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    <title>Last posts on 1958</title>
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    <updated>2008-07-20T18:34:26+02:00</updated>
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        <author>
            <name>Mémoire des stands</name>
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        <title>Un homme est passé</title>
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        <updated>2008-07-09T10:10:00+02:00</updated>
        <published>2008-07-09T10:10:00+02:00</published>
        <summary>          Trois corbeaux posés sur le toit du pavillon de chronométrage...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://memoiresdestands.hautetfort.com/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/reims58a.jpg&quot; alt=&quot;reims58a.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;1&quot; id=&quot;qao90&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Trois corbeaux posés sur le toit du pavillon de chronométrage attendent le client. Pas foule aujourd'hui. Un motard solitaire se livre à des runs de folie sur la ligne droite, passant devant eux à des 250 voire davantage. Il&amp;nbsp;faudrait autre chose au plus vieux pour le faire décoller d'un poste de guet qu'il occupe depuis... depuis très longtemps. Un corbeau peut vivre 50 ans. A tous les coups, l'ancêtre aura vu gagner Beltoise en F3.&lt;br /&gt; Tiens, une auto se radine. Un taxi. Les trois loustics tournent la tête de concert.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est une grosse maison bourgeoise posée au bord du lac de Gueux. Une 403 noire patiente devant le portail avant de conduire sur le coup de 14 heures quatre des cinq occupants de la bâtisse sur le circuit de Gueux. Aujourd'hui est jour de fête, 6 juillet 1958, 44e Grand Prix de l'ACF.&amp;nbsp;Le fumet du déjeuner dominical s'échappe des fenêtres grandes ouvertes sur une chaleur estivale. &lt;i goog_docs_charindex=&quot;1033&quot; id=&quot;df6d&quot;&gt;L'Union&lt;/i&gt;&amp;nbsp;a annoncé une grande bataille entre les Ferrari de Hawthorn, Musso et Collins et les Vanwall pilotées par Moss et Brooks, avec un arbitrage possible de la BRM de Harry Schell, &quot;l'Américain de Paris&quot;, mais le jeune homme de la famille, 10 ans mais déjà une connaissance encyclopédique, n'a pas attendu le journal pour connaître ce qu'il y a lieu de connaître d'un sport qui le consumera de l'intérieur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;img name=&quot;media-1114401&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/00/02/1214056182.jpg&quot; alt=&quot;reims58d.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1114401&quot; /&gt;- Je vais à Gueux, au circuit exactement&lt;/em&gt;.&lt;br goog_docs_charindex=&quot;45&quot; id=&quot;r.de0&quot; /&gt; - &lt;i goog_docs_charindex=&quot;48&quot; id=&quot;qszy&quot;&gt;Très bien Monsieur.&lt;/i&gt;&lt;br goog_docs_charindex=&quot;70&quot; id=&quot;qszy0&quot; /&gt; L'homme se carre à l'arrière de la Mercedes. Le chauffeur met le compteur à zéro, embraye vers la nationale 31,&amp;nbsp;la route traditionnelle et non l'autoroute heureusement dont la modernité cadrerait mal avec le voyage intérieur qu'il entreprend. Son regard porte par réflexe vers la place d'Erlon. Une tâche noire&amp;nbsp; barre l'entrée du secteur piétonnier. L'homme n'en croit pas ses yeux : une 403 noire est stationnée, comme pour lui signifier que &quot;là-haut&quot; Quelqu'un l'a pris en charge. Comment nomme-t-on ce genre de télescopage du hasard ? Synchronicité c'est ça ?&amp;nbsp;&lt;br goog_docs_charindex=&quot;1464&quot; id=&quot;k0le&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;1465&quot; id=&quot;k0le0&quot; /&gt; Un type longiligne au regard de braise, dont le profil taillé au silex eût&amp;nbsp;inspiré un sculpteur en quête d'icône, sort de l'hôtel du Lion d'or, situé au centre de Reims, à quelques kilomètres de la maison bourgeoise.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1114991&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/00/01/944852550.jpg&quot; alt=&quot;luigi-musso-signed-ferrari-postcard.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1114991&quot; /&gt;En 2008 une nuée de photographes l'aurait assailli grimpant dans sa voiture personnelle, en route vers Gueux par la RN 31, direction Soissons, mais en ce 6 juillet 58, seule une mère de famille coiffée comme Gina Lollobrigida lui prête attention.&lt;br /&gt; Il est tendu, fatigué et surtout préoccupé. Le fait qu'il ait arraché la deuxième place de la grille derrière son intouchable compagnon d'écurie ne calme pas ses angoisses. Il doit gagner et empocher les 10 millions.&amp;nbsp;Un télégramme que lui a transmis ce matin le concierge du Lion d'or brûle sa poche. Il y est écrit : &quot; Gagne car la traite doit être payée demain !&quot; Signé Mario Bornigia. Luigi Musso porte le poids de l'Italie sur ses épaules. &quot;Il Drake&quot; lui fout une pression terrible face à ses deux coéquipiers britons. Son affaire d'importation automobile à Rome marche mal, comme vient de le lui rappeler son associé Bornigia. Les 10 briques, putain et c'est bon. Et encore est-il dans l'ignorance de la théorie de la &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/12/22/malediction-01-02.html&quot;&gt;malédiction&lt;/a&gt; de la première ligne, mise au jour un demi-siècle plus tard, faute de quoi...&lt;br goog_docs_charindex=&quot;2629&quot; id=&quot;picf&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;2630&quot; id=&quot;picf0&quot; /&gt; Il a indiqué au taxi un point à la hauteur d'un panneau qui affiche :&quot;Les Amis du circuit de Gueux vous souhaitent la bienvenue&quot;. S'extrait de l'auto en laissant 20 euros au chauffeur qui s'éloigne vers l'auberge de la Garenne qui monte depuis des lustres une garde attentive sur le circuit. Reims-Gueux. Le silence d'un jour où tout se joue à l'écran. Finale de Wimbledon, Grand Prix d'Angleterre, Tour de France, personne dans la vie réelle. Trois corbeaux croassant au sommet du pavillon de chronométrage interprètent un rôle de composition : spectateurs d'un Grand&amp;nbsp;Prix de France 2008 à Gueux.&amp;nbsp;Le costume sombre de l'homme paraît aspirer les couleurs,&amp;nbsp;les dissoudre jusqu'à ce que l'entour s'adapte à l'iconographie en&amp;nbsp;noir et blanc d'un livre d'histoire. Cet homme marche dans l'Histoire.&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;3415&quot; id=&quot;ap3b&quot;&gt;Il ne sait où donner du regard le petit Michel Mathieu, le nez au&amp;nbsp;carreau de la 403 noire qui se fraye un chemin entre les Aronde et les Chambord, cahotant sur les nids de poules qui constituent le parking du circuit. Les bruits, les odeurs, les couleurs surtout le fascinent. Le vert BP et celui des Vanwall, le rouge et or de RedEx, la coquille jaune de Shell,&amp;nbsp;symphonie éclatante dont l'accord est donné par le casque jaune du pilote de la ferrari N° 2, Luigi Musso. Cinquante ans plus tard, devenu Professeur Reimsparing, il trouverait les mots pour raconter ce que&amp;nbsp;pour l'heure il regarde à s'en faire péter les pupilles.