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    <title>Last posts on écrits</title>
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        <title>Projeté</title>
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        <summary> Réinventons nos racinesLes excroissances De la fin.Je suis de pierreEt...</summary>
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          &lt;em&gt;Réinventons nos racinesLes excroissances De la fin.Je suis de pierreEt rouleY aura-t-il encoreD'autres feux rouges?&lt;/em&gt;
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        <title>Excuses</title>
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        <summary> Nous sommes maintenantTributaires des dieuxQue nous avonsTrop longtemps...</summary>
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          &lt;em&gt;Nous sommes maintenantTributaires des dieuxQue nous avonsTrop longtemps reniés.&lt;/Em&gt;
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        <title>Petit marché de l'emploi</title>
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        <updated>2008-05-15T02:11:00+02:00</updated>
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        <summary> Usines grilles de ferd’acier trempefort de travail à la recherchede...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          &lt;em&gt;Usines grilles de ferd’acier trempefort de travail à la recherchede l’objet-hommeplus longtempsles filtres de la sueurpour de l’argent liquide.Le rang des tas d’objetsPromotions péremptoires pouvoirCrée l’achat d’êtres robotiques.&lt;/em&gt;
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        <title>Mirages vitrés</title>
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        <summary> Nous réalisons le défilement des imagesTélécommandes des prophéties...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          &lt;em&gt;Nous réalisons le défilement des imagesTélécommandes des prophéties hertziennesL’alcaline qui surnage dans nos yeuxL’encre tache nos joursZappe, zappe, tourne les chaînes plante l’antenne au creux de l’encéphale change encore retourne-toiles programmes se divisentfamille, jeux, pornographie et les vignettes de l’âgeinvisible éducation del’enfance pour tousl’éducation des gammes de chacun :PAF !Le v-o-y-e-u-r-i-s-m-e télévisuelComme un orgasme solitaire .&lt;/em&gt;
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        <title>Escaliers</title>
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        <updated>2008-05-14T21:07:57+02:00</updated>
        <published>2008-05-14T21:07:57+02:00</published>
        <summary> Là ça brûleau creux des mainsles étoiles poussentmauvaises herbesse cabrent...</summary>
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          &lt;em&gt;Là ça brûleau creux des mainsles étoiles poussentmauvaises herbesse cabrent ruent entre les doigts--Lierre fibre de verreNous ligote Au bout de trousseaux de clefs—Embrasse-moiEt j’aurai une révélation.&lt;/em&gt;
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        <title>Escarmouches</title>
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        <updated>2008-05-14T09:15:58+02:00</updated>
        <published>2008-05-14T09:15:58+02:00</published>
        <summary>Il n'y a pas de concurrence à l'extérieur. Le seul ennemi à abattre n'est...</summary>
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          Il n'y a pas de concurrence à l'extérieur. Le seul ennemi à abattre n'est autre que soi-même. Il faut anéantir le reflet et en tester les limites. Vas-y frappe, ouais, frappe, encore, bordel, frappe. Mais cogne plus fort putain! Il faut avoir sa peau jusqu'à en dépasser le point de non-retour.Rien ne vaut les acharnements nocturnes, sans spectateurs.
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        <title>Cardiographies</title>
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        <updated>2008-05-14T04:43:35+02:00</updated>
        <published>2008-05-14T04:43:35+02:00</published>
        <summary>Les excès ont votre peau aux moments les plus inopportuns. Vous ne vous y...</summary>
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          Les excès ont votre peau aux moments les plus inopportuns. Vous ne vous y attendez pas, et pourtant certains signes se font de plus en plus effrayants. En un sens, mon état physique qui se détériore de plus en plus, et ce sans que je ne m'en rende compte, me ferait presque pitié. Si encore je parvenais à trouver les voies de certaines guérisons.J'ai bien cru me voir partir à deux reprises. Tout d'abord, le coeur habituel me fait souffrir à en pousser des gémissements de douleur. Etrangement, cela passe avec une cigarette et un café. Pas besoin de médecins pour si peu. Au pire, tout n'est qu'imagination.L'effet le plus drôle reste tout de même de prendre un virage à vitesse moyenne, ayant remarqué qu'un automobiliste patientait au feu rouge. Dans ces cas-là, il vaut mieux ralentir un peu plus que lorsqu'on est certain de ne pas faire un coucou de trop près à de la tôle. Bien sûr, c'était sans prévoir le camion qui se trouvait derrière, obligé de se serrer sur la gauche pour prendre son virage. Un semi-remorque dans une si petite rue. Inconcevable. Au moins il m'a plus de sentir les palpitations dues à la brève frayeur. Disons que cela montre quelque chose d'encore humain, et réactif.Autour de moi traînent les trois paquets de cigarette de ces deux derniers jours. La gamme complète: en vingt, en vingt-cinq, en trente. Le plus frustrant étant le fait qu'ils sont tous trois bien entamés. En rentrant, il m'aura fallu quelques efforts pour parvenir à me concentrer, et faire en sorte que la magie opère du mieux possible. La fidèle ampoule de la lampe de bureau m'a lâchement abandonné. Ce pourrait être un signe de plus, pour les idiots de superstitieux. La cafetière de café est prête, et j'espère qu'il me restera assez de tabac. Les écouteurs vissés dans les oreilles, il me semble que je suis d'attaque.Les prochaines heures vont être périlleuses.
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        <title>Roulettes</title>
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        <updated>2008-05-13T11:57:51+02:00</updated>
        <published>2008-05-13T11:57:51+02:00</published>
        <summary> Regardez la routeA l'envers en hautqui défilecomme cantique de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          &lt;em&gt;Regardez la routeA l'envers en hautqui défilecomme cantique de prunellespercées à la pluie la nuitQui se fend de goudroncoule miroirjusqu'à la tranchéede l'aube.Réverbères.Et les putesS'accrochent à leurs piliersdansent les voitures qui filentvers les souterrains rapides furieux ininterrompus Les comètes flambent A la sortie des tunnels.&lt;/em&gt;
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        <title>Viviers</title>
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        <updated>2008-05-13T03:31:02+02:00</updated>
        <published>2008-05-13T03:31:02+02:00</published>
        <summary>L'on pourrait comparer l'ivresse à la masturbation.Commencer de s'inquiéter...</summary>
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          L'on pourrait comparer l'ivresse à la masturbation.Commencer de s'inquiéter lorsque la première sera aussi quotidienne que la seconde.Dans les deux cas, la nécessité d'isolement et d'esprit repu reste le même.
