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    <title>Last posts on écriture</title>
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        <author>
            <name>Serge Viau</name>
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        <title>31/5/98</title>
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        <published>2009-11-24T18:00:00+01:00</published>
        <summary>  ce n’est pas rien, le corps, c’est une chose qui, à sa manière, peut...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;ce n’est pas rien, le corps, c’est une chose qui, à sa manière, peut présenter un certain intérêt, je crois / mais d’abord, il est assez curieux de constater que tout le monde n’a pas un corps parfait : beaucoup de personnes, c’est une réalité avérée, ont tout simplement trop de corps / d’autres n’en ont pas assez, ce qui semble bien être mon cas / je pense pouvoir dire que je suis quelque chose comme un glouton maigre, une espèce d’ogre affamé &amp;amp; problématique / autrefois je rêvais d’avoir de l’argent pour pouvoir me faire refaire le squelette (c’est la base, la « structure »), je me rappelle avoir noté ça quelque part, un jour, quand j’étais plus jeune / avant, il y a très longtemps, je croyais que la seule ambition était d’être nu, ce devait être mon idée du paradis sur cette triste terre / la notion de squelette, infiniment plus pénétrante, ne m’est venue que beaucoup plus tard / le squelette, cette chose honteuse &amp;amp; terrible cachée au plein milieu de nous-mêmes, dans notre viande, très loin sous la peau, comme la mort qui se dissimule très loin derrière la rutilante nudité / la peau n’est qu’une étape d’un étonnant parcours, le squelette en est une autre / ces derniers temps, je me sens plutôt préoccupé par le fait de ne pas avoir le physique de l’emploi, il m’apparaît de plus en plus clair que, corporellement, je devrais être une sorte de monstre considérable, alors que la coquinerie burlesque de mes gênes m’a fait tout gringalet / je suppose que le monstre se trouve à l’intérieur, lui aussi, comme le squelette, voilà tout / qui est jamais content de son corps, comment peut-on jamais être satisfait d’une chose pareille ? / les hommes courts doivent bien finir par apprendre que les autres ont tendance à se méfier d’eux, comme on se méfie des femmes aux petits seins, qui sont toujours passablement agressives (quand c’est le corps qui parle) / au fil des ans, j’ai personnellement découvert que les gens qui ont les cheveux frisés sont beaucoup plus complexes que les gens qui ont les cheveux plats, &amp;amp; que les femmes qui ont de grands pieds sont généralement assez mauvaises au lit (mais comment est-il possible d’être mauvais au lit ? ! ?) / quel étrange univers / plus je vieillis &amp;amp; plus mes cheveux noircissent, je suis comme était mon pauvre père, né blondinet &amp;amp; mort noiraud / ma taille s’est encore affinée, ces deux ou trois derniers mois, mes fesses ont très légèrement descendu, ce qui devrait en principe être mon gros cul blanc de sale individu arrogant &amp;amp; futile persiste à se présenter sous la forme de deux petites brioches appétissantes, très « santé » &amp;amp; insolemment juvéniles / je mesure six pieds tout nu, mais il me manque environ un pouce &amp;amp; demie pour pouvoir me sentir tout à fait à l’aise à l’intérieur de ma structure, tout à fait à ma hauteur, je l’ai éprouvé encore récemment en chaussant des talons hauts / chose certaine, je peux dire de mon corps qu’il est extrêmement résistant, que j’ai le corps d’un résistant, je me suis acharné assez longuement &amp;amp; assez sauvagement sur lui pour le savoir aujourd’hui / la vie en moi a toujours lutté contre la vie, elle a toujours résisté de toutes ses forces à la vie, comme si j’avais toujours voulu que les choses se passent ailleurs &amp;amp; autrement, ou plutôt comme si j’avais forcé mon corps lui-même à le vouloir, je me demande bien pourquoi / peut-être ne faut-il pas trop nous identifier à nous-mêmes, peut-être nous faut-il pouvoir nous arracher plus ou moins volontairement à notre corps, qui ne peut évidemment pas être la grande idée à la recherche de laquelle toute notre existence nous condamne / peut-être, oui&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Serge Viau</name>
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        <title>3/6/98</title>
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        <updated>2009-11-23T18:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-23T18:00:00+01:00</published>
        <summary>  ce qui est merveilleux, dans la vie, c’est que c’est difficile  </summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;ce qui est merveilleux, dans la vie, c’est que c’est difficile&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>carl-evan</name>
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        <title>Dimanche 05 Avril</title>
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        <updated>2009-11-23T17:07:11+01:00</updated>
        <published>2009-11-23T17:07:11+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;                 Comme le fantôme du vent,&amp;nbsp;courant par les...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://voyagesimmobiles.hautetfort.com/media/02/02/663240487.png&quot; id=&quot;media-2116682&quot; alt=&quot;cote_second_1.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://voyagesimmobiles.hautetfort.com/media/02/01/1613252087.png&quot; id=&quot;media-2116684&quot; alt=&quot;cote_second_2.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: mceinline;&quot;&gt;Comme le fantôme du vent,&amp;nbsp;courant par les ruelles,&amp;nbsp;fait résonner la pierre &amp;nbsp;d'une plainte irréelle,&lt;br /&gt; je traine une ombre fatiguée,&amp;nbsp;pendue à mes basques, et qui parfois me précède,&amp;nbsp;tant la nuit est lasse.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>annula</name>
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        <title>La femme à la grille .</title>
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        <updated>2009-11-23T09:12:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-23T09:12:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;       Des pas dans la cour, un voisin part travailler . Aucun autre...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cheserasera.hautetfort.com/media/02/00/2104371442.JPG&quot; id=&quot;media-2117814&quot; alt=&quot;DSC01450.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des pas dans la cour, un voisin part travailler . Aucun autre bruit extérieur ; il est trop tôt pour percevoir la cacophonie des voitures dans la rue toute proche, et les oiseaux ont l'air de dormir encore . Les fenêtres sont fermées, il commence à faire frais le matin, on est en novembre . Le ronronnement du ventilateur de l'ordinateur accompagne le tap-tap léger des doigts sur le clavier, l'esprit et le corps s'éveillent doucement . Ecrire, écrire encore . Les idèes se bousculent : la tranche de jambon&amp;nbsp; ? autre titre possible, la Moderne ? Non pas aujourd'hui, l'humeur n'est pas à la légéreté . Ce sera pour une autre fois . Un commentaire lu sur la femme à sa fenêtre et les mots se bousculent . Répondre, répondre vraiment . Ne plus se cacher derrière des mots, lègers, pour oublier la médiocrité de certains moments de l'existence . Trouver une photo qui illustrera cette réponse, photo-symbole des pensées présentes . Très vite, comme à chaque fois, une image, parmi les centaines engrangées, s'impose . Alors les mots se bousculent . Point de poésie, ni de métaphores, oser la vérité .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dérrière elle,sur la photo,une douce nuit sévilllane, un jour d'octobre d'il y a peu de temps . Des amies toutes proches ; escapade féminine pour quelques jours, faites de rires de discussions sans fin sur les hommes, les enfants, sur nos vies, sur la vie, attablées aux terrasses de bodegas accueillantes . Huit jours de liberté emplies de beautés espagnoles et d'amitié francophones . Avant de retourner chacune dans nos&amp;nbsp; quotidiens, chacune avec son lot de joies et de peines .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quel symbole cette grille à laquelle elle s'accroche, la nuit dans son dos, la lumière devant elle . Barrière bien réelle&amp;nbsp; sur l'instant, barrière symbolique dans sa vie . Devant ses yeux la beauté d'un patio magnifique, meublé de vieux meubles cirés ,ordonnés avec goût, dans une profusion de plantes qu'une main attentive doit soigner avec amour, un intérieur où elle se verra bien vivre, mais ce n'est pas le sien .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis longtemps, aussi loin qu'elle se rappelle, elle a joué à &quot;Ma maison préférée&quot; : durant les si longs, (dans sa mesure du temps de l'enfance) trajets en voiture vers le lieu des vacances scolaires, pour s'occuper, assise près de la fenètre, à l'arrière de la voiture familiale, dans chaque village ou ville traversés, elle repérait La maison, celle où elle aimerait vivre, à ce moment-là, ou un jour, plus tard .&amp;nbsp; Ce jeu d'enfant lui est resté . Elle cherche encore la maison où elle vivrait enfin en paix . Elle l'avait trouvé, face à la mer, mais elle en a été chassée, petit à petit . Et un matin de juillet, elle en est partie, son enfant serré dans ses bras .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cet enfant, qui souriait même en dormant, qui souriait à chaque instant de sa vie, était grave ce jour-là, et depuis il a moins souri . Elle aussi . Elle avait découvert la cruauté dans son intimité, et même la haine . Elle a lutté, jour après jour, année aprè année, pour préserver un peu d'humanité, pour essayer de protéger l'essentiel à ses yeux, le bonheur d'une vie simple pour un enfant, entre ses parents . Elle a échoué, peu préparée à se battre contre la bétise et l'ignorance, l'égoïsme de certains êtres, qui ne pensaient qu'à préserver leurs coutumes et leurs croyances . On a essayé de la transformer, de la plier aux régles en vigueur, dans ce pays coincé entre orient et occident, que l'on dit byzantin . Elle a lutté jusqu'au bout de ses forces, mais ses forces étaient plus limitées qu'elle ne le croyait, et elle a du se résoudre à partir,&amp;nbsp; un matin de juillet .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les années ont passé . L'enfant a grandi, comme il a pu, amputé d'une moitié de lui, dans un pays qui n'était pas le sien, mais celui de sa mère . Aujourd'hui encore, il n'est pas guéri de ses blessures d'enfant, et il s'évade, dans des mondes virtuels, où c'est lui qui décide, où il maîtrise chaque action . Il rectifie et corrige selon sa volonté, un monde qu'il croit avoir créé, alors que ce n'est qu'un artifice de plus pour mieux le conditionner pour demain . Mais comment dire à un grand dadais de dix-huit ans, empétré dans sa grand carcasse d'adulte en devenir ,qu'il se fourvoie, et qu'il est grand temps de changer de chemin, parce que celui-ci se&amp;nbsp; rétrécit dèjà, mais qu'il n'est pas trop tard ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comment lui dire qu'il est encore temps de choisir sa vie, que demain sera ce qu'il en décidera, qu'il suffit que lui&amp;nbsp; décide, et qu'il ne faut surtout pas se laisser porter par les événements, ni laisser les autres décider à sa place, mais se battre chaque jour pour conquérir sa liberté d'homme juste ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les adolescents d'aujourd'hui sont au fait du monde qui les entoure . A leur âge, je révais, tout était possible, je voulais changer le monde ,et je croyais que c'était possible . Discussions sans fin, pétitions, manifestations et luttes enthousiastes pour un monde meilleur, où il n'y aurait plus de guerres, où jamais plus un enfant ne mourrait sous les décombres de sa maison détruite par les missiles de pays conquérants, avides de richesses pétrolières ou minières ;&amp;nbsp; dans un monde où chacun pourrait manger à sa faim, parce qu'enfin, on avait décidé de partager les ressources alimentaires et que l'adage : &quot; il faut que la moitié du monde crève de faim, pour que l'autre ait trop à manger &quot; soit oublié .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Que voient-ils aujourd'hui ?&amp;nbsp; Un monde qui n'a pas changé . Les rêves de leurs parents se sont écroulés, ils ont échoué, car le pouvoir de l'argent reste le plus fort . Leur aînés ont vieilli, et sont lassés de lutter . Oh, ils se bagarrent encore, bien sûr, mais ils n'y croient plus, vraiment, et ils ont honte du monde dont leurs enfants vont hériter . Les adolescents d'aujourd'hui sont surinformés, ils zappent comme on dit . Ils ont bien raison de zapper .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Que voient-ils donc ?&amp;nbsp; Un mur s'est écroulé, il y a&amp;nbsp; vingt ans, dont on a fêté la destruction avec des dominos,,symboles qui s'écroulaient sous la poussée du vent ... ; mais un autre mur se construit sous leurs yeux, plus sûrement que jamais, en&amp;nbsp; toute impunité, enfermant&amp;nbsp; dans la misère des enfants qui n'ont que des pierres pour manifester leur désespoir . Ils entendent parler d'une jeune africaine de treize ans violée par des miliciens drogués, ou ivres jusqu'aux yeux, mise dan un trou et lapidée jusu'à la mort ; ils voient le corps d'un ado brésilien de leur âge, qui a eu la malchance de naître dans une favela, criblé de balles par d'autres ados de son âge pour quelques grammes de drogue,dans les bras de sa mère en larmes, pauvre piéta qui sera oubliée très vite, par la jungle&amp;nbsp; des médias, seulement préoccupés par le sensationnel qui fera vendre encore et encore .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ils vivent dans un pays qui semble uniquement préoccupé par une main malencontreuse, alors qu'il faudrait lever le poing pour crier sa rage de savoir que des enfants vont bientôt ne manger que de la junk-food, ou qu'ils vont devoir quitter la maison de leur enfance parce que leurs parents n'ont plus de moyens financiers, chassés de leurs emplois au nom de la sacro-sainte rentabilité de nos économies dites libérales, libérales dans le sens&quot; libérons-nous des régles sur les marchés afin de faire encore plus de profits &quot; .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Que voient-ils sur leurs écrans ? Un monde dans lequel ils vivent,&amp;nbsp; mais dans lequel ils ne se reconnaissent pas&amp;nbsp; et dont ils ne veulent pas . Faire des études ? Quelles études ? Ah oui !!&amp;nbsp; Quatre vingt pour cent d'une classe d'âge doivent avoir le bac, et si possible faire des &quot;études&quot; à bac plus deux .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et pourquoi donc ? Aller d'emploi précaire en emploi précaire, au nom du fait qu'ils n'ont pas d'expérience ? Trimer pendant des années pour faire comme leurs parents, juste payer les factures et toujours plus d'impôts, dans un pays où les classes aisées méprisent les pauvres et les personnes agées, où seuls comptent les montres bling-bling et les signes apparents de richesse, dans un pays où bientôt on encouragera la délation, et où l'on espionne ceux qui essaient de se battre pour plus d'égalité et de justice ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La liste est longue, et ma colère est grande, enfermée, seule que je suis, comme tant de femmes trahies par des hommes peu respecteux et égoïstes, seule dans ma nuit, derrière cette grille symbolique, que je voudrais ouvrir, pour aller vers la lumière .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je voudrais prendre à deux mains ma grille à moi, faite de programmes scolaires imbéciles, loin des réalités des ados d'aujourd'hui, ces ados dont certains croient se révolter en insultant leurs professeurs, qui essaient juste de leur transmettre leurs savoirs, pour essayer de leur faire comprendre qu'il faut agir, travailler soi-même pour devenir des femmes et des hommes libres de leurs pensées, pour ne pas être asservis . Je voudrais pouvoir oublier les factures qui s'accumulent, les agios qui grossissent, chiffres alignés, symboles d'une société qui ne respecte que les comptes en banque confortables, irrespectueux des situations oh combien quotidiennes de ceux qui sont seuls, et qui n'ont rien, rien que leurs deux mains, et leur courage, parfois défaillant, pour assurer le quotidien de leurs enfants .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La femme à sa fenêtre va retourner dans son quotidien, privilégié dans le sens où elle a un emploi stable ; elle va retourner à ses copies, qui, une fois de plus vont la désespérer de tant de bétises lues, écrites par des ados qui n'ont pas choisi d'être là où ils sont, dans des classes surchargées, à ingurgiter des connaissances qui n'intéressent pas la plupart d'entre eux, empétrés qu'ils sont, avec leurs sacs à dos lourds dèjà des erreurs de leurs ainés, qui ont choisi pour eux le lieu où ils sont, dont ils ne veulent pas, mais dans lequel ils n'ont dèjà plus le choix, sinon de s'évader, par leurs fenêtres à eux, écrans vers un monde qu'ils croient meilleur,&amp;nbsp; mais qui malheureusement, mais ils ne le savent pas encore, sera pire encore .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La femme à sa fenêtre continue de rêver, mais elle sait que la grille ne s'ouvrira peut-être jamais . Mais elle veut y croire,&amp;nbsp; encore et encore, ne serait-ce que pour la lumière . Cette lumière, qu'elle voit parfois briller, dans les yeux de son enfant qui grandit, elle voudrait qu'elle irradie un jour, dans un monde meilleur, où la vie sera enfin respectée, en toute humanité .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nigritelle</name>
