertique&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;langue hurlée des gorges brûlantes&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;lèvres guerrières d'où naîtraient mots meurtriers ou&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;mélodiques&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Mélopée danse de serpents ondoyants&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;aux parfois uniques sons, et ronds à la fois&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;abrupts&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;rochers de sable finissants, liquides,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;endormissants.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Vince</name>
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        <title>Sylvain Gouguenheim &quot;Aristote au mont Saint-Michel&quot; (2)</title>
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        <updated>2008-04-29T18:16:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-29T18:16:00+02:00</published>
        <summary>  Je&amp;nbsp;vous livre&amp;nbsp;donc comme promis la suite de mes notes de lecture,...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je&amp;nbsp;vous livre&amp;nbsp;donc comme promis la suite de mes notes de lecture, ce qui me permet de&amp;nbsp;mettre un point final&amp;nbsp;&amp;nbsp;à mes impressions sur cet ouvrage.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;* p.15: l'auteur cite B. Lewis qui remarque&amp;nbsp; que l'hellénisme connu en terre d'islam est plutôt l'hellénisme tardif et non celui de la période classique (celle de Platon et Aristote pour faire vite). C'est exact et les dernières études sur Simplicius (je pense par exemple aux rapprochements faits par P. Vallat dans son ouvrage paru chez Vrin, &lt;a href=&quot;http://lespitzjaponais.hautetfort.com/archive/2007/12/05/philippe-vallat-farabi-et-l-ecole-d-alexandrie.html&quot;&gt;recensé ici même&lt;/a&gt;&amp;nbsp;entre l'école d'Alexandrie et Farabi) ont clairement montré l'impact qu'a eu l'école d'Alexandrie sur l'appréciation du savoir grec. &amp;nbsp;D'ailleurs, ceci explique pourquoi nous avons en arabe des textes d'Alexandre d'Aphrodise (cf. le &lt;em&gt;Traité de la providence&lt;/em&gt; dont on trouvera une traduction chez Verdier par P. Thillet), de Thémistius (la &lt;em&gt;Paraphrase du livre lambda de la Métaphysique d'Aristote&lt;/em&gt;, traduit de l'hébreu et de l'arabe par Brague chez Vrin),&amp;nbsp;...etc.&amp;nbsp; Nombreux sont les signes que les arabes ont connu la philosophie grecque via la période hellénistique, par exemple l'idée que Platon et Aristote sont en harmonie (cf. le texte de Farabi par exemple) n'est apparue selon toute vraisemblance qu'à partir de Porphyre et mis à part Razi a été acceptée par les arabes. C'est un point important car quand on dit &quot;les arabes ont connu les grecs&quot;, on est loin de s'imaginer les filtres par lesquels ils sont passés. Un autre exemple (trouvé chez Sezgin): vu qu'on connaissait Platon via Galien, on a attribué un traité de cautérisation à Platon (vu que Socrate était confondu avec Hippocrate - &lt;em&gt;Suqrat&lt;/em&gt;/&lt;em&gt;Buqrat&lt;/em&gt;- c'était d'une logique implacable !). Pour en revenir à Gouguenheim, il est exact de parler d'approximation même si selon les auteurs (Aristote, Platon, Galien ...) elle varie (rappelons que l'on s'aide de la traduction arabe de certains traités d'Aristote - &lt;em&gt;De la génération et de la corruption&lt;/em&gt; par exemple, voyez l'édition en Budé de Marwan Rashed&amp;nbsp;de ce texte -&amp;nbsp;pour corriger le texte grec)&amp;nbsp;et bien entendu, il n'est pas toujours évident de faire la part entre la reprise inexacte d'une donnée grecque et la réinterprétation créatrice. Au fond, la reprise des grecs par les arabes, dans le domaine philosophique, c'est une belle approximation et je trouve l'auteur un peu dur&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;quand il dit que la falsafa n'a pas apporté &lt;em&gt;de mutation substantielle&lt;/em&gt;&amp;nbsp; (comme en Europe avec Descartes p.147).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;* p.101: l'auteur dit: &lt;em&gt;l'Orient musulman doit presque tout à l'orient chrétien. Et c'est cette &lt;strong&gt;dette&lt;/strong&gt; que l'on passe le plus souvent&amp;nbsp;sous silence de nos jours, tant dans le monde occidental que dans le monde musulman.&lt;/em&gt; Je l'ai déjà dit mais c'est peut-être le grand public qui ignore cela (le rôle des chrétiens syriaques) mais sans doute pas les personnes qui se sont intéressées à la question. Sinon, là, je trouve un peu incohérent de dire que nous n'avons pas de dette à l'égard des arabes puis de dire que l'orient musulman en aurait une à l'égard de l'orient chrétien. Les traductions, on le sait, émanaient de commandes privées et c'était dans l'intérêt des chrétiens de faire durer ce gagne pain. Tout ce que rappelle l'auteur à cet égard est exact, même l'anecdote des traductions plus ou moins bâclées selon le destinataire. Cependant n'oublions pas que les traducteurs se faisaient payer, encourageaient peut-être par là l'inutilité pour une élite d'apprendre le grec (vu qu'ils s'en chargeaient). La notion de dette, je suis d'accord pour la retirer côté arabe-occident chrétien (si le terme est trop surchargé)&amp;nbsp;mais pourquoi refuser la réciprocité ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;*p.129-130: la question de savoir qui a brûlé les bibliothèques d'Alexandrie et consort m' a toujours paru limité faute de sources crédibles. Je ne reproche pas à Gouguenheim d'en avoir parlé et même il est tout à fait possible que, comme il l'évqoue, on ait commencé par brûler avant de se rendre de la bêtise que l'on faisait.&amp;nbsp; Dans tous les cas, c'était des guerriers parfois loin de la base qui agissaient, cela ne nous éclairera pas beacoup sur le rapport d'une civilisation entière &amp;nbsp;face à la conservation des livres (ce que l'auteur se garde bien de dire d'ailleurs)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;*p.139 à142: l'auteur discute du terme &lt;em&gt;raison&lt;/em&gt;, distinguant une rationalité grecque d'une rationalité coranique (&lt;em&gt;Ce que l'Europe appelle raison est une faculté assujettie au caractère divin au caractère divin du Coran&lt;/em&gt; p.165). Je n'ai pas grand chose à dire ici car je me méfie quand on applique le terme raison à l'époque grecque ou médiévale. L'auteur a raison (sans jeu de mot) de rappeler la limitation du &lt;em&gt;tafsir&lt;/em&gt; (commentaire exotérique du coran pour faire vite), la fermeture de l'&lt;em&gt;ijtihad&lt;/em&gt; (liberté de réflexion dans le domaine juridique), il rappelle aussi à juste titre la très intéressante étude de D. Urvoy sur le statut limité des &quot;penseurs libres&quot; en terre d'islam. Tous ces faits sont rigoureusement exacts et sont là pour nous inviter à la prudence quand on se prononce sur l'exercice de l'entendement dans le monde arabo-musulman. Il reste que la conclusion (p. 173-177 où l'auteur&amp;nbsp; réserve - avec des nuances et des précautions, il précise que la raison est universelle&amp;nbsp;-&amp;nbsp;un traitement de faveur à l'Europe en contestant au passage la réflexion de Detienne) selon laquelle l'Europe aurait vraiment hérité de la rationnalité grecque et pas le monde arabo-musulman me laisse dubitatif pour la seule raison que la trinité&amp;nbsp;logos/ratio/'aql (à supposer qu'on prenne les trois bons mots) est loin de correspondre à ce que le 17ème siècle établira comme la raison universelle qui se trouve en tout homme d'après Malebranche (et derrière Descartes). Au fond, je ne fais qu'appliquer la leçon de l'auteur, à savoir me méfier des termes. Appliquer le terme de raison unilatéralement du 5ème siècle à aujourd'hui est une chose périlleuse à laquelle je ne me risquerais pas. Quant au passage suivant, il me laisse là aussi sceptique (au sens propre):&amp;nbsp; &lt;em&gt;&quot;le recours à la logique implique formalisation de l'argumentation et du raisonnement, nullement rationalise&quot;, ces mots d'A. Guerreau-Jalabert, appliqués à l'Occident médiéval des 12ème-13ème siècles, valent aussi pour l'Islam des abbassides&lt;/em&gt;. Je suis d'accord pour reconnaître un enracinement du raisonnement dans le &lt;em&gt;fiqh&lt;/em&gt; (jurisprudence), je trouve même que c'est une voie qui n'a pas été assez inexploré et qui mériterait de l'être davantage&amp;nbsp;mais de là &amp;nbsp;à régler la question du rationalisme, c'est trop peu.