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        <title>Mot sur la table (2)</title>
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        <updated>2008-05-12T14:24:23+02:00</updated>
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        <summary> [Les désirs en muselière(Muse-lierre emprisonne)Sont nos étoiles...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          &lt;em&gt;[Les désirs en muselière(Muse-lierre emprisonne)Sont nos étoiles filantesPerduesCendres des abats-jourLa sanction de l'inconnuL'autodafé magistral(la sacoche dans le plein d'essence alors que l'hypothétique avis mortuaire frôle la fenêtre)Qu'as-tu donc à cacher?]Note que les mots ne sont que de mauvais serviteurs. Ils ne sont d'aucune utilité face au Silence, et même des cathédrales de lettres ne suffiraient à exprimer certaines sensations. Ainsi, répondons à la correspondance des aveugles.&lt;/em&gt;
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        <title>Rentoilage</title>
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        <summary> Mon cerveauEst le mur trouéCage des papillons. </summary>
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          &lt;em&gt;Mon cerveauEst le mur trouéCage des papillons.&lt;/em&gt;
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        <title>Compromission</title>
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        <updated>2008-05-12T04:08:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-12T04:08:00+02:00</published>
        <summary>Alors par la fenêtre, une tasse de café à la main, il ne me reste plus qu'à...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          Alors par la fenêtre, une tasse de café à la main, il ne me reste plus qu'à épier le ciel, y jeter mes yeux comme des billes qui ricocheraient sur les toits silencieux. Mes yeux s'habituent progressivement à la seule clarté de l'écran, et les premiers oiseaux commencent d'attendre l'aube. Qu'y aura-t-il après cela? Rien.L'épuisement me rend le privilège du calme. Il y a deux heures, je parcourais les rues à la recherche d'un bar encore ouvert. Seuls les gyrophares d'ambulances qui ne m'emporteraient pas vivant répondaient aux phares qui tressautent sur les imperfections de la route. Peu à peu quantité d'émotions contradictoires me submergeaient. Pas un seul troquet ouvert, pas un seul. &lt;em&gt;&quot;Oh mon dieu, aie pitié. Je n'ai besoin que d'un verre, ne serait-ce qu'une gorgée de bière fraîche, rien que cela.&quot;&lt;/em&gt; Je ne souhaitais que fuir le centre ville et ses passants agonisants dans l'ennui. Au présent-passé, je vais alors par l'errance, allant jusqu'à visiter les devantures des bars les plus misérables que je connaisse. L'un d'eux est en surbrillance. Je m'arrête pour regarder s'il y a foule, personne. Voilà, ce ne sont juste que des enfants de putain qui prennent plaisir à laisser les lumières allumées. Pendant une heure je tourne en rond dans l'espoir de pouvoir m'envoyer un verre ou deux. Juste ça, voilà tout ce que je demande. Et pas un putain de bon dieu de bar ouvert à cette heure. Encore une fois, il n'y avait plus qu'à repartir la queue entre les jambes.En rentrant, la vision d'une souris galopant au milieu de la route mit fin à tous les tourbillons. D'un coup j'imaginai la terreur qu'elle pouvait ressentir, et cet horrible sentiment d'impuissance. Devant le miroir, mes yeux ne sont plus que rougeur, cernes et picotements. Les marques en-dessous de mon cou prennent une teinte mauve. Jusque quand serons-nous encore interrompus. &lt;em&gt;&quot;Bordel, tu as peut-être encore une chance de devenir quelqu'un.&quot; Peut-être.Dans l'obscurité relative la fumée se tait contre les parois de la création. Il me semble que j'échouerai une fois encore. Il me semble qu'il me faille trouver de meilleurs exutoires. Si encore je savais m'arrêter et me contenter de ce que j'ai. Mais il en faut toujours plus. Plus loin, plus loin, plus loin.Je termine de boire ma troisième tasse de café. Allumer une cigarette, s'allonger, et attendre l'aube.The Doors &quot;Shaman's Blues&quot;&lt;em&gt;&quot;Did you stop it to consider how it will feel,Cold grindin' grizzly bear jaws hot on your heels?Do you often stop and whisper in Saturday's shore&quot;The whole world's a Savior?&quot;Who could ever, ever, ever, ever, ever, ever ask for more?Do you remember?Will you stop, will you stop the pain?(...)He's sweatin', look at him…Optical promise…(Heh, heh, heh.)You'll be dead and in hell before I'm born…Sure thing…Bridesmaid…The only solution Isn't it amazing?&quot;&lt;/em&gt;
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        <title>Escapades</title>
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        <updated>2008-05-11T12:15:07+02:00</updated>
        <published>2008-05-11T12:15:07+02:00</published>
        <summary> L'aube dans les rétroviseursNous allons vers nos lendemainsCe jour d'hui. </summary>
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          &lt;em&gt;L'aube dans les rétroviseursNous allons vers nos lendemainsCe jour d'hui.&lt;/em&gt;
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        <title>Tris</title>
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        <updated>2008-05-10T23:09:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-10T23:09:00+02:00</published>
        <summary> Alors nous allonsVers l'abattoir Le grand feuDe nos rêves recyclés. </summary>
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          &lt;em&gt;Alors nous allonsVers l'abattoir Le grand feuDe nos rêves recyclés.&lt;/em&gt;
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        <title>Non-voyance</title>
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        <summary> A l'étoile nousSupplions de Remplacer les coutumesLa transeVoyeurismeLes...</summary>
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          &lt;em&gt;A l'étoile nousSupplions de Remplacer les coutumesLa transeVoyeurismeLes fenêtres alluméesSont commeLes étalages De sorciers.&lt;/em&gt;
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        <title>Visites</title>
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        <updated>2008-05-09T18:48:40+02:00</updated>
        <published>2008-05-09T18:48:40+02:00</published>
        <summary> Les spasmes Avant le sommeilL'espacePost-SoleilEntre deuxMondes parallèles. </summary>
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          &lt;em&gt;Les spasmes Avant le sommeilL'espacePost-SoleilEntre deuxMondes parallèles.&lt;/em&gt;
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        <title>Mot sur la table</title>
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        <updated>2008-05-09T11:36:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-09T11:36:00+02:00</published>
        <summary>  Passe une bonne nuit  Dans les labyrinthes  La fumée  Pour écharpe.    Je...</summary>
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           &lt;i&gt;Passe une bonne nuit&lt;br /&gt; Dans les labyrinthes&lt;br /&gt; La fumée&lt;br /&gt; Pour écharpe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je souhaiterai presque&lt;br /&gt; Ecrire sur ton dos&lt;br /&gt; Tout serait si simple.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les miaulements du chat se feraient réguliers.&lt;/i&gt; 
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        <title>Machinations</title>
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        <updated>2008-05-07T18:24:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-07T18:24:00+02:00</published>
        <summary>Des incontournables vérités se découvrent au moment où l'on s'y attend le...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          Des incontournables vérités se découvrent au moment où l'on s'y attend le moins. Elles ne sont pas forcément utiles, ni même crédibles. Elles peuvent cependant servir à attendre patiemment que la Grande Faucheuse vienne relever les compteurs.Par exemple, vouloir se noircir dans l'atmosphère d'un café m'est devenu des plus inconvenants. Lorsque l'on prend l'habitude de s'enfiler quelques verres assez régulièrement avant d'aller se coucher, le prix des consommations semble venir d'un autre monde, celui des Bisounours avec un cigare entre les dents, et le god ceinture gros format installé et prêt à l'emploi. A moins d'avoir un carnet plein de chèques-vacances, il me semble qu'il soit désormais proscrit de sortir d'un bar la gerbe au bord des lèvres, si ce n'est à cause de l'addition, acide et salée. En outre, il est devenu difficile de trouver des alcools qui cognent vraiment. Mettons que ces éléments sont d'un immense intérêt de santé publique. Maintenant, au lieu de rentrer en bagnole complètement ivre, l'on préfère acheter soi-même sa bibine pour des têtes-à-têtes nocturnes. Tout en se disant que l'on n'a aucun problème avec l'alcool. Evidemment.Du coup, ce sont les piétons qui doivent être heureux. J'ignore la propension à saluer de très près des essuies-glaces une fois l'heure où les Cendrillons en bas et talons hauts commencent le boulot, mais ça ne m'étonnerait guère que cela ait baissé avec l'évolution du fascisme démocratique ambiant.Arrêtez de fumer, de boire, et de manger. De même, ne collectionnez pas les MST comme des enfants s'échangent leurs cartes Panini dans les cours d'école. De plus, tous les troubles du comportements sont passés au crible fin, et présentés à la TV comme ce qu'il ne faut pas faire. Comment prévenir l'anorexie, les troubles de l'érection des hommes de plus soixante-dix ans (sic?), ou comment guérir de la dépression. Dans ces cas présents, la boîte-à-conneries a réponse à tout. L'on vous présente des témoignages larmoyants de squelettes maquillés pour ne pas être transparents, les vieux ont le sourire aux lèvres depuis la chute libre du prix du Viagra (oui, vous ne rêvez pas: de plus en plus de médicaments ne sont plus remboursés à moins de prendre des génériques tandis que le plaisir de nos raisins secs est plus abordable.) et des spots publicitaires vous conseillent de consulter en cas de symptômes dépressifs. Mais alors, quelle est la finalité de tout cela?  Une hygiène de vie correcte, et la prétention de réduire considérablement les problèmes de santé. Grâce à cela, le trou de la Sécu peut se combler un minimum et surtout, vous serez en pleine forme pour aller au turbin. En fait, l'on vous choie au maximum afin que vous soyez opérationnels pour servir votre mère-patrie. Les anorexiques ainsi que les dépressifs sont inaptes au travail. De plus, les adeptes du régime permanent n'ont pas besoin de faire leurs courses régulièrement. Tout ça n'est pas très bon pour la production et le pouvoir d'achat. Quelqu'un qui n'est pas en mesure de travailler et de consommer, on l'éduque. D'ailleurs, cela se rapproche très bien de cette nouvelle politique d'assistanat, consistant à brosser le contribuable dans le sens du poil, tout en lui filant l'impression que l'on ne souhaite que son bien-être. Un bien-être certes aseptisé et paré de muselières, mais un bien-être tout de même. Et puis, le plus important reste de demeurer volontaire et responsable. Être un instrument robotisé, sourire, en redemander.Pour favoriser l'équilibre au sein d'une communauté, il est nécessaires que des enfoirés de ratés soient là. Contrairement aux quelques partiels qui viennent de se terminer, je réponds cette fois à l'appel.