&lt;br goog_docs_charindex=&quot;4058&quot; id=&quot;aa0m&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;4059&quot; id=&quot;cvjz&quot; /&gt; Trois minutes du départ. Madame Mathieu est restée dans la grande maison bourgeoise pendant que ses hommes sont partis à la course. Elle fait la vaisselle. Bernard Cahier est photographe. Il s'est faufilé jusque sur la grille de départ et immortalise la première ligne. Son &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/02/23/reims-1958-acte-ii.html&quot;&gt;image&lt;/a&gt; montre un Musso, au centre de cette première ligne,&amp;nbsp;coulant un oeil inquiet vers son coéquipier Hawthorn. Il sait l'Anglais plus vite que lui, même si lui-même a gagné ici l'an dernier, hors championnat. 50 tours à couvrir à plus de 200 de moyenne, dans une caisse à la sécurité d'un landau. Dix briques au bout. Rembourser demain. Toto Roche présente le drapeau.&lt;br goog_docs_charindex=&quot;4711&quot; id=&quot;b6v-0&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;4713&quot; id=&quot;zg75&quot;&gt;L'homme a négocié le rond-point qui remplace désormais l'amorce de la courbe de Gueux, renvoyant à l'histoire ce qui constituait l'un des challenges&amp;nbsp;des courses des années 50 et 60.&amp;nbsp;Ses chaussures de cuir&amp;nbsp;crissent sur le bitume,&amp;nbsp;fournissant quelque chose à manger à la&amp;nbsp;bande-son qui sans cela demeurerait coite. Il jette un oeil à sa montre : le jour indiqué est le 6, l'heure, 16 h. Seul un raclement de gorge trahit son émotion.&lt;br goog_docs_charindex=&quot;5148&quot; id=&quot;v6x4&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;5149&quot; id=&quot;v6x40&quot; /&gt; George-Michel Fraichard s'est égosillé à l'instant où le gros directeur de course a baissé son drapeau, changeant les tâches de couleurs collées à la piste en ressorts bigarrés lâchés&amp;nbsp;en direction de la passerelle Dunlop. Il ne reste plus face au petit Michel qu'une forte senteur de ricin. Schell a pris la tête, suivi de Hawthorn et Musso. Le garçon écarquille les yeux vers la descente de la Garenne que dans moins de&amp;nbsp;deux minutes les premiers vont dévaler.&lt;br goog_docs_charindex=&quot;5623&quot; id=&quot;fkk_&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;5624&quot; id=&quot;fkk_0&quot; /&gt; 16 h 35. Luigi Musso, collé à son grand volant, passe à fond absolu devant les stands ; il devine sur l'ardoise de son mécano&amp;nbsp;sa place de deuxième et le retard de dix secondes qu'il concède à ce démon d'Hawthorn. La Ferrari 246 à moteur V6 file telle une balle de fusil sous la passerelle Dunlop. Passer la courbe de Gueux sans soulager, ou alors d'un millimètre à l'accélérateur. Les blés défilent à la hauteur de son casque à quelque 280 à l'heure. Une lointaine tante&amp;nbsp;du petit Michel étend du linge dans son jardin qui jouxte l'extérieur de la courbe. Les courses, elle s'en fiche comme de l'an quarante. Musso a décidé qu'il ne soulagerait pas. Trop de traites sur son bureau. Neuvième tour.&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;6334&quot; id=&quot;zg750&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1114406&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/02/02/92415258.jpg&quot; alt=&quot;reims58c.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1114406&quot; /&gt;16 h 35. Celui que l'on peut maintenant appeler le grand Michel a franchi la courbe de Gueux de son pas de sénateur puis après avoir marché&amp;nbsp;quelques dizaines de mètres s'est immobilisé devant un court poteau de bois sur l'écriteau duquel est marqué :&amp;nbsp;MUSSO Luigi - Grand Prix ACF 1958 -&amp;nbsp;2008.&lt;br /&gt; Cinquante ans ont passé, exactement&amp;nbsp;heure pour heure. Un monde s'est écoulé entre le petit Michel et son aîné. Les présidents de nos jours&amp;nbsp;épousent des top models ; la banquise se réchauffe au fur et à mesure que se glace la société ; les protos du Mans ressemblent au Nautilus de Jules Verne, lui-même remplacé par les mômes de ce millénaire par les horribles magnas&amp;nbsp;; Gérard Crombac est mort et avec lui l'âme de ce sport mais dans l'oreille du petit Michel sonne encore la déclaration de sa lointaine tante (&lt;i goog_docs_charindex=&quot;7160&quot; id=&quot;whz.&quot;&gt;J'ai vu une voiture rouge s'envoler dans les blés et son pilote éjecté comme un pantin, j'étendais mon linge, j'ai tout vu, mon Dieu, quelle horreur !)&lt;br goog_docs_charindex=&quot;7312&quot; id=&quot;wztp&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;7313&quot; id=&quot;wztp1&quot; /&gt;&lt;/i&gt;Hawthorn a gagné.&amp;nbsp;Il enlèvera le championnat, en dépit de cette unique victoire de l'année, d'un point devant Moss qui remportera pourtant quatre courses. Curieuse mathématique. Maître Mathieu, notaire, son fils de dix ans, un ami de la famile et sa fille se désaltèrent à la buvette derrière les stands. Ils entendent le speaker rabâcher sans arrêt qu'il faut faire comme les champions, qu'il faut rouler Antar molygraphite.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1114409&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/01/02/954338474.jpg&quot; alt=&quot;reims58b.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1114409&quot; /&gt;L'ami de la famille, propriétaire de la 403 qui ramènera ce petit monde dans la grande maison bourgeoise de Gueux, s'amuse à embrouiller&amp;nbsp;la serveuse qui, troublée, se trompe en rendant la monnaie d'un gros billet de dix mille francs. Puis la foule s'égaiera. Papa Mathieu prendra son fils en photo à côté d'une voiture de course.&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;8086&quot; id=&quot;b3pn0&quot;&gt;Dans le taxi du retour, l'homme tourne et retourne la photo entre ses doigts. Son histoire personnelle est tout entière inscrite sur ce papier jauni&amp;nbsp;dont le verso est légendé par Madame Mathieu mère. Pas question&amp;nbsp;de la laisser paraître sur Internet ou ailleurs... De la confiture aux cochons. L'homme écoute distraitement le chauffeur de taxi qui, ayant reniflé en&amp;nbsp;ce drôle de client ramassé sur le circuit un possible ancien pilote ou quelque sommité automobile, en rajoute dans le registre &quot;moi aussi&quot; (&lt;i goog_docs_charindex=&quot;8600&quot; id=&quot;pgcc&quot;&gt;J'ai possédé trois Ferrari et actuellement j'ai une F355. D'ailleurs je pars demain à Sainte-Maxime pour la présentation de la nouvelle California. La semaine dernière j'étais à SpaItalia)&lt;/i&gt;.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il fera bon boire une coupe au &quot;Gaulois&quot;.&lt;br goog_docs_charindex=&quot;8866&quot; id=&quot;sm42&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;8867&quot; id=&quot;sm420&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;8868&quot; id=&quot;sm421&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;8969&quot; id=&quot;eycs1&quot; /&gt; &lt;b goog_docs_charindex=&quot;8970&quot; id=&quot;eycs2&quot;&gt;Commémoration intime du 50e anniversaire de la mort de Luigi Musso . Circuit de Reims-Gueux . 6 juillet 2008 . 16 h 35&lt;/b&gt;&lt;br goog_docs_charindex=&quot;9096&quot; id=&quot;cvjz0&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le circuit de Reims-Gueux, 6 juillet 2008 vers 16 heures&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; © MdS&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Une 403 place d'Erlon, 6 juillet 2008&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © MdS&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Luigi Musso&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;© &lt;a href=&quot;http://www.maranellomerchandise.com/&quot;&gt;www.maranellomerchandise.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Memorial Luigi Musso en sortie de la courbe de Gueux&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © MdS&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le petit Michel pose à côté de la Maserati 250 F de Gerino Gerini, 6 juillet 1958&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, archives Pr Reimsparing 