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;* p. 148: Gouguenheim, bien informé sur al Farabi dit qu'il est le plus audacieux dans le rapport philosophie/révélation. Il conclut qu&lt;em&gt;'il accorde au prophète le rang le plus achevé de l'humanité&lt;/em&gt;, s'appuyant, je suppose (pas de renvoi explicite à un ouvrage de Farabi), au texte connu sous le nom d'&lt;em&gt;Opinions des habitants de la cité idéale.&lt;/em&gt; On soupçonne quand même Farabi d'avoir caché sa véritable pensée et Farabi souligne plusieurs fois l'antériorité chronologique de la philosophie sur la religion. Farabi semble avoir été en définitive quand même bien audacieux tout en se protégeant dans ses écrits.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;* Les derniers chapitres intitulés &lt;em&gt;Problèmes de civilisation&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Le soleil d'Apollon illumine sur l'Occident&lt;/em&gt; (référence ironique&amp;nbsp; au livre de Hunke) sont bien entendus ceux qui me posent le plus de problèmes car ils proposent une philosophie du rapport entre les civilisations assez discutables. Cela tient au fait, je pense, que ce type de réflexion mériterait d'être étayée par des matériaux plus nombreux aussi bien côté latin que côté arabe. Dans le cadre d'un essai aussi bref (comparé aux sommes qu'on peut rencontrer dans le monde universitaire avec des notes de bas de page affolant), difficile d'aller bien loin.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;CONCLUSION&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je conclus tout ceci en rappelant que je ne m'intéresse qu'à la partie arabe, l'autre, je la laisse à plus compétent que moi. Je n'ai pas d'intérêt religieux, universitaire ou autre à régler; habitant Lille, je n'ai pas d'intérêt politique (je suis loin des sphères politiques !) ou éditorial (je ne suis pour l'instant publié par personne). J'ai lu ce livre avec impartialité cherchant si effectivement il y avait matière à crier au scandale (partie arabe s'entend)&amp;nbsp;et honnêtement, non, ce qui est rapporté est pour moi une synthèse de ce qu'on a pu dire ces derniers temps à droite ou à gauche, chez Brague, Urvoy ou d'autres. Ces matériaux, l'auteur les a mis à contribution d'une réflexion&amp;nbsp;sans doute discutable avec laquelle je ne suis pas forcément d'accord&amp;nbsp;&amp;nbsp; mais ce n'est pas la première fois que l'on publierait ce genre de choses en France (faisons un pari: on doit trouver des ouvrages de ce type en moins exact et moins substantiel, à commencer les vulgates - pour prendre un mot à la mode - destinés aux étudiants en histoire).&amp;nbsp;Assez curieusement, le livre de Gutas qui démystifiait le &lt;em&gt;bayt al hikma&lt;/em&gt;&amp;nbsp;n'a pas fait scandale, &lt;em&gt;Au moyen du moyen-âge&lt;/em&gt; de Brague n'a pas fait&amp;nbsp;un tel bruit, l'édition en poche du livre de Dominique&amp;nbsp;Urvoy &lt;em&gt;Les penseurs libres&amp;nbsp;dans l'islam classique&lt;/em&gt; n'a pas été l'objet d'un quelconque anathème.&amp;nbsp;Pourquoi celui-là ? Sans doute &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/04/27/laffaire-aristote-chronique-dun-scandale-annonce/&quot;&gt;Assouline&lt;/a&gt;&amp;nbsp;a-t-il raison quand il sous-entend que c'est une simple question d'intrigue éditoriale ! Toujours est-il que, dernier évènement en date,&amp;nbsp;Télérama publie &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.telerama.fr/idees/petition-de-l-ecole-normale-superieure-lettres-et-sciences-humaines,28371.php&quot;&gt;une pétition de l'ENS-LSH de Lyon&lt;/a&gt;&amp;nbsp;qui s'ajoute à trois articles du Monde, un du Figaro (en attente d'autres: Libération ?), deux articles de Télérama (dont un de Libera). L'un des deux articles de Télérama (et&amp;nbsp;je l'ai lu dans d'autres endroits)&amp;nbsp;laisse sous-entendre&amp;nbsp;que le livre n'aurait pas dû paraître&amp;nbsp; dans une collection si prestigieuse (donc en clair, chez un obscur éditeur, personne ne se serait donné la peine d' aller lui chercher des poux). Je vais finir par croire que c'est plus cela le problème qu'une supposée proximité avec l'extrême-droite ou une idéologie douteuse (et méfions-nous d'employer à tort et à travers l'accusation d'&lt;em&gt;islamophobie&lt;/em&gt;, ceci dit dans le plus grand respect de cette religion)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce qui est certain, c'est que pour moi, vu de ma capitale des Flandres, &amp;nbsp;tout cela est un peu vain car quand la tempête se sera calmée, qui se souciera de financer davantage de projets de recherche pour y voir un peu plus clair dans ces histoires gréco-arabes ? Créera-t-on à Lille III un poste de philosophie de langue arabe (remarquez l'intitulé très large) pour enseignant chercheur&amp;nbsp;? Soutiendra-t-on les rares qui financent sur leur fond propre (je ne parle pas des quelques uns qui en vivent, vous l'aurez compris) un travail un peu ingrat sur des textes non traduits et qui cherchent à établir les faits&amp;nbsp;objectivement&amp;nbsp;? Il y a peu de chances ...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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            <name>Vince</name>
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        <title>En attendant la suite de mon compte rendu</title>
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        <updated>2008-04-28T22:30:00+02:00</updated>
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        <summary>  Je publie bientôt la suite de mes notes de lecture. Vous pouvez lire deux...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lespitzjaponais.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Je publie bientôt la suite de mes notes de lecture. Vous pouvez lire deux articles de &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Télérama&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; sur la question:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.telerama.fr/idees/landerneau-terre-d-islam-par-alain-de-libera,28252.php&quot;&gt;le fameux texte d'Alain de Libera&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* Un autre qui porte le titre pas très original de&amp;nbsp; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.telerama.fr/idees/polemique-autour-d-un-essai-sur-les-racines-de-l-europe,28265.php&quot;&gt;Polémique autour d'une essai sur l'Europe&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* Byzance me signale &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.iht.com/articles/2008/04/28/europe/politicus.php?page=1&quot;&gt;un article de l'International Tribune&lt;/a&gt;&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Europe's debt to Islam given a skeptical look.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autant de pièces à verser au dossier. J'y reviendrai.&lt;/p&gt; 
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            <name>Vince</name>
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        <title>Sylvain Gouguenheim &quot;Aristote au mont Saint-Michel&quot; (1)</title>
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        <id>tag:lespitzjaponais.hautetfort.com,2008-04-27:1592323</id>