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        <title>De fait</title>
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        <updated>2008-05-07T11:40:53+02:00</updated>
        <published>2008-05-07T11:40:53+02:00</published>
        <summary> Lumière agressiveNous cherchons notre royaumeSeulement un peuD'ombre au...</summary>
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          &lt;em&gt;Lumière agressiveNous cherchons notre royaumeSeulement un peuD'ombre au soleil.&lt;/em&gt;
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        <title>Quelques ressources</title>
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        <updated>2008-05-06T13:18:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-06T13:18:00+02:00</published>
        <summary>Je passai devant chez moi sans m'arrêter et me dis qu'aller rouler un peu...</summary>
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          Je passai devant chez moi sans m'arrêter et me dis qu'aller rouler un peu dans la nuit me ferait le plus grand bien. Tranquillement je traverse les rues et ne peux m'empêcher de jeter un coup d'oeil aux rails plantés en-dessous du pont de la Horgne. Progressivement toutes les pensées de ces derniers temps s'estompent. A cette heure-ci la circulation est pratiquement nulle. En traversant le village de Magny, je ne peux encore m'empêcher de tourner en rond, me demandant ce qu'il m'arrivait, et comment m'organiser pour dompter toute cette paperasse, celle-la même qui patiente sur le siège passager.Ce n'est qu'une fois les derniers lampadaires dépassés que tout s'envolait, en éclats, en fumée, en douceur. Seuls comptaient le pied pressant l'accélérateur et les lignes blanches signifiant les virages qui se tordent de plaisir. Ici il n'y a rien, aucune source de lumière, aucune douleur. Je ne suis plus qu'un esprit qui reprend pied dans le vide pour s'en extraire, intact. A l'entrée d'un village, je freine plus que nécessaire pour laisser un chat paresseux traverser. Et je reprends ma route, laissant tout se noyer dans le goudron qui défile dans les rétroviseurs.Quelques minutes plus tard, je fume quelques cigarettes, garé devant un petit cimetière, le temps d'écouter &lt;em&gt;La Célébration du Lézard&lt;/em&gt;. Des arbres dansent sous le vent léger, et les étoiles semblent être les nouveaux panneaux routiers.Au retour je me perds sur des routes inconnues. Les sensations diffèrent et une certaine excitation se manifeste sous divers angles. Quitte à mettre plus de temps que prévu pour rentrer, je me mets à la recherche d'un troquet. Au loin toujours cette même image des réverbères alignés, qui enflamment un horizon de pudeur et de tourbillons de cendres. Traversant quelques villages, rien n'est ouvert à cette heure-ci et, étrangement, n'ayant pour aide que des panneaux indicateurs, je retourne au centre ville. La coïncidence est telle que je retombe pile sur ce boulevard, emprunté au minimum une fois par jour.Je fatigue, cette ville n'est plus la mienne et j'ai l'impression d'y pénétrer pour la première fois, avec curiosité et angoisse. Cette sensation se poursuivra jusqu'à ce que je rentre, la tête reposée. Tout est maintenant recadré dans la poussière.
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        <title>Truchement</title>
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        <updated>2008-05-05T10:59:56+02:00</updated>
        <published>2008-05-05T10:59:56+02:00</published>
        <summary> Donnez-moi ma plume-revolverLa page n'est qu'un miroir.J'arrache les...</summary>
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          &lt;em&gt;Donnez-moi ma plume-revolverLa page n'est qu'un miroir.J'arrache les noeudsDe mes cheveuxPour les refaireAutour de ma gorge.Donnez-moi ma plume-revolverLa page n'est qu'un miroir.&lt;/em&gt;
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        <title>Ordonné</title>
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        <published>2008-05-05T03:56:25+02:00</published>
        <summary> Sois prudentEt crève sans rien direFaux hommeComme ongle rongéS'écaillent...</summary>
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          &lt;em&gt;Sois prudentEt crève sans rien direFaux hommeComme ongle rongéS'écaillent les démonsL'auto-souffrance volontaireSois prudentEt crève sans rien dire.&lt;/em&gt;
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        <title>Faits divers</title>
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        <updated>2008-05-04T19:45:26+02:00</updated>
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        <summary>Alors on se dira adieu au bord de pages nécrologiques. Les amitiés qui...</summary>
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          Alors on se dira adieu au bord de pages nécrologiques. Les amitiés qui s'émiettent au fil du temps qui coule comme une masse de plomb dans la gorge.&lt;em&gt;Dans le cadre de l'écriture, déterminer avec exactitude l'évolution des comportements à mesure que les relations de couple prennent le dessus sur tout le reste et forme une sphère dans laquelle l'on est susceptible de facilement s'enfermer.D'une autre manière, déterminer si l'écriture ne constitue pas non plus une cellule toute personnelle.&lt;/em&gt;Les premières montgolfières de la saison apparaissent dans le ciel alors que je cherche l'angle de tir le plus approprié pour ma plume.A titre purement anecdotique, extrait de carnets retrouvés de Jim Morrison:&lt;em&gt;&quot;Vous parlerez bientôt de moi au passé, sans nostalgie de ce que j'ai été, sans compassion pour celui qui marchait, déjà invisible, à vos côtés. Je meurs, oui, mais d'une mort surnaturelle, une mort qui n'appartient qu'à moi et que je refuse de partager avec personne. Seul, je l'étais déjà depuis de longues années, piégé dans l'impasse des attachements irrésolus.&lt;/em&gt;Queen &quot;Princes of the Universe&quot;&lt;em&gt;&quot;I am immortal. I have inside me blood of kings.I have no rival. No man can be my equal.Take me to the future of your world.Born to be kings. Princes of the universe.Fighting and free. Got your world in my hand.I'm here for your love and I'll make my stand.We were born to be princes of the universe.No man could understand. My power is in my own hand.Ooh. Ooh. Ooh. Ooh. People talk about you.People say you've had your day.I'm a man that will go far.&quot;&lt;/em&gt;
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        <title>Au petit théâtre des cruautés (2)</title>
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        <updated>2008-05-04T16:27:55+02:00</updated>
        <published>2008-05-04T16:27:55+02:00</published>
        <summary> (En intense gestation) « Votre bêtise n’a de pareille que l’affligeante...</summary>
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          &lt;em&gt;(En intense gestation)&lt;/em&gt;« Votre bêtise n’a de pareille que l’affligeante élégance avec laquelle ces animaux se grattent le poil à la recherche de nourriture et de poux, et se torchent le cul à l’herbe la plus basse. Ils conchient volontiers la naissance d’une conscience intelligible.-Va voir te faire mettre, connasse. -Voilà bien ce que je disais, beau musclé et simple ordurier.-N’est-ce pas que tu adore avaler le foutre de tes gendres ?-Tout comme vous en seriez avide pour teindre votre matière grise et en tirer de la gomme à mâcher. Celle-là même que vous ruminez naseaux gonflants et gueule grande ouverte.-Je parie que ton mari adore te foutre sur la gueule. Je ferai la même chose à sa place.-Car vous n’êtes qu’un chien autoproclamé parfaitement enfanté par des géniteurs dont vous puisez toutes les valeurs infécondes. »[Aussitôt le mendiant revit l’image de sa mère le jour où il avait claqué la porte du domicile familial. Se rendant compte à quel point il l’avait faite souffrir gratuitement, il s’agrippe à l’avis mortuaire, froissé au fond de sa poche, comme en signe d’excuses. C’est ce moment que choisit la vieille femme, à qui il avait demandé l’heure, pour lui cracher dessus.]
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        <title>Basses fréquences</title>
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        <updated>2008-05-03T22:37:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-03T22:37:00+02:00</published>
        <summary> Jusqu'à quandFaudra-t-ilNe plus s'acquitter De nos devoirs? </summary>
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          &lt;em&gt;Jusqu'à quandFaudra-t-ilNe plus s'acquitter De nos devoirs?&lt;/em&gt;
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        <title>Constat noir et blanc</title>
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        <published>2008-05-03T19:37:17+02:00</published>
        <summary> L'existence la réalité Les mondes parallèlesPrendront faim dans les...</summary>
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          &lt;em&gt;L'existence la réalité Les mondes parallèlesPrendront faim dans les flammesLorsque je serai incapableD'écrire.&lt;/em&gt;
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        <title>Prêt-relais</title>
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        <updated>2008-05-03T13:28:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-03T13:28:00+02:00</published>
        <summary>Alors l'on sera juste bon à s'excuser et à couvrir de vertiges la dernière...</summary>
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          Alors l'on sera juste bon à s'excuser et à couvrir de vertiges la dernière procession. On regrettera ce que l'on n'a pas eu le temps de dire, ce que l'on a tu au profit des incessantes foutreries de pleine rue. Au dernier jour il nous faudra rendre des comptes comme jamais, et toutes nos erreurs apparaîtront comme éternelles et inévitables. Ce sont de nos fourberies dont nous aurons à nous défaire, celles qui collent aux doigts comme des bonbons volés.Avez-vous appris votre leçon? Reconnaissez-vous toujours la proximité de la fin, imminente, improbable? Pas la vôtre mais celle de ceux qui toussent et tombent. Continuez de demander sans cesse -requêtes, ordres, supplications désopilantes- ou offrez-vous tout entier pour la seule grâce d'être là.En définitive, il n'y a rien à comprendre, les règles du jeu étaient pourtant évidentes depuis le début. Je me fais seppuku chaque fois que je m'endors.