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        <author>
            <name>hervé torchet</name>
            <uri>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Il y a cinquante ans : mai 1958.</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2008/05/06/il-y-a-cinquante-ans-mai-1958.html" />
        <id>tag:jour-pour-jour.hautetfort.com,2008-05-06:1604881</id>
        <updated>2008-05-06T00:49:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-06T00:49:00+02:00</published>
        <summary>  En organisant le vote ultime de la loi sur les OGM le 13 mai, le...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://jour-pour-jour.hautetfort.com/">
           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;En organisant le vote ultime de la loi sur les OGM le 13 mai, le gouvernement a choisi de toute évidence un texte suffisamment polémique et visible pour jeter un rideau de fumée sur la question qui n'aurait pas manqué de se poser ce jour-là, pour le cinquantième anniversaire de mai 1958 : 1958 fut-il un coup d'état ?&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Dans le petit bureau que je partageais avec lui dans la mairie du XVIe arrondissement, le vieux préfet Bolotte en parlait parfois. Il avait été secrétaire général de la préfecture d'Alger pendant cette période, pendant la bataille d'Alger et les événements de mai 1958. C'est lui-même, disait-il, qui avait adressé au directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur de l'époque la liste des personnalités qu'il fallait faire arrêter pour déjouer le complot que, d'Alger, on avait dévoilé.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Le directeur de cabinet en question se nommait Michel Poniatowski, il fut lui-même plus tard ministre de l'Intérieur (que l'on surnommait, d'après Goasguen, le &quot;flingueur&quot; à ce poste, mais ceci est une autre histoire, comme on dit).&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Bref, Poniatowski, dans la nuit de mai 1958, dérangea le préfet de police en personne et dans son lit. Il lui remit la liste en mains propres. On ne pouvait faire plus confidentiel. Un bon préfet de police sait alors (surtout à cette époque de guerre où l'on plaçait facilement les gens &quot;à la sûreté&quot;, pour un oui ou pour un non) faire soustraire ce genre de personnages sans bruit et sans fuite.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;On attendit cependant le matin pour les cueillir.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Et bien entendu, au matin, les oiseaux s'étaient tous envolés.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Bolotte, agacé encore quarante ans plus tard (il y a dix ans de ça), grommelait que ce n'était pas la faute de Poniatowski. Il désignait le préfet. Or ce préfet sans lequel, selon lui, toute l'affaire de mai 1958 n'aurait pu réussir puisqu'il avait permis aux comploteurs de se sauver, c'était ... Maurice Papon.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Hum.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Laurent Joffrin a fait une très bonne émission pour France 5 voici deux ou trois ans, pour tenter d'éclaircir l'affaire du 13 mai 1958. Il concluait au complot, qu'on ne peut désigner autrement que par le nom d'un coup d'état (qui n'était pas encore &quot;permanent&quot; selon l'expression ultérieure de Mitterrand), mais son analyse sur le rôle joué par de Gaulle lui-même était pleine de nuances et d'intelligence, puisqu'il est apparu clairement que de Gaulle n'avait ni dirigé ni même commandité les événements qui avaient abouti à son retour au pouvoir et qui sont en quelque sorte le péché originel de la Ve république.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Il m'a paru utile de faire escale dans cet autre mois de mai en 8. Pourquoi ? Parce que, de mon point de vue, 1958 constitue une césure bien plus profonde dans notre histoire contemporaine que 1968. La séquence 1957-1960 constitue le point d'orgue, l'aboutissement, d'un mouvement qui a mis fin à huit mille ans de notre histoire. C'est la dernière grande vague d'exode rural, le moment à partir duquel la sève qui monte dans l'arbre France n'est plus paysanne. Les paysans vivent encore, leur société demeure, en apparence intacte, mais en fait déjà morte, puisqu'elle ne se reproduit plus chez elle, qu'elle n'aura pas de successeurs. Et se met en place le spectacle d'une paysannerie de vieux que j'ai connue encore active dans les années 1970-80, et qui, à son tour, s'éteint en ce moment.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Dans cette période aussi, les combattants de la Grande Guerre, qui s'était achevée quarante ans plus tôt, commencèrent à partir à la retraite, ils cessèrent de former les gros bataillons de la population active salariée.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Et puis en 1957, Sacha Guitry, qui avait connu tous les grands artistes de Paris quand Paris était ... Paris, Guitry donc s'éteignit aussi, comme un symbole, un vestige. Et toujours dans ce même esprit d'un temps révolu, comme 1900 mourait, comme 1914 partait à la retraite, c'était tout le XIXe siècle qui se trouvait terminé d'un coup par l'extinction (symbolique elle aussi) de la question des nationalités dans le traité de Rome instituant la communauté européenne.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Et puis 1958, ou 1957-60, c'est le moment où tous les chenapans de 1968 entraient au lycée. Leur culture, patiemment, montait un à un les degrès vers l'âge adulte et vers cette prise de pouvoir tonitruante qu'ils ont faite en se décrétant maoïstes.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Maoïstes ?&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Maintenant, du fond de leurs fauteuils ils signent des pétitions pour la liberté du Tibet...&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Il ne leur reste donc rien de leur maoïsme ?&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Mais si : la bicyclette, le Vélib' !&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Mémoire des stands</name>
            <uri>http://memoiresdestands.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Grand Palais, printemps 58</title>
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        <updated>2008-04-14T10:10:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-14T10:10:00+02:00</published>