        <updated>2008-04-27T13:34:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-27T13:34:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp; AVIS GENERAL     Bon, donc, voilà, j'ai lu le livre et autant le...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lespitzjaponais.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;AVIS GENERAL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-987538&quot; src=&quot;http://lespitzjaponais.hautetfort.com/media/01/02/675748588.2.jpg&quot; alt=&quot;675748588.2.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-987538&quot; /&gt;Bon, donc, voilà, j'ai lu le livre et autant le dire d'emblée,&amp;nbsp;il y a plus là &lt;strong&gt;&lt;em&gt;une&amp;nbsp; réflexion&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (à laquelle on adhère ou qu'on conteste) &lt;strong&gt;&lt;em&gt;sur&amp;nbsp;la transmission du&amp;nbsp;savoir grec&amp;nbsp; au monde arabe et occidental&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;qu'un pamphlet contre le monde arabe et musulman.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; De ce point de vue,&amp;nbsp;les deux recensions faites par&amp;nbsp;&lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt;&amp;nbsp; ont fait perdre des nuances à l'ouvrage et semé la confusion dans&amp;nbsp; les esprits. A ce titre, je ne retire rien de ce que j'ai dit précédemment (vu que je m'exprimais par rapport aux deux recensions et non au livre)&amp;nbsp;même si je vais apporter des nuances à présent que j'ai lu le livre. Je m'excuse d'avance mais, faute de temps, je publie en deux parties mon compte-rendu.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'auteur pose une question simple: peut-on dire que l'occident a une dette envers le monde arabe ? Le terme &lt;em&gt;dette&lt;/em&gt; est-il le bon ? Je cite: &lt;em&gt;On ne voit donc pas que l'Islam ait proposé son savoir aux Occidentaux, ni qu'il ait envoyé ses mathématiciens ou ses oulémas dispenser la science aux infidèles. En somme, ce que l'Occident a découvert, il est allé le chercher directement&lt;/em&gt; (p.183). Cela me semble du bon sens. Continuons, toujours à la même page: &lt;em&gt;Que l'Islam ait conservé, grâce aux chrétiens syriaques (...) une grande partie du savoir grec est indiscutable. Que l'Occident en ait bénéficié est exact, même si ce ne fut pas l'unique canal par lequel il redécouvrit ce savoir. Mais que les musulmans aient volontairement retransmis ce savoir antique est une vue de l'esprit.&lt;/em&gt; Au fond, il faut comprendre ce livre comme une sorte de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;garde fou&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;: il nous dit à quel point des termes comme &quot;transmission&quot;, &quot;dette&quot;, &quot;rationalisme&quot;&amp;nbsp;sont trompeurs et induisent des représentations trompeuses: un bas moyen âge fort obscur en Occident&amp;nbsp;face à &amp;nbsp;un monde arabe lumineux. Cette représentation étant ôtée, on pourra commencer à travailler. L'auteur donne donc plus un cadre, fixe des limites, certaines ayant déjà été pointées par des chercheurs, qu'un avis définitif sur la civilisation occidentale et arabe à l'époque médiévale.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'erreur vient de ce qu'on pense que si l'on dit que l'on ne doit rien aux arabes, alors, on leur retire toute valeur&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Là est me semble-t-il le noeud du probléme. Les recensions du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt; et du &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt; en claironnant fièrement: on ne doit rien aux arabes, ont quelque peu accentué cette erreur. Le Monde cite Alain de Libera qui dit : &lt;em&gt;Je croyais naïvement qu'en échangeant informations, récits, témoignages, analyses et mises au point critiques, nous, femmes et hommes de sciences, d'arts ou de savoirs&lt;/em&gt; (...), &lt;em&gt;nous, citoyens du monde, étions enfin prêts à revendiquer pour tous, comme jadis Farabi pour les Arabes, le &quot;grand héritage humain&quot;. C'était oublier l'Europe aux anciens parapets. (...). Cette Europe-là n'est pas la mienne&quot;.&lt;/em&gt; Rien n'interdit aujourd'hui de poursuivre cette noble quête, au contraire et rien n'interdit de dire qu'il y avait dans le passé des prémisses, par contre, pourquoi plaquer ce noble idéal sur le passé si ce dernier n'y correspond pas ? Dans le même article (&lt;em&gt;Polémique sur les racines de l'Europe&lt;/em&gt;) &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; dit avoir reçu un texte (non publié intégralement comme le relève certains abonnés dans leur réactions!) qui dit: &lt;em&gt;il n'est aucun philosophe ou historien des sciences sérieux pour affirmer que &quot;l'Europe doit ses savoirs à l'islam&quot; ; la science en tant que telle se développe selon ses voies propres et ne doit pas plus à l'islam qu'au christianisme, au judaïsme ou à toute autre religion. En revanche, l'idée que l'Europe ne doit rien au monde arabe (ou arabo-islamique) et que la science moderne est héritière directe et unique de la science et de la philosophie grecques n'est pas nouvelle. Elle constitue même le lieu commun de la majorité des penseurs du XIXe siècle et du début du XXe siècle, tant philosophes qu'historiens des sciences, dont le compte rendu du Monde reprend tous les poncifs.&lt;/em&gt; Donc, comme je le disais plus haut, il est curieux que tout d'un coup aujourd'hui, on en vienne à s'inquiéter. Je n'ai lu nulle part dans ce livre qu'al Farabi ou Averroès avaient démérité face au savoir grec. Gouguenheim ne s'exprime pas sur la valeur de la &quot;digestion&quot; du savoir grec par les arabes, il rappelle juste ses limites. Quand il dit qu'il ne faut pas s'imaginer une culture entière imprégnée d'hellénisme, c'est encore une fois du bon sens. On ne peut lui donner tort quand il souligne que le Coran ou le &lt;em&gt;fiqh&lt;/em&gt; absorbait davantage les esprits que l'étude d'Aristote. La philosophie est restée une activité soit solitaire soit limitée à des cercles (Gouguenheim n'évoque pas et c'est dommage le cercle d'Al Kindi, de Sijistani ...etc.) mais en aucun cas une institution.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;NOTES DE LECTURE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Au risque de me répéter, je ne m'occuperai ici que de la partie arabe puisque c'est le domaine où j'ai des connaissances et je l'espère des compétences (si certains d'entre vous avaient des doutes sur ce point, qu'ils m'adressent un email - vous le trouverez en cliquant sur &quot;à propos&quot; juste en dessous du chien - le fameux spitz japonais, je vous répondrai dès que j'aurai le temps). Je vous livre dans le désordre quelques&amp;nbsp;réflexions au fil de&amp;nbsp;ma lecture.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;*Si l'article du journal &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; a pointé la référence à Marchand en bibliographie, , il faut savoir que l'auteur s'appuie sur D. Urvoy, Brague,&amp;nbsp; Van Ess, Th. d'Alverny (entre autres) qui sont quand même dans le domaine gréco-arabe (et l'époque médiévale de façon plus large)&amp;nbsp;bien connus et qui ont étudié les textes en arabe. Un simple coup d'oeil aux notes permet de se rendre compte que contrairement à ce qu'insinue l'article du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Une démonstration suspecte&lt;/em&gt;) René Marchand n'est pas &quot;régulièrement cité&quot;, c'est plutôt Dominique d'Urvoy !!!&amp;nbsp;Je trouve l'accusation quelque peu étrange d'autant plus que ce n'est pas l'ouvrage de Marchand&amp;nbsp;qui est incriminé par l'article mais le fait qu'il soit en contact avec un site &quot;islamovigilant&quot;. Drôle d'argument ! L'article aurait pu au moins dire que l'ouvrage était inexact, mal documenté ou que sais-je (je ne l'ai pas lu en ce qui me concerne, donc je n'en sais pas plus &amp;nbsp;mais c'est ce que je m'attendrais à lire quand on critique une référence) mais non,&amp;nbsp;on dit juste qu'il est en contact avec ce site. On atteint un sommet lorsque l'article dit : &lt;em&gt;les fréquentations intellectuelles de Sylvain Gouguenheim sont pour le moins douteuses. Elles n'ont pas leur place dans un ouvrage prétendument sérieux, dans les collections d'une grande maison d'édition.