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        <title>Solitude.</title>
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        <updated>2009-11-22T11:34:32+01:00</updated>
        <published>2009-11-22T11:34:32+01:00</published>
        <summary> J'ai encore écrit le poème de Federico Garcia Lorca &quot;Solitude&quot; en onciale...</summary>
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          &lt;p&gt;J'ai encore écrit le poème de Federico Garcia Lorca &quot;Solitude&quot; en onciale fine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai joué avec l'encre et écrit le mot &quot;solitude&quot; à l'eau de javel. J'aime bien l'effet que cela donne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.mduvellier.com/media/00/00/570927440.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.mduvellier.com/media/00/00/1596885756.jpg&quot; alt=&quot;Solitude 03.jpg&quot; id=&quot;media-2115796&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2115796&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Serge Viau</name>
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        <title>8/1/99</title>
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        <updated>2009-11-21T18:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-21T18:00:00+01:00</published>
        <summary>  CESSER D’AIMER LE MANQUE : FIN DE L’IDÉALISME  </summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;CESSER D’AIMER LE MANQUE : FIN DE L’IDÉALISME&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Serge Viau</name>
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        <title>18/4/99</title>
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        <updated>2009-11-20T18:00:00+01:00</updated>
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        <summary>  j’ai constaté récemment que je présente tous les symptômes d’une personne...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;j’ai constaté récemment que je présente tous les symptômes d’une personne qui semble avoir une vie&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Madame de ...</name>
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        <title>Les esseulés</title>
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        <updated>2009-11-19T21:52:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-19T21:52:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;        Ma bonne amie,           On me rapporte que vous souffrez d’un...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/media/02/01/670737219.JPG&quot; id=&quot;media-2111790&quot; alt=&quot;celeb1.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2111790&quot; /&gt;Ma bonne amie,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;On me rapporte que vous souffrez d’un mauvais refroidissement qui vous tiendrait alitée depuis la semaine dernière. Vous savez la confiance que je porte en ces gens de la Faculté ; ces doctes personnes font parfois plus de mal que de bien et je veux croire que celles de votre entourage connaissent leur affaire mieux que ce Diafoirus de Molière. Quoiqu’il en soit, vous trouverez avec ce petit billet quelques douceurs qui ne vous guériront peut-être pas, mais qui n’aggraveront pas non plus votre santé, je m’y engage.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Pour vous distraire, laissez-moi vous conter une visite que je fis à de lointains cousins lors de mon exil en ma campagne bourguignonne. Ce ne fut pas une journée très gaie. Nous étions à la fin de l’été et le ciel était lourd et bas, annonçant un de ces orages secs comme on en voit souvent dans cette partie de notre beau pays. C’était un de ces jours où j’aimerais savoir peindre pour immortaliser la lumière si particulière dans laquelle baignait le paysage. Le gris des cieux vous éblouissait le regard tant il était éclatant et aussi loin que vous regardiez, vous aviez des silhouettes d’arbres, de vignes, de bosquets et de collines qui se détachaient si nettement à l’horizon qu’on les aurait cru découpées aux ciseaux. Il régnait une touffeur accablante qui me rendait insupportables tous ces jupons que la mode nous impose et dont je rêve de me débarrasser tant ils sont malcommodes pour la vie à la campagne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;A la demande de l’un de leurs enfants, je m’étais donc engagée à aller visiter Monsieur et Madame de la M*** qui possèdent un petit château non loin de mes terres. En arrivant là-bas, je fus frappée par la tristesse infinie qui se dégageait de l’endroit. Non que l’architecture de la maison fût austère. C’est au contraire une belle demeure typiquement bourguignonne&amp;nbsp;: un corps principal flanqué de deux tours, des toits de tuiles vernissées et cette pierre très légèrement rosée ainsi qu’il s’en trouve parfois dans cette partie sud de la Bourgogne comme une sorte d’avant-garde provençale. Une vigne vierge entremêlée de glycine habillait magnifiquement la façade, le perron s’ouvrait sur une allée de platanes fraîchement taillés et l’on devinait, dès l’abord, un jardin à la française dont les buis aux formes travaillées et les quatre carrés aux pelouses verdoyantes recevaient certainement tous les égards du jardinier. Un ravissement pour les yeux, en somme. Pourtant, de ce tableau si parfait, il ne ressortait que tristesse et accablement. Je ne savais plus en entrant dans la maison si l’oppression qui gagnait ma poitrine venait de la lourdeur du temps, de mon corset trop serré ou bien de l’atmosphère qui se dégageait de ce lieu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Cette étrange impression ne me quitta pas et s’accrut même pendant le moment où l’on me fit attendre dans un petit salon l'arrivée de Monsieur et Madame de la M***, retenus par leur vigneron. Une fois encore, ce décalage entre l’aspect chaleureux et accueillant de ce boudoir et ce que je percevais me frappa. Tout dans cette pièce invitait au délassement&amp;nbsp;: des bergères confortables, un épais tapis venu de la lointaine perse, des tentures superbes aux couleurs chatoyantes, quelques livres posés sur le marbre d’une commode et, de ci, de là, des figurines de porcelaine biscuit… Je n’osais cependant m’asseoir de crainte de déranger l’ordre si parfait de la pièce. Le regard vide et froid du portrait placé entre les deux fenêtres accentuait, si cela était encore possible, mon malaise.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Perdue dans la contemplation de cet ancêtre de mes hôtes, je ne les entendis pas entrer&amp;nbsp;; je sentis tout à coup que l’on m’observait et me retournais&amp;nbsp;: Monsieur et Madame de la M*** étaient là, sur le seuil de la pièce, me regardant avec une étrange lueur dans les yeux. Je m'avançais vers eux, un sourire accroché aux lèvres. Bien que nous soyons parents, il n'y eut point d'effusion ; mon cousin me baisa la main d'une façon polie mais machinale et son épouse me donna une accolade sans chaleur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Une fois que nous fûmes dans le salon, Madame de la M*** fit servir un vin doux et des biscuits. A voir la mine de mon cousin, je n'eus pas grand mal à comprendre qu'il aurait tout donné pour être ailleurs. Vous connaissez, ma chère, cette expression «&amp;nbsp;s'ennuyer à cent sous de l'heure&amp;nbsp;»… Eh bien, à ce compte là, Monsieur de la M*** a terminé l'après midi fort riche ! J'en ri aujourd'hui, mais sur l'instant, croyez bien que je n'étais pas à mon aise. Je suis tout de même très étonnée que cet homme, qui se pique d'avoir une éducation parfaite, qui ne cesse de rappeler à tout bout de champ toutes les charges et devoirs pesant sur celui qui naît dans notre petite société, qui n'a pas de mots assez durs pour condamner tel ou tel comportement, qu'un tel homme donc, se montre aussi peu soucieux du bien-être de ces hôtes. C'est là pourtant le point le plus saillant d'une bonne éducation. Manquez à votre devoir d'hospitalité et l'on aura tôt fait de vous juger. Il y a quelques paradoxes aussi à faillir sur ce point quand on s'attache autant aux apparences.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Contrastant avec l’attitude renfrognée de son époux, ma cousine me donnait avec une volubilité, qui ne cessait de m’étonner, des nouvelles des uns et des autres. Je mis ce relâchement soudain sur le compte du vin doux. En moins de temps qu’il ne me faut pour vous l’écrire, je fus informée de tout ce que je devais savoir sur ce qu’il s’était passé dans leur petite société villageoise. Elle me raconta comment le nouvel abbé sermonna si bien les brebis égarées un dimanche que, depuis, plus personne n’osait le recevoir à dîner de peur de se faire épingler en chair à la messe suivante. J’appris également qu’une parente commune avait donné un bal dont l’objet inavoué était de trouver un parti pour chacune de ses filles&amp;nbsp;; la tâche est grande, songez qu’elle en six. Ma cousine me décrivit ensuite avec force détails les travaux qu’ils avaient engagés dans la demeure de leur vigneron. Ah ça, mon amie, il faut rendre grâce à mes cousins d’avoir toujours eu à cœur de soigner leurs gens.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;En revanche, point de nouvelles de mes petits cousins, les enfants de Monsieur et Madame de la M***. Mon regard se porta un instant sur le médaillon que ma cousine avait à son cou et sur lequel une délicate miniature d’enfant était peinte. Elle le caressait sans cesse de la main tandis qu’elle parlait et lorsqu’elle vit que je l’avais remarqué, elle détourna rapidement ses yeux brusquement voilés de larmes&amp;nbsp;; mon cousin n’esquissa pas un geste de réconfort pour son épouse, il soupira. Je crus avoir rêvé cette émotion fugitive tant ma cousine reprit vite sa contenance et je ravalais la question qui me brûlait les lèvres, n'osant avouer que je venais de la part de leur fille. Je vous parais sans doute bien lâche, mais il y a des situations si terribles qu’il vaut mieux s’en tenir éloigné. Il y a toujours eu chez les M*** beaucoup plus d’affectation que d’affection.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Cette sorte de mal est hélas fort répandu dans nombre familles de cette société que l’on dit bonne. Bonne, mais en quoi l’est-elle, mon amie&amp;nbsp;? Pour les apparences, certainement&amp;nbsp;! Pour les sentiments, c’est une autre affaire. Combien de drames se sont joués sur un air de valse dans un cadre merveilleux&amp;nbsp;? Combien de fils ont quitté leur père sans un mot, pas même un adieu&amp;nbsp;? Combien de filles ont fait un mariage sans amour pour quitter une mère vide de tendresse&amp;nbsp;? Combien de caveaux sont pleins de parents morts seuls&amp;nbsp;? Ils sont nombreux ceux dont le souvenir n’est plus entretenu, car même cela est trop douloureux pour les vivants, les survivants. Voilà ce qui me vint à l'esprit en voyant les yeux humides de Madame de la M*** .&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Il m’apparut brusquement que mon malaise était là. Cette maison magnifique n’était plus qu’un tombeau vide, froid et sans âme. On continuait à y jouer la tragédie de la vie, éternel recommencement des mêmes scènes, jour après jour, mais il n’y avait plus de spectateurs. Les acteurs, tristes marionnettes, déambulaient machinalement dans un décor d'une beauté sans âge, se donnant la réplique dans l'indifférence l'un de l'autre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;On me raccompagna poliment sur le perron. En me retournant une dernière fois, je vis Monsieur de la M*** esquisser un geste de tendresse. Pour son chat...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Une bien triste journée, vous dis-je.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Votre FE.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #6b18e6;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;S.Sicart. Tous droits réservés, reproduction interdite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Serge Viau</name>
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        <title>14/5/99</title>
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        <updated>2009-11-19T18:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-19T18:00:00+01:00</published>
        <summary>  être vivant, je vais te dire ce que c’est, moi / être vivant, c’est bouffer...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;être vivant, je vais te dire ce que c’est, moi / être vivant, c’est bouffer des informations &amp;amp; chier des systèmes / le reste : pfft !&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tinou</name>
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        <title>409. Célestine Chardon, le retour</title>
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        <updated>2009-11-19T08:05:54+01:00</updated>
        <published>2009-11-19T08:05:54+01:00</published>
        <summary>    J'imagine déjà les réflexions de certains de mes lecteurs :         Quoi...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333399;&quot;&gt;J'imagine déjà les réflexions de certains de mes lecteurs :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333399;&quot;&gt;Quoi ? Célestine Chardon ? Encore ? ...Eh bien oui, lecteurs, Célestine Chardon est ressortie du placard où elle croupissait depuis trois ans déjà. L'histoire n'a pas changé, quelques passages seront sans doute revus et corrigés. Et cela permettra à ceux qui viennent ici depuis peu de découvrir cette longue nouvelle (ou ce court roman, à vous de choisir) que j'ai écrite en 2006.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://tinouaujourlejour.hautetfort.com/media/01/01/1301319339.jpg&quot; alt=&quot;celestinechardon.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2110279&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333399;&quot;&gt;L'histoire se déroule de nos jours dans la bonne ville de Tours et à Marrakech. J'ai commencé à écrire à un moment de profonde solitude et j'avoue que ça m'a tenue en haleine pendant quelques semaines. Et puis, c'est comme tout ce que j'entreprends, je me suis lassée. Aussi la fin de l'histoire est arrivée assez rapidement. J'avais besoin de stopper.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333399;&quot;&gt;Peut-être, en reprenant trois ans plus tard, vais-je modifier le cours des évènements ? On verra bien...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333399;&quot;&gt;Bonne lecture et laissez-moi vos impressions.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Serge Viau</name>
