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<title>Last posts on 9 novembre 1989</title>
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<updated>2012-05-24T16:22:36+02:00</updated>
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<name>Christian COTTET-EMARD</name>
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<title>Ma nuit du mur</title>
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<updated>2009-11-09T19:45:00+01:00</updated>
<published>2009-11-09T19:45:00+01:00</published>
<summary>  On a dû vous poser la question : « Et toi, que faisais-tu ce 9 novembre...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://cottetemard.hautetfort.com/media/02/00/2104252116.JPG&quot; id=&quot;media-2092164&quot; alt=&quot;IMG_0439.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;On a dû vous poser la question : « Et toi, que faisais-tu ce 9 novembre 1989 ? »&lt;br /&gt; La chute du mur de Berlin fut pour moi un non événement parce que je vivais ce jour-là ou plutôt cette nuit-là un des plus importants épisodes de ma vie, la naissance de ma fille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut dire qu’à cette époque, j’avais le nez dans le guidon car cela faisait déjà trois ans que la hiérarchie du quotidien régional pour lequel je travaillais songeait à se débarrasser de moi. La pression qui m’était infligée augmentait à la mesure des espoirs qu’on fondait sur ma démission, cadeau que je n’étais pas disposé à offrir à mon employeur. Jusqu’en 1992, date à laquelle je négociai financièrement mon départ, les coups tordus tombèrent si dru que, transposée de nos jours, la situation m’eût logiquement conduit à entamer une procédure pour harcèlement. Hélas, personne ne parlait en ces années de ce qui était déjà une stratégie patronale programmée depuis le début des années 1980 dans les entreprises. Alors, dans ces conditions, le mur de Berlin...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De toute façon, mes chefs (petits, très petits chefs en vérité) se souciaient ce 9 novembre 1989 d’une actualité autrement importante à leurs yeux que la chute du mur de Berlin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Figurez-vous que dans une localité située à une quarantaine de kilomètres de mon agence locale, un engin de travaux, une pelle mécanique, s’était retrouvée précipitée au fond du trou qu’elle venait de creuser. Il n’était pas plus question de laisser une information d’une telle importance aux concurrents que de confier ce scoop à un simple pigiste ou correspondant local dont le seul effort eût consisté à donner un petit coup d’autofocus en direction de l’infortunée pelle mécanique. Je fus donc d’autorité investi de l’urgentissime mission d’aller photographier la catastrophe (40 kilomètres) et d’apporter le rouleau à la rédaction départementale (70 kilomètres) afin qu’un tireur de labo apposât sur le négatif ses empreintes digitales au motif qu’il avait préalablement casse-croûté au saucisson (à chacun ses petites faiblesses). Entre temps, je me débrouillai pour suivre au plus près la seule actualité qui m’importait ce soir-là, celle qui réclamait normalement ma présence à la maternité située à 15 kilomètres de chez moi mais hélas à 4O kilomètres de la rédaction départementale où j’envoyai valdinguer la précieuse pellicule. Telle était l’ambiance de travail en cette dynamique équipe dont certains membres me reprochaient de sécher avec constance les joyeuses sorties de l’Amicale des Journalistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce 9 novembre 1989, alors que la naissance de ma fille était annoncée pour la nuit, ma hiérarchie m’avait infligé au minimum 150 kilomètres de petites routes pour publier la photo d’une pelleteuse au fond d’un trou. Je fus malgré tout, heureusement, au rendez-vous avec ma fille qui naquit vers 3h ce 10 novembre où j’étais programmé en congé sur le planning, ce qui me permit de reléguer à sa juste place, c’est-à-dire dans le néant, la piteuse réalité de mon travail dans un torchon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, vous pensez bien, le mur de Berlin, c’était le cadet de mes soucis cette nuit-là.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant aux conséquences de sa disparition, il en est bien sûr d’heureuses mais ce n’est pas une raison pour oublier que depuis, les bandits et les hommes d’affaire (qui sont souvent les mêmes) n’ont jamais circulé avec autant d’aisance que dans le merveilleux espace de liberté dont vous et moi profitons désormais, une fois de temps en temps pendant les vacances quand nous avons les moyens et le loisir d’en prendre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fin de la commémoration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Photo :&lt;/b&gt; de toute façon, les murs, ça finit un jour ou l'autre comme ça...&lt;/p&gt;
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<name>boeufquipleure</name>
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<title>Dèche à l'allemande au pied du mur</title>
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<updated>2009-11-09T09:32:00+01:00</updated>
<published>2009-11-09T09:32:00+01:00</published>
<summary>    En ce neuf novembre 1989, les vents sont contraires. Le vent mauvais qui...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://droite.blogs.liberation.fr/.a/6a00e5513150208834012875633c0a970c-320wi&quot; alt=&quot;6a00e5513150208834012875633c0a970c-320wi&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; height=&quot;232&quot; width=&quot;350&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;En ce neuf novembre 1989, les vents sont contraires. Le vent mauvais qui souffle depuis la Prusse bolchevique tend à faiblir depuis quelque temps. Le vent de l'histoire a pour sa part pris naissance dans une cité française libre altoséquanaise, portant son bourgmestre irrésistiblement en direction de Berlin, où des voix célestes l'ont prié de se ramener fissa.&lt;br /&gt; Bonjour brushing. Les deux heures trente du vol indisposent l'impatience de l'élu des Hauts de Seine, pressé de se rendre au plus vite à son rendez-vous avec l'Histoire. Le&amp;nbsp; futur secrétaire national du Reupeureu, flanqué d'un obscur M. Juppé croise du regard un incertain M. Fillon peu de temps après son arrivée à l'aéroport. Le vent qui fraîchit de nouveau porte désormais le maire de Neuilly en direction du mur, où le devoir l'appelle.&lt;br /&gt; Le &lt;i&gt;boss&lt;/i&gt; des &lt;i&gt;Maisons de Maçons&lt;/i&gt; lui avait un jour rappelé que seuls les mauvais ouvriers usent d'un matériel médiocre, alors le fils de Dadu n'a pas oublié d'emporter dans sa musette une masse et un burin. Une nouvelle rafale du vent de l'Histoire le précipite alors, dans une manière d'élan irrépréssible vers son destin de franc-démolisseur, la foule se fend au passage de celui en qui elle reconnaît le grand-maître.&lt;br /&gt; Il se rapproche enfin de ce mur bétonné que l'on sent désormais en mesure de céder, symbole de la fin de la dèche à l'allemande&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;(*&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Quand le marteau entame la muraille stalinienne, tous alors se prosternent aux pieds du sauveur.&lt;br /&gt; Depuis, en Allemagne, souvent l'on rappelle que &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://droite.blogs.liberation.fr/alain_auffray/2009/11/mur-de-berlin-sarko-refait-lhistoire-sur-facebook.html&quot;&gt;c'est au pied du mur&lt;/a&gt; qu'on voit encore le mieux les chevilles enflées et les talonnettes des plus grands génies de la Terre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;(* aimable emprunt à Joël Martin)&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Louis Maxone</name>
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<title>9 novembre 89</title>
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<updated>2007-05-01T16:55:00+02:00</updated>
<published>2007-05-01T16:55:00+02:00</published>
<summary>       Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin tombe. Les deux Allemagne se...</summary>
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