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Pourquoi ne pas demander tant qu'on y est le renvoi de la personne qui a décidé de la publication du livre au Seuil ??? Je trouve que c'est aller un peu trop loin, là. Et si je puis me permettre une analogie: assez curieusement quand paraissent des livres sur le Jésus historique, sur un Jésus démystifié, il ne vient à l'idée de personne de faire un tel procès ou de crier au scandale.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;*Ce qu'on pourrait regretter, c'est que l'auteur semble de toute évidence ne pas connaître l'arabe ni être familier avec l'ensemble du corpus de la &lt;em&gt;falsafa&lt;/em&gt; dans le détail&lt;em&gt;.&lt;/em&gt; Je dis regretter et non reprocher car il n'est interdit à personne de réfléchir sur des sources disponibles dès l'instant où on en fait un usage exact, ce que l'auteur fait. Par exemple, le fait que le terme &lt;em&gt;'ilm&lt;/em&gt; ne corresponde pas au terme &lt;em&gt;savoir&lt;/em&gt; (p.138) mais à la &quot;science&quot; coranique&amp;nbsp;a été dit depuis un bon moment par Brague ou Urvoy. Cela ne devrait d'ailleurs étonner personne, quand un homme de l'époque médiévale dit &quot;savoir&quot;, Dieu n'est jamais loin ! Cependant,&amp;nbsp;il y a quelques &lt;em&gt;légères&lt;/em&gt; inexactitudes ça et là qui ne changent pas grand chose à l'affaire mais méritent d'être signalées Par exemple, à la page 97, l'auteur dit qu'Hunayn ibn Ishaq aurait traduit &lt;em&gt;Les Lois&lt;/em&gt;, le &lt;em&gt;Timée&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;La République.&lt;/em&gt;Le cas est malheureusement plus compliqué, il y a de fortes chances que l'on ait traduit des paraphrases de Platon par Galien&amp;nbsp;et non&amp;nbsp;Platon lui-même. Nous disposons toujours en arabe de l'abrégé de &lt;em&gt;La République&lt;/em&gt; par Galien, texte que l'on trouve en arabe et dans une traduction latine (faite au 20ème siècle, curieusement, personne ne s'est donné la peine de le traduire en anglais ou français, le père Festugière a même fait quelques remarques sur le texte en se basant sur le texte latin). Mais bon, on peut faire quand même grâce à l'auteur de ce point mineur.Une erreur dont on peut par contre blanchir l'auteur, contrairement à ce qu'affirmait l'auteur de la recension dans &lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt;, jamais Gouguenheim n'affirme que &lt;em&gt;La Métaphysique&lt;/em&gt; d'Aristote n'a pas été traduit en arabe - au contraire. Ce point est réglé. Quant aux &lt;em&gt;Politiques&lt;/em&gt; d'Aristote, jusqu'à preuve du contraire, l'ouvrage n'a pas été traduit. Ceci étant dit, je trouve que l'auteur&amp;nbsp;passe trop sous silence le rôle joué par &lt;em&gt;La République&lt;/em&gt; de Platon (sous sa forme abrégée). Ce n'est pas par hasard qu'Averroès ou&amp;nbsp;al Farabi s'y réfèrent, Platon offre la politique la plus proche du monde arabe. En ce sens l'auteur n'a pas tort de soupçonner que l'ouvrage n'a pas été traduit car ils ne correspondaient pas aux attentes des arabes (se pose aussi le problème de compréhension des institutions grecques, quand on lit Ibn nadim et de nombreux auteurs, on voit qu'ils ont du mal à comprendre le système politique grec !)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;*A propos d'Ibn Nadim, Gouguenheim dit: &quot;quel crédit accorder à l'auteur, libraire de profession et amoureux des livres dont le texte est postérieur de plus de cent cinquante ans aux faits relatés ? (P. 133) L'auteur fait bien entendu allusion au songe du calife (qui aurait vu Aristote) d'où dériverait la mythique &lt;em&gt;bayt al hikma&lt;/em&gt; (maison de la sagesse). Or justement, Ibn Nadim est une preuve que cette maison n'était pas publique ni rien de ce que la propagande abbasside a laissé sous-entendre vu que sauf erreur de ma part, je ne me rappelle pas qu'ibn Nadim dise quelque part: j'ai été consulter tel livre à la maison de la sagesse. En ce qui concerne le &quot;catalogue&quot; d'ibn Nadim, on sait ou soupçonne qu'il est fautif par endroits mais il reste parfois notre seule référence. Je consacrerai un billet un de ces quatre à ce fameux &lt;em&gt;Fihrsit&lt;/em&gt;d'ibn Nadim. Je me répète mais il est vraiment dommage que l'auteur n'ait pas pensé à citer Gutas qui partage le même scepticisme sur cette &quot;maison de la sagesse&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;*L'article du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt; dit : &lt;em&gt;Si l'on suit Sylvain Gouguenheim, la civilisation islamique se serait avérée incapable d'assimiler l'héritage grec ou d'accepter Aristote, faute de pouvoir accéder aux textes sans les traductions des chrétiens d'Orient, faute de pouvoir subordonner la révélation à la raison&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;Je n'ai pas lu cela&amp;nbsp;(je parle surtout du début de la phrase comme vous allez le comprenre) ! L'auteur explique bien que les arabes&amp;nbsp;ne voulaient pas lire Aristote&amp;nbsp;en grec mais en arabe car c'est&amp;nbsp;la langue sacrée (ce qui est donc bien différent d'une incapacité)&amp;nbsp;et je ne pense pas que le but des arabes était d'assimiler ou d'accepter Aristote. Je suis presque d'accord avec Gouguenheim quand il dit que les musulmans puis les chrétiens (ceux d'Occident) &amp;nbsp;ont pris ce qui les intéressait. Je ne vois pas les choses autrement: les hommes fonctionnent quand même à l'intérêt ! Pourquoi les arabes se seraient-ils intéressé aux grecs sinon ? Je dis presque d'accord car je suis très loin de suivre l'auteur par contre quand il dit: &lt;em&gt;Ni la littérature ni la tragédie ou la philosophie grecque n'ont investi&amp;nbsp; la culture musulmane. Seule la logique y a trouvé sa place au sein de milieux fort variés, et avec quelques restrictions&lt;/em&gt;. &amp;nbsp;Je ne suis guère étonné que la recension du &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt; ait pointé cette phrase que je trouve être un raccourci un peu simpliste. D'accord éventuellement pour la littérature (avec des restrictions que j'ai énoncées dans un billet précédent) mais pas pour la philosophie.&amp;nbsp;&amp;nbsp;Si l'on a bien noté une nette préférence pour la logique (chez al Farabi par exemple), tout ne se réduit pas à la logique chez lui. Et l'auteur aurait été plus prudent d'écrire comme il l'écrivait ailleurs &lt;em&gt;sous bénéfice d'inventaire.&lt;/em&gt; Tant qu'on est dans la critique, ajoutons d'ailleurs qu'il est un peu regrettable que ce soit toujours les mêmes noms qui reviennent. Certes, al Farabi et Averroès sont au dessus du lot si je puis m'exprimer ainsi mais je regrette vraiment de ne pas voir le nom d'Al 'Amiri (j'en parlais récemment) ou encore chez les syriaques pas un mot de Yahya ibn 'Adi qui nous a laissé un traité d'éthique (&lt;em&gt;akhlaq&lt;/em&gt;) dont il existe une traduction française et qu'on crédite de plusieurs traductions. C'est une litanie un peu énervante chez moi mais sans avoir besoin de faire une liste, il faut reconnaître que dans le domaine gréco-arabe, il y a beaucoup de textes à étudier et traduire. Il y en a même à l'état de manuscrits qui ne sont même pas édités en arabe. On est loin de tout savoir. Soyons quand même prudent et n'oublions pas de dire: &lt;em&gt;en l'état de nos connaissances.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je m'arrête là pour aujourd'hui et je vous livre la deuxième et dernière partie de mes notes de lecture - pour ceux que cela intéresse -&amp;nbsp;d'ici quelques jours.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Livre de Gouguenheim trouvé !</title>
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        <published>2008-04-26T11:26:00+02:00</published>