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        <title>10/6/99</title>
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        <updated>2009-11-18T18:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-18T18:00:00+01:00</published>
        <summary>  devant moi se trouve une photo qui a été prise il y a des années &amp;amp; que...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;devant moi se trouve une photo qui a été prise il y a des années &amp;amp; que j’ai mise là, hier ou avant-hier, je ne sais trop pourquoi / je vois la silhouette entièrement noire de ce qui semble être un homme assis sur un rocher entièrement noir, je vois l’immensité de l’eau &amp;amp; un soleil jaune, minuscule, à l’horizon, dans un ciel bariolé de couleurs en délire &amp;amp; de grands nuages brisés, une silhouette d’homme noir devant un soleil naufragé &amp;amp; qui jette de la beauté molle / je prends un crayon &amp;amp; un bout de papier &amp;amp; j’écris : « durant toutes ces années j’ai consommé bcoup d’aliments qui me permettaient de me nourrir de ma propre substance &amp;amp; à présent j’ai faim, je le sens, de nourritures étrangères, de nourritures terrestres » / je souris, &amp;amp; ce sourire est à la fois agacé &amp;amp;, je crois, un peu triste aussi&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Liam-Haouët</name>
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        </author>
        <title>La nuit (acte 3)</title>
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        <updated>2009-11-18T17:28:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-18T17:28:00+01:00</published>
        <summary>    «&amp;nbsp;Jamal m’a raconté tout un tas de choses là-dessus… alors tu...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://liam-haouet.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Jamal m’a raconté tout un tas de choses là-dessus… alors tu comprends…&amp;nbsp;» ajoute mon frère après un court silence, un peu honteux de m'avouer ses inquiétudes. Inquiétudes en outre légitimes si l‘on prend en compte son jeune âge et les circonstances de notre démarche.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;- «&amp;nbsp;Jamal parle beaucoup trop, si tu veux mon avis. Et de choses qui ne le regardent pas. Essaie de ne pas trop penser à ce qu’il a bien pu te dire, ses paroles&amp;nbsp;ne sont que sifflements&amp;nbsp;stériles ! » affirmé-je, inconsciemment irrité qu’il me ramène ainsi à mes propres interrogations, à ce manque de certitude sur notre avenir proche qui me parait tout aussi opaque et sombre que la nuit sans lune qui nous digère. Moi aussi, j’en ai entendu des histoires comme ça, et de la bouche de personnes bien p&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;lus fiables que ce Jamal. Des histoires d’hommes enfermés dans des bétaillères, entassés plusieurs jours durant et finalement retrouvés morts, étouffés d’avoir été trop nombreux. Des histoires de disparus en mer qui avaient sauté du bateau sans jamais avoir appris à nager, et que personne n’avait jamais plus revu. Pl&lt;/span&gt;us sordides et cruelles les unes que les autres, elles ont hanté mon sommeil ces dernières semaines, alors que je commençais à envisager l’éventualité d’un départ.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 200%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 200%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;- «&amp;nbsp;T’as entendu&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» chuchote brusquement mon frère, me retenant ferment par le bras, visage tendu vers l’avant, scrutant l’obscurité de ses yeux plissés, de son oreille tendue. Je m’arrête immédiatement, comme une gazelle qui dans la nuit entend le feulement sourd d’un fauve approchant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Effectivement, après un court instant, je perçois à mon tour ces murmures qui nous parviennent, étouffés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Sophie</name>
            <uri>http://chez-sophie.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Ecrire à la hache</title>
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        <updated>2009-11-18T12:07:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-18T12:07:00+01:00</published>
        <summary>     Un souvenir de grâce, précieux petit morceau de durée et de conscience,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://chez-sophie.hautetfort.com/">
          &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://chez-sophie.hautetfort.com/media/02/02/1819278385.jpg&quot; id=&quot;media-2108589&quot; alt=&quot;haches.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2108589&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Un souvenir de grâce, précieux petit morceau de durée et de conscience, s'écrit non pour le conserver, l'esprit étant cathédrale de mémoire qui n'oublie qu'à grand peine, non pour l'épingler comme papillon de collection d'un maigre trait descriptif. On l'écrit pour en sucer plus lentement la moelle, le jouer sur une scène moquettée de mots d'émoi, le repeindre de frais en crayons suaves, ou le poser sur une page souple comme tapis volant pour y balader un peu l'esprit des autres...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Mon fils a trois ans, cet âge de petit pain chaud où l'enfant absorbe jusqu'aux os l'amour qu'on lui tend d'un cœur ravi. Je l'emmène se promener, comme chaque jour, en lui fredonnant un lai de mille ans, au flanc bienveillant de la montagne qui abrite le petit chalet de bois verni, bravement planté à 1700 mètres d'altitude, où je vis avec son père, nos trente ans et nos trente chiens de traîneaux. L'automne respire tranquillement en sa fin toute proche. Une source translucide et glacée jaillit en vocalises de cristal de la prairie où nous nous arrêtons. La jeune chienne samoyède, blanche et douce comme le parfum de laine de sa fourrure, danse et jappe de gaieté. Autour de nous, se déploient la vastitude de la vallée, la netteté des crêtes, la rousseur tendre de la forêt de mélèzes, la fraîcheur des jours annonciateurs de neige. Mon enfant contemple gravement cette splendeur qui touche jusqu'aux larmes du ventre et nous embrasse tous deux. Dans ses petites mains écartées en étoiles et serrées l'une contre l'autre, repose une dernière orchidée sauvage oubliée par le froid. Sa joue de pastel, ronde, parfaite, se découpe sur le paysage, une mèche fine s'arrondit vers ses yeux, se prolongeant dans l'arc précis de ses cils, en harmonie plus profonde encore que la beauté des sommets. Je suis alors saisie d'une joie si dense qu'elle s'enroule aussitôt en manteau d'éternel. Tous les instants ultérieurs de ma vie, je l'apprends là par évidence, ne l'égaleront jamais.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;La phrase la plus tendre doit s'écrire à la hache&lt;/i&gt; », pose Christian Bobin, le sorcier des mots, dans son &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Gallimard&quot; href=&quot;http://www.gallimard.fr/catalog/entretiens/01067161.HTM&quot;&gt;dernier opus&lt;/a&gt;. Or donc je m'y essaie, sans trop savoir ce qu'il en coûte, sans trop juger ce qu'il en goutte, creusant, pour ciseler le souvenir, dans la chair de cette joie dont la force même fut pour moi douleur. Je m'y essaie un peu,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;avec la sotte prétention peut-être qu'elle en est digne un brin,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;pour l'entourer d'un écrin de plume que je suspends à ce léger fil, sur lequel d'autres yeux aimablement se posent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Yeux qui regardent aussi, à l'aventure ou à l'habitude, leurs propres mains palpiter pour écrire; des notes, des idées, des vers, des histoires, des réflexions, des cris, des colères, des tendresses ; une fois, quelquefois, souvent, tous les jours ou toutes les nuits. Etres finis, nous traçons des lettres et des mots en nombres finis, mais c'est une diversité infinie qu'à nous tous, les vivants et les morts, nous enfantons. Nous écrivons ce qui est échu, en nous ou autour de nous, mais assurément aussi ce qui ne sera jamais : nous écrivons les souvenirs d'esprits qui n'existent qu'en l'abri du nôtre. Nous sommes des récits de peau qui inventons des récits de possible.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;On écrit pour soi, seul à jamais dans le fond de son être, des choses adonnées aux tiroirs, que liront seulement, peut-être, un fils, petit-fils ou collatéral, un soir prochain où nous ne serons même plus des ombres, un matin lointain où nous ne serons même plus des noms; il s'en émouvra ou s'en moquera, selon la sensibilité, la curiosité, la cruauté du temps.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;On écrit pour les autres, en imaginant un collier de visages travaillés par nos mots, des choses espérées laisser quelque trace, que liront peut-être d'inconnus amis tentés d'écouter notre voix d'encre leur parler un peu, d'un chuchotement de page qui se tourne, des heurs, malheurs et énigmes de notre humanité commune, de l'opacité et de l'étendue des choses.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;J'écris pour moi, pour vous. J'écris parce que juchés sur l'épaisseur de nos mots, ces petits paquets troublants poursuivis, retenus, meulés, ajustés jusqu'à la vérité, on est un peu plus grand que soi. J'écris pour la solitude et le partage, la nostalgie et l'empathie, pour mieux jouir de l'image du monde, le voiler et le dévoiler. J'écris par fidélité à ce qui demande à sortir du silence.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Mais j'écris aussi pour ce qui ne pourra jamais l'être; on ne peut presque jamais écrire les choses indicibles; de ces choses où le tremblement de larmes d'enfant brûle à l'acide un cœur de mère.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Alors j'écris pour ne pas les geindre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>deathpoe</name>
            <uri>http://deathpoe.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Prévision</title>
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        <updated>2009-11-18T11:22:06+01:00</updated>
        <published>2009-11-18T11:22:06+01:00</published>
        <summary> Enfants du plasmaEt la descendance des pavésRuez-vous sur les soldesLa...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          &lt;em&gt;Enfants du plasmaEt la descendance des pavésRuez-vous sur les soldesLa retraite post-mortem.&lt;/Em&gt;&lt;em&gt;Le mur de BerlinA été notre dernière chance.&lt;/em&gt;
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        <author>
            <name>Neothene</name>
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        </author>
        <title>Words</title>
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        <updated>2009-11-17T23:31:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-17T23:31:00+01:00</published>
        <summary> A mesure que s'éloigne le chaos et les heures immatures, et qu'une paix...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://quunquel.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;A mesure que s'éloigne le chaos et les heures immatures, et qu'une paix toute nouvelle s'instaure en toi, apprends peu à peu à aimer surprenant et nouveau, le silence. Plein de promesse, il n'aura bientôt plus court (comme le point qu'on pose avant la nouvelle phrase). Un verbe libre et dépouillé te traversera; une écriture sûre d'elle et sans ombre te viendra. C'est tout ce que je te souhaite...&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Serge Viau</name>
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        <title>20/6/99</title>
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        <updated>2009-11-17T18:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-17T18:00:00+01:00</published>
        <summary>  je pense bien que ça pourrait se résumer à peu près comme ceci : les gens,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://sergeviauletribunaldesjours.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;je pense bien que ça pourrait se résumer à peu près comme ceci : les gens, tous les gens, tout le monde au monde, tout le temps, ce sont tous des cadeaux empoisonnés&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>Emeline</name>
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        <title>Pensata del giorno</title>
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        <updated>2009-11-16T19:32:52+01:00</updated>
        <published>2009-11-16T19:32:52+01:00</published>
        <summary> Cette phrase, comme une ritournelle :   &quot;La littérature me paraissait le...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dolcevitaparis.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Cette phrase, comme une ritournelle :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&quot;La littérature me paraissait le dernier refuge au monde de tous ceux qui ne savent pas où se fourrer&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Romain Gary.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Avouez, c'est encourageant... !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://p1.pikeo.com/images/server32/thumb/OAL4WMPK45O4L2SZ7NKPZJ5RGV17QDN9/500x400.jpg?seed=0&quot; alt=&quot;500x400.jpg?seed=0&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Ci vediamo !&lt;/p&gt;
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        <entry>
        <author>
            <name>Serge Viau</name>
            <uri>http://sergeviauletribunaldesjours.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>7/7/99</title>
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        <id>tag:sergeviauletribunaldesjours.hautetfort.com,2009-11-16:2466721</id>
        <updated>2009-11-16T18:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-16T18:00:00+01:00</published>
        <summary>  je suis l’homme de l’idéal sans idéal     je suis cette conscience inutile...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://sergeviauletribunaldesjours.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;je suis l’homme de l’idéal sans idéal&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;je suis cette conscience inutile&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;je suis cet homme libre de mourir&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;je suis cette souffrance&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;je suis cet orphelin qui pleure&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;je suis l’absence de Dieu&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>rony</name>
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        </author>
        <title>Média... tics...</title>
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        <id>tag:l-electronlibre.hautetfort.com,2009-11-16:2470207</id>