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        <title>Seconde syncopée</title>
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        <updated>2008-05-02T17:59:46+02:00</updated>
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        <summary> Au clavier le tueurLe papillon aux ailesFibre de verrePeux-tu dessiner ce...</summary>
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          &lt;em&gt;Au clavier le tueurLe papillon aux ailesFibre de verrePeux-tu dessiner ce qui enserre tes yeux?La régularité de l'insecteLe battement des lamesDes couteaux l'uniformeDistinction des femmes de cendresattendent les romances de pleine rue.-Il y a l'excès la villele lézard la queue tranchée nettechevauche des routes de boismonticules d'acierretourne dans la grotteles murs blancsl'appel du linceulles boîtes de poussière numérique comme des cendresque l'on ne rattrape plus.-Viens, oui viensNous récolterons nos grains de Sable au piedDes statuts de marbreLes inscriptions défaitespar les pluies de temps.Le verbe précèdeL'accoudoir de la pairSors sors sorsDes prisonsL'infortune au hasardCloué au creux desRéverbères qui crientLeurs solitudesComme un appelDes chiens malades Haletant leurs veinesLa sueur des nuitsoù nous n'étions plus seuls.Sors cela vientComme la montée des extrêmes Le ciel à en perdre la vueSe meut en flammes Tortures libérationlibationle pouvoir du désir l'informatique décupléune force qui vousensevelit de gré.Nos cahiers d'école fousRetrouvent la trace desSouvenirs-noyauxles ailes de papier trouées.Ils attendent qu'on lesBrûle en même tempsque nos jardins fleuris.Pourrons-nous résoudreL'équation de l'infiniLorsque les paradesInfimes parcellesDe prièreSe succéderont Au loisir le lointain La rivière à sa sourceNous baigneronsle silence dans l'attente.Gens qui s'enfuientPauvres, apeurésLe regard-scotchComme un murLézardé les pattesD'encre qui s'effilent Collant sur la pageL'hiver écrit au creuxDe la mainPiécettes de cuirEt sursauts d'angoisseSont les cris queNous pousseront au moment de partir.Les collines froides du bord de l'autoroute sont le jardinOù nous voulons éteindre les spots l'étreinte sauvageDe nos corps emmêlés.&lt;/em&gt;
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        <title>Liteaux</title>
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        <updated>2008-05-02T10:27:54+02:00</updated>
        <published>2008-05-02T10:27:54+02:00</published>
        <summary> As-tu vu le jourqui s'éteintComme une myriaded'hirondelles plombées?  </summary>
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          &lt;em&gt;As-tu vu le jourqui s'éteintComme une myriaded'hirondelles plombées?&lt;/em&gt; 
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        <title>No man's land</title>
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        <updated>2008-05-02T04:38:47+02:00</updated>
        <published>2008-05-02T04:38:47+02:00</published>
        <summary>Je pars dans le silence de l'inattention et crache la fumée d'un cigarillo...</summary>
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          Je pars dans le silence de l'inattention et crache la fumée d'un cigarillo alors que la voiture de devant semble se croire seule sur la route. Afin qu'elle en ait pour son compte je la double dans un virage. Les trajets connus pourraient se réaliser les yeux fermés. Lisez-vous toujours? Croyez-vous toujours ce que les lignes de la main vous prédisent? Les chiromanciennes sont mortes avant d'avoir dit une parole de plus.En place je jette mon mégot dans l'égout et grimpe les escaliers. Il est si facile de parler à la première personne. Si facile de cacher certaines faces du dés, de taire les hontes et les maladresses. Bien au contraire, l'on étouffe lorsque l'on avoue les omissions. Quand bien même notre planète partirait en flammes, avions-nous pensé à ce dont nous aurions pu avoir besoin cette nuit?L'appartement clos et sombre me laisse me débattre entre ses murs. Je remarque que l'attrait des secrets de l'alcool me griffe encore plus. J'ai maintenant des munitions pour tenir un siège de quelques mondes: effervescence, éthanol, et les paillettes vertes qui se mélangent au tabac.Puisque je ne suis rien il faut que je -me- crée. Cette nuit je voudrais écrire jusqu'à l'épuisement.The Doors &quot;End of the Night&quot;&lt;em&gt;Take the highway to the end of the nightEnd of the night, end of the nightTake a journey to the bright midnightEnd of the night, end of the nightRealms of bliss, realms of lightSome are born to sweet delightSome are born to sweet delightSome are born to the endless nightEnd of the night, end of the night&quot;&lt;/em&gt;
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        <title>Première volonté</title>
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        <updated>2008-05-02T03:21:26+02:00</updated>
        <published>2008-05-02T03:21:26+02:00</published>
        <summary> Nous sommes fichésComme des puces sur un tableau.Au boulot!Nouveaux...</summary>
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          &lt;em&gt;Nous sommes fichésComme des puces sur un tableau.Au boulot!Nouveaux conquérants du monde.Simplement ne pas avoirLe seul mot argent à la bouche.&lt;/em&gt;
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        <title>Au préalable</title>
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        <updated>2008-05-01T13:38:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-01T13:38:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;   A la lumière noire...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
           &lt;i&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;A la lumière noire&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous traînerons&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les étoiles&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans la boue.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A la fin surgir&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; plongeant les mains&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; dans les braises&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; de l'angoisse&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; le tord-boyaux&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; l'explosion du doute&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Et les yeux&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; n'auront pas vu&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; le masque mortuaire.&lt;/i&gt; 
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        <title>Parpaing</title>
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        <updated>2008-04-30T21:18:33+02:00</updated>
        <published>2008-04-30T21:18:33+02:00</published>
        <summary> Le toucher de doigtDu shinigamiVêtements déposésau pied du sanctuaireYeux...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          &lt;em&gt;Le toucher de doigtDu shinigamiVêtements déposésau pied du sanctuaireYeux qui se ferment se tendent au néantJe cache un shinigamiAu creux du coeur-murmureTon ventre est la couvertureDu tout premier poèmeJ'irai puiser dans mon corpsLa source de la souffranceFumée électriqueLe statu quo de l'insomnieVirages s'effacentDonnez encore l'essence à boireAux nourrissons affamésTabac froid verre pillé La pluie comme les battements de tambourL'explosion côté gaucheLa douleur accélérationLe crédit de la fin.&lt;/em&gt;
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        <title>Echauffement</title>
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        <updated>2008-04-29T01:19:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-29T01:19:00+02:00</published>
        <summary> Prenez partipour le meurtrenos commandantsen costume bleusont au dernier...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          &lt;em&gt;Prenez partipour le meurtrenos commandantsen costume bleusont au dernier repasAvant les exécutions.&lt;/em&gt;
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        <title>Mues</title>
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        <updated>2008-04-28T20:12:04+02:00</updated>
        <published>2008-04-28T20:12:04+02:00</published>
        <summary> Mon jeu de carteEst devenu roulette russeJ'appuierai encoreSur la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          &lt;em&gt;Mon jeu de carteEst devenu roulette russeJ'appuierai encoreSur la détenteJuste pour voir.&lt;/em&gt;
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        <title>Prisage</title>
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        <updated>2008-04-28T12:39:15+02:00</updated>
        <published>2008-04-28T12:39:15+02:00</published>
        <summary> Nous entendons l'échoDans les pages d'escalierTir de balles le tueur...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          &lt;em&gt;Nous entendons l'échoDans les pages d'escalierTir de balles le tueur s'avanceDemander de l'aidePresser le bouton de la fin.Le tueur aveugle coud sournoisLes paupières coût de visionPlante les plumes au couL'inceste innocence d'enfants avortés.Dormez l'oreiller se gonfleDe poison et vos rêves éclatsDe miroirs supportent la suture.&lt;/em&gt;
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        <title>Des apothéoses</title>
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        <updated>2008-04-27T18:31:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-27T18:31:00+02:00</published>
        <summary>Connectez-vous et liez votre matière grise à des câbles électriques. Voilà,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          Connectez-vous et liez votre matière grise à des câbles électriques. Voilà, jonglez entre les différents univers en sautant d'une fenêtre à l'autre, espaçant bien les pieds au-dessus du vide. Les claviers sont devenus des armes meurtrières à maigre échelle, juste de quoi attirer nos doigts et les engluer. Nos ongles se détachent et tombent entre les touches. La poussière s'insinue dans nos oreilles et les cheveux qui poussent sont électriques. Certains sentiments ne sont plus que des ondes qui transpercent les baignoires. Le rideau s'ouvre lorsque les écrans s'émeuvent des spectacles inconnus.Avez-vous peur lorsque vous vous masturbez, recroquevillés sur vous-même, enterrés au fond de draps moites? Est-ce que les images nues et colorées que vous créez derrière vos pupilles vous plaisent? A la concentration des différents mondes parallèles l'on peut recréer les soupirs de l'univers. A la différence qu'il se désintégrera comme un avion en feu traversant les nuages. Est-ce que la trouille vous étrangle comme un ami-assassin que l'on aurait invité avec plaisir? Maintenant rappelez-vous vos cauchemars d'enfance, et leur récurrence se fera mensongère, bien que révélatrice des larmes que l'on refoule à tout va. Se cachent les froissements de la honte comme des feuilles de papier. Connaissez-vous l'intimité, toutes ces fois où l'on aurait du mourir en pleurant dans les coins obscurs de cartons entassés,retournés, le dos à l'instant, magique. Les codes d'accès sont devenus l'essentiel. Les distributeurs d'argent ne réagissent pas à la pupille des yeux fixes, reflétant encore la lumière des opérations bancaires. Tout va bien, nous sommes sécurisés jusqu'au cercueil. Tout va bien, les sensations s'épongent dans le voyeurisme des toiles réseautiques.J'ouvre la fenêtre pour laisser s'envoler des papillons d'argile. Leurs ailes sont restées à terre, se consumant encore comme des cigarettes mal écrasées. Au dehors, rien n'est réel. Il n'existe rien. Mon obsession de la fin me pousse à me fracasser contre les secondes. Leurs aiguilles plantées dans les mains me tiennent éveillé.