        <summary>         Cinquante ans presque jour pour jour avant d'héberger les 230...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://memoiresdestands.hautetfort.com/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/gpalais58.jpg&quot; alt=&quot;gpalais58.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt; Cinquante ans presque jour pour jour avant d'héberger les 230 machines du&amp;nbsp;Tour Auto Lissac 2008, le Grand Palais servit d'écrin à un concours d'élégance dont les chers téléspectateurs du journal télévisé du soir de la RTF eurent un aperçu de deux minutes et dix secondes signé Micheline Sandrel.&lt;br /&gt; La nef conçue par Henri Deglane en 1897 n'en était pas à son coup d'essai puisque le Salon de l'automobile s'y tint entre 1901 et 1961. Ce n'est pas sans un fin sourire que nous proposons à ceux de nos lecteurs qui&amp;nbsp;se rendront&amp;nbsp;aujourd'hui&amp;nbsp;entre deux réunions aux vérifications du Tour Auto ce voyage temporel&amp;nbsp;qui trahit &quot;l'évolution&quot; de la société.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pas de jeans et de sacs à dos pour cette élégante en manteau de velours, Mademoiselle Lessert, d'après&amp;nbsp;la notice de l'INA, qui s'extrait de la Renault Mouette montrée en frontispice. La Mouette n'était autre qu'un cabriolet ou un coupé carrossé par Chapron sur une base Dauphine ; une auto très élégante qui fit des ravages dans de tels concours.&lt;br goog_docs_charindex=&quot;1001&quot; id=&quot;zpdv&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;1002&quot; id=&quot;l0hk&quot; /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-958542&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/01/01/265597179.jpg&quot; alt=&quot;265597179.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-958542&quot; /&gt;Les puristes auront noté l'identité de l'auto blanche, une Austin-Healey 100, et non une 3000 apparue un an après la tenue de&amp;nbsp;ce concours d'élégance. Une machine mue par un 2,6 L mais de laquelle il s'avérait tout autant périlleux de sortir sans atteindre aux bonnes moeurs que d'une 3000, doit penser Mademoiselle Brigitte Widoff qui effectue et réussit &amp;nbsp;l'exercice en manteau de cocktail.&lt;br /&gt; Pendant ce temps et à quelques encâblures de là, le président Coty se demande s'il ne va pas passer la main à ce De Gaulle qui fait tant de raffut.&lt;br goog_docs_charindex=&quot;1556&quot; id=&quot;u145&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;1557&quot; id=&quot;wm45&quot; /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-958543&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/00/02/1964303259.jpg&quot; alt=&quot;1964303259.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-958543&quot; /&gt;Sous la grande nef, à peu près à l'endroit exact où cinquante plus tard un traiteur chic régalerait les invités du tout&amp;nbsp;aussi chic Tour Auto Lissac 2008, une demoiselle Tielant&amp;nbsp;est accompagnée devant le jury par les officiants. Elle laisse dans son sillage une trace de Lanvin, et plus immédiate,&amp;nbsp;une Karmann Ghia, produite sur une base Coccinelle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une auto que l'écoulement du&amp;nbsp;temps a rendue délicieusement kitsch, d'ailleurs l'écrivain Jean-Paul Dubois en place une dans chacun de ses livres. Y en aura-t-il une au départ du Tour ?&lt;br goog_docs_charindex=&quot;2104&quot; id=&quot;pa5y&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;2105&quot; id=&quot;mayk&quot; /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-958544&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/00/02/1215613483.jpg&quot; alt=&quot;1215613483.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-958544&quot; /&gt;Habillées par Guy Laroche ou Christian Dior, les élégantes de la Ve République naissante n'imaginent pas un instant que leurs descendantes confieraient à Kiabi ou Gemo leur silhouette.&lt;br /&gt; Elles sont trop affairées à applaudir, devant la caméra des actualités télévisés, et à critiquer celle-ci ou celle-là en aparté, pour penser à autre chose. 
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        <author>
            <name>raphdvoj</name>
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        <title>Le 6ème, la Vème</title>
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        <updated>2007-05-07T10:40:31+02:00</updated>
        <published>2007-05-07T10:40:31+02:00</published>
        <summary> Nicolas Sarkozy a donc été élu hier 6ème président de la Vème République...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://quenditesvous.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Nicolas Sarkozy a donc été élu hier 6ème président de la Vème République Française. Il succédera le 16 mai prochain à Jacques Chirac.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Petit retour sur l'histoire de la Vème République :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/images/thumb_CDG.jpg&quot; alt=&quot;medium_CDG.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;1958 : la IVème République est embourbée dans la guerre d'Algérie et les difficultés. Le 29 mai 1958, au lendemain de la démission d'un énième gouvernement dirigé par Pierre Pflimlin, le Président René Coty fait appel au Général De Gaulle à la Présidence du Conseil, avec pour mission de rédiger une nouvelle Constitution. Celle-ci, rédigée pendant l'été 1958, sera approuvée largement par le referendum du 28 septembre 1958. Elu le 21 décembre 1958 à la tête de l'Etat, Charles De Gaulle prend ses fonctions le 8 janvier 1959.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/images/thumb_Pompi.jpg&quot; alt=&quot;medium_Pompi.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;1969 : après les difficultés engendrées par la crise de mai 1968, le Général De Gaulle soumet un referendum par lequel il demande la confiance aux Français. Le non l'ayant emporté à 52.41%, De Gaulle démissionne. Son ancien 1er Ministre, Georges Pompidou lui succède&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1974 : rongé par la maladie, Pompidou s'éteint&lt;img src=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/images/thumb_VGE.jpg&quot; alt=&quot;medium_VGE.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt; 2 ans avant la fin de son mandat, le 2 avril 1974. Valéry Giscard d'Estaing est élu le 19 mai 1974&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/images/thumb_mitterr.jpg&quot; alt=&quot;medium_mitterr.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;1981 : après un septennat marqué par des grandes réformes sociales mais 2 chocs pétroliers, la France élit pour la 1ère et unique fois un homme de gauche en la personne de François Mitterrand, qui dirigera la pays pendant 14 ans, mais sous l'ère duquel auront lieu 2 cohabitations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1995 : L'héritier du gaullisme, Jacques Chirac, devient président. Il est réélu en 2002 face au candidat d'extrême-droite &lt;img src=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/images/thumb_Jacques-chirac.jpg&quot; alt=&quot;medium_Jacques-chirac.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Jean-Marie Le Pen avec plus de 82% des suffrages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2007 : le 6ème président de la République depuis 1958 sera pour la 5ème fois un homme de droite...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Charles-Henri HUBERT</name>
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        <title>Requiem pour une défunte République ?</title>
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        <updated>2007-01-19T14:00:00+01:00</updated>
        <published>2007-01-19T14:00:00+01:00</published>