        <summary>  Une note en vitesse pour vous dire que j'ai trouvé le livre de Sylvain...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une note en vitesse pour vous dire que j'ai trouvé le livre de Sylvain Gouguenheim, le fameux &lt;em&gt;Aristote au&amp;nbsp;Monde Saint-Michel&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(le vendeur m'a dit que c'était un livre qui faisait parler de lui - sans blague !!!) ce qui va me permettre de commenter le deuxième article du Monde et de vous parler de la partie &quot;arabe&quot; (celle sur laquelle je suis compétent, je laisse à d'autres le soin de s'exprimer sur la partie &quot;chrétienne&quot;) du livre. La bibliographie &lt;em&gt;sélective&lt;/em&gt; (notez bien que l'auteur nous fait grâce dans son édition de la biblio de type universitaire)&amp;nbsp;ne me semble nullement orientée, si le nom de Marchand apparaît ce n'est qu'une référence parmi d'autres, reconnues dans le monde universitaire. Quant à certaines idées défendues, un parcours rapide me permet d'ores et déjà de dire qu'il n'y a là pas tant de choses nouvelles vu que sur bien des points (la maison de la sagesse, la minorité de la &lt;em&gt;falsafa&lt;/em&gt;), l'auteur reprend en grande parties des thèses que l'on peut lire ailleurs (on peut regretter l'absence de Gutas dans la bibliographie mais celle-ci après tout est sélective). Si polémique il y a, c'est par ignorance de ce que la recherche a établi patiemment depuis ces dernières années. Quant à servir d'argument pour défendre ou contrer l'islam en France, c'est un tout autre problème ... Je vous en parle plus longuement d'ici quelques jours (le temps de lire de façon détaillée et d'y répondre).&lt;/p&gt; 
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            <name>Vince</name>
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        <title>Toujours Gouguenheim</title>
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        <published>2008-04-25T18:15:00+02:00</published>
        <summary>  Un de mes lecteurs (ou lectrice) répondant au doux nom de Byzance me...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un de mes lecteurs (ou lectrice) répondant au doux nom de Byzance me signale que &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; a fait paraître à la date du 24&amp;nbsp; avril deux articles. Une réponse de Gouguenheim à cette adresse:&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr/livres/article/2008/04/24/on-me-prete-des-intentions-que-je-n-ai-pas_1037824_3260.html&quot;&gt;&quot;On me prête des intentions que je n'ai pas&quot;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; LE MONDE DES LIVRES | 24.04.08&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&amp;nbsp;© &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; align=&quot;absmiddle&quot; width=&quot;67&quot; src=&quot;http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/lgo/lemondefr_trpet.gif&quot; alt=&quot;Le Monde.fr&quot; height=&quot;13&quot; title=&quot;Le Monde.fr&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;Puis simultanément un article très critique de Gabriel Martinez-Gros, Professeur d'histoire médiévale à l'université Paris-VIII et Julien Loiseau, Maître de conférences en histoire médiévale à l'université Montpellier-III. Vous le trouverez là:&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr/livres/article/2008/04/24/une-demonstration-suspecte_1037823_3260.html&quot;&gt;Une démonstration suspecte&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; LE MONDE DES LIVRES | 24.04.08&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;© &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; align=&quot;absmiddle&quot; width=&quot;67&quot; src=&quot;http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/lgo/lemondefr_trpet.gif&quot; alt=&quot;Le Monde.fr&quot; height=&quot;13&quot; title=&quot;Le Monde.fr&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;Ah, il y a là aussi: &lt;div class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr/livres/article/2008/04/24/polemique-sur-les-racines-de-l-europe_1037821_3260.html&quot;&gt;Polémique sur les &quot;racines&quot; de l'Europe&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; LE MONDE DES LIVRES | 24.04.08&lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;© &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; align=&quot;absmiddle&quot; width=&quot;67&quot; src=&quot;http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/lgo/lemondefr_trpet.gif&quot; alt=&quot;Le Monde.fr&quot; height=&quot;13&quot; title=&quot;Le Monde.fr&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;Vu que j'ai commencé à parler de ce livre (que j'espère bien acheter demain s'il se trouve quelque part à Lille !), je me sens quelque peu obligé d'examiner les nouveaux éléments apportés par ces&amp;nbsp;deux articles -&amp;nbsp;ce qui me permettra de répondre à Byzance que je remercie beaucoup pour m'avoir tenu au courant (Byzance, si tu me lis, n'hésite pas à me tenir au courant si tu voyais d'autres choses !). La réponse de Gouguenheim est intitulé: &lt;em&gt;On me prête des intentions que je n'ai pas&lt;/em&gt;. Le choix du titre me paraît très judicieux ! Rien de pire que le procès d'intention. C'est un peu comme pour&amp;nbsp; Brague à qui l'on reproche un &lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt;&amp;nbsp;catholique (c'est en tout cas ce qu'on m'a claqué une fois sur un forum pour avoir évoqué son simple nom). Mais qu'importe en réalité ! Ce qui importe c'est le résultat !!!&amp;nbsp;Quand&amp;nbsp; Brague dit: arrêtez de rêver, l'époque médiévale de l'islam n'est pas si idyllique que cela, je le suis volontiers.&amp;nbsp;Je vais me répéter mais si l'on veut un islam des lumières (si la chose a un sens), qu'on le contruise maintenant ou dans le futur au lieu de le chercher dans le passé. &amp;nbsp;L'auteur (Gouguenheim)&amp;nbsp;continue : &lt;em&gt;Je suis bouleversé par la virulence et la nature de ces attaques.&lt;/em&gt; Je le comprends d'autant plus volontiers que d'habitude une étude sur l'époque médiévale ne déchaîne pas les passions (ni les ventes malheureusement). J'en veux pour exemple le livre de Dimitri Gutas &lt;a href=&quot;http://lespitzjaponais.hautetfort.com/archive/2007/06/17/pensee-grecque-culture-arabe-dimitri-gutas.html&quot;&gt;Pensée grecque, culture arabe&lt;/a&gt;&amp;nbsp; qui n'a pas à ma connaissance suscité de polémiques alors qu'il est tout aussi démystificateur (par exemple sur cette mythique maison de la sagesse). Bien entendu, Gutas n'est connu que des spécialistes, il n'est pas français et qui a lu de lui &lt;em&gt;Greek wisdom literature in Arabic translation : a study of the Graeco-Arabic gnomologia&lt;/em&gt;?&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;Gouguenheim ajoute:&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;em&gt;Je ne nie pas du tout l'existence de la transmission arabe, mais je souligne à côté d'elle l'existence d'une filière directe de traductions du grec au latin, dont le Mont-Saint-Michel a été le centre au début du XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;siècle, grâce à Jacques de Venise. Je ne nie pas non plus la reprise dans le monde arabo-musulman de nombreux éléments de la culture ou du savoir grecs. J'explique simplement qu'il n'y a sans doute pas eu d'influence d'Aristote et de sa pensée dans les secteurs précis de la politique et du droit ; du moins du VIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; au XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;siècles. Ce n'est en aucun cas une critique de la civilisation arabo-musulmane. Du reste, je ne crois pas à la thèse du choc des civilisations : je dis seulement - ce qui n'a rien à voir - qu'au Moyen Age, les influences réciproques étaient difficiles pour de multiples raisons, et que nous n'avons pas pour cette époque de traces de dialogues telles qu'il en existe de nos jours.