        <updated>2009-11-16T13:24:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-16T13:24:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;        Après avoir abandonné petit à petit la télévision, tellement...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://l-electronlibre.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://actualitesdelelectronlibre.hautetfort.com/&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://l-electronlibre.hautetfort.com/media/01/01/832375351.jpg&quot; alt=&quot;journzux2.jpg&quot; id=&quot;media-2104694&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2104694&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Après avoir abandonné petit à petit la télévision, tellement il faut subir le formatage du à la contrainte de l'audience (nous dit-on), mais aussi à l'idéologie du lavage de cerveau pour y faire de la place à la &amp;nbsp;pub qui empoisonne la vie, mais aussi aux imbuvables débats, qu'ils soient menés par un Yves Calvi (&lt;i&gt;Monsieur &quot;Pardonnez-moi&amp;nbsp;!&quot;&lt;/i&gt;) &amp;nbsp;à la fois condescendant, &amp;nbsp;lèche botte et dont le &amp;nbsp;carnet d'adresses semble fort peu fourni en «&amp;nbsp;invités&amp;nbsp;» et autres types de personnages à lui si précieux qu'il les reçoit en boucle, eux &amp;nbsp;qui savent ( &lt;i&gt;et eux seuls, ils le montrent avec tellement de suffisance et d'ironie&lt;/i&gt;) et n'ouvrent aucune porte à l'expression du fruit de la réflexion des autres, c'est-à-dire nous, par exemple, ou qu'ils soient menés aussi par une Arlette Chabot cire pompe pour les uns et agressive et coupe parole pour les autres, ou par un F.O.G imbu de lui-même, un Guillaume Durand avec ses «&amp;nbsp;euh...&amp;nbsp;» et qui donne dans le people, ou encore par un Nicolas Demorand suffisant, d'apparence agressive,&amp;nbsp; pour faire mode mais qui ne relève en rien la qualité des «&amp;nbsp;débats&amp;nbsp;» qui, d'ailleurs, autour de ses micros, deviennent inexistants au pire ou ennuyeux au mieux, j'ai fui aussi les stations de radio, y compris France Inter, dont le nouveau «&amp;nbsp;directeur&amp;nbsp;» me &amp;nbsp;révulse totalement, du matin, à l'heure où officie justement le même Demorand, à la nuit où, quelques émissions nocturnes m'intéressent quand je ne dors pas, et je les fuis pour sensiblement les mêmes raisons que la télévision et à cause des mêmes ou de fort ressemblants collègues, ainsi, désormais, je me cantonne à écouter, aux aurores, une radio locale pour les nouvelles et la météorologie du coin, à quoi s'ajoutent quelques émissions télévisées, telle que, parfois, «&amp;nbsp;la Grande Librairie&amp;nbsp;», pour le reste, je me contente de «&amp;nbsp;lire&amp;nbsp;» certaine presse sur Internet, en essayant de panacher les «&amp;nbsp;lignes éditoriales&amp;nbsp;» diverses pour me faire une idée générale, à chacun de se faire la sienne, justement, et d'agir ou de vivre en conséquence...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;P.S : Suite au pari (stupide) de m'exprimer en une seule phrase ... la forme peut paraître &quot;bizarre&quot;, je l'avoue !&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Serge Viau</name>
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        <title>12/8/99</title>
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        <updated>2009-11-15T18:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-15T18:00:00+01:00</published>
        <summary>  j’étais assis dans un escalier, j’étais en train de manger une pointe de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;j’étais assis dans un escalier, j’étais en train de manger une pointe de pizza &amp;amp; je regardais deux Huns imberbes couverts de chaînes, un tondu &amp;amp; un teindu rouge, deux petits clichés ambulants, des gars de la banlieue ou de Québec, je suppose, récemment arrivés en ville, je me foutais bien de l’air qu’ils avaient, aujourd’hui tout le monde s’en fout, on n’est plus en 1940, tabarnak, ils pouvaient se mettre des tutus ou à poil &amp;amp; se rouler dans le vomi &amp;amp; les Corn Flakes si ça les amusait, mais ils étaient turbulents, disons, oh, pour rien, juste à cause des hormones en folie qui leur giguaient dans la carcasse, ils avaient les glandes à vif, ils en étaient tout éberlués, les pauvres chéris, c’est tout, je me suis contenté de détourner la tête en faisant celui qui sait &amp;amp; j’ai pensé : « bah, ils vont vieillir », oui, la voilà, la suprême malédiction, la suprême bénédiction, ils vont vieillir, comme tout le monde, c’est aussi simple que ça&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ed</name>
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        <title>NOTE MANUSCRITE</title>
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        <updated>2009-11-15T16:51:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-15T16:51:00+01:00</published>
        <summary>                </summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://whatamistilldoinghere.hautetfort.com/media/00/02/450205015.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://whatamistilldoinghere.hautetfort.com/media/01/00/450205015.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://whatamistilldoinghere.hautetfort.com/media/01/00/1096073473.jpg&quot; alt=&quot;manuscript copie.jpg&quot; id=&quot;media-2102929&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2102929&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://whatamistilldoinghere.hautetfort.com/media/02/02/450205015.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>khan</name>
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        <title>Over</title>
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        <updated>2009-11-15T10:40:05+01:00</updated>
        <published>2009-11-15T10:40:05+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;       &amp;nbsp;    A tous mes amis et ceux que je visite et lis, qu’ils...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://tnkhanouff.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://tnkhanouff.hautetfort.com/images/overblog.jpg&quot; id=&quot;media-2102289&quot; alt=&quot;overblog.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;A tous mes amis et ceux que je visite et lis, qu’ils ne s’étonnent pas de constater mon passage sans laisser de traces, de commentaires&amp;nbsp;dans leur blogs hébergés par «&amp;nbsp;over-blog&amp;nbsp;»: c’est que depuis un certain temps je n’y arrive plus. Je n‘ai pas essayé de comprendre faute de temps mais cela ne m’empêche pas de m’excuser auprès de vous tous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Serge Viau</name>
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        </author>
        <title>27/8/99</title>
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        <updated>2009-11-14T18:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-14T18:00:00+01:00</published>
        <summary>  sur ces chemins-là je ne croise plus maintenant que des débris d’amis  </summary>
        <content type="html" xml:base="http://sergeviauletribunaldesjours.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;b&gt;sur ces chemins-là je ne croise plus maintenant que des débris d’amis&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ariaga</name>
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        </author>
        <title>Le rire est le propre de l'Homme</title>
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        <updated>2009-11-14T17:09:19+01:00</updated>
        <published>2009-11-14T17:09:19+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;       Le philosophe  Henri Bergson  écrit dans   Le rire, essai sur...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://ariaga.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ariaga.hautetfort.com/media/02/02/1894329458.JPG&quot; id=&quot;media-2100971&quot; alt=&quot;PB090584.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le philosophe &lt;b&gt;Henri Bergson&lt;/b&gt; écrit dans &lt;b&gt;&lt;i&gt;Le rire, essai sur la signification du comique&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; : &quot; Il n'y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain. Un paysage pourra être beau, gracieux,sublime, insignifiant ou laid ; il ne sera jamais risible. On rira d'un animal, mais parce qu'on aura surpris chez lui une attitude d'homme ou une expression humaine. On rira d'un chapeau ; mais ce qu'on raille alors, ce n'est pas le morceau de feutre ou de paille, c'est la forme que les hommes lui ont donnée, c'est le caprice humain dont il a pris le moule.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le rire n'a pas toujours été bien vu dans la Société. Au Moyen Âge, par exemple, il était facilement considéré comme une manifestation diabolique associée au ricanement du diable quand il venait s'emparer d'une âme. Heureusement &lt;b&gt;Rabelais&lt;/b&gt; est venu et a proposé , déjà, le rire comme thérapeutique en disant que rien ne pouvait faire plus de bien que de rire en se tapant sur une panse bien remplie. Sur un plan plus spirituel &lt;b&gt;Saint François d'Assise&lt;/b&gt; disait : &quot;Un saint triste est un triste saint&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je me rends compte que je n'ai pas assez ri ces derniers temps et que j'ai eu tort. Comme le pensait &lt;b&gt;Norman Cousin&lt;/b&gt; qui se soigna efficacement d'une grave maladie par le rire, ce dernier génère autant d'émotion et d'énergie que les cris et les pleurs. C'est une défense contre les contraintes et les tabous de la société, une libération et aussi un bienfait car faire rire est un acte de bienfaisance en particulier quand, évitant ainsi toute ironie et méchanceté , on fait rire de soi même. J'ai particulièrement ressenti ce rire charitable dont j'ai profité récemment en lisant le livre de&amp;nbsp; &lt;b&gt;Danae&lt;/b&gt;, dont je vous reparlerai : &lt;a href=&quot;http://danae.unblog.fr/2009/01/03/mon-tour-dasie-seule-du-pied-de-leverest-au-mont-aso/&quot;&gt;Mon tour d'Asie&lt;/a&gt;. A la lecture de situations particulièrement loufoques, parfois embarrassantes pour la narratrice, j'ai entendu un grand rire résonner dans ma maison silencieuse. C'était le mien et je vous assure que j'ai pensé avec &lt;b&gt;Chamfort&lt;/b&gt; : &quot; La plus perdue de toutes les journées est celle où on a pas ri.&quot; J'étais encore loin du &quot;rire des sages&quot;, pour celui là je devrai demander conseil à &lt;a href=&quot;http://lungtazen.wordpress.com/&quot;&gt;&lt;b&gt;Lung Ta Zen&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, mais&amp;nbsp; j'avais fait un grand pas sur le chemin. Je vais apprendre à rire de ma tristesse car elle n'atteint pas l'être véritable qui ne peut être que joie d'avoir le privilège d'exister.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 60px;&quot;&gt;Ariaga&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Elisabeth LEROY</name>
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        </author>
        <title>ERRANCE</title>
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        <id>tag:depoesiesenpoesies.hautetfort.com,2009-11-14:848323</id>
        <updated>2009-11-14T17:03:24+01:00</updated>
        <published>2009-11-14T17:03:24+01:00</published>
        <summary>  Un jour son amour s'est perdu     Au fond d'une voie sans issue     Elle...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://depoesiesenpoesies.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003333;&quot;&gt;Un jour son amour s'est perdu&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003333;&quot;&gt;Au fond d'une voie sans issue&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003333;&quot;&gt;Elle voit le temps qui passe&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003333;&quot;&gt;Elle se sent de plus en plus lasse&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003333;&quot;&gt;Qui viendra la consoler ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003333;&quot;&gt;Qui viendra la réconforter&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003333;&quot;&gt;Des brûlures de l'absence ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003333;&quot;&gt;Il lui reste le désir de vengeance&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003333;&quot;&gt;Toute une vie de pleurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003333;&quot;&gt;Peut-elle encore croire au bonheur ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003333;&quot;&gt;Elle voudrait croire à la chance&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003333;&quot;&gt;Mais elle va d'errance en errance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003333;&quot;&gt;(31/08/06)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>carl-evan</name>
            <uri>http://voyagesimmobiles.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Samedi 1er Août</title>
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        <updated>2009-11-14T14:55:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-14T14:55:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;               Ma pensée est la boucle d'un amour...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://voyagesimmobiles.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; alt=&quot;IMG_6937_texte.jpg&quot; id=&quot;media-2101213&quot; src=&quot;http://voyagesimmobiles.hautetfort.com/media/01/00/1209846075.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-family: mceinline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Ma pensée est la boucle d'un amour centrifuge,&amp;nbsp;vertige nourri de désirs avides,&amp;nbsp;immenses, impossibles à fuir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>TGL</name>
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        </author>
        <title>Mise en garde</title>
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        <updated>2009-11-14T12:29:57+01:00</updated>
        <published>2009-11-14T12:29:57+01:00</published>
        <summary> Un homme  amoureux  ne peut  écrire  dignement.  Je suis amoureux.  Encore...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://sorrycharles.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Un homme&lt;br /&gt; amoureux&lt;br /&gt; ne peut&lt;br /&gt; écrire&lt;br /&gt; dignement.&lt;br /&gt; Je suis amoureux.&lt;br /&gt; Encore un peu.&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>deathpoe</name>
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        <title>De pacotille</title>
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        <updated>2009-11-14T05:28:01+01:00</updated>
        <published>2009-11-14T05:28:01+01:00</published>
        <summary>  Trio de lampadaires sur le parkingsBus vides d’enfants morts-nés. </summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          &lt;em&gt; Trio de lampadaires sur le parkingsBus vides d’enfants morts-nés.&lt;/em&gt;
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        <author>
            <name>Solko</name>
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        <title>Le piéton du pont du Change</title>
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        <updated>2009-11-13T13:22:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-13T13:22:00+01:00</published>