        <summary>    Requiem pour une défunte République ?           &amp;nbsp;    Par...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apresla5eme.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16pt&quot;&gt;Requiem pour une défunte République ?&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; text-indent: 9pt&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 9pt&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; text-indent: 9pt&quot; align=&quot;center&quot;&gt;Par Jean-Baptiste Barthélémy&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; text-indent: 9pt&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; text-indent: 9pt&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;&quot;&gt;Rappelé aux affaires en mai 1958, le général de Gaulle s’attache immédiatement à reconstruire un Etat « digne de ce nom » en attaquant de front à la question constitutionnelle. Le parlementarisme absolu, terreau putride sur lequel prospère le régime des partis, a conduit le pays dans l’impasse que l’on sait. Impuissante et impotente, la IV n'en finit pas de rendre l'âme, entraînant dans sa chute la France et les Français. Pour le Général, il faut donc agir vite, et doter la France d'institutions à la hauteur des enjeux, &quot;c'est-à-dire d'un système dans lequel les pouvoirs publics soient des pouvoirs&quot;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;img src=&quot;http://apresla5eme.hautetfort.com/images/thumb_degaulle.jpg&quot; alt=&quot;medium_degaulle.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;&quot;&gt;Fait essentiel : la question n’est alors pas de savoir si la nouvelle Constitution doit traduire correctement des &quot;grands principes politiques&quot; considérés comme intangibles depuis la Révolution française. Loin du dogmatisme et du juridisme qui caractérise la funeste tradition républicaine, Charles de Gaulle « ne voit dans les institutions que l’agencement circonstanciel des pouvoirs pour répondre de la meilleure manière possible aux défis que l’époque pose à la nation ». Résumant on ne peut mieux cet état d’esprit, Michel Debré expliquera plus tard, dans ses Mémoires, que la tâche qui lui était confiée en 1958 par le Général était (...)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://apresla5eme.hautetfort.com/files/Debat_constitutionnel.pdf&quot; title=&quot;Texte au format PDF&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Mémoire des stands</name>
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        <title>Ah gla gla Boxing Day !</title>
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        <updated>2006-12-28T12:30:00+01:00</updated>
        <published>2006-12-28T12:30:00+01:00</published>
        <summary>      Banale journée de gueule de bois en France, le Boxing Day revêt chez...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://memoiresdestands.hautetfort.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/boxingday58.jpg&quot; alt=&quot;boxingday58.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Banale journée de gueule de bois en France, le Boxing Day revêt chez les Anglo-Saxons l’aura particulière d’un second jour férié le lendemain de Noël dont l’origine, controversée, remonte à la nuit des temps.&lt;br /&gt; Sans rapport avec la boxe (précision pour ceux de nos lecteurs ayant appris l’anglais avec Google Translate), l’appellation &quot;Boxing Day&quot; trouverait ses racines, selon les uns, dans la boîte (box) que les serviteurs et les employés de maison recevaient en cadeau de leurs employeurs lors du premier jour ouvrable après Noël, le lendemain des célébrations en famille. Pour d’autres historiens, il s’agirait du jour où les prêtres ouvraient les troncs des églises et en distribuaient le contenu aux pauvres. Enfin il est également avancé qu’au Moyen-Age on capturait des troglodytes qu’on enfermait dans des boîtes&amp;nbsp;placées dans les maisons afin qu'elles fussent protégées du malheur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On le voit tout cela reste vague, aussi, à MdS, préférons-nous insister sur le caractère sportif attaché à cette journée qui voit les Anglais mettre le nez dehors et se livrer à moult activités, comme la chasse au renard, le football, le cricket, la voile, les courses de chevaux, et d’autos, ce que démontre notre image prise à Brands Hatch le 26 décembre 1958.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors qu’ils auraient pu rester à la maison pour lire &lt;em&gt;Autosport&lt;/em&gt; au coin du feu, les&amp;nbsp;&quot;enthusiasts&quot; se sont massés à Druids Bend, engoncés dans vingt-cinq épaisseurs de vêtement. Ils suivent la lutte que se livrent douze furieux qui, alors qu’ils eussent pu rester à la maison pour lustrer leurs coupes au coin du feu, en décousent sur les quinze tours du Christmas Trophy, quatrième épreuve réservée aux voitures de sport de moins de 1 100 cc de ce Boxing Day.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A l’image, David Piper passe en tête dans South Bank, sur la Lotus XI engagée par la Dorchester Service Station, devant, à la corde, Peter Ashdown, sur une Lotus XI officielle du Team Lotus, alors que Graham Hill, au volant de l’autre machine officielle, une Lotus VII, va régler tout le monde et s’imposer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La tradition du Boxing Day s‘est installée à Brands Hatch en 1954 pour se perpétuer jusque dans les années quatre-vingt. Elle perdure à Mallory Park. Il était courant que froidure et gel demandent une accréditation, au point que les spectateurs étaient invités à faire rouler leurs voitures sur le circuit pour en déblayer la neige. Le Boxing Day, froid dehors, chaud dedans ; à l'image de nos amis Anglais.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt; Boxing Day à Brands Hatch en 1958&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, photo DR&lt;/p&gt;
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            <name>Mémoire des stands</name>
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        <title>Reims 1958, épilogue</title>
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        <updated>2006-03-03T10:15:00+01:00</updated>
        <published>2006-03-03T10:15:00+01:00</published>
        <summary>       Pour  Mike Hawthorn , cette victoire de Reims sera la dernière de sa...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://memoiresdestands.hautetfort.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/hawthorn.jpg&quot; alt=&quot;hawthorn.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;font color=&quot;#663366&quot;&gt;&lt;br /&gt; Pour &lt;strong&gt;Mike Hawthorn&lt;/strong&gt;, cette victoire de Reims sera la dernière de sa carrière et il ne reverra jamais la place d’Erlon. On le voit ci-dessus au GP du Maroc, sa dernière course.&lt;br /&gt; En février 1959, se rendant à Londres au volant de sa Jaguar 3, 4 litres, il tombe sur Rob Walker dont la Mercedes 300 SL&amp;nbsp;&quot;Ailes de papillons&quot; est une incitation irrésistible à un amical duel pour ce germanophobe convaincu. Il y a perdra la vie sur la &quot;Guilford bypass&quot;, victime d’un ultime dérapage qu’il ne maîtrisera pas et qui l’enverra contre un arbre, non loin du garage d’un certain John Coombs, celui-là même qui devait engager la Matra F2 que Jackie Stewart mènerait à la victoire à Reims en 1968. Une énigme subsiste : Hawthorn a-t-il ou non encaissé l’argent de sa victoire de 1958 ? Il semble qu’à la fin de l’année, il l’attendait encore. Cela laisse supposer que même si Musso avait survécu et gagné, il n’aurait pas été tiré d’affaire…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/medium_collins.jpg&quot; alt=&quot;medium_collins.