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;Voilà qui est très intéressant et il me tarde de voir si c'est bien la même position que l'on retrouve dans son livre car au fond, on retrouve dans sa réponse des choses que je disais de moi-même:&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;- qu'est-ce qui exclut des filières autres qu'arabe dans le monde chrétien ? Qu'en savons-nous au juste ?&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;- En ce qui concerne le droit et la politique , je suis&amp;nbsp; d'accord vu que là les arabes n'avaient pas le texte d'Aristote &lt;em&gt;Les politiques&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;- Entièrement d'accord aussi avec l'idée que nous n'avons pas de traces de dialogues pour l'époque qui nous intéresse. J'en dis d'ailleurs autant du monde arabe, ce qui n'exclut pas donc - et cette nuance est importante - que nous ayons&amp;nbsp; perdu des traces d'échanges entre le monde arabe et latin.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;Je remarque donc que selon l'auteur et &lt;em&gt;&lt;strong&gt;contre les deux recensions qui en sont faites&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, il n'a jamais été question de dire que que le monde occidental ne doit rien dans sa transmission des textes aux arabes mais qu'il y a d'autres filières à examiner. Si c'est cela, je suis entièrement d'accord.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;L'auteur parle enfin du fait que des extraits de son livre se soient retrouvés sur un site d'extrême droite (que &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; ne cite pas) et qu'il fait figurer un auteur de pamphlets contre l'islam dans sa bibliographie. En ce qui concerne le site d'extrême droite, on comprend l'intérêt qu'il a à reprendre une telle thèse. Vu le nombre de forums d'extrême droite qui ont fait un copier/coller de la recension du Monde, il&amp;nbsp;est quelque peu machiavélique de&amp;nbsp;supposer que l'auteur avait pour intention de donner du grain à moudre à tous les courants d'extrême droite qui ne veulent plus de l'islam en France. Et de toutes façons, contrairement au &lt;em&gt;hadith&lt;/em&gt; qui dit qu'en islam, les actes n'ont de valeur que par rapport à leurs intentions, dans la recherche scientifique, ce n'est pas&amp;nbsp;tant l'intention de départ qui compte que l'objectivité du résultat.&amp;nbsp;C'est bien pour cela qu'un &lt;em&gt;procès d'intention&lt;/em&gt; finit preque toujours par être perdu.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;Je vous parle du&amp;nbsp;second&amp;nbsp;article dans un prochain billet (puis après du livre, si je l'ai trouvé à Lille demain, sinon, il faudra que je passe par l'incontournable Amazon).&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;bl-lien&quot;&gt;P.S: si vous avez écouté notre Président hier, vous l'avez peut-être entendu dire que les talibans étaient &lt;em&gt;moyen âgeux&lt;/em&gt;. Et bien non, au moyen-âge, les musulmans étaient plus &quot;civilisés&quot; que les talibans d'aujourd'hui&amp;nbsp;qui n'autoriseraient ni la traduction ni la lecture du savoir grec. Je dis cela en dehors de toute opinion politique et simplement pour montrer à quel point le moyen âge a une réputation qu'il ne mérite pas - que ce soit en Europe ou dans le monde arabo-musulman.&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Vince</name>
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        <title>Revue de blogs sur le dernier livre de Gougenheim</title>
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        <updated>2008-04-22T20:05:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-22T20:05:00+02:00</published>
        <summary>  C'est incroyable, il suffit de parler des arabes et de l'islam pour voir...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est incroyable, il suffit de parler des arabes et de l'islam pour voir son blog connaître un pic de fréquentation. Il est vrai que j'ai trainé ça et là pour voir ce que l'on pensait du livre de Gouguenheim (laissant parfois un commentaire) mais je ne m'attendais pas à une telle hausse de visites.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On trouve beaucoup de copier/coller de l'article du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt; (moins du &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt;) sans se soucier de détailler&amp;nbsp; soit pour se féliciter&amp;nbsp;de ce pavé lancé dans la mare&amp;nbsp; soit pour s'indigner. Comme le relève assez justement&amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://medievizmes.net/document453.php#titrecommentaire&quot;&gt;Mediévizmes&lt;/a&gt;&amp;nbsp;peu ont lu ce livre, ce qui fait que tout le monde (moi le premier) se base sur des recensions (mais je n'avais comme prétention à la base que de rectifier quelques erreurs dans la recension du &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt;que m'avait montré un ami, je parle bien entendu de l'exemplaire papier). J'ignorais complètement que l'on avait autant parler de ce livre sur internet et qu'il était quelque peu instrumentalisé des deux côtés&amp;nbsp;!. &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com/article-18571647-6.html&quot;&gt;Un autre blog&lt;/a&gt;&amp;nbsp;que je ne connaissais pas du tout conseille à Wikipédia de lire le livre (visiblement l'auteur semble en croisade contre Wikipédia mais je n'ai pas eu le temps de lire son blog en entier et de prendre connaissance de ses arguments). &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.elodie-pinel.fr/?p=260&quot;&gt;Collages&lt;/a&gt;&amp;nbsp;s'inquiète de la vision étriquée de la philosophie que nous risquons d'avoir à force d'évacuer toutes les influences étrangères (je schématise énormément là, voyez directement ce qu'elle écrit) et soupçonne derrière toute cela l'idéologie d'une &lt;em&gt;Europe chrétienne lestée de toute dette non occidentale.&lt;/em&gt;Voilà ce que j'ai trouvé à droite et à gauche sans prétendre à l'exhausitivité.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce qui est certain, c'est que j'avais dit dans un billet précédent (cf. &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lespitzjaponais.hautetfort.com/archive/2007/10/29/misere-de-l-universite-francaise-particulierement-en-science.html&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) que l'on se souciait peu en France des recherches dans le domaine des sciences humaines. Et pourtant des livres (et donc des travaux) &amp;nbsp;comme celui de Gouguenheim sont précieux pour faire avancer nos connaissances. Je ne pense que nous en sachions assez pour décréter que le monde chrétien ignorait tout des grecs avant le 13ème siècle. En ce qui concerne le monde arabe, c'est une chose de dire que l'on connaissait Platon, c'en est une autre que de savoir ce qu'ils en connaissaient &lt;em&gt;réellement&lt;/em&gt; (je lis à droite et à gauche que les arabes connaissaient tel philosophe mais dans le détail c'est bien plus compliqué !). Il nous manque beaucoup d'études de fond dans le domaine même si la recherche dans le domaine gréco-arabe a bien progressé en un siècle (tellement bien d'ailleurs qu'on n'interprète plus al Farabi aujourd'hui comme au début du 20ème siècle - ce n'est qu'un exemple parmi d'autres).&amp;nbsp;Si on veut en avoir le coeur net, il faut vraiment essayer de mettre à jour toutes les relations envisageables entre le monde grec, les arabes et la chrétienté. Peut-être se rendra-t-on compte que, comme je le soupçonne, il faut voir les choses de façon très nuancée.&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>metsadah</name>
            <uri>http://letroisiemetemple.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>les mariages feujs</title>
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        <updated>2008-04-07T00:13:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-07T00:13:00+02:00</published>