        <summary>    Roland Tixier sera au café associatif  Les Xanthines , vendredi 13...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://solko.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Cambria','serif'; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;Roland Tixier sera au café associatif &lt;i&gt;Les Xanthines&lt;/i&gt;, vendredi 13 novembre à 18 heures, pour lire des extraits de son dernier recueil&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;, Simples choses&lt;/i&gt;, un ensemble de 180 haïkus urbains paru aux éditions &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Le Pont du Change&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Cambria','serif'; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Les Xanthines, café associatif du commerce équitable&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Cambria','serif'; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;33 rue de Condé, 69002 Lyon - métro Perrache ou Ampère.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Cambria','serif'; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;i&gt;Entrée gratuite sur consommation équitable.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;C’est un sacré pari que de créer une maison d’édition&amp;nbsp;: aujourd’hui comme hier et peut-être davantage aujourd’hui qu’hier. Nous saluons ici la naissance des éditions &lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Le Pont du Change&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, clin d’œil au vieux pont de Saône à Lyon qui relia, des siècles durant, la loge du Change à l’église Saint-Nizier.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Jean-Jacques Nuel, dont il a déjà été question &lt;a href=&quot;http://solko.hautetfort.com/archive/2009/07/22/cafe-corneille.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;, est l’auteur de ce pari&amp;nbsp;: et comme il ne fait pas les choses à moitié, il a choisi pour ouvrir son catalogue de publier un recueil de poèmes, &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Simples Choses&lt;/i&gt; de Roland Tixier.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Roland Tixier est né à Lyon en 1946. Fidèle piéton des rues de Villeurbanne et de Vaulx-en-Velin, il est aussi l’animateur d’ateliers de création poétique en milieu scolaire. Durant seize années, il a été lui-même éditeur à l’enseigne du Pré de l’Age.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://solko.hautetfort.com/media/01/02/1843173179.jpg&quot; alt=&quot;1357066296.jpg&quot; name=&quot;media-1971604&quot; id=&quot;media-1971604&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Comme son titre le suggère, &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Simples Choses&lt;/i&gt; se propose de saisir l’immédiateté humble et nue de l’environnement premier du poète. Il s’agit d’une suite de 180 haïkus urbains, forme qui se propose d’exprimer à la fois le caractère éphémère et sensuel, mais aussi sans cesse reconduit et sans fin ressenti de la réalité quotidiennement perçue. Nicole Vidal-Chich, dans la postface du recueil, évoque avec délicatesse cet art de la «&amp;nbsp;suspension&amp;nbsp;», qui se défie également des jeux de mots et de sonorités, pour au final en maîtriser au plus juste (au plus serré) l’énonciation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Les haïkus de Roland Tixier sont faits pour être dits. Et j’ai envie de rajouter qu’en leur grand dépouillement, ils sont faits pour être marchés&amp;nbsp;: car les paysages urbains qu’ils évoquent dans une alternance de mètres impairs (5/7) et pairs (6), comme les saisons, sont ciselés sur le mode du retour, espacés, sans ponctuation. Il faut donc se laisser marcher par cette musique très spéciale qui nous transporte de la rue &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Verlaine&lt;/i&gt; plusieurs fois citée (Verlaine, un tel poète des villes&amp;nbsp;!) en bars à rapido, quais de métro, caisses de Monoprix.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Trois exemples qu'on se permettra ici de citer :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;croisé rue Verlaine&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;des visages confiants&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;d’autres sans abri&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;gardé de ce jour&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;le regard éclair&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;d’une pie sur le trottoir&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;Monoprix samedi soir&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;elle crie à son enfant&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;«&amp;nbsp;viens là je vais te tuer&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: right; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Simples Choses&lt;/i&gt; Roland Tixier,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lepontduchange.hautetfort.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Éditions Le Pont du Change&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: right; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;13 € - ISBN&amp;nbsp;: 978-2-9534259-0-1&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nigritelle</name>
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        <title>Encres.</title>
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        <updated>2009-11-13T10:39:14+01:00</updated>
        <published>2009-11-13T10:39:14+01:00</published>
        <summary> Deux nouvelles calligraphie d'après un texte de Federico Garcia Lorca....</summary>
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          &lt;p&gt;Deux nouvelles calligraphie d'après un texte de Federico Garcia Lorca.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.mduvellier.com/media/02/02/2053836945.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.mduvellier.com/media/02/02/636410268.jpg&quot; alt=&quot;Solitude 01.jpg&quot; id=&quot;media-2098732&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2098732&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.mduvellier.com/media/00/00/477530480.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.mduvellier.com/media/00/00/1649320780.jpg&quot; alt=&quot;Solitude 02.jpg&quot; id=&quot;media-2098733&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2098733&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.mduvellier.com/media/01/01/2053836945.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Liam-Haouët</name>
            <uri>http://liam-haouet.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>La nuit (acte 2)</title>
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        <updated>2009-11-12T17:00:52+01:00</updated>
        <published>2009-11-12T17:00:52+01:00</published>
        <summary>  Le type en question, je l’ai rencontré une semaine plus tôt. Il était pour...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%; font-family: Arial;&quot;&gt;Le type en question, je l’ai rencontré une semaine plus tôt. Il était pour le moins peu avenant, et je doute qu’en des circonstances plus clémentes je me serais jamais adressé à une telle personne. Aurélio, - c’est du moins ainsi qu’il se faisait appeler - était grand, sec et noueux comme un vieil olivier, et son visage semblait nativement grimaçant&amp;nbsp;: ses lèvres au repos retombaient aux extrémités comme si ses joues avaient perdu toute élasticité et l’intersection entre nez et sourcils était chez lui ridée sans effort, tel le museau renfrogné d’un bulldog apathique. Ses yeux, quant à eux, étaient injectés de cannabis et incroyablement absents, comme s’il cherchait obstinément à rattraper un souvenir qui toujours échappait à son emprise. J’aurais pu passer outre cette apparence malplaisante, s’il n’y avait eu sur ce masque une large balafre qui coulait, irrégulière, de la tempe au menton, frôlant l’œil. L’épaisseur du trait blanchâtre laissait imaginer le peu de soin qui avait été apporté à sa cicatrisation - et les souffrances induites par ce manque d’attention.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%; font-family: Arial;&quot;&gt;J’étais terrifié.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%; font-family: Arial;&quot;&gt;Heureusement, l’échange avait été bref. Quelques mots troqués au coin d’une rue sans macadam qui, impassible dans sa nudité, était à l’abri des indiscrets.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%; font-family: Arial;&quot;&gt;- «&amp;nbsp;Combien&amp;nbsp;? » avait-il lancé en guise d’introduction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%; font-family: Arial;&quot;&gt;- «&amp;nbsp;Deux....&amp;nbsp;» lui répondis-je, quand je réussissais enfin à lâcher du regard l’horrible cicatrice.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%; font-family: Arial;&quot;&gt;- «&amp;nbsp;40&amp;nbsp;000 par personne. En liquide. 70&amp;nbsp;000 pour vous deux si t’as ça sur toi...&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%; font-family: Arial;&quot;&gt;Oui, j’avais cette somme sur moi. Dans ma poche, serrée dans ma main droite, moite. Je dus me faire violence pour donner à cet acrimonieux l’intégralité de nos maigres économies&amp;nbsp;: mettre notre fragile destin entre ses mains décharnées n’était pas chose instinctive tant l’individu paraissait suspect,&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; fourbe. Je me décidais malgré tout à lui tendre les billets, qu’il prit d’un geste si vif et agressif qu’il me fit sursauter. Il avait peur, peut-être, que je ne fasse machine arrière, bien que je doutasse que la notion de peur lui soit familière - si ce n’est celle qu’il inspirait lui-même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 150%; font-family: Arial;&quot;&gt;Ayant vérifié que le compte y était, il retira de la liasse approximativement 20&amp;nbsp;000 CFA, sans même s’en cacher, et les mit dans la poche intérieur de sa veste alors que le reste était destiné à une petite mallette qu’il se calla nonchalamment sous le bras. D’une poche de son pantalon il sorti une petite carte fripée et m’indiqua de l’index, sans prononcer un mot, un point rouge au bord du fleuve. Il est parti sans me jeter une miette de regard, me laissant la carte dans la main, un peu déboussolé au milieu du carrefour de terre rougeâtre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Exclusion</title>
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        <updated>2009-11-11T22:35:02+01:00</updated>
        <published>2009-11-11T22:35:02+01:00</published>
        <summary> Tant pisPour la petite erreurDe parcours. </summary>
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          &lt;em&gt;Tant pisPour la petite erreurDe parcours.&lt;/em&gt;
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            <name>Hélène</name>
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        <title>pensée du jour...</title>
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        <updated>2009-11-11T07:09:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-11T07:09:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;         &amp;nbsp;   &quot; Au commencement était l'émotion.&quot;   -  Louis...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://helenablue.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Igor_Mitoraj&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://helenablue.hautetfort.com/media/02/01/1009251782.jpg&quot; id=&quot;media-2094834&quot; alt=&quot;5167506_a53bc7db44.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&quot; Au commencement était l'émotion.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;- &lt;em&gt;Louis Ferdinand Céline&lt;/em&gt; -&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Intrusion</title>
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        <updated>2009-11-10T21:41:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-10T21:41:00+01:00</published>
        <summary> Entrée libreTu as dû avoirUne hallucination sous-jacente. </summary>
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          &lt;em&gt;Entrée libreTu as dû avoirUne hallucination sous-jacente.&lt;/em&gt;
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            <name>Madame de ...</name>
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        <title>Le plumitif</title>
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        <updated>2009-11-10T14:29:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-10T14:29:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;   &amp;nbsp;         Ma bonne amie,            L’automne décline, Paris...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://enquelquestempsenquelqueslieux.hautetfort.com/media/01/02/1538681923.jpg&quot; alt=&quot;et_si_finalement_....3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2093468&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ma bonne amie,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;L’automne décline, Paris s’endort doucement, et je retrouve les délices de mon petit boudoir.&amp;nbsp;Je suis une femme de paradoxes. En ces temps où chacun se pique d’écrire, j’ai pour ma part remisé mes feuilles, mes encres et mes plumes dans cette vieille écritoire qui m’accompagne en tous lieux. Retenue un temps par quelques ennuis de santé, je suis ensuite partie sur mes terres de Bourgogne. Là-bas, des soucis ancillaires répétés ne m’ont guère laissé le loisir de me mettre à ma table de travail. Las&amp;nbsp;! Me voici de retour.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;J’ai reçu il y a quelques semaines de cela une personne qui m’avait été recommandée par un ami membre de l’Académie. Il s’agissait d’héberger un jeune homme qui se rendait à un salon littéraire d’un genre nouveau&amp;nbsp;appelé «&amp;nbsp;foire au livre&amp;nbsp;». Vous me connaissez, mon naturel me porte plutôt à la confiance et ma maison est toujours ouverte au talent, qu’il soit reconnu ou en devenir. Je me suis donc dit qu’avec une telle recommandation, ce garçon devait en avoir dans la plume si vous m’autorisez cette grivoiserie littéraire et je l’ai convié dans mon salon.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;J’ai d’abord été fort surprise par l’attitude méprisante et hautaine du sieur. Soit, ai-je pensé en mon for intérieur, cette assurance éhontée doit puiser sa source dans le génie du personnage… J’ai donc fait crédit sur ce point à notre homme et nous avons commencé à converser. En fait de conversation, j’ai eu droit, mon amie, a un monologue absolument édifiant&amp;nbsp;au cours&amp;nbsp;duquel&amp;nbsp;ce jeune perroquet faisait son propre éloge en tant qu’écrivain. Me croirez-vous si je vous dis qu’il a poussé le jeu jusqu’à me décrire par le menu tout ce qui pouvait le rapprocher des plus grands de nos hommes de lettres.&amp;nbsp;Je vous passe les effets de manche qui ponctuaient son propos, de même que je vous épargne la description de ses mines inspirées quand il me détaillait les affres de ses créations. Je dois à ma bonne éducation de ne pas m’être esclaffée. A la fin de la soirée tout ce verbiage m’avait tant épuisée que je suis allée me coucher sans passer par ma petite bibliothèque comme je le fais d’ordinaire. J’ai dormi d’un sommeil que je qualifierai d’éternel tant il fut lourd et profond.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;A mon réveil, le lendemain matin, le jeune homme était parti retrouver ses pairs au salon en question. Pour me distraire, disait le petit mot qu’il avait écrit à mon attention, il me laissait une épreuve de son manuscrit. Je passais sur la faute d’orthographe énorme qui ornait le premier mot de la missive. Votre amie facétieuse a préféré la mettre sur le compte d’un souci esthétique de son auteur. Certains de nos grammairiens n’ont-ils pas érigé la fantaisie orthographique en art à part entière&amp;nbsp;?&amp;nbsp;J’ouvrais donc le manuscrit pleine d’indulgence et de bonne volonté.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Comment vous décrire ce que j’ai lu&amp;nbsp;? Ah, certes ce jeune homme avait du génie, mais je doute fort que ce soit celui dont il se croyait pourvu. Figurez-vous qu’il était parvenu, par son seul style, à rendre plus lourd que le plomb des propos par ailleurs d’une insignifiance crasse. Tout n’était que redondances, mots faussement savants employés mal à propos, fautes de temps, de style et j’en passe. De façon générale, je ne crois pas que l’on puisse sacrifier le style sur l’autel des idées… Songez qu’ici, il n’y a ni style, ni idée… Voilà ce que notre temps produit comme gens de lettres&amp;nbsp;! Si encore il se contentait de les produire… mais voilà qu'il les encense.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Nous vivons une drôle d’époque et, pour tout vous dire, je ne m’y sens pas à mon aise. La quantité l’emporte sur la qualité, et le faire-savoir sur le savoir-faire. S’il y a des domaines où ce constat n’emporte guère de conséquences dommageables, il n’en est rien s’agissant des Arts. Les Lettres, qui y ont toute leur part, ne sont pas épargnées par ce mal.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Plus que jamais, tout est perdu, mon amie. L’élégance des mots s’en est allée au fil des siècles. L’humilité, mère de l’excellence, a été remisée au grenier des valeurs obsolètes avec sa consœur la rigueur. On s’auto-congratule, on se coopte, on érige la médiocrité en nouvel étalon. Il n’y a plus d’écrivains dans des salons, mais des plumitifs dans des foires, et ce sont les Lettres que l’on mène à l’abattoir.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Ne vous étonnez pas qu’après tout cela, j’ai envie de poser mes stylos.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Votre triste et toujours lucide&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;FE&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Reproduction interdite, tous droits réservés.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Exceptionnel.</title>