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        <title>Détimbrer</title>
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        <updated>2008-04-27T03:51:50+02:00</updated>
        <published>2008-04-27T03:51:50+02:00</published>
        <summary>Je cherche désespérément ma paire de chaussons planqués sous l'armoire. Les...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          Je cherche désespérément ma paire de chaussons planqués sous l'armoire. Les doigts peinent à travers leur pérégrination sur le clavier. Attendez-vous pour le spectacle d'en avoir pour votre argent? Je prévois de préparer un autre verre alors que je me demande intensément comment terminer celui-ci. Le seul trait promet être la seule solution ainsi que le cruel retour à la réalité.N'est-ce pas ce que l'on souhaite, du spectacle à s'en fendre la poire comme jamais. J'étais passager et buvais ma vodka à même le goulot. L'impression d'éternel s'intensifiait lorsque l'on fumait notre cigarette allongés au milieu d'une départementale. Les pleines rues désertes se faisaient immense dans la nuit noire des collines enflammées.
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        <title>Provisoire</title>
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        <updated>2008-04-26T21:01:30+02:00</updated>
        <published>2008-04-26T21:01:30+02:00</published>
        <summary> Père qui se lèveLes chaînes aux poignets.Nous ne pouvons plusque regarder...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          &lt;em&gt;Père qui se lèveLes chaînes aux poignets.Nous ne pouvons plusque regarder nos souvenirss'éloignersans répit.Les humeurs sanguines[Des inconsistancesContinuum espace-temps]Empêchent plaident la débrouillardisedes flancs blancsla pincée de cendresdans les bénitiers l'eau potableEt le ciel sans infiniattendra les supplicationsExténuées.Fenêtre surgissanteFront de circulation lacunaire: Il nous faut plus que l'ivressePour chuchoter à notre conscienceLe rêve et la mortPar substitution.&lt;/em&gt;
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        <title>Somnolences</title>
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        <updated>2008-04-26T11:41:28+02:00</updated>
        <published>2008-04-26T11:41:28+02:00</published>
        <summary> Le rêve n'est plusExécution!PlacardéSur les panneaux publicitaires.Les...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://deathpoe.hautetfort.com/">
          &lt;em&gt;Le rêve n'est plusExécution!PlacardéSur les panneaux publicitaires.Les expédients De nomenclature parfaite:Le vent est devenu monstre.Exécution des charges de chevrotineLorsque l'on est l'isolementNé d'un berceau de néonsOù se penche le videUne statue de / femmeMédicamenteuse / finà volonté d'ivresse.Les mouvances de l'éternelApparaîtront au bas de son dos nu.N'est-tu donc guère plusQu'un corps-objet?Car avant le conseillerAurait dit«Fais-la souffrir jusqu'àce qu'elle ne puisses'en remettre.»[La voix des angesAu bord des lèvresLa mortEn filigrane]Rapide au dessein précoceElle planifia jusqu'aux excédentsdu ciel nocturne.&lt;/em&gt;
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        <title>En corps de dépêche</title>
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        <updated>2008-04-25T15:11:02+02:00</updated>
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          La route semblait être une procession mortuaire. A deux rues de mon point d'arrivée, je fulminai une fois pour toutes contre l'automobiliste me devançant, une bonne femme derrière laquelle j'étais déjà avant le tunnel du quartier de la gare. Il n'y avait rien à dire sur sa voiture, flambante et qui devait en avoir sous le capot. A condition de savoir conduire. L'on se traînait à 40 km/h dans le tunnel, et l'aiguille frôlait rarement le chiffre 50. Néanmoins, force m'était de constater que l'on n'avait eu droit à aucun feu rouge. Mais le fait est qu'il est des plus frustrants que d'attendre que cette pute, très certainement bien sapée, se décide à passer la vitesse supérieure. Elle allait même jusqu'à freiner bien avant de prendre un virage ou de chevaucher un ralentisseur. Si encore elle avait eu l'autocollant &lt;em&gt;A&lt;/em&gt; rouge au cul, je me serais offert le luxe d'un peu de complaisance. Même pas. Au lieu de cela, il y avait trois passagers, tous masculins. L'un d'entre eux se retourna même suite à un mouvement brusque de la main que je n'avais pu réprimer. Il pleuvait et l'on se traînait comme des limaces à l'abattoir. Mon dos me faisait atrocement souffrir, tout comme cette nouvelle cicatrice à la tempe me brûlait. De même, je ne pouvais m'empêcher de penser à quel point la situation dans laquelle je m'étais fourré m'échappait complètement. J'étais dans la merde, et en avait pleine conscience. Tout ça trottait dans la tête comme des putes sur un trottoir en pleine nuit ou des pédophiles à l'heure de la sortie des écoles. Aux petites questions-souffrances habituelles venaient s'ajouter le problème de l'argent, du semestre de travail universitaire à rattraper en l'espace de trois semaines, de mon recueil à terminer avant le 15 Mai. D'un coup je maudissais mon comportement habituel, consistant la plupart du temps à s'en foutre de tout et à attendre que ça se passe. D'un coup je me haïssais comme jamais et mes quelques erreurs passées m'apparaissaient encore plus vulgaires. Et cette salope qui n'avançait pas. La pluie s'intensifiait alors que l'absence d'essuie-glace arrière devenait vraiment agaçante. Je n'avais qu'une envie: rentrer chez moi et me remettre les idées au clair de Lune.Une fois rentré, déchaussé et dépossédé de tout objet du quotidien, je me rends compte du nombre croissant de bouteilles qui m'appartiennent dans le compartiment à alcools du bahut de la salle à manger. J'en sors la nouvelle absinthe achetée récemment et, quelques instants plus tard, j'observe les cristaux de sucre glisser dans la goutte d'eau avant de tomber du haut de la cuillère-feuille. Dans le même temps, deux Efferalgans codéinés bouillonnent d'impatience et la cendre de ma cigarette me demande de la laisser reposer en paix au fond du cendrier.A la table de la cuisine, je goûte et déguste ce nouveau breuvage, de bien meilleure qualité que le précédent. Sur la table sont posés le briquet et le paquet de cigarettes, ainsi que la plume et un bloc de correspondance encore vierge. Entre deux gorgées j'avale quelques lignes de ce cher Bukowski, qui a décidément le don de me remettre d'aplomb. Un album des Doors couronne le tout et rendrait ce moment presque trop intense.Et j'attends. J'attends que l'amertume de l'absinthe remplace la mienne, que la fumée termine de se dissiper dans la lumière blanche du néon, que l'écriture se fasse automatiquement, que cela vienne comme un orgasme solitaire, que les mots jaillissent d'eux-mêmes pour prendre vie sur la page blanche.Le verre terminé je me prépare un Russe blanc: un tiers vodka, un tiers kaluha et un tiers de lait frais. J'avale un Atarax avec la première lampée. On ne peut pas dire le contraire, ça cogne sec. Progressivement, cela vient. L'attraction du carnet se fait érectile, le reste n'a plus d'importance. La plume glisse toute seule, indépendante, fragile. Préparant un deuxième cocktail, je me dis qu'il faut que je saisisse ma chance. Le destin, ou toute autre machination incompréhensible m'a donné l'occasion d'agir. Le retournement de situation était pourtant inattendu. C'est à moi de décider, maintenant. Pour une fois, essayer de ne pas se contenter d'attendre.Voilà à quoi je pensais en terminant mon verre ainsi qu'une autre cigarette. Je reviens à moi avec l'autre bouteille d'absinthe dans la main. Un autre cachet effervescent danse dans le verre. Je l'aspire et il dévore la douleur après une danse avec l'alcool. Aller me coucher est maintenant la seule chose qui m'importe. Enchaîner les condoléances de la réalité. Verre vide, l'autre verte sur nuage se glisse comme un serpent contre les parois de cristal. Amère elle s'infiltre dans ma bouche lorsque je le souhaite. Mon corps est devenu coton imbibé d'essence. Je pourrai brûler pour me redresser. Une fois allongé et à quelques buissons du sommeil, alors que je regarde tous ces livres et ces feuillets accumulés par flemme, je me dis qu'il me faudrait peut-être m'isoler du reste du monde l'espace d'une semaine pour rattraper les insubmersibles volants. Oui, je peux brûler encore un nombre infini de fois. Le jour où je tomberai, je tomberai pour de bon. Voilà ce qu'il va se passer. Vous ne connaissez pas la suite? Moi non plus.The Doors &quot;The Soft Parade&quot;&lt;em&gt;&quot;Out of sight!The lights are getting brighter,The radio is moaning,Calling to the dogs.There are still a few animalsLeft out in the yard,But it's getting harderTo describe sailorsTo the underfed.Tropic corridor,Tropic treasure,What got us this far,To this mild equator?We need someone or something new,Something else to get us through, yeah. C'mon!