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;Le charmant &lt;strong&gt;Peter Collins&lt;/strong&gt;, lui, a moins bien terminé le GP que la course des F2. Dès le 3e tour, sa pédale de frein l’envoie en tête-à-queue à Muizon. Et sa belle remontée s’achèvera par… une panne sèche, tribut payé au tour de reconnaissance non prévu qu’il avait accordé à son copain Hawthorn. Une photo assez connue le montre poussant - avec le sourire - sa Ferrari n° 42 vers la ligne d’arrivée, ce qui lui permettra de terminer 5e derrière le grand Fangio.&lt;br /&gt; Il prend sa revanche quinze jours plus tard à Silverstone, en remportant le GP d’Angleterre, qu’il mène de bout en bout. Mais le 3 août suivant, lors du GP d’Allemagne, une absurde barrière de bois plantée à l’extérieur de l’anodin virage à droite du Pflanzgarten aura raison de ce gentleman des circuits, sous les yeux de Hawthorn lui-même, qui l’a clairement vu commettre une faute de pilotage. Ce jour là, c’est Tony Brooks, dont la Vanwall survolait les bosses du Ring, que le pilote de la Ferrari n° 2 a vainement poursuivi avant d’y laisser la vie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour &lt;strong&gt;Harry Schell&lt;/strong&gt;, l’illusion, à Reims, n’a pas duré bien longtemps. Incapable de suivre le train des meilleurs, il a abandonné sur défaillance de sa pompe à essence alors qu’il naviguait aux alentours de la 5e place. Lui toutefois reviendra une dernière fois sur les lieux, en 1959, sans plus de succès d’ailleurs, que ce soit en F1, à nouveau sur BRM, ou sur sa Cooper F2. Il disparaîtra à Silvestone en avril 1960, durant les essais d’une modeste course de F2. Gérard Crombac se souvenait avec émotion être celui qui avait récupéré, ce jour-là, l’attaché-case de l’Américain de Paris.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2004/12/02/jean_behra_1921-1959.html&quot; class=&quot;undefined&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/medium_behra.2.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; /&gt;Jean Behra&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, quant à lui, a confirmé son brio en se tirant une superbe bourre avec la Vanwall de Stirling Moss, pour la deuxième place, jusqu’à son abandon, dans le même tour que Schell et pour la même raison ! C’était le temps où les BRM ralliaient rarement l’arrivée. Comme Schell, il sera de nouveau à Reims en 1959, début juillet, mais pour y vivre quelques événements mémorables. Sa Ferrari ayant calé au départ du GP, il perd plus de 30 secondes et se lance dans une invraisemblable remontée, jusqu’à atteindre la 5e place, avec la 4e en vue, cela toutefois au prix de surrégimes auxquels la belle mécanique de Maranello ne résistera pas, d’autant qu’il régnait ce jour là une chaleur caniculaire. Cela lui valut une engueulade de la part de Tavoni, les deux hommes en venant rapidement aux mains !&lt;br /&gt; L’épisode déclencha l’ire du redoutable Enzo et provoqua l’éjection immédiate et définitive du bouillant niçois, lequel avait eu cependant la satisfaction mêlée de frustration de voir, lors de la course des F2, sa « Porsche-Behra », magnifiquement pilotée par Hans Hermann et encouragée par la foule en délire (dont j’étais), tenir la dragée haute à la Cooper de l’imbattable Stirling Moss. Brève embellie car un mois plus tard, le 1er août, l’homme au casque à damiers percutait, au volant de son Spider Porsche, sur le virage relevé de l’Avus à Berlin, les restes d’un emplacement de DCA. Propulsé dans les airs, il retombait mort, laissant inconsolables bien des passionnés et au premier chef votre serviteur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lequel vient de faire un drôle de rêve. Sous le regard amusé de Michaël Schumacher, quelques-uns de ses jeunes collègues soulevaient la Mercedes Smart de Kimi Raïkkönen, qui était garée devant un luxueux hôtel dont je ne distinguais pas le nom, puis la transportaient dans l’entrée et la hissaient au premier étage ! Leur intention était de la déposer devant la chambre de Raïkkönen, au 4e. Mais après avoir vainement essayé d’introduire la petite voiture grise dans l’un des ascenseurs, ces joyeux lurons l’abandonnaient purement et simplement sur le palier du premier. Décidés cependant à ne pas en rester là, ils réussissaient à obtenir la clé de la chambre d’&amp;nbsp;&quot;Iceman&quot;, qu’ils vidaient entièrement (la chambre), rideaux compris, ne laissant trôner, au centre du parquet nu, qu’un magnifique vase de fleurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je me suis éveillé, encore sous le coup de ces images aussi oniriques que surprenantes. Quelque chose n’allait pas, mais quoi ? Ca y est, j’y suis. Je me disais aussi…&lt;br /&gt; Retour en 1958. Hôtel du Lion d’Or, place d’Erlon. Celui qui couvait d’un œil paternel toute cette agitation juvénile, c’était Fangio, à la veille de disputer son dernier GP. La&amp;nbsp;&quot;victime&quot;, c’était Harry Schell, dont la petite Vespa 400 fut effectivement déposée sur le palier du premier, juste devant le bureau du directeur et dont la chambre fut bel et bien mise à sac. Le meneur de la joyeuse bande se nommait Luigi Musso.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’était il y a longtemps.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; Signé Pr Reimsparing&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/liondor.jpg&quot; alt=&quot;liondor.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;Lire&lt;/em&gt; Reims 58, &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/02/08/reims-1958-acte-i.html&quot; class=&quot;undefined&quot;&gt;acte I&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/02/23/reims-1958-acte-ii.html&quot; class=&quot;undefined&quot;&gt;acte II&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mike Hawthorn au GP du Maroc 1958&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;© Hector Cademartori (&lt;a href=&quot;http://authorsandartists.com/&quot;&gt;http://authorsandartists.com&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Peter Collins&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, photo DR&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Jean Behra&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, photo DR&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Grand hôtel du Lion d’Or&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Ed. Thuillier, Reims
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            <name>Mémoire des stands</name>
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        <title>Reims 1958, acte II</title>
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        <updated>2006-03-01T10:20:00+01:00</updated>