        <summary>  Quel plaisir, quelle fierté d'être Juif.  Les mariages Juifs, avec la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://letroisiemetemple.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Quel plaisir, quelle fierté d'être Juif.&lt;br /&gt; Les mariages Juifs, avec la chaise, le balagan, les danses orientales, les danses israeliennes, les accents, ceux qui parlent encore comme là-bas, en arabe, en hébreux, les yuyous, on se sert au buffet en mettant les mains dans le plat, les cousins par dizaines..&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis les vieilles impayables, les 'Madame Serfati'.&amp;nbsp;Qui&amp;nbsp;sont encore un peu à Tunis, pas vraiment remis du déracinement.&lt;br /&gt; Au jeune black qui sert à l'apero, très serieuse: &quot;je suis la tante de Maurice, vous savez, Maurice.&quot;&lt;br /&gt; Le serveur, très pro: &quot;Bonjour Madame&quot;&lt;br /&gt; Impayables ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Fatima</name>
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        </author>
        <title>Un poème amaziro-arabe de Ahmed Ben Mohamed El Ressemoki قصيدة المرحوم أحمد بن محمد الرسموكي</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://monagora.hautetfort.com/archive/2008/03/28/un-poeme-amaziro-arabe-de-ahmed-ben-mohamed-el-ressemoki-أحم.html" />
        <id>tag:monagora.hautetfort.com,2008-03-28:1530587</id>
        <updated>2008-03-28T21:06:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-28T21:06:00+01:00</published>
        <summary>   بسم الإله في الكـــلام ءيزوارن ** وهو على عون العبيد ايزضار      &amp;nbsp;...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://monagora.hautetfort.com/">
           &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;بسم الإله في الكـــلام ءيزوارن ** وهو على عون العبيد ايزضار&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;وهو الذي لـــه جميع تولغيتين **&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; وهو المجير عبده من تومريتين&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;وبعده علــــى النبي تازاليت **&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; أعظم بها أجـرا ولو تاموليت&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;سافرت دهرا ووصيــفي وينزار **&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; في سنة قد قل فــيها ءانزار&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;والقصد في السفر جوب تيميزار **&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; والسير في خيامـها وءيكيدار&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;حتى حللت بــعد سير ءوسان ** في فرية يدعونــها ب ءورفان&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;أول مــــا رأته فيها تيطي ** والظن في لومــهم ءور ءيخطي&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;قوم عجاف سكنوا في تاكنيث ** خافوا الضيوف كسبوا يات تايديت&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;وقد نزلـتنا عندهم تيويدشي ** وكل من مــعنا ءيكن ءور ءيشي&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;مـا رحبوا بنـا ولا ءيويندي**من القــرى شيئا ولا ءوسيندي&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;حفوا بوالد لــهم ءور ءيسطير** ولا نـــرى انسا يقول ءيخطير&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;فربما شبهتـــــه ب تيلكيت ** لضعفـــه أو قبحه ب تيقليت&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;وليس يملك ولــــو تاخنيفت ** فضلا عن افتراشــه تيكضيفت&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;لم يك في كرشــــه غير ءادان ** ولا لدى خيمته ســوى ءيزان&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ففي النظافة شبيــ ـــه ءايدي ** وفي النحافة يضــاهي ءيزضي&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;وأمهم كساؤهــــا ءور ءيلولا ** وجلدها من كـــبر ءيقرا ولا&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;فما رأينا عندهـــــم تاوايا ** ولا جمـــــالا،لا،ولا ءاكايا&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ولا أثاثا مـــــا عدا تالونتي ** ولا أواني ســـوى تيكينــي&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;واغبط العيش لديهـــم ءافراس ** إن كان موجــودا والا ءامراس&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ومذ فرغت من أداء تييطصــي ** لم أكتحل من الطـوى ب ءيضصي&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;فالدين عندهم غريب ءيرســـي ** ونور غرة الفلاح ءيخســـــي&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;وعندهم ثور هـــــزيل ءابرار** وكل يوم يســــرح في ءادرار&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;لرجل مستثفـــــر ب ءابزيم ** وامرأة تعتـــــاد لبس ءاكليم&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;وعندهم في اندر ءور ءيخفـي (فشقرة) ** كأنها ءينكفــــــــي&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;وعند جارهــــم هناك تاياض ** مستورة في حفــرة ب تيرماض&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;وحولها في الحرز من ءيكيكري ** مقدار ما يحمل في ءيزيكــري&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;وضغت قمح جللــوه ءيزري ** في مربط ياوي لـــه ءيزيمري&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;Poème découvert via &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://monagora.hautetfort.com/archive/2007/09/26/mohamed-al-mokhtar-soussi-%D9%85%D8%AD%D9%85%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%AE%D8%AA%D8%A7%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D9%88%D8%B3%D9%8A.html#c3388554&quot;&gt;&lt;strong&gt;Tayeb&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; dans &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oumsnate.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&amp;amp;_c=BlogPart&amp;amp;partqs=amonth%3D12%26ayear%3D2006&quot;&gt;&lt;strong&gt;ce blog&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Arsenik_</name>
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        <title>Contes arabes en bandes dessinées</title>
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        <updated>2008-03-18T14:37:59+01:00</updated>
        <published>2008-03-18T14:37:59+01:00</published>
        <summary>   La tradition orale arabe pour la première fois en bandes dessinées, qui...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.livrophage.fr/media/00/01/42685367.jpg&quot; id=&quot;media-909518&quot; alt=&quot;569962384.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-909518&quot; /&gt;La tradition orale arabe pour la première fois en bandes dessinées, qui permet une meilleure accessibilité pour les grands et les petits.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Confiance aveugle, vol, le partage ou encore l'avidité, quelques leçons plus ou moins moralisatrices. Dix contes du monde arabe racontés sous forme de bandes dessinées par divers scénaristes et dessinateurs (dans le désordre&amp;nbsp;: &lt;b&gt;&lt;i&gt;Céka&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;&lt;i&gt;Nejma Bourouaha&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;&lt;i&gt;Nicolas Delort&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;&lt;i&gt;Marion Arbona&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;&lt;i&gt;Nathalie Bodin&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;&lt;i&gt;Gaet's&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;&lt;i&gt;Céline Riffard&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;&lt;i&gt;Cédric Perez&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;&lt;i&gt;Emmanuelle Piolo&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;&lt;i&gt;Céline Becq&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;&lt;i&gt;Fabrice Backes&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;&lt;i&gt;Khaz&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;).&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans ces dix contes, hommes et animaux sont mis en scène pour nous amener à la morale de l'histoire de manière humoristique.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Découvrez bientôt ici-même&amp;nbsp;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Les contes de Perrault&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; et &lt;b&gt;&lt;i&gt;Les contes africains&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Collectif&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Edition&amp;nbsp;:&lt;/b&gt; Petit à petit 2008,&lt;br /&gt; 64 pages &lt;b&gt;&lt;br /&gt; ISBN&amp;nbsp;:&lt;/b&gt; 978-2-84949-120-1&lt;br /&gt; 9,90 &lt;b&gt;€&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>L'Hérétique</name>