(...)Meet me Too late, baby!Shoot a few animals аt the crossroads Too late!let out in the yard.But it's getting harder Whoa!Gotta meet me You’ve done great, hey!at the edge of town, Having a good time.You’d better come alongoutskirts of the city Let’s fun!Just you and Iand the evening sky. We are so alone.Better bring your gun You’d better come along.You’d better bring your gun.We’re gonna have some fun! Tropic corridorTropic treasure.When all else fails, we can whip the horses' eyesAnd make them sleep and cry.&quot;&lt;/em&gt;
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        <title>Radiatif</title>
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        <updated>2008-04-25T01:34:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-25T01:34:00+02:00</published>
        <summary> Premier roundLe mari qui cogne sa femmeJeu, set, et match. </summary>
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          &lt;em&gt;Premier roundLe mari qui cogne sa femmeJeu, set, et match.&lt;/em&gt;
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        <title>Edito</title>
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        <updated>2008-04-24T20:18:41+02:00</updated>
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        <summary>Vous êtes, mes agneaux, de plus en plus nombreux à venir ici, et ce de façon...</summary>
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          Vous êtes, mes agneaux, de plus en plus nombreux à venir ici, et ce de façon régulière. Il est bien entendu plaisant de remarquer qu'un certain lectorat se crée, et votre fidélité aurait de quoi titiller ma corde sensible. Je tente le plus possible de mettre cet espace à jour avec régularité, aussi bien dans la quantité de notes, que dans leur qualité. Bien sûr, ce n'est pas toujours très folichon, et il faut bien avouer que je ne vous offre par périodes que quelques vers brefs et sans grande originalité. Cependant, je fais tout mon possible pour vous choyer, les louloutes. Vous venez ici, cela prend quelques minutes de votre temps, alors vous avez droit à un certain gage de qualité. Supposez bien que ce que je viens de dire constitue en quelques sortes des remerciements camouflés.Cependant, il vous faut maintenant imaginer les conditions dans lesquelles je travaille, ainsi que ce que nécessite ma fibre-créatrice-souvent-bancale pour pouvoir fonctionner. Soyons directs, mon train de vie me coûte cher, entre le tabac et les doses de café à répétition, l'alcool avec une grande modération. Sans compter l'accès à la culture, de plus en plus coûteux. Or, tout cela, c'est mon carburant. J'en entends déjà au fond de la salle murmurer &lt;em&gt;&quot;Trouve-toi un boulot, connard&quot;. Bien sûr, mais à cela je rétorquerai que personne ne veut de mes bons services. De plus, comme vous devez vous en douter, j'entretiens depuis quelques années une relation des plus épisodiques avec le travail. D'ailleurs, je n'en aurai même pas le temps, ou alors je manquerai beaucoup trop d'occasions de jouer à l'écrivain.Alors je cherche d'autres moyens de grappiller quelques piécettes. J'avais pensé à rentabiliser un peu cet espace grâce à quelques publicités, jusqu'à ce que je me rende compte que c'était là une horrible façon de tapiner et de vendre mon âme-art au diable. D'autant que ces fenêtres surgissantes, comme vous avez pu le remarquer, étaient réellement insupportables. J'aurai pu aussi créer un compte sur l'un de ces nombreux sites d'auto-édition, et me vendre en imaginant que je le mérite. Aucune de ces solutions ne m'apparaît comme convenable. De ce fait vous pourrez voir dès à présent un petit bouton &lt;em&gt;Paypal&lt;/em&gt;, à gauche ou à droite, en haut ou en bas, et qui vous permettra, si vous le souhaitez, de faire une petite donation. Ce n'est certainement pas de la mendicité. Disons plutôt une récompense, dans le cas où ce que je m'efforce de faire vous plaît; ou une récompense, dans celui où je pourrai fournir encore de meilleurs services. Après tout, les musiciens font bien une importante publicité pour leurs concerts ou leurs albums. Et dans le cas où cet édito passe totalement inaperçu, sachez que je n'en ferai pas une maladie et ne dresserai pas de piquet de grève. Disons simplement qu'un peu de reconnaissance peut être encourageante.Pour améliorer la qualité du service, je travaille ces jours-ci à la chronologie des auteurs présents sur votre gauche, ainsi qu'à quelques critiques littéraires et cinématographiques. Pour ces dernières, je fais ce que je peux. La critique est un exercice difficile, surtout lorsque l'on souhaite avancer un propos constructif et qui ne se répète pas.Pour terminer, je vous laisse même mon adresse postale, au cas où vous souhaiteriez engager une correspondance quelconque ou m'envoyer de menus cadeaux (j'accepte presque tout: livres, tabac, café, alcool, drogues douces). Dans le second cas, vous aurez peut-être droit à des photos de moi dans diverses situations, croulant sous une table, planant contre un plafond, râlant au volant. Un peu comme la série des Martine, vous voyez. Pour les mises à mort, par contre, vous attendrez encore un peu. De même pour les poulets cloués aux portes. Je suis assez curieux de voir ce que cette initiative amènera, et j'aimerai connaître un peu les gens qui rôdent par ici comme des charognards sans laisser une seule trace. Avouez, que vous êtes des enfants gâtés.Monsieur Babel Mike29, rue Docteur Bardot57950 Montigny-lès-MetzFrance.P.S: Je viens de réaliser que ce n'est peut-être pas une si bonne idée que cela que de filer mon adresse ainsi. Je veux dire, mettre une photo de mon postérieur aurait été plus brillant, comme idée. Donc, si ça vous démange, dépêchez-vous, l'adresse disparaîtra d'ici quelques temps.
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        <title>Déménagements</title>
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        <updated>2008-04-24T15:27:00+02:00</updated>
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          &lt;em&gt;j'ai installé Mes nouveaux bureauxContre les écransDe ma chambre enfuméeDans l'appartement d'une femmeA la terrasse d'un café.&lt;/em&gt;
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        <title>Notes sur l'écriture (8)</title>
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          En lisant la préface des &lt;em&gt;Lettres à Lili Brik&lt;/em&gt;, de Maïakovski, et en songeant aux différents cénacles littéraires qui ont vu le jour suivant les époques. Exemple de l'orientation d'avant-garde conservatrice qu'essayait d'imposer Maïakovski, soutenu par les Brik. Courant synthétisant cubisme et futurisme (à préciser), sur fond de révolution de 1915.De là découle une poésie plus orale en raison de la rupture de papier. Influence relative mais certaine des littérateurs quant à la Révolution de 1915.A partir de cet exemple, il s'agit de savoir si un écrivain fait obligatoirement partie d'une mouvance littéraire, même malgré lui, comme le suggère le cas de Bukowski, très souvent assimilé au mouvement Beatnik. De nos jours, peut-on dire que des &lt;em&gt;groupuscules&lt;/em&gt; se créent grâce aux avancées technologiques de ces vingt dernières années, notamment à travers le biais de communautés crées par le biais d'Internet.