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        <updated>2009-11-09T21:22:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-09T21:22:00+01:00</published>
        <summary>      The campaigners 2  </summary>
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          &lt;div&gt;&lt;img src=&quot;http://www.antonymicallef.com/images/portfolio/105c.jpg&quot; width=&quot;586&quot; height=&quot;988&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;height: 20px; margin-top: 20px; line-height: 30px;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;http://www.antonymicallef.com/view.php?id=98&quot; href=&quot;http://www.antonymicallef.com/view.php?id=98&quot;&gt;The campaigners 2&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>Gérard Thalman</title>
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        <updated>2009-11-09T20:58:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-09T20:58:00+01:00</published>
        <summary>                          ici       Songe d'été.   1991. Acrylique sur toile....</summary>
        <content type="html" xml:base="http://sediments.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;file:///C:/DOCUME~1/User/Local%20Settings/Temp/moz-screenshot.png&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;file:///C:/DOCUME~1/User/Local%20Settings/Temp/moz-screenshot-1.png&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;file:///C:/DOCUME~1/User/Local%20Settings/Temp/moz-screenshot-2.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; width=&quot;200&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.thalmann.fr/songe1.jpg&quot; width=&quot;680&quot; height=&quot;679&quot; /&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td colspan=&quot;2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;a title=&quot;http://www.thalmann.fr/pigment.htm&quot; href=&quot;http://www.thalmann.fr/pigment.htm&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Style1&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Songe d'été.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; 1991. Acrylique sur toile. 200 x 200cm. ( Collection particulière, Genève, Suisse )&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.thalmann.fr/pigment.htm&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.thalmann.fr/flechebG.jpg&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;36&quot; height=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/td&gt; &lt;td&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.thalmann.fr/Pigm17.htm&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.thalmann.fr/flechebD.jpg&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;35&quot; height=&quot;11&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;/div&gt;
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            <name>carl-evan</name>
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        <title>Samedi 07 Novembre</title>
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        <summary>        Ces journées qui passent, tristesse taquine, de tes manières me...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://voyagesimmobiles.hautetfort.com/media/01/01/1073327242.jpg&quot; id=&quot;media-2091426&quot; alt=&quot;DSC00191.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Ces journées qui passent, tristesse taquine, de tes manières me lassent et me rendent fragile.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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            <name>Dubois Jean-Pierre</name>
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        <title>Les mots-valises</title>
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          &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://jpdubs.hautetfort.com/media/02/02/1957721908.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1578796&quot; src=&quot;http://jpdubs.hautetfort.com/media/02/02/624937288.png&quot; id=&quot;media-1578796&quot; alt=&quot;volvo.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Photographie Chris Bailey&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un mot-valise est un mot fantaisiste, à base de jeu de mots, formé par la fusion d'au moins deux autres mots comme le célèbre terme&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&lt;strong&gt;franglais.&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans le mot-valise, les mots se télescopent additionnant leur signification, créant de nouveaux sens.&lt;br /&gt; Ces nouveaux mots, imaginaires, parfois poétiques, souvent humoristiques, enrichissent la langue en la bousculant.&lt;br /&gt; Les écrivains ne négligent pas les ressources des mots-valises, tel Edmond Rostand qui a créé &lt;i&gt;ridicoculiser&lt;/i&gt; en croisant ridiculiser et cocu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le jeu avec les mots-valises peut devenir définitionnel.&lt;br /&gt; Le mot créé s'accompagne alors d'une définition bien tournée ajoutant à l'effet comique :&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Testicubes&lt;/i&gt; : testicules carrés.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Merdiateur&lt;/i&gt; : homme de médias faisant n'importe quoi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans son livre &lt;i&gt;Petit fictionnaire illustré&lt;/i&gt;, Alain Finkielkraut&lt;br /&gt; nous propose :&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Altipute,&lt;/i&gt; prostituée des stations de sports d'hiver.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Eauverdose,&lt;/i&gt; torpeur hallucinée de celui qui a séjourné trop longtemps dans le bassin d'une piscine.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Macdolescence,&lt;/i&gt; jeunesse irrespectueuse de la tradition gastronomique française.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Spontaré,&lt;/i&gt; qui profère des inepties sans avoir à forcer sa nature.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alain Créhange a produit de nombreux bâtards à la langue françaises, recueillis dans&lt;i&gt;Le Pornithorynque est un salopare&lt;/i&gt; (2004) et dans un second volume &lt;i&gt;L'Anarchiviste et le biblioteckel&lt;/i&gt; (2006).&lt;br /&gt; Bref aperçu sur ses créatures hybrides :&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Aïoligator,&lt;/i&gt; grand reptile qui vit&amp;nbsp;sur les côtes de la Provence et se nourrit de morue, de légumes et de mayonnaise à l'ail.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Gauchemarder,&lt;/i&gt; pour un homme politique de droite, rêver que ses adversaires détiennent tous les pouvoirs.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Merlancolique,&lt;/i&gt; poisson marin vivant dans un état de déprime permanent, en raison d'une diarrhée chronique qui pollue son espace vital.&lt;br /&gt; Et pour finir en honorant le Verbe :&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Verboriste,&lt;/i&gt; commerçant qui vend des mots pour guérir les maux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://pagesperso-orange.fr/alain.crehange/frmotsval.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Site perso d'Alain Créhange&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.ac-nancy-metz.fr/petitspoetes/HTML/SALLESDEJEUX/JEUMMOTSVAL.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Site pédagogique de l'académie Nancy-Metz&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les publicitaires, eux aussi, recourent aux effets surprenants des mots-valises.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://jpdubs.hautetfort.com/media/01/01/1557887527.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1578797&quot; src=&quot;http://jpdubs.hautetfort.com/media/01/01/600332374.jpg&quot; id=&quot;media-1578797&quot; alt=&quot;micra_spure.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://jpdubs.hautetfort.com/media/01/02/2131062025.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2091886&quot; src=&quot;http://jpdubs.hautetfort.com/media/01/02/1164866771.jpg&quot; id=&quot;media-2091886&quot; alt=&quot;ernst_passionnaire.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>deathpoe</name>
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        <title>Perfusion</title>
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        <updated>2009-11-09T14:52:19+01:00</updated>
        <published>2009-11-09T14:52:19+01:00</published>
        <summary> Qu'on en finisse dans le noirQue je sacheSi c'est bon ou mauvais. </summary>
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          &lt;em&gt;Qu'on en finisse dans le noirQue je sacheSi c'est bon ou mauvais.&lt;/em&gt;
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            <name>Jean-Michel DUCROT</name>
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        <title>Jeu d'écriture : écrivons en langue sms!</title>
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        <updated>2009-11-08T21:16:34+01:00</updated>
        <published>2009-11-08T21:16:34+01:00</published>
        <summary>   Pourquoi ne pourrait-on pas travailler avec les SMS en FLE?         Je...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://insuf-fle.hautetfort.com/">
          &lt;h1 class=&quot;western&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff99cc;&quot;&gt;Pourquoi ne pourrait-on pas travailler avec les SMS en FLE?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p style=&quot;margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://insuf-fle.hautetfort.com/media/00/01/1280276315.jpg&quot; id=&quot;media-2090334&quot; alt=&quot;sms.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2090334&quot; /&gt;Je vous propose aujourd'hui un petit jeu qui consiste à écrire un court texte dont certains mots sont remplacés par leur lettre alphabétique homophone. Les SMS sont de courts messages qu'on envoie de portable à portable. Le nombre de caractères étant limité, mieux vaut trouver des astuces afin d'écrire le maximum de choses en un minimum de caractères. Subtil, efficace ... Cela peut être aussi un outil en français langue étrangère!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Interférence avec les connaissances orthographiques des jeunes : je ne suis pas sûr qu'on ne puisse pas l'utiliser à des fins plus .... pédagogiques ! Le passage de la version SMS à la phrase syntaxiquement correcte est un excellent exercice grammatical et phonétique, qui peut aussi permettre de repérer des erreurs chez nos apprenants.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Regardez ces quelques exemples sympathiques sur ce lien de l'université de Grenoble : &lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://w3.u-grenoble3.fr/fle-1-ligne/maitrise/sms/sms1.html&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Avant de vous lancer dans une activité comme celle-ci, voici un lien fort utile que vous pourrez aussi leur conseiller : &lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://www.dictionnaire-sms.com/index.html&quot;&gt;un dictionnaire du sms&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Je vous conseille de prendre des exemples de sms, de diviser la classe en plusieurs groupes, et de demander aux élèves de retrouver le sens initial de certains SMS. Vous pouvez ensuite leur demander de travailler sur le registre et de passer du registre familier au registre standard, puis au registre soutenu (à faire selon le niveau)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Vous pouvez aussi proposer aux apprenants de rédiger eux-mêmes des SMS aussi réduits que possible et de les suggérer aux autres : ils devront en déduire le sens et faire le même travail de réécriture en passant ensuite d'un registre à un autre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://insuf-fle.hautetfort.com/media/01/00/2125271063.gif&quot; id=&quot;media-2090310&quot; alt=&quot;reg2.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; name=&quot;media-2090310&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Ils peuvent s'aider d'un dictionnaire : en partant des lettres de l’alphabet, chacun recherche de son côté des mots qui peuvent être écrits en SMS. Celui qui s'occupe de la lettre &quot;i&quot; regarde dans le dictionnaire les mots qui commencent par &quot;i&quot;, comportant des voyelles homophones de lettres : par exemple &quot;ID&quot; pour &quot;idée&quot;, ou &quot;IR&quot; pour &quot;hier&quot;...&lt;img src=&quot;http://insuf-fle.hautetfort.com/media/00/01/1092963247.jpg&quot; id=&quot;media-2090342&quot; alt=&quot;sms_bonne_annee_469_3_5727b.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; name=&quot;media-2090342&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Il peuvent utiliser aussi des chiffres : exemple le 6, sous le mot &quot;si&quot;. Cela permettra à vos apprenants de se rendre compte aussi qu'une finale peut ne pas se prononcer, en particulier lorsqu’elle précède un mot qui commence par une consonne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Voici une autre activité disposnible également sur le site &lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://www.echo-fle.org/HOME/tabid/179/Default.aspx&quot;&gt;echofle&lt;/a&gt; :&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://insuf-fle.hautetfort.com/media/00/01/1751531815.pdf&quot; id=&quot;media-2090330&quot; name=&quot;media-2090330&quot;&gt;cliquez pour télécharger l'activité&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Vous trouverez également des exemples de mots en language sms &lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://flashblague.e-monsite.com/rubrique,dico-sms,1011770.html&quot;&gt;en cliquant ici&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Nous enseignons à des jeunes : utilisons de temps en temps leur language!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;@+&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-top: 0.49cm; margin-bottom: 0.49cm; text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://insuf-fle.hautetfort.com/media/02/00/2075675855.jpg&quot; id=&quot;media-2090338&quot; alt=&quot;bd-sms.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2090338&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Brochette-poussière</title>
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        <updated>2009-11-08T20:39:44+01:00</updated>
        <published>2009-11-08T20:39:44+01:00</published>
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          Ce bistrot est décidément devenu celui des paumés, des refroidis qui se battent encore sans seulement savoir si ça en vaut encore la peine. Il y a la quadra alcoolique qui compte partir pour Los Angeles. Pour le moment, elle consulte les pages jaunes et devrait revoir sons sens de l'orientation dans le centre-ville de Metz. Il est à peine 16h et elle bafouille d'alcool et de d'incertitudes placardées sur son front.Il y a le couple de vieillards qui viennent tous les jours à la même heure, du moins c'est ce que j'en ai conclu, sans doutes pas à tort.Un homme est debout et regarde l'écran plasma, complètement hypnotisé, alors que le son est coupé.Un autre, la moustache mal rafistolée ce matin, commande une autre pinte.Tous alignés au bar, brochette de poussière saveur désespoir. L'hiver les rend encore plus frileux. Et puis une femme rentre. La cinquantaine, bien habillée, ses yeux parlent à sa place. Et, comme elle, chacun se demande pourquoi elle est entrée ici.En l'occurrence, elle ne perd pas de temps à s'installer à une table. Elle commande un café qu'elle boit sitôt servi et demande où sont les toilettes.Son éducation l'a poussée à rentrer dans un bar, y commander quelque chose, et ce juste pour soulager des besoins naturels. Effectivement, c'est plus cher que les toilettes publiques, mais le luxe d'un trône propre se paie.La brochette se met à parler, pions en rang sous le commandement d'un soleil qui a battu en retraite.