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        <summary>         Circuit de Reims. 6 juillet 1958. 15 heures 48.     Une célèbre et...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/195802.jpg&quot; alt=&quot;195802.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#663366&quot;&gt;&lt;strong&gt;Circuit de Reims. 6 juillet 1958. 15 heures 48.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une célèbre et sublime photo de Bernard Cahier a figé pour l’éternité la première ligne du GP de l’ACF.&lt;br /&gt; Au premier plan, consultant sa montre et certainement impatient d’en découdre, &lt;strong&gt;Mike Hawthorn&lt;/strong&gt;, qui a réalisé la pole sur sa Ferrari (raflant au passage 300 bouteilles de champagne). Rien d’étonnant. Il pilote, de son propre aveu, la meilleure voiture du plateau. Reims est par ailleurs un circuit qu’il aime et qui lui a déjà réussi. C’est là qu’au terme d’une lutte homérique, il a battu d’un souffle, en &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2005/11/21/grand-prix-de-l-acf-1953.html&quot; class=&quot;undefined&quot;&gt;1953&lt;/a&gt;, le grand Fangio, sans doute le seul pour lequel il éprouve un véritable respect. Et puis, quel plaisir, le soir, après quelques pintes, de tirer, au nez des dîneurs, les nappes des tables en terrasse des restaurants de la place d’Erlon. &lt;em&gt;So funny&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De l’autre côté de la piste, avec le troisième temps, se trouve la BRM du jovial et débonnaire &lt;strong&gt;Harry Schell&lt;/strong&gt;, l’«Américain de Paris », qui, lorsque ses fonctions de gérant du Bar de l’Action de l’avenue d’Iéna lui en laissent le temps, conduit, entre autres, des formules 1 et se rappelle parfois au bon souvenir de ses pairs. Lui aussi apprécie Reims, où il avait fait sensation, en 1956, en tenant tête, au volant de sa Vanwall, à l’escadrille des Lancia-Ferrari à réservoirs latéraux menée en rang serré par MM. Fangio, Collins, Castelloti, avant que ceux-ci ne finissent par écraser la course, remportée par Collins, ce qui avait fort réjoui le « Maestro ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au centre de la première ligne, la Ferrari de &lt;strong&gt;Luigi Musso&lt;/strong&gt;, les bras appuyés sur le saute-vent en une posture familière et qui, semble-t-il, coule vers Hawthorn un regard d’où n’est peut-être pas absente une petite pointe d’irritation. Musso aime Reims, lui aussi, puisqu’il y a gagné l’année précédente, sur un ancien châssis Lancia-Ferrari, mettant en échec à cette occasion ses coéquipiers Hawthorn et Collins, qui pourtant conduisaient la dernière née de Maranello, ainsi que toutes les Maserati, dont celle de Fangio lui-même.&lt;br /&gt; Mais la rumeur, confirmée plus tard par Gérard Crombac, veut que le bel italien ombrageux ait perdu au jeu des sommes importantes et que ses créanciers appartiennent malheureusement à une organisation mondiale fort connue, adepte de la manière forte en matière de recouvrement. Or, à Reims, les prix en espèces sont les plus élevés de la saison, et l’énorme somme allouée au vainqueur viendrait à point nommé. Cette année encore, Musso est au volant de la n° 2. Son monumental accident de Spa, trois semaines auparavant, est déjà oublié. D’ailleurs, s’il est sorti indemne de sa voiture détruite, du côté de Stavelot, c’est bien parce que la baraka, malgré tout, veille sur lui. Seul ce fichu blondinet, qu’il respecte, mais avec lequel il n’a guère d’atomes crochus, s’est montré plus rapide. Mais d’ici l’arrivée, la course sera longue…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/medium_acteii.jpg&quot; alt=&quot;medium_acteii.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; /&gt;Moins d’une demi-heure plus tard, elle est cependant terminée pour la Ferrari n° 2, qui gît, retournée, sur la gauche de la piste, juste à la sortie de la grande courbe après les tribunes. Car le fichu blondinet, en état de grâce ce jour-là, s’est irrésistiblement détaché pour aller cueillir son unique victoire de l’année, celle qui allait faire de lui un champion du monde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A l’issue du 9e passage, Musso, deuxième et lancé en une poursuite qu’il sait sans doute déjà vaine, s’est jeté dans la grande courbe ; un poil trop vite ? Ou peut-être a-t-il raté la bonne trajectoire, comme l’affirmeront certains ? Est-il victime d’une trace d’huile ? En tout cas, il commence à se battre avec sa voiture, qui lui échappe de l’arrière. L’affrontement se prolonge d’interminables secondes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A 250, peut-être plus, sur une route « large » de 9 mètres et en pneus étroits, il est impitoyable. Musso s’extrait pourtant de la courbe, mais complètement en travers, ainsi que le constate avec horreur Hawthorn, qui, à cet instant, jetait un œil dans son rétro pour vérifier son avance. A l’endroit même où le ruban de tarmac redevient droit pour pointer sur&amp;nbsp;la courbe « Annie Bousquet », à 600 mètres de là, il y a une légère ondulation. C’est foutu. La numéro 2 n’est plus qu’un missile incontrôlé, qui, sous les yeux effarés de… Louis Cornet, quitte la piste en tonneaux, fauchant sur plus de cent mètres les blés déjà murs.&lt;br /&gt; Lorsque la poussière retombe, rouge est l’épave dont les roues à rayons s’immobilisent lentement ; rouges sont les épis écrasés sur lesquels elle repose, rouges les éclats du saute vent – je les ai vus…et même touchés, plus tard, après la course. Musso décède à l’hôpital de la Maison-Blanche où il avait été transporté en hélicoptère. La grande courbe l’a délivré de ses démons, mais a privé l’Italie de son dernier champion, comme l’écrira &lt;em&gt;Paris-Match&lt;/em&gt; - le poids des mots, déjà ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Hawthorn et Collins apprendront à l’hôpital la mort de leur coéquipier et ils assisteront à l’évanouissement de leur directeur d’écurie Tavoni, que la nouvelle a achevé après sa nuit blanche des 12 heures. Le retour à l’hôtel sera morose puis quelqu’un observera que l’on ne peut rien y changer et que cela ne doit pas interdire de boire quelques verres. Ainsi en sera-t-il. Peut-être sentaient-ils eux aussi, les survivants, que le temps leur était compté.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#663366&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Signé Pr Reimsparing&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;em&gt;Lire&lt;/em&gt; Reims 58, &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/02/08/reims-1958-acte-i.html&quot; class=&quot;undefined&quot;&gt;acte I&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/02/26/reims-1958-epilogue.html&quot; class=&quot;undefined&quot;&gt;épilogue&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; Grand Prix de l'ACF . &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2005/07/01/circuit_de_reims-gueux_histoire.html&quot; class=&quot;undefined&quot;&gt;Circuit de Reims-Gueux&lt;/a&gt; . 6 juillet 1958&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Première ligne du GP de l'ACF 1958&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;© (merci) Bernard Cahier (&lt;a href=&quot;http://www.f1-photo.com/&quot;&gt;www.f1-photo.com&lt;/a&gt;)&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;em&gt;Ligne droite des tribunes, un demi-siècle plus tard&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;© MdS&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Reims 1958, acte I</title>
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        <updated>2006-02-27T10:35:00+01:00</updated>
        <published>2006-02-27T10:35:00+01:00</published>