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        <title>Sécurité routière</title>
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          &lt;em&gt;L'airbag leur crève les yeuxChoc frontalFamilles dépossédées Par les événements.Tragédies d'acier.Nos directions s'opposerontUn jour ou l'autre.&lt;/Em&gt;
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        <title>Promenades</title>
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          &lt;em&gt;Les enfantsAllons promenerAllons promener les enfantsDans les landaux-corbillards.&lt;/em&gt;
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        <title>Pluridimensionnel</title>
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        <summary> La cathédraleenfermée dans lebrouillard des câbles électriques. </summary>
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          &lt;em&gt;La cathédraleenfermée dans lebrouillard des câbles électriques.&lt;/em&gt;
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        <title>1895 - 1968 - et aujourd'hui ?</title>
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        <summary>  MEMOIRE DE MAITRISE D'ETUDES CINEMATOGRAPHIQUES ET AUDIOVISUELLES (IECA -...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;MEMOIRE DE MAITRISE D'ETUDES CINEMATOGRAPHIQUES ET AUDIOVISUELLES (IECA - Nancy - 2002)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Vincent Vicario&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Le cinéma, c'est l'histoire de deux patrons qui filment leurs ouvriers&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Mémoire écrit de 71 pages hors annexes, accompagné d'un support audiovisuel - origine du mémoire car travail de commande sur la représentation du patronat dans le cinéma français)&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;INTRODUCTION&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; INDUSTRIALISATION, CINÉMA &amp;amp; DISCOURS SOCIAL&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Entre 384 et 377 av. J.-C., PLATON écrivit dans La République , Livre VII :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Maintenant représente-toi de la façon que voici l'état de notre nature relativement à l'instruction et à l'ignorance.&lt;br /&gt; Figure-toi des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne, ayant sur toute sa largeur une entrée ouverte à la lumière; ces hommes sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou enchainés, de sorte qu'ils ne peuvent ni bouger ni voir ailleurs que devant eux, la chaine les empéchant de tourner la tête; la lumière leur vient d'un feu allumé sur une hauteur, au loin derrière eux; entre le feu et les prisonniers passe une route élevée : imagine que le long de cette route est construit un petit mur, pareil aux cloisons que les montreurs de marionettes dressent devant eux et au-dessus desquelles ils font voir leurs merveilles.&lt;br /&gt; Figure-toi maintenant le long de ce petit mur des hommes portant des objets de toute sorte, qui dépassent le mur, et des statuettes d'hommes et d'animaux, en pierre en bois et en toute espèce de matière; naturellement parmi ces porteurs, les uns parlent et les autres se taisent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Voilà, s'écria Glaucon, un étrange tableau et d'étranges prisonniers.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ils nous ressemblent ; et d'abord, penses-tu que dans une telle situation ils aient jamais vu autre chose d'eux-mêmes et de leurs voisins que les ombres projetées par le feu sur la paroi de la caverne qui leur fait face ? »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « C’est dans un monde de la représentation que je vis », écrit &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Wilhelm_Dilthey&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Wilhelm DILTHEY&lt;/a&gt; en 1910 dans &lt;i&gt;L’édification du monde historique dans les sciences de l’esprit&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’allégorie philosophique se teinte petit à petit d’une terrifiante réalité. Le XIXe siècle, avec sa production industrielle de plus en plus effrénée, voit en effet les territoires de plus en plus larges de la réalité se transformer en artefact total. L’océan de l’artifice inonde sans reste l’introuvable nature.&lt;br /&gt; Mais alors que PLATON voyait dans les représentations de &lt;a href=&quot;http://remacle.org/bloodwolf/textes/caverne.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;la Caverne&lt;/a&gt; une allégorie de l’ignorance, celles qui nous sont offertes aujourd’hui se déchirent pour ne pas se limiter à des ombres. Le cinéma de fiction offre au spectateur le rêve, la joie de l’ignorance, l’oubli de Soi. Mais c’est aussi une industrie prise au piège de sa propre nature, qui offre à certains systèmes socio-économiques un médium de communication rêvé. Pourtant, depuis toujours des cinéastes s’évertuent à opérer une véritable réflexion sur leur art, sur l’image, sur leur société, sur les Hommes. Art populaire, le cinéma est déchiré entre son économie et son discours, par les utilisations que l’on peut en faire.&lt;br /&gt; C’est là toute l’ambivalence du progrès et de la production capitaliste : apporter aux Hommes toujours plus de savoir au prix d’un système économique omnipotent. Comme les religions en des temps reculés, il s’agit de rendre plus acceptable une vie que l’on a finalement peu choisit. Les Grands Patrons sont-ils nos &quot;guides&quot;, nos politiciens, nos &quot;faiseurs de vie&quot; ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lorsqu’on me proposa de traiter de la représentation du patronat dans le cinéma français au sein d’un documentaire, l’occasion m’était offerte d’étudier les rapports qu’entretiennent les patrons et l’économie capitaliste avec le cinéma en tant que système et en tant que moyen d’expression. Des questions envahirent mon esprit, préoccupé à opérer un traitement sincère d’un tel sujet mais aussi à trouver une façon d’exprimer mon identité par l’image…&lt;br /&gt; Quel est ce lien immuable entre le 7ème Art de l’industrialisation ? De quelle manière peut-il offrir d’en parler ? Sommes-nous victimes d’une banalisation de nos modes de vie&amp;nbsp; par l’intermédiaire du cinéma ? Quelles armes pour rendre aux images subjectivité et réalisme ? Peut-on encore briser les chaînes des prisonniers et leurs permettrent de voir l’objet et son ombre dans un même embrassement de leurs réalités ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le patron est à considérer, au-delà de son statut de chef d’entreprise, comme une icône de notre société et de son fonctionnement économique. Au cinéma, sa représentation dépasse le simple personnage adjuvant pour évoquer les notions plus complexes de profit, de pouvoir, de capitalisme. Il est donc au cœur d’une réflexion et d’un discours social car la plupart du temps mis en opposition à ses ouvriers et employés. Ces derniers sont effet le contrepoint essentiel dans un récit mettant en scène la vie en entreprise. Sans ouvriers, pas de patrons. Ce rapport conflictuel ainsi que toutes les notions contemporaines de travail, d’entreprise, de libéralisme, de capitalisme et plus généralement du champ lexical autour du patronat, sont tous issus d’un même contexte social : &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_industrielle&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;l’ère industrielle&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt; Nous pouvons marquer sa naissance à la fin du XVIIIe siècle, précédée de celle d’une invention technique : la machine à vapeur. C’est une Révolution : en France, c’est le triomphe du peuple, en Angleterre, celui de la machine. Alors qu’en France le temps est à la politique sociale, la Grande Bretagne développera inlassablement la reproductibilité mécanique. Mais les deux vainqueurs ne feront bientôt plus qu’un sur le modèle du travail tel que l’imagine &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Frederick_Winslow_Taylor&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;F.W. TAYLOR&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Ford&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Henri FORD&lt;/a&gt; . Créant de nouveaux emplois mais aussi une conception nouvelle du travail, l’ère de la civilisation industrielle est belle et bien en marche.&lt;br /&gt; Nourrissant les questionnements des économistes et des philosophes, elle voit naître en 1848 la pensée la plus dynamique du XIXe siècle, celle de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Opium_du_peuple&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Karl MARX&lt;/a&gt;. Pour MARX et ses disciples, le développement du capitalisme, favorisé par la mécanisation du travail et de l’augmentation du rendement, était en train d’opposer inéluctablement prolétaires et bourgeois, patrons et ouvriers. Dans le sillage de MARX, le discours social se développe, il alimente réflexions de théoriciens et visions d’artistes. Mais malgré ces remises en question, rien n’arrête la vague massive d’industrialisation : l’extension de la reproductibilité va toucher désormais à des domaines esthétiques nouveaux et différents. Et si l’un de ces moyens d’expressions va être en mesure d’exprimer toute l’ambiguïté de cette société, sans cesse analysée et propice aux discours, mais se laissant guidée par la nouvelle économie, c’est assurément le cinéma.