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        <title>Charia et droit des démocraties</title>
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        <updated>2008-02-15T13:00:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-15T13:00:00+01:00</published>
        <summary>   L'avantage d'avoir des lecteurs de qualité sur son blog, c'est que l'on...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://heresie.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;&lt;b&gt;L'avantage d'avoir des lecteurs de qualité sur son blog, c'est que l'on peut souvent s'épargner du travail, simplement en reprenant leurs commentaires sous forme de billets. C'est le cas, après Bertrand, de l'excellente réponse de &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Samir&lt;/font&gt; à mon billet &quot;&lt;a href=&quot;http://heresie.hautetfort.com/archive/2008/02/10/rififi-a-canterbury-autour-de-la-charia.html&quot;&gt;Rififi à Canterbury&lt;/a&gt;&quot;.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;&lt;b&gt;J'avais évoquél'opportunité ou non d'introduire certains aspects du droit islamique dans le droit britannique et plus généraement européen, à la suite de la saillie de l'archevêque de Canterbury, Rowan Williams, sur le sujet. Voilà ce que &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Samir&lt;/font&gt; a répondu à mon billet :&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« Je crois que le problème est mal posé. Qu'il y ait dans la charia de bonnes choses, cela ne fait pas l'ombre d'un doute.&lt;br /&gt; Il y a cependant trois points essentiels à tenir présents à l'esprit:&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 1. &lt;b&gt;Je n'accueille pas la charia en tant que charia, pas plus que le droit canon en tant que tel. Mais j'accueille dans la constitution tout élément valable, indépendamment de sa provenance. Et si j'accueillais quelque chose PARCE QUE cela est une loi religieuse, j'ouvre la porte à beaucoup de dérives&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 2. Par ailleurs, exclure CERTAINS points de la charia parce qu'INHUMAINS, comme l'a affirmé l'Archevêque, est très offensant pour qui considère que la charia vient en derniers recours de Dieu lui-même.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 3. Introduire deux principes juridiques dans une même communauté nationale conduit à des situations impossibles et injustes. Il suffit de suivre ce qui se passe au plan juridique dans un pays comme la Malaisie pour s’en rendre compte. Nous avons affaire à des décisions juridiques contradictoires et de graves injustices vis-à-vis des personnes, notamment des femmes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 4. Enfin, j’ajouterai un 4° point. Il n’est pas sans intérêt de signaler que &lt;b&gt;nos plus grands juristes musulmans, quand ils ont établi les constitutions des Etats arabo-musulmans dans la première moitié du 20° siècle, ont délibérément écarté la charia comme fondement de la législation&lt;/b&gt; et s’en sont inspirés assez modérément. Ils la considéraient comme anachronique sur bien des points. Il est étrange qu’après plus d’un demi-siècle des OCCIDENTAUX (a fortiori des religieux chrétiens) proposent un retour en arrière. Pour nous, Arabes, qui cherchons à nous émanciper et à intégrer les acquis culturels et juridiques de la modernité, la législation britannique et les législations européennes en général sont, à tout prendre et malgré leurs lacunes, plus respectueuses des valeurs humaines que la charia. De grâce, ne nous ramenez pas en arrière … précisément en Occident. »&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Le raconteur</name>
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        <title>L'Arabie critiquée pour les droits des femmes</title>
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        <updated>2008-01-18T17:40:00+01:00</updated>
        <published>2008-01-18T17:40:00+01:00</published>
        <summary> L'Arabie saoudite fait face à un examen très critique de sa politique en...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://mille-histoires-et-histoire.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;L'Arabie saoudite fait face à un examen très critique de sa politique en matière d'égalité sexuelle à Genève, où se réunit le comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, selon un compte-rendu. Lors d'une réunion effectuée hier à l'onu, une vingtaine d'experts ont interrogé la délégation saoudienne sur la situation des femmes en critiquant des pratiques comme : &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1-&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;les hommes aient droit au double de l'héritage des femmes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;2-&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;les femmes soient soumises à un &quot;tuteur&quot; pour de nombreux actes de la vie courante.&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Certes, pour le deuxième point, rien dire, si ce n'est bravo à ces experts. Car en effet, sans la présence de ce tuteur, la femme ne peut étudier, accéder à des services de santé, se marier, voyager à l'étranger, avoir une entreprise ou simplement accéder à une ambulance dans une situation d'urgence.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Mais pour le premier point, ces experts doivent revoir leur copie. L'Arabie saoudite n'est pas le seul pays musulman à traiter ainsi le droit d'héritage pour les femmes. Loin de là, à ma connaissance, la plupart des pays arabes le font. Il n'y a qu'avoir sur le terrain, une femme hérite la moitié de que son frère hérite. Il faut donc condamner le fait d'imposer la loi islamique dans des états arabes (sans les nommer) qui se disent pourtant &quot;laïcs&quot; au niveau de droits civils.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Fatima</name>
            <uri>http://monagora.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Qu'est ce qu'elle a ma gueule? Qu'est ce qu'elles ont mes origines?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://monagora.hautetfort.com/archive/2007/12/18/qu-est-ce-qu-elle-a-ma-gueule-qu-est-ce-qu-elles-ont-mes-ori.html" />
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        <updated>2007-12-18T18:25:00+01:00</updated>
        <published>2007-12-18T18:25:00+01:00</published>
        <summary> Hier sur France 2, ils ont passé trois épisodes de la série &quot;FBI : portés...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://monagora.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Hier sur France 2, ils ont passé trois épisodes de la série &quot;FBI : portés disparus&quot;. Le deuxième épisode portait sur un médecin Samir Anwar de son nom, d'origine saoudienne disparu. Le scénariste était très subtil. Il a montré tout la confusion qui règne aux USA depuis le 11 septembre. Dans l'épisode, il y avait&amp;nbsp;un des enquêteurs qui ne pouvait pas s'empêcher d'amalgamer le médecin censé être innocent jusqu'à preuve du contraire à un terroriste juste parce qu'il est d'origine saoudienne. Sa co-équipière faisait tout pour ne pas&amp;nbsp;porter de jugements et rester impartiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, certains indices jouaient contre lui. Comme dirait l'adage &quot;les apparences sont rompeuses&quot;. Son&amp;nbsp;amitié avec le seul compatriote qu'il y avait à l'hôpital qui s'avérera être un terroriste en herbe, son stage dans une boite de biotechnologie de laquelle certains composants ont été dérobés etc... Par la suite, on serendra compte que le docteur est&amp;nbsp;innocent et qu'il a tout fait pour être intégré&amp;nbsp;mais que certains personnes ne l'ont pas aidé. A commencer par s