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            <name>annula</name>
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        <title>Spleen</title>
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        <updated>2009-11-08T09:33:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-08T09:33:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;           Xaris Alexiou .   &amp;nbsp;   Il pleut sur la ville ce samedi...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object height=&quot;355&quot; width=&quot;425&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/sJwhNl0DakM&amp;amp;rel=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/sJwhNl0DakM&amp;amp;rel=1&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Xaris Alexiou .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il pleut sur la ville ce samedi de novembre . La place se vide, midi a sonné depuis un moment au carillon de la basilique . A la terrasse, deux amies&amp;nbsp; papotent devant un kir à la framboise. Un jeune homme&amp;nbsp; parle tout seul, son molosse a l'air placide à ses pieds . La façade hollandaise aux douces ondulations côtoie, stoïque, la maison champenoise aux pans de bois . Le pain est chaud dans le panier, invitation à grignoter . Une dame bien coiffée tente de se protéger des gouttes insistantes, un sachet plastique sur la tête, en courant mal assurée sur ses talons trop élévés . Indifférents à sa détresse deux amoureux s'étreignent devant la vitrine du photographe, où sourient niaisement des mariés trop apprétés . Un tout jeune homme passe,en t-shirt, son sac à dos d'étudiant sur l'épaule. Pour lui, foin de pluie, il dégouline, mais il s'en moque, il est ailleurs. Sous l'auvent, d'incorrigibles fumeurs, trois hommes, face à face en un cercle complice, parlent une langue aux intonations slaves . Leurs mots semblent une longue mélopée aux oreilles non exercées à ces syllabes gutturales . Les génes ancestraux remontent à la surface, c'est du polonais on dirait . La pluie redouble sur la toile de l'auvent, égrénant ses percussions automnales . Le thé, longuement infusé, réchauffe et nettoie des excés de la veille . Encore un autre de ces héritages ancestraux, comme ce spleen du samedi matin, à la terrasse du café .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>strand</name>
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        <title>Femme.</title>
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        <updated>2009-11-07T20:36:08+01:00</updated>
        <published>2009-11-07T20:36:08+01:00</published>
        <summary>         Elle manie le vers impair   Dans le bruit du silence   Avec une...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://sediments.hautetfort.com/media/01/01/1831114613.2.JPG&quot; id=&quot;media-2086730&quot; alt=&quot;Nouvelle image.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Elle manie le vers impair&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Dans le bruit du silence&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Avec une science de verre&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Mirroir de son essence&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Où coulent des rivières si claires&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;A l'ombre de son innocence&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Papier glacé de lumière&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Avec un feu d'insolence&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Quand brûle son magistère&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Au gré d'une nuit de chance&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Elle y dévoile son mystère&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;En des couleurs d'élégance&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Alors je l'appelle ma galaxie&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Reprenant enfin l'octosyllabe&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Et rêve aux étoiles mes dabes&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;A qui je présente Ma....&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;i&gt;Source: Lui et moi&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>Rouge</name>
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        <title>Un p'tit coin d'paradis</title>
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        <updated>2009-11-06T22:55:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-06T22:55:00+01:00</published>
        <summary>    &amp;nbsp;            C’était à l’occasion d’une de ces si belles journées à...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;img src=&quot;http://collectiondeplaisirsminuscules.hautetfort.com/media/01/00/889467771.jpg&quot; alt=&quot;lac.jpg&quot; id=&quot;media-2087194&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;C’était à l’occasion d’une de ces si belles journées à la sortie de l’hiver, une de celles qui annoncent le printemps. T’en souviens-tu&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Nous n’en pouvions plus de cette grisaille qui n’en finissait pas. Tu m’avais rejointe pour le week-end et comme à notre habitude nous savourions ces moments-là&amp;nbsp;: nous sortions de sous la couette juste pour boire notre tasse de café. Un peu de musique, et puis nos mots qui se mêlaient au bruit de la pluie sur les carreaux. Et quand enfin l’envie nous prenait, nous sautions dans notre jean et filions à toute allure en direction du lieu convoité. Ainsi il y avait eu nos escapades à la mer, des galeries d’expo, nos virées à Paris, des concerts, de jolis coins… Chaque fois le plaisir était renouvelé, chaque fois l’envie variait, mais toujours nous avions ce désir de faire un truc à deux… tous les deux…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Alors quand ce jour-là nous avons perçu la chaleur du soleil qui cognait au carreau, nous avons été pris subitement du désir ineffable de boire un grand bol d’air. Comme toute envie subite, il y avait une sorte d’urgence dans notre volonté d’accéder au plaisir&amp;nbsp;: dix minutes de voiture grand maximum. Nous avions donc paré au plus pressé&amp;nbsp;: la forêt la plus proche. En même temps, nous ne l’avions encore jamais fréquentée de près, c’était l’occasion rêvée de faire sa connaissance.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Nous stationnâmes le long de la route, et empruntâmes les bords de Seine sans trop savoir où nous allions. Le soleil se reflétait dans l’eau, les bruits de la ville se taisaient peu à peu, seules nos voix répondaient aux premiers chants des oiseaux. Nous marchions dos au soleil pour ne pas être éblouis. Ses rayons nous chauffaient le dos&amp;nbsp;: nous progressions sereinement. Aussi, quand nous devinâmes, à travers les jeunes feuilles des arbres, une vieille masure qui semblait abandonnée, nous ne pûmes nous empêcher de céder à notre curiosité&amp;nbsp;: nous bifurquâmes à gauche en sa direction. Nous nous interrompîmes rapidement&amp;nbsp;: un grillage éventré nous fit hésiter à poursuivre cette entreprise audacieuse. Cette vieille demeure était-elle réellement abandonnée ou bien en avait-elle juste l’air&amp;nbsp;? Elle était encore belle en dépit des traces du temps&amp;nbsp;: les volets en bois gris manquaient de tomber, les herbes folles dansaient au milieu des broussailles, la nature semblait avoir repris ses droits depuis quelques années déjà.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Et toujours pas âme qui vive.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Nous décidâmes alors de longer ce qu’il restait du grillage pour voir où il nous conduisait. Le silence était profond, nous nous sentions seuls au monde. Seul le crissement de nos pas sur le sol, et de temps en temps nos murmures interrompaient la quiétude environnante. Notre curiosité crut enfin se satisfaire quand nous nous retrouvâmes face à un grand portail en piteux état&amp;nbsp;: mais il était fermé. Une sorte de déception vint gâter cette belle après-midi ensoleillée.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Nous avions ce sentiment exécrable qu’au moment où nous nous apprêtions à toucher un trésor réservé à peu d’élus, on nous claquait le couvercle de la boîte sur les doigts. C’était très énervant. Les épaules basses, comme deux mômes à qui on vient de confisquer un nouveau jouet,&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; nous embrassâmes du regard la forêt et cherchâmes sur quel nouveau sentier nous hasarder.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;C’est à cet instant qu’une voix au loin nous interpella. Nous pivotâmes instantanément dans sa direction et découvrîmes une vieille femme qui nous faisait signe d’entrer. Le sourire nous dévora le visage, nos regards s’illuminèrent, et main dans la main nous pénétrâmes enfin dans ce lieu improbable. L’aïeule nous accueillit chaleureusement et nous invita à découvrir ce que nous ne pouvions pas voir depuis l’autre côté du grillage. La vue était dégagée et en son centre&amp;nbsp;: la vue d’un lac s’offrait à nous. C’était magnifique. L’endroit avait quelque chose de céleste. Un petit paradis avait jailli au cœur des bois à quelques minutes seulement des rumeurs de la ville. La nature ici était reine. Rien ni personne ne venait perturber son équilibre précaire. Une sorte d’hôtel cinq étoiles pour volatiles désireux de voir du pays avait été aménagé quelques dizaines d’années plus tôt. Une histoire de père en fille. Et les cygnes et autres oies sauvages étaient accaparés par les préparatifs des naissances prochaines&amp;nbsp;: ils fabriquaient leur nid et se battaient pour savoir qui aurait cette année le privilège de s’installer sur l’île plantée au beau milieu, l’endroit le plus stratégique pour mettre à l’abri des prédateurs les petits. Nous nous jurâmes de revenir à la saison des éclosions&amp;nbsp;: notre promesse resta vaine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Néanmoins, conservé bien à l’abri des regards, cet endroit magique continue sûrement d’accueillir la naissance de jeunes oisons ou autres cygneaux. Et si je ne peux pas l’affirmer, c’est qu’à chaque fois que j’y suis retournée, la grille était fermée et jamais plus aucune vieille femme ne parut au loin ni ne me fit signe de la rejoindre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;A croire que l’accès au paradis est limité à une fois par personne et par vie&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: right; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;by Rouge pour &lt;a href=&quot;http://kaleidoscoop.canalblog.com/&quot;&gt;Kaléidos-Coop&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Liam-Haouët</name>
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        <title>La nuit</title>
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        <updated>2009-11-06T17:25:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-06T17:25:00+01:00</published>
        <summary>   Ayant peu de temps pour écrire ces dernières semaines, je vous lirve ici...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ayant peu de temps pour écrire ces dernières semaines, je vous lirve ici le début d'une nouvelle écrite l'année passée pour un concours qui semble avoir été abandonné... Ce n'est pas le texte dont je suis le plus fier mais jje vous laisse en juger par vous-même !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ce ne sont là que les premiers mots, auxquels je ferais suite si vous voulez bien ! :p&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;J'en profite pour m'excuser de peu passer chez vous en ce moment... Foutues aiguilles qui trottent trop vite...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;******&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;- « Tu crois qu’ils seront là ? » me demande-t-il d’une voix sinueuse, rompant le silence qui nous accompagnait depuis la sortie du village. Cette question le taraude depuis plusieurs heures et jusque-là il y avait par dignité résisté, comme un enfant vous assure que non, il n’a pas peur dans le noir. Mais sa bravoure, comme la ligne d’horizon alors que le soleil la franchit, se dilue lentement dans l’immensité du crépuscule.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - « Le type m’a dit d’aller là-bas, alors on y va. C’est tout... » répondis-je gonflant mon intonation d’autant de certitude et de fermeté que possible. Sent-il que je partage son angoisse ? Car ces mots me semblent mort-nés, à peine sortis d’entre mes lèvres que déjà ils gisent, inertes, sur le sol poussiéreux de la piste.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>carl-evan</name>
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        <title>Jeudi 05 Novembre</title>
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        <updated>2009-11-06T16:56:09+01:00</updated>
        <published>2009-11-06T16:56:09+01:00</published>
        <summary>      Notre raison relie deux portes d'un trop court filin d'acier,    qui...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://voyagesimmobiles.hautetfort.com/media/00/02/1250872865.2.jpg&quot; id=&quot;media-2085654&quot; alt=&quot;DSC00380_texte.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Notre raison relie deux portes d'un trop court filin d'acier,&lt;/span&gt; &lt;div&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;qui lorsque l'une est ouverte, laisse toujours l'autre fermée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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        <title>VAN GOGH A AUVERS - 21. Marguerite Gachet</title>
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        <id>tag:silartetaitconte.hautetfort.com,2009-11-05:2447825</id>
        <updated>2009-11-05T14:24:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-05T14:24:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;   &amp;nbsp;          &amp;nbsp;   V. Van Gogh – dessin pierre noire  &amp;nbsp;...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/media/01/01/1911983523.jpg&quot; alt=&quot;dessingachetpiano.jpg&quot; id=&quot;media-2081456&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Monotype Corsiva&amp;quot;; font-size: 11pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;V. Van Gogh – dessin pierre noire &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Mademoiselle Gachet au piano, juin 1890, Van Gogh Museum, Amsterdam&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Suite...&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dimanche 29 juin 1890.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Vite Marguerite, mettez-vous en place&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La jeune fille ne semblait guère pressée de reprendre la pose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - J'espère que vous serez plus en forme que dimanche dernier lors du repas auquel votre père m'avait convié pour fêter vos anniversaires communs à vous et à Paul. Méchante, vous m'avez fait la tête durant tout le repas&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je finis ma phrase dans un large sourire pour la mettre en confiance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'aide Paul à déménager la table au centre de la pièce et installe le piano en pleine lumière près de la fenêtre. J'ai besoin d'espace autour du chevalet pour travailler. Gachet m'a prêté un chevalet plus stable que celui que j'emporte habituellement pour mes ballades dans la nature.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'installe la toile étroite encore fraîche de la veille. J'ai gardé ce nouveau format de 1 mètre de haut sur 50 de large que j'utilisais depuis peu pour les paysages. Il allongeait les formes et permettait un travail large, rapide, plus spontané.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'avais commencé le portrait de Marguerite au piano hier matin après en avoir fait un croquis préparatoire à la pierre noire. Au soir, la toile était bien avancée, surtout dans les teintes claires&amp;nbsp;: la blondeur des cheveux, la robe blanche, les mains.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le mur blanchâtre et le parquet en chêne de la pièce étaient bien trop ternes pour être repris à l'identique. J'avais donc recréé le fonds du décor en posant une première couche &amp;nbsp;de peinture très diluée&amp;nbsp;: une laque de géranium sur le parquet et un vert Véronèse mixé de jaune sur le mur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les couleurs claquaient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/media/01/02/1198502089.JPEG&quot; alt=&quot;détail1mellegachet-SCAN.JPEG&quot; id=&quot;media-2081469&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&amp;nbsp; Marguerite s'assoit devant le piano. Je ne lui avais pas laissé le choix pour s'habiller. Je tenais à ce qu'elle revête sa robe blanche serrée à la taille avec cette ceinture rouge qui lui moulait les hanches à ravir. Je lui avais demandé de relever sa chevelure claire en chignon très haut placé afin de dégager son fin profil.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Impatient, je pose ma boîte de couleur sur le sol près du chevalet et l'ouvre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gachet, gourmand, surveillait mes préparatifs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je ne pus retenir un juron de contrariété&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Abruti&amp;nbsp;! Quel idiot je suis&amp;nbsp;! J'ai oublié ma palette chez Ravoux ! Je retourne à l'auberge et reviens rapidement&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le docteur sourit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Quel plaisantin vous êtes, Vincent&amp;nbsp;! Vous n'ignorez pas que je suis peintre également et possède de nombreuses palettes. Il m'en reste même une que Cézanne utilisa il y a longtemps, dans les années 70, lorsqu'il travaillait chez moi. Je monte à l'atelier et vous en ramène une.