        <summary>      Après avoir alternativement joué les&amp;nbsp;stars et les&amp;nbsp;modestes,...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/RSR.jpg&quot; alt=&quot;RSR.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Après avoir alternativement joué les&amp;nbsp;stars et les&amp;nbsp;modestes, le &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/01/21/miscellanees.html&quot; class=&quot;undefined&quot;&gt;Pr Reimsparing&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; a enfin consenti à ce que &lt;em&gt;MdS&lt;/em&gt; inaugure un espace à son nom.&lt;br /&gt; Au fil de sa plume&amp;nbsp;joliment mouchetée, nos lecteurs les plus tendres apprendront à connaître d’hommes couillus, d’autos pièges, de lieux impossibles bouffés par la rouille, hantés par sa silhouette. Il nous emmène vers l’un d’eux, à travers un triptyque qui s’installe sur notre site pour la semaine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; _________________________________________________________________________________&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#663366&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/medium_reimsaffiche.jpg&quot; alt=&quot;medium_reimsaffiche.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; /&gt;Circuit de Reims. 5 juillet 1958. 23 heures 59&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une minute avant le départ des 12 heures. Flanqué de l’auteur de ses jours, auquel un ami garagiste et obscur distributeur local des pneus Englebert a pu miraculeusement fournir deux laissez-passer, l’auteur de ces lignes n’en revient pas de se trouver A L’INTERIEUR de l’un des stands de ravitaillement qui s’égrènent sur la célèbre ligne droite, face aux tribunes. Immédiatement devant moi, dans la lumière crue coulant des grands projecteurs, la DB n° 22, légèrement en épi. De l’autre côté de la piste, impatient, comme prisonnier du cercle peint en blanc façon « Départ des 24 heures du Mans », le « p’tit » Louis Cornet, ainsi qu’on l’appelle affectueusement, s’apprête à bondir, avec son énergie coutumière, vers son modeste bolide.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Minuit&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le drapeau s’est abaissé, loin, très loin vers la droite, là où les Ferrari 250 GT n’attendaient que cela pour déchaîner le rugissement de leurs moteurs trois litres, avant de se ruer sous la structure cimentée du pneu Dunlop qui surplombe la piste et dont la cage vitrée accueille le gratin des photographes professionnels, puis de s’engouffrer dans la grande courbe à droite, celle que Stirling Moss négociait avec respect et en y investissant tout son talent car elle était, de son propre aveu, very demanding, une conviction que partageait pleinement Mike Hawthorn, son grand rival pour le titre de champion du monde, cette année-là.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le sprint de Louis Cornet, son installation au volant, la trajectoire arrondie propulsant la petite voiture bleue dans le furieux courant qui part à l’assaut de la nuit, tout cela s’est déroulé à la vitesse de l’éclair, à se demander si je n’ai pas rêvé !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;6 juillet 1958. 12 heures 15&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/medium_f58.jpg&quot; alt=&quot;medium_f58.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;La DB n° 22 trône devant le pavillon de chronométrage. Ses vaillants pilotes, Cornet et Bartholoni, ont en effet remporté la catégorie 751 à 1 000 cm3.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A ses côtés, rien que du beau monde : la Ferrari n° 64 de Gendebien - Frère, vainqueurs au général (bien qu’ayant terminé la course sans pare-brise !), la Lotus n° 36 d’Ireland – Lovely et la Porsche n° 32 de Storez – Von Frankenberg, respectivement lauréats des catégories 1001 à 1 300 cm3 et 1 301 cm3 à 2 litres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Louis Cornet peut être content. Après deux participations infructueuses aux 12 heures, en 1953 et 1956, déjà sur DB, voilà enfin qu’il fait gagner la marque de Champigny-sur-Marne. Mais c’est un vrai passionné. Il n’est pas du genre à rentrer chez lui parce qu’il a bien fait son boulot. Tout à l’heure, il ira voir les F1 dans la grande courbe, à laquelle il accèdera grâce à son statut de pilote. Il sait lui aussi, et pour cause, que c’est elle le vrai juge de paix et il se réjouit déjà du spectacle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pendant ce temps, mon père et moi sommes redevenus des spectateurs lambda. Pour les courses de ce dimanche après-midi, celle des F2 puis le GP de l’ACF, il nous faudra, avec nos amis arrivés le jour même, essayer de nous faufiler en bord de piste, lorsqu’une opportunité se présentera.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;15 heures 30&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/medium_behraporsche.jpg&quot; alt=&quot;medium_behraporsche.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;A l’issue de la course des F2, le moral est malgré tout au plus haut. Après l’abandon de la Cooper de Moss, son seul rival, Jean Behra, l’homme au casque à damiers, a mené à la victoire sa Porsche sport à conduite centrale, devant Peter Collins sur la Ferrari d’usine. Certes, le spider 1 500 cm3 aux roues carrossées, superbement conduit il est vrai, a sans doute profité, sur l’ultra rapide circuit de Reims, d’un aérodynamisme qui faisait cruellement défaut aux monoplaces de même cylindrée, la Ferrari s’étant trouvée, au surplus, handicapée par son poids.. Mais qu’importe. Je savoure le magnifique doublé de deux hommes que j’admire et qui, chacun à leur manière, incarnent pour moi LE pilote de course, cet extra-terrestre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;15 heures 40&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous sommes parvenus tant bien que mal jusqu’à la barrière qui interrompt sur une vingtaine de mètres l’enfilade des stands afin de ménager l’un des accès à la piste à partir du paddock, l’autre se situant plus bas, juste avant le pavillon de chronométrage.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les voitures passeront tout près, mais le champ de vision, limité par la profondeur des stands, est très étroit. Tant pis. Soudain, le feulement rageur de F1 en pleine accélération, réverbéré par les immenses tribunes, déchire nos tympans. Zut, déjà le départ ? Mais non, il n’y a que deux voitures, des Ferrari, qui, le temps de vérifier les numéros, ont déjà disparu. C’était Collins, suivi de Hawthorn. Qu’est-ce que cela signifie ? Hawthorn s’en expliquera dans ses mémoires. Inquiet des dépôts d’huile laissés par les concurrents des 12 heures puis par les F2, il avait obtenu de la direction de course l’autorisation de boucler un tour avant la mise en grille, sous la conduite de Collins, lequel devait lui signaler les endroits problématiques, repérés au volant de sa F2. Pour ce dernier, l’épisode ne sera pas sans conséquences.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; Signé Pr Reimsparing&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;Lire&lt;/em&gt; Reims 58, &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/02/23/reims-1958-acte-ii.html&quot; class=&quot;undefined&quot;&gt;acte II&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;12 heures de Reims. Coupe internationale de vitesse F2. &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2005/07/01/circuit_de_reims-gueux_histoire.html&quot; class=&quot;undefined&quot;&gt;Circuit de Reims-Gueux&lt;/a&gt; . 5 et 6 juillet 1958&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Pr Reimsparing dans Annie Bousquet&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (no photo please) © MdS&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Ferrari N° 64 de Gendebien et Frère&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © &lt;em&gt;L’Automobile&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;La Porsche de Jean Behra&lt;/strong&gt;,&lt;/em&gt; photo DR
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