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_et_Louis_Lumi%C3%A8re&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Louis et Auguste LUMIÈRE&lt;/a&gt;, enfants de l’industrie, riches patrons, mais aussi géniaux inventeurs, ne voient dans le cinématographe qu’une franchise, un nouveau produit. Loin d’eux l’idée de 7ème Art . Et pourtant...&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Entrée en Gare de la Ciota&lt;/i&gt;, 1895.&amp;nbsp; Comme par un bond dans le temps, la locomotive lie le cinéma à la machine ce qui lui confère son statut de produit de l’ère industrielle : « sans machine à vapeur, pas de cinéma », serait-on tenté de dire. Et alors, comme pour finir de plonger définitivement la nouvelle invention dans cette iconographie, les deux frères filment leur entreprise et leurs ouvriers. Rien d’étonnant à ce que le cinéma soit ce qu’il est devenu aujourd’hui : une usine à rêves, une culture de masse, un art de la production, une industrie où l’argent est roi mais qui reste contre toute attente le moyen d’expression le plus utilisé pour parler d’une idéologie bientôt &quot;biomécanique&quot; (pour reprendre le terme à &lt;a href=&quot;http://www.theatre-leproscenium.com/data/format/dossier/biomec.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Vsevolod E. MEYERHOLD&lt;/a&gt;) . La Machine devient la compagne de l’Homme : dans son travail dans un premier temps, puis chez lui, lui facilitant une vie &quot;à la chaîne&quot;. Elle lui permet de vivre, de communiquer, de rêver…&lt;br /&gt; L’Homme ne semble plus pouvoir créer sans soucis de rentabilité et de production. Tout est industrie. Se croyant libéré de ses besoins grâce aux technologies, elles le poussent sans cesse à s’en créer de nouveaux. De même le discours n’est plus le même, il est aussi influencé par le progrès et les modes qui en sont issus…&lt;br /&gt; Le cinéma est le plus riche exemple de ces évolutions sociales car lui aussi soumis aux fluctuations des techniques, des mentalités et du langage. Ou, comment le cinématographe, machine à reproduire le mouvement, deviendra vite le cinéma : un Art Mécanique modélisant craintes, attentes, révoltes et questions d’une société. Comme la mécanisation et la reproduction du regard d’un homme sur son époque et sur lui-même.&lt;br /&gt; La machine, au-delà des avantages qu’elle a de faciliter à l’Homme le traitement des matières premières et de lui ouvrir l’accès à de nouvelles tâches, a aussi pour effet&amp;nbsp; de lui permettre la reproductibilité. L’industrie est définie par deux fonctions mécaniques : une mise en oeuvres des matières premières et un mode de production basé sur la reproduction en série. C’est ainsi qu’elle confère au produit une standardisation et un marché élevé.&lt;br /&gt; Le cinéma n’est pas exempt de cette définition. Il est même le seul Art auquel peut se rattacher depuis le début sa création et de façon croissante une culture de masse.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Sans assimiler culture populaire et culture de masse tout en cherchant à trouver un lien entre les deux expressions, nous nous attacherons à la définition qu’en a donné Roland BARTHES&amp;nbsp; : « les arts de masse relèvent d'une logique de consommation de masse et d'une logique de production industrielle » (dans &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sdv.fr/pages/adamantine/barthesculmasse.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Communications&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, 1963). Et lorsque André MALRAUX, dans son &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.nouveau-monde.net/livre/?GCOI=84736100518130&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Esquisse d’une Psychologie du Cinéma&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, affirme en 1939 que « le cinéma, c’est un art, mais c’est aussi une industrie », il marque le fondement de cette dichotomie entre culture sanctuarisée et communication livrée au marché.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://notrade.hautetfort.com/media/01/02/1247443508.jpg&quot; id=&quot;media-983124&quot; alt=&quot;1247443508.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-983124&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;De la double affirmation de MALRAUX, les Américains ont surtout développé la deuxième : ils ont offert au cinéma son mode de fonctionnement actuel , basé sur une hiérarchisation du système selon un ordre de valeur mercantile (en haut de l’affiche et en guise de « patrons » : les studios et les Stars).&lt;br /&gt; Mais heureusement une économie parallèle subsiste, ne se basant pas sur les principes du taylorisme et du fordisme dans le processus de création d’un film. C’est un cinéma que l’on a qualifié &quot;d’auteur&quot; ou &quot;d’indépendant&quot; selon l’époque et qui trouve son public dans une échappatoire à la standardisation des produits. De ce débat de plus en plus contemporain, traité dans notre pays par le biais de la sauvegarde de « l’exception culturelle », émerge un rôle social du cinéma. L’humanité et ses formes contemporaines de créations semblent piégées par leurs industrialisations.&lt;br /&gt; Le cinéaste et documentariste &lt;a href=&quot;http://www.mnsi.net/~pwatkins/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Peter WATKINS&lt;/a&gt; a formulé le terme de &quot;&lt;a href=&quot;http://notrade.hautetfort.com/archive/2007/03/11/ce-qui-me-meut.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;mono forme&lt;/a&gt;&quot; pour décrire les modes de langage et les structures narratives principales du cinéma et de la télévision, leur standardisation, ainsi que leur manière fragmentée de délivrer des messages sous de fausses apparences lisses et fluides . WATKINS se rapproche donc des préoccupations développées en 1848 par Karl MARX dans son &lt;i&gt;Manifeste du Parti Communiste&lt;/i&gt;. Non seulement précurseur d’un débat directement issu de l’industrialisation et de la standardisation, MARX est aussi préoccupé par l’influence de la politique économique sur les contenus :&amp;nbsp; « Les conditions de productions déterminent cette production » écrira-t-il. Ainsi, si les biens culturels deviennent &quot;mono formes&quot; (forme), c’est suite à une volonté de&amp;nbsp; mondialisation de ce marché (fond) et donc à d’importants investissements et enjeux économiques qui ne se résolvent qu’à l’échelle planétaire (conditions de production).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sur les traces de Karl MARX soulignant le rôle des conditions de production puis de &lt;a href=&quot;http://www.blogg.org/blog-30314-themes-bertolt_brecht-107300.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Bertolt BRECHT&lt;/a&gt; liant le fond à la forme (« C’est un fait que le fond du propos détermine les moyens de sa forme » - &lt;i&gt;Les Arts et la révolution&lt;/i&gt; - 1970), nous pouvons dès lors tracer un lien entre ces trois pôles fondamentaux de l’analyse de tout fonctionnement de type industriel dont le cinéma, sa production et la représentation sociale d’une œuvre. Étudier un film selon son symbolisme social se fait donc en considérant ces trois données constituantes l’une par rapport à l’autre. Elles forment un triptyque pour l’analyste qui cherchera à comprendre les impacts d’une pensée économique et sociale sur une production et ses résultantes à l’écran.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La conduite d’un documentaire au thème aussi connoté que celui de l’évolution de la représentation du patronat dans le cinéma français, ne pouvaient ignorer les notions fondamentales évoquées précédemment : cinéma, représentation, culture de masse, société, politique, économie, …&lt;br /&gt; Structurer une réflexion demandait alors de s’appuyer sur les théories majeures liant fondamentalement dans le cadre de notre réflexion Signifiant, Signifié et Référant à travers l’articulation entre conditions de production, forme et fond.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Revenir aujourd’hui sur un tel travail implique donc, pour l’analyser, de reprendre les chemins qui menèrent aux décisions. Préoccupé par le traitement de mon sujet de manière claire et explicative afin d’œuvrer de mon mieux dans le cadre d’une commande, je cherchai aussi à travers ce moyen d’expression (l’Image), duquel j’ai choisit d’en faire mon métier, une préhension du &quot;langage&quot; et d’un &quot;langage&quot;.&lt;br /&gt; Ce qui reste de ce documentaire c’est beaucoup de questions et de remise en question.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comment dans un domaine créatif un travail de commande doit-être abordé ? Comment faire face, seul, à des objectifs qu’on s’épuise à atteindre ?&lt;br /&gt; Qu’elle rapport développer aux images ? Comment réussir à transmettre à la fois leur pouvoir évocateur et leur artificialité ?&lt;br /&gt; Comment s’adresser au spectateur ? Comment le prendre en considération dans un discours qui ne serait jamais dogmatique ? L’énonciation doit-elle chercher à évoquer le dialogue ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Finalement, chercher à répondre, c’est considérer ce qui a été fait et peut-être ce qui reste à faire. C’est remettre en question par le biais d’une attitude réflexive qui chercherait des réponses. C’est suivre, en trois actes, une analyse des conditions de production, de la forme et du fond d’un produit qui est un peu une part de moi-même.&lt;/p&gt; 
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