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dix minutes plus tard, il revenait avec une palette luisante de propreté sur laquelle je m'empressai d'écraser les couleurs dont j'avais besoin ce jour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La peinture posée sur la toile la veille s'était raffermie en séchant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;img height=&quot;252&quot; width=&quot;126&quot; src=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/media/02/01/944463632.JPEG&quot; alt=&quot;détail2mellegachetpiano.JPEG&quot; id=&quot;media-2081503&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left; border-width: 0px;&quot; /&gt; Je voulais terminer le fond du décor. Les autres éléments de la toile se mettraient en place d'eux-mêmes, ensuite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De la pointe du pinceau, je pique le mur verdâtre de petits points orangés très fins et, avec un pinceau plat, je couvre le tapis rouge de bâtonnet vert olive placés dans le sens de la hauteur. J'aimais le contraste des couleurs complémentaires vertes et rouges posées tout près l'une de l'autre. La relation qui existait entre les couleurs me surprenait toujours.&lt;img height=&quot;426&quot; width=&quot;151&quot; src=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/media/01/00/2144001139.JPEG&quot; alt=&quot;détail3mellegachet.JPEG&quot; id=&quot;media-2081531&quot; style=&quot;margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; float: right; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La tension habituelle montait en moi. Ma concentration s'intensifiait. Je savais que le résultat de mon travail dépendait des minutes à venir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je trempe ma brosse dans le bleu de Prusse et enroule le bas de la robe délicatement pour ne pas la salir. Avec la même couleur, je fignole le dessin du piano, la bougie, le cahier de musique et le tabouret sur lequel Marguerite est assise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Celle-ci pianote, rêveuse, la tête légèrement penchée sur le clavier. Elle tourna furtivement la tête vers moi et ses yeux azurs pétillèrent un instant. Elle me fit une moue mutine puis m'offrit à nouveau son profil.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Par touches légères, j'accentue la pâleur du visage et, avec le même ton, allonge les mains fines. Je les laisse à peine esquissées pour qu'elles paraissent plus légères sur le clavier. J'aimais donner de l'importance aux mains dans mes portraits. «&amp;nbsp;Elles sont aussi importantes que l'ovale du visage ou l'expression d'un regard. Elles causent, disais-je souvent à Théo&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je peignais avec l'entrain d'un marseillais mangeant de la bouillabaisse. Goulûment...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le pinceau imbibé de laque géranium borde le haut du vêtement. Je rosis les plis de la robe dans le frais de la couleur blanche et accentue le rouge de la ceinture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je tournais autour de Marguerite sans arrêt pour vérifier chaque détail. «&amp;nbsp;Arrêtez Vincent, cria-t-elle en riant, vous me donnez mal au cœur&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le tableau me paraissait achevé. Les contrastes étaient forts, les couleurs vives s'équilibraient. J'ajoute quelques touches finales sans conviction. Mes bâtonnets répartis fermement sur l'ensemble de la toile remplaçaient le modelé et suggéraient le mouvement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En mouchetant le mur de points orangés, j'avais copié Signac, mon vieux copain, adepte de cette technique. Je ne l'avais pas revu depuis la visite qu'il m'avait faite à l'hôpital d'Arles lors de ma première crise... Qu'elle était loin l'époque où je le suivais dans la campagne proche de Paris, vers Asnières et Clichy, en bord de Seine&amp;nbsp;? Je tentais de pratiquer son style fait de petites touches précises proches l'une de l'autre. Je l'imitais, mais c'était trop rigoureux pour moi. Mon art avait besoin de respirer, sans contrainte.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/media/00/01/347995091.jpg&quot; alt=&quot;mademoiselle-gachet-at-the-piano-TF.jpg&quot; id=&quot;media-2081687&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Monotype Corsiva&amp;quot;; font-size: 11pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;em&gt;Vincent Van Gogh – Mademoiselle Gachet au piano, juin 1890, Kunstmuseum, Bâle&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Vous pouvez quitter la pose Marguerite, dis-je joyeusement&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Impatiente, la jeune fille se lève et vient voir mon œuvre. Appréciant l'art moderne comme son père, je savais qu'elle comprenait ma peinture. Agée de 21 ans, elle était beaucoup plus mûre que la toute jeune Adeline que j'avais peinte récemment à l'auberge.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Contrairement à la fille Ravoux, son image sur la toile lui plut instantanément.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Merci Vincent. Ces couleurs vives, dit-elle...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Vous aimez&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Oui...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Les japonais m'ont tout appris, Marguerite. Grâce à eux, j'ai compris que l'on pouvait réussir quelque chose d'harmonieux en utilisant des couleurs voyantes. Il suffit simplement de les mettre en musique comme vous le faites si bien avec les notes sur votre piano.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gachet et son fils revenaient du jardin. Ils me servirent un verre de bière que j'avalai avidement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - C'est superbe Vincent, dit Gachet admiratif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Paul, qui peignait avec son père parfois, contemplait mon travail en silence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je terminai ma bière tranquillement. Je me disais que cette toile aux tonalités roses ferait très bien avec une autre, en largeur, de blés peints récemment dans des tons vert pâle. J'avais encore en mémoire des paroles que j'avais écrites à Théo&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Nous sommes encore loin avant que les gens comprennent les curieux rapports qui existent entre un morceau de la nature et un autre, qui pourtant s'expliquent et se font valoir l'un l'autre&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Cette toile est à vous, Marguerite&amp;nbsp;! Je vous l'offre en remerciement du plaisir que vous m'avez donné&amp;nbsp;! Je vais l'accrocher au mur pour séchage. Et n'oubliez pas que vous m'avez promis de poser à nouveau ces jours prochains avec un petit orgue...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; «&amp;nbsp;Promis Vincent, dit-elle tout bas en s'approchant de moi.&amp;nbsp;» Elle refoula sa timidité habituelle et me déposa un baiser rapide sur la joue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je remballe mon matériel. Je voulais rentrer rapidement à l'auberge pour dîner avec Martinez et Tom et leur raconter ma journée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/media/01/02/1036382123.jpg&quot; alt=&quot;Guillaumin femme nue couchée.jpg&quot; id=&quot;media-2081453&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je me dirige vers la porte de sortie sur le jardin. La toile représentant une femme nue couchée sur un lit peinte par Guillaumin était toujours suspendue sur le mur dans le couloir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Lorsque Théo était venu avec Jo et le petit Vincent Willem, il avait beaucoup apprécié ce tableau&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ce nu est très beau, s'était-il exclamé songeur&amp;nbsp;! Il lui manque un encadrement approprié. Le peintre mérite mieux qu'un simple accrochage de sa toile dans un couloir.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Monotype Corsiva&amp;quot;; font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;Armand Guillaumin – Femme nue couchée, 1872, Musée d’Orsay, Paris&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Vous ne l'avez toujours pas encadrée, docteur ?&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Celui-ci se souvenait que je lui en avais déjà fait la remarque plusieurs fois. J'eus la sensation que cela l'énervait. Il ne répondit pas, vexé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Je ressentais comme une offense personnelle le fait que cette toile de mon ami Guillaumin ne soit pas mise en valeur comme elle le méritait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je sortis&amp;nbsp;sans un regard pour le&amp;nbsp;docteur et claquai la porte violemment derrière moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;A suivre...&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2008/10/10/van-gogh-a-auvers-projet.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Projet&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2008/10/16/van-gogh-a-auvers-mise-en-oeuvre-du-projet.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Mise en oeuvre du projet&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2008/10/21/van-gogh-a-auvers-1-le-retour-de-provence.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;1. Le retour de Provence&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2008/10/28/van-gogh-a-auvers-l-auberge-ravoux.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;2. L'auberge Ravoux&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2008/11/07/van-gogh-a-auvers-3-un-etrange-docteur.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;3. Un étrange docteur&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2008/11/13/van-gogh-a-auvers-4-l-installation-a-auvers.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;4. L'installation dans le village&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2008/11/28/van-gogh-a-auvers-martinez.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;5. Martinez&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2008/12/09/van-gogh-a-auvers-6-les-marronniers.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;6. Les marronniers&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/01/04/van-gogh-a-auvers-7-la-famille-gachet.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;7. La famille Gachet&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/01/19/van-gogh-a-auvers-8-l-homme-a-la-pipe.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;8. L'homme à la pipe&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/02/09/van-gogh-a-auvers-le-portrait-du-docteur-gachet.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;9. Le portrait du docteur Gachet&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/02/22/van-gogh-a-auvers-10-l-eglise-d-auvers.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;10. L'église d'Auvers&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/03/10/van-gogh-a-auvers-11-ils-viennent.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;11. Ils viennent...&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/03/22/van-gogh-a-auvers-12-l-art-de-l-avenir.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;12. L'art de l'avenir&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/04/16/van-gogh-a-auvers-13-la-halte-de-chaponval.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;13. La halte de Chaponval&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/04/16/van-gogh-a-auvers-13-la-halte-de-chaponval.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/04/28/van-gogh-a-auvers-14-jo.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;14. Jo&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/05/06/van-gogh-a-auvers-15-theo.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;15. Théo&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/06/16/van-gogh-a-auvers-16-un-travail-de-forcene.html&quot;&gt;16. Un travail de forcené&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/06/29/van-gogh-a-auvers-17-la-grenouillere.html&quot;&gt;17. La Grenouillère&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/09/27/van-gogh-a-auvers-18-un-nouveau-locataire.html&quot;&gt;18. Un nouveau locataire&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/10/02/van-gogh-a-auvers-19-adeline-ravoux.html&quot;&gt;19. Adeline Ravoux&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/10/18/van-gogh-a-auvers-20-tom.html&quot;&gt;20. Tom&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://silartetaitconte.hautetfort.com/archive/2009/11/02/marguerite.html&quot;&gt;21. Marguerite Gachet&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Insolvable</title>
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        <summary> Très proche très douxL'éclat de rêve que l'on n'espère plusLa tête penchée...</summary>
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          &lt;em&gt;Très proche très douxL'éclat de rêve que l'on n'espère plusLa tête penchée&lt;/em&gt;&lt;em&gt;Sur des éclats de verreTu ripostes en frappant à la porteMaintenant!Ne vois-tu pasL'inaccessibilité?&lt;/em&gt;
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        <title>Confessions en pleine nuit</title>
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        <updated>2009-11-05T04:02:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-05T04:02:00+01:00</published>
        <summary>La nuit, c'est la solitude qui marque le coup. Le silence de la pièce est...</summary>
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          La nuit, c'est la solitude qui marque le coup. Le silence de la pièce est seulement troublé par la respiration du réfrigérateur, et je tente de glisser silencieusement mes doigts sur le clavier pour ne pas la réveiller. Même le chat s'est décidé à dormir, et ne joue plus avec n'importe quel bout de papier froissé. Ça, c'est précisément le genre de vacarme étouffé qui peut vous empêcher de dormir, celui du chat confronté à un boule de papier inerte. Et cela lui donne l'air d'être un incroyable chasseur. Personne n'est disponible pour discuter&lt;/em&gt;. Voilà ce que m'indique Facebook, la plus grande invention depuis celle de la bombe A. Au siècle dernier on se contentait de détruire des populations entières, et voilà que maintenant on se targue d'un rassemblement général. Au demeurant, on reste prostré sur soi-même, chacun pour soi, Dieu et argent pour ceux qui ont un peu de veine. Et l'insomnie pour ceux qui ont oublié de se racheter une conscience pendant les derniers soldes, ou qui souhaiteraient des journées toujours plus longues. Notons que si cela était considéré comme une maladie, on aurait certainement droit à de nouveaux spots publicitaires, des campagnes de prévention subventionnés par l'état-roi qui veut votre bien, et seulement votre bien. A moins qu'il ne veuille que des soldats, des ouvriers et des fonctionnaires prêts à obéir au doigt et à l'oeil, à générer de la richesse, comme on dit. La question n'est même pas à trancher, ce serait une perte de temps.Impossible de trouver le sommeil, et ce malgré le cachet avalé il y a deux heures et qui, sur le moment, m'avait assommé en l'espace de quelques minutes. Ce n'est pas faute d'essayer: à un moment, il faut aller pisser; à un autre, il faut bien boire un truc pour ne pas avoir l'impression de se dessécher complètement. Enfin, après une bonne demie-heure à se retourner dans la couette, voilà que j'ai envie de fumer. Je me recouche, et il y a ces phrases qui se forment derrière les paupières, entités chimériques qui me brûlent les doigts, et dont je sais qu'elles disparaîtront sans préavis si je ne leurs donne pas satisfaction.J'attrape mon portable et regarde l'heure: 3h et des brouettes. Alors je me lève, attrape une clope et allume le macbook, l'étouffant sans un cri pour qu'il ne la réveille pas. A cette seule clarté, le carré de lune qui se dessinait à travers le velux sur le mur ayant disparu, je peux la voir dormir, plongée dans un sommeil que j'espère plein de rêves doux et prometteurs, emmitouflée jusqu'au menton sous les deux couettes. Toutes les femmes ne doivent pas être belles lorsqu'elles dorment, du moins je l'espère. Seule celle que vous aimez le sera à vos yeux. Mon dos refait des siennes et il ne me reste plus qu'à jeter deux Efferalgans dans un peu d'eau. Le pétillement produit ne réveille même pas le chat, qui d'habitude se précipite à la source du désordre, piqué à vif par la curiosité. Le temps que l'alchimie s'opère, j'allume une autre clope et prépare un autre cacheton, dont je ne parviens à me souvenir du nom. Quelques secondes plus tard, je gobe le tout et sens presque instantanément mes muscles se décontracter, et les idées s'éclaircir encore plus. Alors je commence à écrire les lignes, la led rouge de la télévision pour seule spectatrice. Justine se retourne et soupire, sans se réveiller. Alors, à ce moment précis, j'imagine quantité d'autres nuits identiques à celle-ci.Pour ce que ça vaut, je n'ai jamais été autant productif que depuis que j'ai arrêté de m'enfiler mes quatre ou cinq verres de whisky dans la soirée. Les idées sont plus claires et s'organisent plus facilement, et je ne remets plus au lendemain les choses qui me semblent importantes. Bien entendu, je n'ai pas plus de solutions miracles en ce qui concerne l'avenir, et ces foutus choix à faire pour gagner mon pain et rejoindre les rangs de cette société pro-cannibalisme. Alors je m'accroche et provoque peu à peu les choses. Ou plutôt, je pourrais dire que j'aurai essayé. Mes jambes s'engourdissent et mes yeux se brouillent, le deuxième anxiolytique a peu à peu raison de moi. Demain je pataugerai certainement dans un état de conscience imparfaite. Alors je l'aime, et m'enthousiasme des changements, de ce que je fais. L'alcool n'est précisément pas le meilleur des carburants. Une dernière clope pour la route et il est temps de se coucher, la prendre dans mes bras sans un mot, attendre que le monde se réveille.
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